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17/03/2020

La haine ne sert pas à grand chose

14319333 (2).jpgJ’ai du mal à comprendre tous ceux qui, sur Facebook ou ailleurs, critiquent, condamnent ou insultent les dirigeants du pays pour ce qu’ils ont dit, ce qu’ils auraient pu dire, ce qu’ils auraient dû dire, etc. Comme si l’heure était aux règlements de compte politiciens ou aux petits défoulements prurigineux ! La haine, cette pathologie infantile, rend aveugle et empêche de traiter les vraies questions, qui sont : 1) Comment appliquer soi-même les mesures ordonnées par le gouvernement et le corps médical ? 2) Comment vivre les semaines qui viennent sans mettre nos proches en danger ? 3) Et comment aider autant que possible, dans cette épreuve, les personnes en détresse dans notre entourage ? Le reste, franchement...

20/02/2020

De Jean Daniel à Cyril Hanouna

Le-journaliste-Jean-Daniel.jpgLa mort de Jean Daniel me renvoie à une époque lointaine – celle de Giscard et Mitterrand – où le débat public opposait des gens comme lui à des Claude Imbert, Jean-François Revel, Philippe Tesson et autres Françoise Giroud, aiguillonnés par de jeunes journalistes nommés Duhamel, Elkabbach, Kahn, Cotta, Pivot, July, Boissonnat, qui m’ont transmis leur passion pour la chose politique et le débat démocratique. Aujourd’hui, le débat public tourne autour de personnalités comme Castaner, Griveaux, Faure, Nicolle, Hanouna, Ruquier, Hidalgo, Pavlenski, etc. Cela ne fait aucun doute : il y a un moment où on a merdé ! Mais quand, exactement ?

26/11/2019

Macron en hausse ou en baisse ?

4570397-rost-quitte-le-plateau-de-cnews-opengraph_1200-2.jpgLa grande faiblesse des chaînes d’info, c’est leur manque d’imagination. Combien de fois, alors que telle ou telle actualité nouvelle se présente, leurs animateurs renoncent à monter un débat inédit sur un thème original pour rabâcher pour la millième fois, avec toujours les mêmes comparses, un café du commerce sur "Macron en baisse" (ou "en hausse", cela n’a aucune importance) orienté sur ses chances de réélection ? Faut-il souligner que le probable duel Macron-Le Pen en 2020 n’intéresse, pour le moment, qu’une centaine de journalistes parisiens paniqués à l’idée de sortir de leur zone de confort ? Un peu d’audace, les amis !

10:44 Publié dans Blog | Tags : medias, macron, débats, politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2019

Etre de gauche en 2019

parti-socialiste.jpgQue reste-t-il de la gauche aujourd’hui ? A observer attentivement l’arène politique, à suivre les grands débats de l’heure, à lire trois ou quatre journaux par jour, je suggère une réponse. Etre de gauche, aujourd’hui, c’est dire du mal d’Eric Zemmour. A la télé, dans un meeting ou sur les réseaux sociaux, on dézingue - avec virulence - ce polémiste dont, en général, on n’a jamais lu une ligne. Et puis on reprend un verre, la conscience en paix. Est-ce stigmatiser mes amis de gauche que de leur faire remarquer qu’aller distribuer l’Huma à 5 heures du mat’ à la porte des usines, naguère, cela avait un peu plus de gueule ?

09/10/2019

Je flingue, donc je suis

Débat,politique,réseaux sociauxIl suffit de surfer sur Facebook pour mesurer à quel point le débat public se dégrade. Pas tant en raison de l’inculture des internautes (on ne peut pas demander à tout le monde d’avoir fait des études de droit ou une école de journalisme) qu’à cause du vide intellectuel dans lequel beaucoup se complaisent. Quand on est incapable de contrer les arguments d’Eric Zemmour, on le traite de nazi, hop ! Quand on ne prend pas le temps d’étudier le projet de loi sur la PMA, on traite ses opposants d’homophobes, hop ! Quand on ne comprend rien à une décision de Macron, on exige sa démission, hop ! On ne réfléchit plus, on éructe, on flingue, on diabolise. Et puis on se recouche.

