Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/05/2017

Marine Le Pen, chef de l'opposition ?

duel.jpgPardon de casser l’ambiance, mais si la France avait voté comme ma commune de Charny (Yonne), Marine Le Pen serait présidente de la République (avec 51,19 % des voix). M’en voudrez-vous de reposer ma question du lendemain du "grand débat" du second tour : le face-à-face grinçant et mortifère entre une majorité présidentielle "Macron" et une grosse minorité "Le Pen" plus ou moins élargie va-t-il se prolonger pendant tout le quinquennat ? J’en frémis ! La gauche étant à la ramasse, seule une droite républicaine reconstituée au moment des législatives pourra nous éviter cette sinistre perspective. Désolé de vous faire redescendre sur terre…

04/05/2017

Marine a raté son débat, mais...

Marine Le Pen,peuple,présidentielle,Le Pen,FNSi l’on écoute les réactions après le grand débat de mercredi soir, on se dit que Marine Le Pen a perdu gros, ce jour-là, en raison de son agressivité dérangeante et de son infériorité intellectuelle sur certains thèmes comme l’entreprise ou l’euro. Bon, la fille de Jean-Marie Le Pen ne sera pas présidente de la République, tant mieux ! Mais cela n’enlève rien à la colère des Français d’en bas, qui ont porté cette femme dangereuse au second tour de l'élection  présidentielle : le jeune Macron serait bien inspiré, dès son élection, de lister les sujets qui ont provoqué ce mécontentement populaire et de s’efforcer de les résoudre, un à un !

01/05/2017

Et si on essayait la bienveillance ?

France.jpgEt si on essayait la bienveillance ? Et si on admettait que le jeune Emmanuel Macron a un talent remarquable, qu’il a réussi ce que tant d’autres ont essayé avant lui, et qu’il a incontestablement le QI nécessaire pour présider un pays aussi compliqué que le nôtre ? Et si on admettait que les électeurs de Marine Le Pen, dans leur immense majorité, ne sont ni des racistes ni des fascistes, mais de braves gens en colère contre tous les responsables qui, de droite ou de gauche, ne se sont pas occupé d’eux depuis trente ans ? Et si on partait de l’idée que la France est malade de ses divisions, qu’elle traverse une épreuve délicate, mais qu’elle en a vu d’autres dans sa longue et riche histoire ?

23/04/2017

Macron-Le Pen, quel enjeu ?

Macron-LePen.jpgLe second tour verra donc s’opposer la fille de Jean-Marie Le Pen (un passé bien lourd) et un jeune inconnu jamais élu par personne (un avenir bien léger). Un européen convaincu et plutôt libéral contre une souverainiste d’extrême-droite, il n’y a pas photo : bien entendu, je n’hésiterai pas une seconde, le 7 mai, et je voterai Macron ! En espérant que le jeune et sémillant président que Hollande a donné à la France – un peu malgré lui, certes – ne sera pas l’otage de tous les carriéristes, cumulards, opportunistes et magouilleurs qui voudront s’exonérer, grâce à lui, de ce quinquennat désastreux et conserver leurs postes comme si de rien n’était. Ouverture sur l’avenir ou recyclage des battus, c’est désormais l’enjeu de cette élection !

22/04/2017

Premier tour : déjà un perdant

primaires.jpgLe premier perdant de ce scrutin, c’est le dispositif des "primaires", mis en place par une classe politique restée très censitaire dans l’âme et désireuse de régler les affaires "entre soi" avant de les soumettre au bon peuple pour ratification. D’abord, la règle consistant à garantir au vainqueur les suffrages de ses adversaires battus a été pulvérisée, de Rugy à Valls, par des reniements peu glorieux. Ensuite, les deux champions ainsi désignés à gauche et à droite ont été vite relégués au second plan par deux candidats ayant ignoré cette étape ! Il faut dire que les primaires, c’est le retour au régime des partis à une époque, précisément, où les partis sont à l’agonie...

