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31/05/2017

"Le peuple tranchera !"

edouard-philippe.jpgEdouard Philippe a tort – exactement comme François Fillon avait tort – de considérer que le peuple est l’ultime recours de la justice, et que les électeurs trancheront le cas Ferrand dans les urnes. Le premier ministre fait mine d’oublier qu’il dirige un pays où la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) est un principe constitutionnel, et que si la justice est rendue "au nom du peuple français", elle ne l’est pas directement par lui, justement ! Faut-il rappeler quelques noms célèbres de députés corrompus, menteurs ou condamnés qui ont été tranquillement réélus dans leur fief, sans que cela, évidemment, les blanchisse ? Il y a la morale, il y a la politique, mais en démocratie, il y a aussi le droit.

30/05/2017

Moralisons, moralisons...

moralisation 2.jpgIl fallait s’attendre à ce que les arguments utilisés pour dézinguer la candidature Fillon aux présidentielles se retournent contre l’ensemble du monde politique. Désormais, seul un ministre n’ayant jamais travaillé pour une grosse boîte, n’ayant jamais défendu d’intérêts privés, n’ayant jamais correctement gagné sa vie, échappera à cette vague moraliste. Il faudra, pour diriger la France, n’avoir jamais commis d’erreur, jamais dit de bêtise, jamais oublié de déclarer le moindre revenu, jamais pistonné un de ses enfants, jamais menti à quiconque, jamais touché plus que le Smic, jamais eu la moindre contravention, jamais proféré le moindre gros mot ! Sera-ce vraiment un progrès ?

28/05/2017

Moraliser la vie politique ?

Ferrand,moralisation,FillonFasciné par la défense de Richard Ferrand, calquée, au mot près, sur celle de François Fillon : "Je n’ai commis aucun acte illégal, ces pratiques anciennes ne sont plus comprises aujourd’hui, c’est le peuple qui tranchera par son vote, etc". Sans doute ces deux affaires d’enrichissement personnel sont-elles différentes sur le fond, mais comment la population ne serait-elle pas convaincue que la justice, face aux politiques de droite ou de gauche, est à géométrie variable ? Un soupçon d’autant plus exacerbé que Ferrand appartient à un gouvernement qui prétend, à peine constitué, imposer une "moralisation de la vie politique" ! Vérité dans la Sarthe, erreur dans le Finistère ? 

08:38 Publié dans Blog | Commentaires (3) | Tags : ferrand, moralisation, fillon |  Facebook | | Lien permanent

28/04/2017

On n'est pas en 2002

duo.jpgEt si, au lieu d’éructer et d’injurier la terre entière, on essayait de comprendre ? Je suis le premier effrayé d’entendre autant de personnes refuser de se prononcer entre Macron et Le Pen. Mais on n’est pas en 2002. Du côté de Mélenchon et de Fillon (soit près de 40 % des électeurs, amèrement privés de second tour), on n’a plus le choix qu’entre deux candidats profondément détestés. Et on voit bien que Marine Le Pen, à tort ou à raison, ne fait pas aussi peur que son père – notamment chez les ouvriers, les pauvres, les ruraux. Entendu ce matin à la radio : comment condamner la neutralité d’un curé de campagne dont le tiers des paroissiens a voté Le Pen, et un autre tiers, ex-partisan de Fillon, s'apprête à voter blanc ? Dure époque.

26/04/2017

Vote catho : Fillon, pas le FN !

vote.jpgVu les chiffres de "La Croix" sur le vote catho ? Ils confirment d’abord que les catholiques non pratiquants votent, à un poil près, comme tous les Français, et que le seul "vote catho" qui ait un sens est celui des pratiquants, lesquels s'expriment en fonction de valeurs spécifiques. Je note que ces cathos-là ont massivement préféré Fillon (44 %) à Macron (16 %) : qu’est-ce que cela aurait été sans les "affaires" ! Je note aussi que les cathos pratiquants – et non pas les militants divers qui prétendent les représenter – sont toujours beaucoup moins attirés par le FN (16 %) que l’ensemble de la population française (21,4 %) : si cela pouvait faire taire tous les commentateurs pour lesquels les cathos sont forcément proches des fachos !