30/09/2019

Santo subito !

chirac.jpgJ’ai coupé ma télé vendredi matin, je la rallume ce matin, et je constate que le déluge médiatique sur Jacques Chirac n’a pas cessé, au contraire ! Tous ces commentateurs qui ont dit pis que pendre de lui pendant vingt ans sont en train de l’encenser ! Vous allez voir qu’ils vont le panthéoniser, le canoniser ! Je ne voudrais pas jouer les trouble-fête, mais je rappelle que Chirac, tant aimé des Français, n’a obtenu que 18 % de leurs suffrages en 1981, 19,9 % en 1986, 20,8 % en 1995 et 19,8 % en 2002 (et je parle des votants, pas des inscrits), ce qui laisse penser qu’un peu plus de 80 % des Français n’ont JAMAIS voté pour lui au premier tour…

13:21 Publié dans Blog | Tags : chirac, médias, politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/09/2019

La grosse erreur de Macron

municipales logo.jpgMon blog du 31 août (sur Paris, Dijon et Sens) était prémonitoire. Les municipales risquent réellement de tourner au désastre pour le parti du Président. Et il apparaît, de plus en plus, que ce sera de sa faute ! Macron ne s’intéresse pas aux territoires : les bisbilles locales, ce n’est pas son truc. Or, l’histoire de la Vè République est constante : si le président ne veut pas trancher dans le vif des investitures locales, il lui faut absolument déléguer ce rôle au Premier ministre qui, s’il n’est pas membre de son parti, se voit bombarder "chef de la majorité". A l’évidence, ce n’est pas le cas. Erreur ! Grosse, grosse erreur, Monsieur le Président !

20/07/2019

Le triomphe de la politique-spectacle

Balance-ton-post.jpgOn gagne beaucoup plus d’argent à la télé qu’en politique. C’est Roselyne Bachelot qui l’avait expliqué en devenant chroniqueuse sur LCI. On comprend que Raquel Garrido (ancienne porte-parole de FI) et Laurence Saillet (ancienne porte-parole de LR) aient sauté le pas, à leur tour, pour se retrouver en septembre sur le plateau de Cyril Hanouna. Comme Sophia Chikirou (ex-communicante de FI), nouvelle chroniqueuse sur BFMTV. De mon temps, quitter les médias pour faire de la politique (rappelez-vous Baroin, Baudis, Mamère, Cavada, etc) était une sorte d’ascension sociale, une consécration. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Et, franchement, ce n’est pas bon signe.

16/07/2019

L'argent public, cette drogue...

rugy.jpgFrançois de Rugy n’est pas à la rue : il va redevenir député, retrouvant cette Assemblée nationale qu’il a découverte après sa sortie de Sciences Po, en 1997, comme apparatchik pour le groupe Radical, citoyen et Vert. Il a été par la suite : adjoint au maire de Nantes, puis député (écolo, puis PS, puis LREM), puis président de l’Assemblée, puis ministre. Comment voulez-vous qu’un homme qui n’a jamais vécu que de la politique ne se prenne pas les pieds dans le tapis des indemnités et des notes de frais ? J’aurais bien une suggestion à lui faire : et si, au lieu de continuer de vivre tranquillement de l’argent public, il se mettait… à travailler ?

10/06/2019

Le temps des interrupteurs

PASCAL-PRAUD.jpgCe qui importe aux médias, aujourd’hui, c’est l’information éphémère, l’émotion du moment présent, l’image inédite, le clash immédiat. Là, tout de suite, toute la vie du monde réduite à l’instant qui passe ! A quoi bon rappeler le passé, mettre en perspective, émettre un raisonnement, étayer un jugement, développer une vision ? Les journalistes de la télé et de la radio (sauf rares exceptions) l’ont bien compris et, pour éviter cette désolante dérive, utilisent un truc infaillible : interrompre tout interlocuteur, tout le temps, systématiquement, quel que soit le propos tenu ! Si l’époque est électrique, c’est la faute aux interrupteurs.