20/04/2017

Loin de Paris et des médias...

fillon-2.jpgOublions le tam-tam des sondages. Je voyage un peu, je vois du monde, dans des milieux très divers, j’écoute ce qui se dit autour de moi… et je suis frappé, depuis quelques jours, d’entendre autant de personnes qui me disent avoir décidé, finalement, de voter Fillon. Un peu comme si l’électorat, après avoir été secoué comme jamais, retrouvait ses fondamentaux. Faut-il rappeler qu’en cinq ans, tous scrutins confondus, le score de la droite et du centre a tourné, en moyenne, autour de 36 %, et que cet électorat n’a pas pu se volatiliser ? Il y a comme un mouvement de fond, loin de Paris et des médias, qui appelle à poser une question cruciale : Fillon sera au second tour… mais contre qui ?

18/04/2017

Fillon ou Macron ? Un sacré dilemme !

candidats.jpgA J – 5, je l’avoue, j’hésite encore. Entre Fillon et Macron, bien sûr. Le premier propose le programme le plus cohérent, le second incarne un rajeunissement indispensable. Centriste, libéral et européen depuis toujours, comment puis-je concilier raison politique et cohérence personnelle ? Voter Fillon, ce serait fermer les yeux sur les petits arrangements des politiques avec l’argent… que je dénonce régulièrement dans ce blog depuis dix ans ! Voter Macron, ce serait pactiser aveuglément avec tous les vieux socialos dont il est la roue de secours… alors que je les critique depuis quarante ans ! Et attendez, saperlipopette, imaginez mon dilemme s’ils se qualifient tous les deux pour le second tour !!

15/04/2017

Le principal enjeu du 23 avril

trump-poutine.jpgPour une fois, me voilà en phase avec François Hollande qui explique, dans Le Point, que la première tâche de son successeur sera "l’Europe, son avenir et même son existence". Faut-il rappeler que les deux plus farouches adversaires de l’Union européenne s’appellent Donald Trump et Vladimir Poutine ? Et que la France seule, prise entre ces deux géants pas franchement bienveillants, ne pèse rien ? Que tous les Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan, Asselineau et autres démagogues irresponsables prônent la sortie de l'Europe les disqualifie définitivement aux yeux des électeurs qui regardent, de temps en temps, au-delà des frontières de notre tout petit hexagone !

12/04/2017

Qui veut parier sur Fillon ?

fillon,macron,présidentielle,sondagesFillon peut-il encore être élu ? Les sondages le condamnent, et pourtant : 1) Trop de gens, en France, n’ont pas digéré le quinquennat désastreux de Hollande, et n’acceptent pas que la droite classique et républicaine, celle de Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkozy, celle qui rassemble gaullistes, libéraux, démocrates-chrétiens et indépendants, soit privée de second tour. 2) Trop de gens ont peur du monde dans lequel nous entrons, et trouvent le jeune Macron brillant, certes, mais un peu léger : tant pis pour les désolantes embrouilles financières du ménage Fillon, ceux-là, dans l’isoloir, voteront pour un président solide, expérimenté et entouré d’une vraie majorité. Qui veut parier, pour le fun ?

10/04/2017

Mélenchon a du talent

melenchon-a-strasbourg.jpgLa progression de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages est explicable : l’homme est un bon orateur, contrairement aux dix autres candidats. Ce qui l’est moins, c’est l’incroyable complaisance dont fait preuve à son égard la nouvelle génération de journalistes qui n’a jamais lu, visiblement, les livres de Hanna Arendt, Raymond Aron ou François Furet. Et qui trouvent raisonnable de sortir de l’Union européenne, de quitter la protection de l’OTAN, de s’allier à Cuba et au Venezuela sous la tutelle de la Russie et de l’Iran ! Ho, les confrères, on se renseigne ! Hitler aussi, toute révérence gardée, était un bon orateur en janvier 1933, quand il a remporté les élections en Allemagne !

09/04/2017

Entre les ouuuuuh et les aaaaaaah !

mélenchon.jpgDans l’immense café du commerce où s’invectivent nos compatriotes depuis deux mois, il est frappant de voir à quel point la propension naturelle des uns et des autres est de hurler avec les loups : ouuuuuuh contre Fillon, ouuuuuuh contre les journalistes, ouuuuuuh contre l’Europe ! Pareil dans l’autre sens : aaaaaaah qu’il est beau Macron, aaaaaaaah qu’il est cultivé Mélenchon, aaaaaaah qu’il est rafraîchissant Poutou ! Là où cela se complique, c’est que ces modes sont de plus en plus éphémères et changeantes. Faut hurler vite, de nos jours ! Au point qu’à essayer de suivre le mouvement, commentateurs et observateurs ne trouvent plus le temps de lire les programmes…

06/04/2017

Il est sympa, Poutou !

poutou.jpgIncroyable unanimité des commentateurs politiques, au lendemain du grand débat de mardi : "Poutou et Arthaud ont été rafraichissants", "enfin des gens du peuple s’exprimaient dans la campagne", etc, etc. D’abord, si mes estimés confrères lisaient le programme des deux jeunes trotskistes, ils sauraient qu’en tant que représentants de la presse bourgeoise, ils seraient les premiers à être virés de la télé en cas de victoire de l'un ou de l'autre ! Ensuite, savent-ils que la France est le seul pays du monde où deux groupuscules hyperminoritaires, tels des sectes surgies du passé, se réfèrent encore en 2017 au cinglé fanatique qui créa l’’Armée rouge en 1918 ?

05/04/2017

Grand débat, petits candidats...

grand-debat-les-11.jpgPas si mal maitrisé, ce débat à onze qui aurait dû tourner à la foire d’empoigne. On y a pérennisé un nouveau concept électoral, jusque-là réservé aux journalistes : tout dire en 1 minute 30 ! Il est vrai que les politiques s’expriment désormais par des tweets de 140 signes… Reste qu’on se demande ce que font là Cheminade, Asselineau et Lassalle. Et pourquoi il y a deux trotskistes sur le plateau, alors que Mélenchon appelle déjà à la lutte des classes. On a aussi vérifié que Dupont-Aignan et Hamon sont gentils, mais pas au niveau. Que Marine Le Pen est décidément désagréable. Et qu’il est bien difficile, sur le fond, de distinguer Fillon et Macron surtout sur des programmes émis en 1 minute 30 !

31/03/2017

Et vous, vous votez pour qui ?

loft-story.jpgJamais, à trois semaines d’un scrutin présidentiel, je n’ai rencontré autant d’amis, de parents, de connaissances ou de voisins qui ne savent pas encore pour qui ils vont voter ! Jamais ! C’est le signe que la vie politique est devenue dangereusement instable. Parce que sans références historiques, sans personnalité dominante, sans confrontation culturelle, sans perspective européenne, sans vision à long terme. La faute à qui ? D’abord à la génération sortante, qui n’a pas su empêcher les médias de réduire la politique, la vraie, l’utile, la noble, en une interminable et désolante émission de télé-réalité. Alors, en effet, voter pour Steevy ou pour Loana, franchement, on hésite…

27/03/2017

Ma contribution au débat

165_gNL___duel-politique-jusqu-ou-peut-aller-emmanuel-macron_x240--xs.jpg"Laissez-moi parler ! Je ne vous ai pas interrompu ! Vous avez tort ! Ne m’interrompez pas ! Vous savez que j’ai raison ! Ne me coupez pas la parole ! Laissez-moi finir ma phrase ! J’ai raison et vous êtes un menteur ! Laissez-moi vous répondre ! Vous n'avez pas le droit de dire cela ! Les Français ne sont pas dupes ! Vous ne m’avez pas répondu ! C’est faux ! Faux ! Faux ! Je vous ai laissé parler ! Les sondages se trompent, vous le savez bien ! Vous n’avez pas toujours dit cela ! Tout le monde sait que vous ne dites pas la vérité ! Les Français trancheront !" Voilà. C’était ma contribution au débat de fond sur les sujets essentiels qui intéressent prioritairement les Français dans une période de crise, etc, etc.

25/03/2017

Christine Angot, ministre de la culture ?

