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01/12/2019

Les Français pensent que... (suite)

grève.jpgSuite de mon blog d’hier. Dans le JDD de ce matin, un sondage IFOP montre que les grévistes du 5 décembre ne sont pas suivis par l'opinion. Mieux : on y apprend que 76 % des Français sont partisans de réformer le système des retraites ! Voilà qui relativise sérieusement le catastrophisme des médias, unanimes à expliquer que le 5 décembre sera un terrifiant remake de la Révolution française. Oui mais attention, entonne le chœur des commentateurs, seulement 36 % font confiance à Macron pour réaliser cette réforme ! Sauf que cela fait plus de dix ans qu’environ un tiers des Français fait confiance au président, quel qu’il soit…

30/11/2019

Les Français pensent que...

petition.jpegLe problème avec les sondages, ce sont les sondés. Qui répondent souvent au premier degré, sans recul, au risque de l’incohérence. Ainsi, le sondage Odoxa pour Le Figaro de jeudi révèle que 66 % des Français soutiennent la grève du 5 décembre, mais que… 66 % des mêmes Français sont favorables à la fin des régimes spéciaux ! Y a pas un os, là ? Comme au printemps dernier, quand un sondage BVA révélait que 65% des Français étaient favorables à l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes, mais que 83 % des mêmes Français étaient d'avis que "chaque enfant a le droit d’avoir un père" ? Etonnez-vous que les débats télévisés tournent à la foire d’empoigne !

05/10/2019

Un sérieux problème démocratique

pma.JPGPublié mercredi, un nouveau sondage Ifop confirme que 83 % des Français considèrent que "chaque enfant a le droit d’avoir un père", et que 91% d’entre eux à estiment que "de façon générale, il est plus souhaitable pour le bien de l’enfant qu’il soit élevé par un couple ou par une femme seule". On pense ce qu’on veut de la PMA, mais que ce sondage (parmi d'autres qui vont dans le même sens) soit soigneusement occulté par les médias, pose un sérieux problème démocratique. Il est de plus en plus clair que Macron aura fait voter cette loi en lousdé, contre l’opinion d’une grande majorité de la population. Et on s’étonne que le peuple n’ait plus confiance dans les élus !

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24/09/2019

PMA : les sondages disent que...

family.jpgDans le débat sur la PMA qui démarre aujourd’hui au Parlement, j'entends souvent dire, à la télé, que "de toute façon, selon les sondages, les Français sont pour". En oubliant de citer les sondages qui disent le contraire. Sans préciser, par exemple, que 93 % des Français (sondage Ifop, juin 2018) estiment que "pour un enfant, le rôle du père est essentiel". Ou que 82 % des mêmes Français  (sondage Ifop, février 2019) estiment que l’Etat doit garantir aux enfants nés de PMA "le droit d’avoir un père et une mère". S'appuyer sur les sondages dans un débat, pourquoi pas... à condition de ne pas se contenter de ceux qui vont dans un seul sens !

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30/03/2019

Les pratiquants pensent que...

pedo.jpgLu dans LIbé le fameux sondage Odoxa réalisé pour TC sur la réaction des Français face aux affaires de pédophilie dans l’Eglise. On y découvre que 78 % des "catholiques pratiquants" se déclarent pour le mariage des prêtres (qui, c’est prouvé, n’a aucun rapport avec la pédophilie) et que 68 % d'entre eux se disent favorables à l’ordination des femmes (qui, c’est clair, n’a rien à voir avec les abus sexuels). Or, selon la fiche technique du sondage, les "pratiquants" sont 2 + 12 = 14 % du total du panel interrogé par internet : on parle donc, respectivement, de 109 et 95 internautes ! Un sujet aussi grave ne méritait-il pas un peu plus de sérieux ?

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28/02/2019

Et 3 %, c'est beaucoup !