09/05/2019

Quelle énergie, la France !

NON (2).jpgQuelle énergie, la France ! Quelle énergie dans les bisbilles politiciennes, dans la critique acharnée des institutions, dans le dénigrement des élus ! Quelle énergie dans la démolition méticuleuse du président de la République ! Quelle énergie dans les débats inutiles, les polémiques minables, les fake news malveillantes, le refus obstiné des réformes, le rejet des idées nouvelles, les revendications absurdes, les insultes sur les réseaux sociaux, la détestation de l’autre ! Sans mentir, si toute cette énergie était mise au service du pays face à ce que le reste du monde nous réserve, nous aurions moins peur en l’avenir…

09:13 Publié dans Blog | Tags : politique, réformes, france | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2019

Gagnons du temps...

Conference-de-press.jpgDéjà qu'on peut désormais couper la télé le samedi, sachant que toutes les chaînes sont bloquées sur des gilets jaunes en train de défiler ou de défier les forces de l’ordre, on peut aussi gagner du temps en zappant les infos au lendemain d’une conférence de presse d’Emmanuel Macron, tant les réactions à ses propos sont prévisibles et convenues : ses partisans (LREM) le portent aux nues, ses opposants (tous les autres) le dézinguent, sans aucune exception ! Et comme ses opposants sont sept à huit fois plus nombreux que ses partisans, c’est à une litanie interminable de reproches systématiques, de banalités négatives et de méchancetés inutiles que l’on échappe en coupant le poste…

06/04/2019

Sortir du "grand débat"

Peage de R.jpgLes médias parisiens ont tort de faire monter la pression, de jour en jour, du matin au soir, jusqu'à plus soif, sur l’inévitable déception qui sera celle des "gilets jaunes" quand Emmanuel Macron tirera officiellement les conséquences du "grand débat". Comme si la crise actuelle obéissait à une logique comptable, ou programmatique, ou même rationnelle ! Poser la question dans ces termes est absurde, car la réaction des "gilets jaunes", ou de ce qu’il en reste, on la connaît parfaitement ! Elle sera triple : 1) "On n’est pas écoutés". 2) "On ne lâche rien". 3) "Macron démission". On parie ?

13/02/2019

Un job comme les autres ?

discours 10-decembre.jpgQu’un proche conseiller du président de la République quitte l’Elysée, voilà qui n’est pas très original. En revanche, ce que je lis dans le Figaro l’est bien davantage : pour recruter son prochain directeur de la communication, Macron aurait délégué à son ami Jean-Marc Dumontet, producteur de théâtre, le soin de procéder à des castings. Si l’info est vraie, elle est inquiétante. Parce que le dircom du chef de l'Etat n’a rien à voir avec le dircom de Total, de la Fnac ou du Chatelet ! La crise des "gilets jaunes" ne lui a donc pas fait comprendre, au jeune et sémillant Macron, que diriger un pays comme la France n’était pas un job comme les autres ?

06/02/2019

Fatigant, la politique !

girouette.JPGC’est fatigant, la politique. Les mêmes qui accusaient Macron de rester silencieux au plus fort de la contestation des "gilets jaunes" l’accusent aujourd’hui de trop parler en public. Le même qui a tout fait depuis son élection pour marginaliser les élus locaux s’appuie délibérément sur eux pour sortir de la crise. Les mêmes qui veulent davantage de services publics exigent de payer moins d’impôts. La même qui voulait que notre pays quitte carrément l’Europe ne veut même plus, aujourd’hui, sortir de la zone euro. Les mêmes qui applaudissaient au mot d’ordre de référendum brandi par les "gilets jaunes" sont massivement hostiles à l‘idée que Macron propose un référendum. Fatigant, je vous dis !