Angot.jpgVu les réactions à la prestation de Christine Angot, jeudi soir, face à François Fillon ? Le candidat de la droite cherchait depuis des semaines à "relancer sa campagne". Cette dame en furie, mal élevée, totalement injuste et limite facho lui a permis de le faire ! Par ses insultes gratuites, par son discours incohérent, par sa violence infantile, elle a donné à Fillon l’opportunité de commencer sa remontée dans les sondages – à elle seule, à première vue, elle lui a permis de récupérer 2 à 3 % des intentions de vote. Si Fillon devient président de la République, ce sera en partie grâce à Christine Angot. Mais, allez savoir pourquoi, il n’est pas sûr que Fillon lui offre, en retour, le ministère de la culture…

22/03/2017

Un scénario machiavélique

fillon.jpgComme dans un polar, on retient son souffle. D’un côté, plus l’échéance présidentielle se rapproche et plus François Fillon apparaît, qu’on l’aime ou non, comme le candidat qui tient le mieux la route sur les grands sujets (diplomatie, sécurité, dette, chômage, social) et qui offre la meilleure garantie de stabilité politique après les législatives. De l’autre, plus le Fillon bashing s’amplifie, sature la campagne et étouffe le débat de fond, plus les "révélations" de presse s’accélèrent, plus les juges "élargissent" leurs investigations à grand renfort de tamtam ! Que va-t-il rester de Fillon dans un mois ? Machiavélique, le scénario ! Insoutenable, le suspense ! J’ajoute, vite fait, excusez-moi : totalement occulté, l’intérêt de la France !

21/03/2017

Un débat stupéfiant

candidats.jpgEt soudain, hier soir, sur TF1, une vérité est apparue, stupéfiante, que nous avions tous oubliée : la France est un pays politiquement adulte. Quand on arrive à l’extirper des polémiques subalternes, des coups fourrés, des insultes obsessionnelles et des haines viscérales, le débat électoral devient intéressant, contrasté, raisonnable, et même intelligent ! Cinq dirigeants polis et responsables qui s’écoutent, qui se répondent – en respectant une règle du jeu difficile – et qui expliquent leurs programmes de façon généralement claire et compréhensible, voilà qui nous redonnerait plutôt le moral. Mais, fichtre, pourquoi ce débat n’a-t-il pas eu lieu en janvier ou en février ?

14/03/2017

Macron, comme Giscard...

Macron-VGE.jpgIl y a tout juste deux mois, c'est-à-dire avant l’affaire Fillon, j’écrivais ceci : "Comparaison n'est pas raison, certes, mais quand même. Emmanuel Macron est en train de ringardiser le PS (à gauche) exactement comme Valéry Giscard d’Estaing, en 1974, avait ringardisé l’UDR (à droite). VGE avait connu, lui aussi, ces ralliements successifs de parlementaires inquiets de leur réélection à venir, donnant l’impression d’une dynamique irrépressible. Macron manque de structures partisanes, comme le jeune Giscard en son temps, mais il incarne, comme lui, quelque chose de neuf. Il est aussi isolé par rapport au Parti socialiste que VGE l’était par rapport aux bataillons gaullistes, mais il est en train de provoquer le même effet de bascule." Quelque chose à changer ?

12/03/2017

Le temps n'est pas à la rigolade

les-francais-sont-les-champions-du-monde-du-pessimisme.jpgSimple arrêt, ce dimanche, dans un Relay de la gare Montparnasse. Les titres des livres proposés au voyageur traduisent parfaitement l’ambiance qui règne dans tout le pays. Ce ne sont que "terreur" (Y Moix), "psychodrame" (JM Rouart), "naufrage" (Ch Clerc), "incapables" (FO Giesbert), "rien à foutre" (B Teinturier), "derniers jours" (Ch Barbier), "fin de règne" (P Rambaud), "France blessée" (A. Sinclair), "chemins noirs" (S Tesson), "décadence" (M Onfray), "culpabilité" (P Bruckner), "égarés" (J d’Ormesson), etc, etc. On voit bien qu’il flotte dans l’air un pessimisme, une angoisse, une désespérance qui expliquent, en bonne partie, le climat électoral délétère dans lequel nous avons de plus en plus de mal à respirer...