Levavasseur.jpgImaginons un mouvement politique qui s’avère incapable, en trois mois, d'élire ses représentants ; qui soit incapable d’établir une liste cohérente de revendications ; qui cause chaque samedi de graves préjudices à la nation ; qui brûle systématiquement des voitures de police et des magasins ; qui casse la figure aux journalistes couvrant ses activités et terrorise jusque chez eux des dizaines d’élus de la République ; qui laisse ses leaders autoproclamés en appeler à l’insurrection armée et s’allie ostensiblement avec des extrémistes étrangers ; qui se fasse régulièrement déborder par ses courants antisémites... Pensez-vous qu'un tel mouvement (totalement imaginaire, bien sûr) ferait plus de 3 % dans les sondages électoraux ?

10/01/2019

La faillite des instituts de sondage

2224822_gilets-jaunes.jpgLe gouvernement et les médias ne sont pas les seuls à avoir été dépassés par le phénomène "gilets jaunes" : les instituts de sondage ont totalement failli pendant ces deux mois. De quelques rares sondages à échantillons réduits, en neuf semaines, le public a retenu trois chiffres : 80 % des Français soutenaient les "gilets jaunes" fin novembre, puis 55 % à Noël, et ils feraient 12 % aux européennes. Rien sur la taxe carbone, les violences, le SMIC, l’ISF, les 10 milliards lâchés par Marignon, la République attaquée, le RIC, la chasse aux journalistes ! Allez expliquer, après une telle indigence, pourquoi Macron remonte de 5 points, aujourd’hui, dans les sondages !

30/07/2018

Que disent les sondages ?

benalla.jpgVoyons un peu l’impact de l’affaire Benalla sur la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche, celle-ci n'a jamais été si basse depuis l'élection de 2017, avec seulement 39 % d’opinions favorables : une vraie cata ! Mais selon un autre sondage réalisé par Harris Interactive pour le site Délits d’opinion, à l’inverse, la cote de confiance envers le président Macron a progressé de 2 % pendant la séquence Benalla, atteignant 42 % : divine surprise !  Conclusion de ces deux infos sensationnelles : les sondages n’ont rigoureusement aucune importance. Profitez bien de vos vacances.

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12/04/2017

Qui veut parier sur Fillon ?

fillon,macron,présidentielle,sondagesFillon peut-il encore être élu ? Les sondages le condamnent, et pourtant : 1) Trop de gens, en France, n’ont pas digéré le quinquennat désastreux de Hollande, et n’acceptent pas que la droite classique et républicaine, celle de Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkozy, celle qui rassemble gaullistes, libéraux, démocrates-chrétiens et indépendants, soit privée de second tour. 2) Trop de gens ont peur du monde dans lequel nous entrons, et trouvent le jeune Macron brillant, certes, mais un peu léger : tant pis pour les désolantes embrouilles financières du ménage Fillon, ceux-là, dans l’isoloir, voteront pour un président solide, expérimenté et entouré d’une vraie majorité. Qui veut parier, pour le fun ?

08/04/2017

Qu'est-ce que le "vote caché" ?

vote-caché.jpgLe "vote caché" est un nouveau concept politique qui traduit la volonté, pour un électeur, de ne pas dire pour qui il va voter. Un exemple ? Ségolène Royal, qui va évidemment rallier Emmanuel Macron (sinon, elle dirait qu’elle va voter Hamon) refuse de le dire, à quinze jours du scrutin, pour ne pas s’en prendre une de la part de son ancien collègue du gouvernement à qui tous ces ralliements d’éléphants du PS vont finir par faire perdre des voix ! Le "vote caché", c’est aussi ces 4 à 5 % d’électeurs qui n’osent pas dire qu’ils vont voter Fillon pour ne pas se faire insulter par leurs potes séduits par Macron. Et si c’était, surtout, la marge d’erreur dont se réclameront les sondeurs au lendemain du 23 avril ?