31/01/2019

Les gilets jeunes

jeunes-tetes-de-liste.jpgLa désignation des têtes de liste aux Européennes marque un spectaculaire rajeunissement de la classe politique. Bardella (RN) a 23 ans, Aubry (FI) a 30 ans, Bellamy (LR) a 33 ans, Levavasseur (RIC) a 31 ans. Tout comme un certain Macron (EM) élu président à 39 ans, ils renvoient à un passé poussiéreux la génération des Juppé, Raffarin, Collomb et autres Mélenchon. Faut-il s’en réjouir ? Oui, évidemment ! A condition de ne pas oublier que la politique est aussi affaire d’expérience, on l’a cruellement vérifié ces dernières semaines : pour gouverner les hommes, il faut avoir pris le temps de les fréquenter, de les connaître - et j’ajoute, car ce n’est pas évident : de les aimer.

21/12/2018

Le "dégagisme", voilà l'ennemi ?

politique,gilets jaunes,macronMais où sont nos hommes politiques ? Je veux dire : les vrais, ceux qui viennent du peuple, ont gardé le contact avec le pays profond, ont une vision pour le pays, connaissent l’histoire de France, savent s’imposer auprès de l’administration ? Ce n’est pas avec des technocrates sans convictions, des débutants sans culture politique et des amateurs sans attache locale qu’on dirige un peuple ! Il est stupéfiant qu’après le choc des "gilets jaunes", les deux tiers des ministres soient toujours inconnus du grand public. Où sont les poids lourds de Giscard (Ponia, Barre, Monory), de Mitterrand (Defferre, Dumas, Mauroy), de Chirac (Pasqua, Debré, Balladur) ? Tous partis dans le privé ?

22/11/2018

La fin du politique ?

gilets-jaunes.jpgUn individualisme débridé, aujourd’hui, plombe toute action collective et mine tout projet social. Or, le rejet instinctif de la politique, même s’il a des causes objectives, est toujours un retour en arrière. C’est la porte ouverte aux démagogues, aux grandes gueules et aux nuques raides. Boulanger, Poujade, Le Pen, le retour ! Hurler, bloquer, refuser, détruire, c’est infantile et dangereux si cela ne débouche pas sur des propositions, des innovations, des discussions, des porte-parole, des chefs élus et des rêves communs. Sans un minimum de conscience politique, la République n’est plus rien.

10/11/2018

La politique, c'est simple...

M-LP.jpgChaque jour le confirme. En politique, il n’y a que deux options fondamentales, existentielles, civilisationnelles : ou bien vous respectez celui qui ne partage pas vos idées, et vous cherchez le compromis avec lui ; ou bien vous faites tout pour le faire taire et, si vous parvenez au pouvoir, vous l’éliminez fissa. C’est le seul critère qui permette de nuancer, d’orienter ou de corriger les choix partisans dus à la culture familiale, l’intérêt personnel, la posture médiatique, etc. C’est la seule façon de distinguer un démocrate d’un dictateur en puissance qu’il soit facho, bolcho, populo ou mégalo. Vous voulez des noms ?

13/10/2018

Tremblement de terre à gauche !

Parti-Socialiste.jpgPrivés de remaniement pendant une semaine, les journalistes politiques ne savent plus quoi inventer pour rester à l’antenne. L’actualité depuis hier, tenez-vous bien, c’est qu’un quasi-inconnu nommé Emmanuel Maurel et une très ancienne ministre, Marie-Noëlle Lienemann, dont on avait oublié l’existence, ont décidé de quitter avec fracas le Parti Socialiste, ou ce qu’il en reste, pour créer un nouveau parti de gauche, plus à gauche que la gauche, mais moins à gauche que la gauche de la gauche. Vu le bouleversement à la veille des élections européennes et municipales ? Vu le séisme sur la scène politique ? Boudiou !

17:06 Publié dans Blog | Tags : politique, ps, gauche, partis | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |