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07/08/2018

Lecture de vacances...

Mitt-prout.jpgPourquoi le PS fut-il si silencieux pendant l’affaire Benalla ? Parce que les socialistes n’ont pas oublié que François Mitterrand, en arrivant à l’Elysée en 1981, n’avait pas de réseau dans la police, lui non plus, et qu’il a voulu, comme Macron, doubler le ministère de l'Intérieur : au grand dam de son ami Gaston Defferre, le Gérard Collomb de l'époque, Mitterrand avait donné des pouvoirs exorbitants à Christian Prouteau et Pierre Barril, les "super-gendarmes de l’Elysée", qui se sont lamentablement plantés dans l’affaire des Irlandais de Vincennes. Relisez cette histoire pendant les vacances, c’est divertissant !

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30/07/2018

Que disent les sondages ?

benalla.jpgVoyons un peu l’impact de l’affaire Benalla sur la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche, celle-ci n'a jamais été si basse depuis l'élection de 2017, avec seulement 39 % d’opinions favorables : une vraie cata ! Mais selon un autre sondage réalisé par Harris Interactive pour le site Délits d’opinion, à l’inverse, la cote de confiance envers le président Macron a progressé de 2 % pendant la séquence Benalla, atteignant 42 % : divine surprise !  Conclusion de ces deux infos sensationnelles : les sondages n’ont rigoureusement aucune importance. Profitez bien de vos vacances.

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29/07/2018

Benalla : fin de la séquence

1142307-alexandre-benalla-et-emmanuel-macron.jpgBon, on résume. Emmanuel Macron, qui n’avait aucun réseau dans la police quand il a été élu, a laissé le jeune et sémillant Benalla prendre des libertés croissantes face aux responsables du ministère de l’Intérieur. Lesquels, agacés, ont dégagé l’importun par une vidéo surgie de nulle part, pas trop méchante, mais efficace. Les partis hostiles à Macron, toutes tendances réunies, ont voulu aussitôt en faire une affaire d’Etat – réveillant au passage un Parlement jusqu’alors apathique. Pas de quoi ébranler la République. La séquence médiatique se termine. On réglera quelques comptes à la rentrée. Fin du coup. Bonne vacances à tous.

25/07/2018

Benalla : les premières leçons

le-ministre-de-l-interieur-ce-lundi.jpgPeut-on déjà tirer quelques leçons de l’affaire Benalla ? 1) La presse est précieuse : si beaucoup de médias s’emballent à chaque histoire un peu scabreuse, il en reste, comme Le Monde, qui sortent les infos que le pouvoir politique voudrait cacher. 2) Réduire le pouvoir des députés, comme en rêvait Macron, paraît désormais risqué : c’est le Parlement, on l'a vu, qui questionne, débat, contrôle et remet les choses en place. 3) Les institutions de la Ve République tiennent le coup : elles empêchent toute surenchère partisane, notamment du côté des extrêmes, de renverser le régime pour un oui ou pour un non. A suivre.

24/07/2018

Un président intouchable ?

macron.jpgAu-delà des rebondissements croquignolesques de l'affaire Benalla, je continue de penser que le général de Gaulle a eu raison, en 1962, de rendre le président de la République quasiment intouchable. Imaginons qu’aujourd’hui, face à Trump, à Poutine, au risque nucléaire, à l’instabilité du monde musulman, à la question des migrants et à la désintégration de l’Europe, un premier ministre de consensus, genre Collomb ou Larcher, doive négocier chaque prise de position française avec Mélenchon, Bayrou et Wauquiez ! Alors évidemment, du coup, c’est sûr, quand on élit un président intouchable, il vaut mieux réfléchir avant de voter…

23/07/2018

Une affaire d'Etat, vraiment ? (suite)

Alexandre-Benalla.jpgSuite de mon blog d’hier. En quoi la démocratie est-elle menacée par l’emballement politicien qui voudrait faire du pataquès Benalla une véritable affaire d’Etat ? En cela que la démocratie d’opinion, qui privilégie toujours l'émotion sur la raison, risque de prendre le pas, une fois de plus, sur la démocratie représentative - laquelle consiste à confier légalement le pouvoir d’Etat à un représentant du peuple, pour une période donnée. Exiger la vérité sur l’affaire Benalla, oui, bien sûr. Mais réclamer la tête de Macron tous les jours, du matin au soir, pour un oui ou pour un non, ce n’est pas rendre service à la République.

22/07/2018

Une affaire d'Etat, vraiment ?

benalla.jpgLa fin du Mondial de foot a dû provoquer un sacré vide médiatique pour que l’affaire Benalla, rocambolesque à souhait, prenne soudain l’ampleur, au cœur de l’été, d’une affaire d’Etat ! Résumons : un cow-boy incontrôlable et un peu cinglé a outrageusement abusé de sa proximité avec le locataire de l’Elysée au point que certaines autorités policières l’ont laissé faire. Bon, il faudra évidemment juger, condamner et sanctionner ces abus et ces manquements. Mais comparer cette affaire de cornecul avec le scandale des Fuites ou l’affaire Ben Barka, ho ! Doucement avec la démocratie, les gars, c’est un truc fragile !

23:35 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : benalla, macron, elysée, médias |  Facebook | | Lien permanent