18/01/2017

"On ne peut rien prévoir !"

primaires.jpgC’est la nouvelle mode dans les débats télévisés : "On ne peut rien prévoir, voyez ce qui s’est produit à droite avec Fillon, tout est possible !" Ce procédé rhétorique permet de dire tout et son contraire sans tenir aucun compte des réalités électorales. Résultat : à force de nier les chiffres donnés par les sondages (qui ne se trompent pas sur tout) et de rembarrer les journalistes spécialisés (il en reste qui vont enquêter hors périphérique), le petit monde politico-médiatique s’enfonce dans un obscurantisme désolant, où toute intelligence est bannie au profit de l’affirmation gratuite, de l’insulte, de l'imprécation, de la voix qui porte et du doigt mouillé !

21/11/2016

Pas le temps de réfléchir !

fiches_primaire-de-droire.jpgIl va quand même falloir que mes excellents confrères des grands médias parisiens se posent quelques questions s’ils veulent regagner un peu la confiance de la population française : pourquoi ont-ils annoncé que l’Angleterre resterait évidemment dans l’Europe, qu’Hillary Clinton battrait forcément Donald Trump, et que Juppé gagnerait facilement les primaires de la droite et du centre ? Malheureusement, journalistes, éditorialistes, experts, sondeurs et commentateurs n’ont pas le temps d’entamer ce genre de réflexion : ils sont trop occupés à annoncer, commenter, disséquer, analyser les résultats des élections à venir, en France et à l’étranger, dans les semaines et les mois qui viennent !

15/01/2016

Hollande aura du mal

francois-hollande.jpgIl fallait s’y attendre. La cote de popularité de François Hollande, boostée par les attentats de novembre, est déjà retombée à pas grand-chose. Les Français ne sont pas des veaux. Ils voient en Hollande (mais aussi, par ricochet, en Sarkozy) le symbole expiatoire de l’impuissance des politiques à peser sur leur réalité quotidienne – celle du chômage, de l’insécurité et de la désertification médicale. Je vois bien, comme beaucoup d’observateurs, les calculs, les tractations, les renoncements, les astuces et les micmacs dont l’ex-premier secrétaire du PS est champion, et qui lui permettent d’espérer réitérer le coup de 2012. Mais là, franchement, je crois qu’il aura du mal…

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03/06/2012

"Ennuyeuses", les législatives ?

 législatives.jpgPourquoi les médias qualifient-ils l’élection législative d’"ennuyeuse" ? D’abord parce qu’elle se passe sur le terrain, dans la vie réelle, et non sur les plateaux télé. Ensuite parce qu’elle nécessite, ouh la la, d’envoyer des reporters au-delà du périphérique. Enfin parce qu’ils ne peuvent acheter des dizaines de sondages, ceux-ci étant inopérants pour une élection de ce type. Or, si ce scrutin était si "ennuyeux", pourquoi le chef du gouvernement et 25 de ses ministres passeraient-ils l’essentiel de leurs journées, au lieu de gérer la crise, à faire des meetings et à serrer des mains sur les marchés de province ?

25/02/2012

Futiles sondages

Holl-Sark.jpgVoilà. C’est fait. Comme chacun pouvait s’y attendre, après quelques centaines de sondages sans intérêt, Hollande et Sarkozy sont approximativement à égalité pour le premier tour des présidentielles : 28 % contre 27 %. Que de temps perdu, de faux débats, de blablas futiles, depuis un an ! Comme elle est vaine et ridicule, cette mesure artificielle de la course de petits chevaux qui occupe quotidiennement les journalistes parisiens ! Faut-il rappeler qu’avant le premier tour de 2002, les 62 derniers sondages publiés annonçaient tous que le second tour opposerait Chirac et Jospin ?

