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06/03/2017

"Entre 30.000 et 200.000 personnes"

Trocadéro.jpgAu lieu de passer leur temps à s’indigner qu’on puisse mettre en doute leur impartialité, mes excellents confrères de la presse parisienne feraient mieux de s’attaquer, une bonne fois pour toutes, à un problème qui les ridiculise à chaque grande manif. Enfin, quand même, en 2017, comment peut-on expliquer sans rougir qu’il y avait hier au Trocadéro "entre 30.000 et 200.000 personnes" ? Est-il inimaginable que l’Agence France-Presse, par exemple, envoie un drone au-dessus de la foule, prenne des photos, les analyse numériquement, compare avec la même analyse faite par la police, et annonce le chiffre de manifestants ? On s’étonne, ensuite, que plus personne n’ait confiance en la presse !

23/03/2016

Sidération, émotion, compassion...

terroristes.jpgA chaque fois, il y a d’abord une période de sidération. La terre s’arrête de tourner, les médias enclenchent la "spéciale", on ne sait rien, on appelle les experts à la rescousse. Puis il y a la période de compassion. Les communiqués tombent. Chacun commence par une "pensée pour les victimes". On pleure beaucoup. On applaudit les forces de l’ordre. Des dessins circulent sur Facebook, des monuments s’illuminent. On appelle à l'unité. On déclare que "c’est une guerre". Ou pas. Et puis, à chaque fois, longtemps après, presque en s’excusant, une question émerge, quasiment provocatrice : comment se fait-il que les polices européennes aient arrêté si peu de ces criminels, depuis le temps qu’on les traque ?

12/01/2015

Et maintenant, au travail !

terroristes.jpgEt maintenant ? Après ce formidable et merveilleux moment d’unité nationale, que faire ? Un épisode de cette séquence à la fois unanime et fraternelle me paraît crucial : c’est celui où des gamins, dans certains collèges, jeudi midi, ont refusé d’observer la minute de silence. Voilà la faille ! A colmater, vite, et par tous les moyens : mobilisation des recteurs, audition des profs, enquêtes de police, sensibilisation des familles, stages d’éducation civique, le tout sans faiblesse et de façon systématique ! Qui ne voit que ces jeunes-là, dans quelques années, seront les nouveaux Kouachi et Coulibaly ? Allez, au travail !

03/11/2014

C'est l'Etat qu'on assassine (3)

chien.jpgEntendu sur Europe 1 ce week-end. A Lisbourg (Pas-de-Calais), un couple d’alcooliques malfaisants terrorisait les enfants de l’école du village avec ses chiens méchants et son fusil. Le représentant de l’Etat, c’est-à-dire le maire, a décidé… que les enfants allaient déménager dans un bâtiment éloigné de ces malotrus ! Raison officielle : on ne peut pas expulser la famille terroriste parce qu’à partir du 31 octobre, il fait froid dehors. Il faudra donc attendre le retour du printemps, au mieux, pour que les enfants puissent espérer, si tout va bien, retrouver leur école. S’il vous plait, dites-moi que j’ai mal compris !

00:06 Publié dans Blog | Commentaires (1) | Tags : etat, police |  Facebook | | Lien permanent

29/10/2014

Deux poids, deux mesures

casseurs.JPGAttendez, c’est moi qui perd la mémoire ou bien ? Il y a deux ans, c'est bien Manuel Valls qui avait tout fait pour assimiler les braves gens de la "Manif pour tous" aux quelques dizaines d’extrémistes avinés venus casser du flic à la fin de leurs défilés contre la loi Taubira ? Or, ce sont les mêmes cinglés qui viennent exacerber la violence, foulard au visage et barre de fer à la main, sur le barrage de Sivens ou dans les rues de Nantes, dans l'espoir de provoquer quelque bavure policière. Oui, mais là, ce sont des manifs écolos, et il faut ménager à tout prix Cécile Duflot et autres Noël Mamère - lesquels se gardent bien, eux, de dénoncer ces invraisemblables violences médiévales !

01/06/2013

Manuel Valls à Matignon ?

 m-valls.jpgManuel Valls est officiellement candidat au poste de Premier ministre. Il y a un an, cela n’aurait choqué personne : il était le plus à droite des candidats de la gauche et pouvait donc passer pour un rassembleur. Mais depuis l’aventure du "mariage pour tous", le ministre a montré qu’il n’était pas au niveau : emportements regrettables et sectaires à l'Assemblée, erreurs de jugement manifestes face aux casseurs, minimisation ridicule des grandes manifs, amalgames malhonnêtes et absurdes entre les fachos et les cathos (cf Le Point), etc. Valls a perdu une bonne part du crédit qu'il avait il y a un an… et l’explosion de l’insécurité n’y est pour rien !

27/03/2013

Qu'arrive-t-il à Manuel Valls ?

 valls.jpgEntendu Manuel Valls à deux reprises, ce mardi, à l’Assemblée nationale. Après quelques mois d'un beau parcours politique, l’homme le plus populaire du gouvernement a commis sa première faute grave : le voilà, à son tour, qui injurie l’immense foule des manifestants pacifiques de dimanche en les accusant sèchement d’être manipulés par des extrémistes dont il égrène la liste avec autant de mépris que de minutie. Aucune ouverture, aucune nuance, aucun respect ! Or, ce genre de déclaration péremptoire exacerbe l’agacement d’une majorité du peuple français, et cela ne présage rien de bon dans la crise qui s’annonce…  

17/01/2011

La police des moeurs

cigare.jpgLa société française est de plus en plus fliquée. Qu’une loi réglemente depuis 2008 la consommation de tabac et protège les non-fumeurs (dont je suis) ce n’est pas choquant. Mais qu’une association dite "Droit des non-fumeurs" attaque en justice Dominique Loiseau pour avoir ménagé pour ses clients fumeurs, dans son restaurant de Saulieu (3 étoiles au Michelin)  un fumoir spécial (où le personnel n’entre pas, où des extracteurs d’air sont construits, etc) c’est too much. Ou alors, dit cette nouvelle police des mœurs, à condition que les fumeurs de cigares ne sirotent pas, en même temps, un café ou un vieux cognac. Ho ! Ils ont fumé quoi, les nouveaux inquisiteurs ?   


24/09/2006

Le gentil juge de Bobigny

S’il est vrai que les juges du tribunal de grande instance de Bobigny n’ont placé en détention provisoire qu’un seul des 186 mineurs interpellés durant les émeutes de novembre dernier en Seine-Saint-Denis, il ne faut pas s’étonner que l’opinion publique exige plus de rigueur envers les jeunes des banlieues (77 % selon le dernier sondage Ifop/Figaro).
Ce n’est pas si simple, clame le très médiatique Jean-Pierre Rosenczveig, vice-président de ce tribunal. Sur son site internet, le gentil juge explique qu’ "on ne peut demander aux jeunes de respecter les policiers si ceux-ci les tutoient" (!), qu’ "on ne peut attendre des jeunes qu’ils respectent la loi si les institutions elles-mêmes sont défaillantes, par exemple si leurs cages d’escalier dégradées ne sont pas nettoyées" (!), et que "les jeunes qui ont objectivement commis des délits ne sont pas des délinquants" (?).
Comme disent les ados relâchés pour la dixième ou quinzième fois, dûment admonestés par le gentil juge pour avoir incendié des voitures et agressé des policiers : "Mort de rire !"