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24/05/2009

Formons une chaîne

Dans la série "Et si on réduisait le train de vie de l'Etat ?", une ouverture vient de s'opérer dans l'audiovisuel public. Personne n'a jamais compris pourquoi les contribuables doivent payer (très cher) une chaîne de télé aux députés (La Chaîne Parlementaire-Assemblée nationale) et une autre aux sénateurs (Public Sénat). C'est évidemment un luxe absurde, mais c'est ainsi : il n'y a pas corporatisme plus dinosaurien que celui des élus de la nation. Or voilà qu'on vient de nommer les présidents - excellents journalistes au demeurant - de ces deux chaînes aussi coûteuses que peu regardées : Gilles Leclerc (à Public Sénat) et Gérard Leclerc (à LCP-AN). Sage décision ! Quand on fusionnera enfin ces deux chaînes jumelles, on n'aura même pas à changer le papier à entête : la chaîne unique sera forcément dirigée par "G. Leclerc" !

22/05/2009

Un président de droite

Claude Allègre au gouvernement ? L'idée plaît beaucup aux médias, qui adorent ce genre d'infos faciles. Après Kouchner, tout est possible. Pourquoi pas aussi Jacques Attali ? Ou, tiens, Philippe Val ? Ou Arlette Laguiller, aux personnes âgées ? Tout le monde trouve cela drolatique à souhait. Sauf, évidemment, tous ceux qui ont voté Sarkozy, soit un peu plus de 50 % des Français. Mitterrand avait déjà fait le coup à ses propres troupes, cela ne lui a pas porté chance. Le principe de cette arnaque politicienne est simple : il consiste à faire la nique aux gens qui ont voté pour vous (et justement pas pour les autres) en préférant promouvoir des gens de l'autre camp. Selon le Figaro, Sarko aurait déclaré : "Il y a des réticents ? Mais ce ne sont pas eux qui décident !" C'est juste. Ils ont seulement décidé, il y a deux ans, d'élire un président de droite. 

21/05/2009

Quinze semaines de crise

Quinze semaines de crise dans les universités. Quinze semaines de manipulation soixante-huitarde, d'irresponsabilité enseignante et de lâcheté politicienne. Un gâchis invraisemblable. Il faut être un pays drôlement riche pour s'offrir des happenings idéologiques aussi dévastateurs ! Qui va rembourser les dégats ? Vous et moi, bien sûr. Pas les élus de gauche, totalement absents de cette affaire. Pas les présidents-sic de ces facs à l'abandon qui ont affiché, tel le fameux Molinié de Paris IV, leur démogagogie imbécile - en continuant d'être payés, un comble ! Les victimes, ce sont les dizaines de milliers d'étudiants pauvres, boursiers ou étrangers. Et s'il leur prenait - à eux, à leurs universités d'origine, à leurs tuteurs, à leurs parents - d'exiger des comptes et de porter plainte ?

19/05/2009

Vu à la télé

Retour du salon du livre de Saint-Louis. Il n'y a pas que les politiques qui parasitent l'activité éditoriale. Il y a aussi les présentateurs de télé. Un visage connu sur le petit écran, même s'il ne sait pas écrire, même s'il n'a rien à dire, vendra toujours quelques dizaines de milliers de livres en parlant de sa mère, de son père, de sa cuisine ou, le plus souvent, de lui-même : Patrick Sébastien, Sophie Davant, Françoise Laborde, Catherine Laborde, Annie Lemoine, Philippe Bouvard, Bruno Masure, Davis Pujadas, Nelson Montfort et quelques autres occupent ainsi les vitrines des libraires et monopolisent, bien sûr, les plateaux télé. Question perverse : et si, parmi tous ces bouquins de cironstance, il y avait un livre, un vrai ?

18/05/2009

Bayrou en embuscade

4-francois-bayrou.jpgRencontré François Bayrou sur le plateau d'I-Télé. Lu son livre, par curiosité. Bonne surprise : c'est très correctement écrit, c'est humain, c'est presque sincère. Sur le fond, c'est... centriste, rassurant et pas mal nostalgique. Bayrou, c'est un positionnement alternatif, un projet au cas où, une solution d'attente, une embuscade sur pattes. C'est simple et solide comme un vieux tracteur : en 2012, si le PS se racornit, il peut arriver au 2ème tour ; et si Sarko déconne, coiffer le sortant sur le fil. Et hop. Fastoche, comme stratégie !