11/10/2011

Faiblesse du journalisme politique

Tintin.jpgLa faiblesse du journalisme politique, c’est sa totale dépendance des sondages. Il n’y a pas si longtemps, les journaux envoyaient leurs spécialistes politiques passer dix ou quinze jours dans telle région, tel département, telle ville : pour peu que ces envoyés spéciaux fussent pourvus de ce qu’on appelait le "sens politique", leurs reportages étaient beaucoup plus fiables que tous les sondages du monde ! Par exemple, ils auraient parfaitement senti que Royal dégringolait et que Montebourg correspondait à une attente croissante à gauche. Mais où sont les reporters d'antan ?

27/01/2011

A 15 mois des présidentielles

strauss-kahn.jpgLu dans Le Monde un papier désopilant de l’ami Michel Noblecourt, qui pulvérise, mine de rien, tous les pronostics émis à 15 mois du scrutin présidentiel de 2012. Trois rappels : à 15 mois de la présidentielle de 1995, Balladur est quasiment élu, les sondages lui donnent 68 % des voix contre… Rocard (!) ; à 15 mois du scrutin de 2002, Jospin est donné gagnant dans tous les cas de figure (!!) ; et à 15 mois de l’élection de 2007, Ségolène Royal s’envole dans les sondages et bat le malheureux Sarkozy. Pfui ! Combien de sondages achetés en vain, combien d’articles jetés au panier, combien de forêt défrichées en pure perte, combien de débats télévisés prodigieusement inutiles !

17/11/2010

Enfantillages journalistiques

ptts-chevaux.JPGLe remaniement n’est pas digéré que les médias, incorrigibles, reprennent leur ridicule course de petits chevaux. Dans Marianne, six colonnes sur "Fillon meilleur que Sarkozy en 2012" avec un sondage "exclusif" (!) donnant Fillon-Aubry à 51%-49% et Sarkozy-Aubry à 49%-51%. Marre de ces enfantillages si peu journalistiques : d’abord, 18 mois avant l’élection, un si petit écart n’a rigoureusement aucun sens ; ensuite, les estimations pour le second tour, c’est du pipeau ; enfin, tout le monde sait aujourd’hui qu’un sondage réalisé "en ligne" auprès de 910 internautes selon la méthode des quotas, cela n’a absolument aucune valeur ! 

 

28/08/2010

Sondage ou arnaque ?

La Croix.JPGMarre des sondages débiles. Le sondage CSA de La Croix de vendredi (où les "catholiques" désapprouvent, paraît-il, l’intervention de leur Eglise sur le sujet des roms) a été réalisé sur un échantillon de 1000 personnes interrogées fortuitement par téléphone sur d’autres sujets. Les cathos pratiquants représentant 8 % des Français, on a dû en interroger… 80 ! C’est ce qu’on appelle une arnaque. Le dernier sondage du même genre (CSA vite fait par téléphone), publié par Le Monde des religions en 2007, avait révélé que seulement 7 % des "catholiques" pensaient que "leur religion est la bonne" (!), que 17 % pensaient que "Dieu n’existe pas" (!), que 30 % ne priaient jamais et que 67 % ne savaient pas ce qu’est la Pentecôte ! Plus absurde, tu meurs.

07/02/2009

51 % des Français

Selon un sondage CSA publié ce samedi dans le Parisien, 51 % des Français estiment que la politique de Sarkozy n’est pas "cohérente". Ils sont forts, les Français. Alors qu’aucun responsable politique ne sait où va le monde, alors que les experts sont dans le brouillard total, alors que les économistes s’étripent sur la façon de faire face à la crise, les Français, eux, estiment à 51 % que Sarkozy fait fausse route. Qu'il a tort. Que sa politique n’est pas "cohérente". Autant dire que son analyse n’est pas bonne. Il est nul, Sarkozy. Il se gourre. Il merde. Mais qui donc a élu un type aussi incompétent à la tête du pays ? En fait, on aurait dû élire à l’Elysée quelqu’un de plus "cohérent". On aurait dû élire 51 % des Français.