22/04/2017

Premier tour : déjà un perdant

primaires.jpgLe premier perdant de ce scrutin, c’est le dispositif des "primaires", mis en place par une classe politique restée très censitaire dans l’âme et désireuse de régler les affaires "entre soi" avant de les soumettre au bon peuple pour ratification. D’abord, la règle consistant à garantir au vainqueur les suffrages de ses adversaires battus a été pulvérisée, de Rugy à Valls, par des reniements peu glorieux. Ensuite, les deux champions ainsi désignés à gauche et à droite ont été vite relégués au second plan par deux candidats ayant ignoré cette étape ! Il faut dire que les primaires, c’est le retour au régime des partis à une époque, précisément, où les partis sont à l’agonie...

21/04/2017

Le troisième tour sera sanglant

législatives.jpgLe premier tour des présidentielles se joue dimanche. Mais le troisième tour obsède déjà le monde politique, car les législatives de juin seront sanglantes. Logiquement, trois candidats seulement sont certains de constituer un groupe parlementaire : Fillon (LR + UDI), Hamon (PS + EELV) et Le Pen (FN), aucun des trois ne pouvant prétendre à la majorité absolue. Macron, lui, n’aura de quoi constituer un groupe que s’il gagne la présidentielle ! Les autres, c’est-à-dire Mélenchon et Dupont-Aignan, et eux seuls, n’auront que deux ou trois élus (cas d’une personnalité très implantée ou d’une triangulaire hasardeuse) et ne pèseront en rien sur le quinquennat. Il y en a que ça va énerver grave.

20/04/2017

Loin de Paris et des médias...

fillon-2.jpgOublions le tam-tam des sondages. Je voyage un peu, je vois du monde, dans des milieux très divers, j’écoute ce qui se dit autour de moi… et je suis frappé, depuis quelques jours, d’entendre autant de personnes qui me disent avoir décidé, finalement, de voter Fillon. Un peu comme si l’électorat, après avoir été secoué comme jamais, retrouvait ses fondamentaux. Faut-il rappeler qu’en cinq ans, tous scrutins confondus, le score de la droite et du centre a tourné, en moyenne, autour de 36 %, et que cet électorat n’a pas pu se volatiliser ? Il y a comme un mouvement de fond, loin de Paris et des médias, qui appelle à poser une question cruciale : Fillon sera au second tour… mais contre qui ?

18/04/2017

Fillon ou Macron ? Un sacré dilemme !

candidats.jpgA J – 5, je l’avoue, j’hésite encore. Entre Fillon et Macron, bien sûr. Le premier propose le programme le plus cohérent, le second incarne un rajeunissement indispensable. Centriste, libéral et européen depuis toujours, comment puis-je concilier raison politique et cohérence personnelle ? Voter Fillon, ce serait fermer les yeux sur les petits arrangements des politiques avec l’argent… que je dénonce régulièrement dans ce blog depuis dix ans ! Voter Macron, ce serait pactiser aveuglément avec tous les vieux socialos dont il est la roue de secours… alors que je les critique depuis quarante ans ! Et attendez, saperlipopette, imaginez mon dilemme s’ils se qualifient tous les deux pour le second tour !!

15/04/2017

Le principal enjeu du 23 avril

trump-poutine.jpgPour une fois, me voilà en phase avec François Hollande qui explique, dans Le Point, que la première tâche de son successeur sera "l’Europe, son avenir et même son existence". Faut-il rappeler que les deux plus farouches adversaires de l’Union européenne s’appellent Donald Trump et Vladimir Poutine ? Et que la France seule, prise entre ces deux géants pas franchement bienveillants, ne pèse rien ? Que tous les Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan, Asselineau et autres démagogues irresponsables prônent la sortie de l'Europe les disqualifie définitivement aux yeux des électeurs qui regardent, de temps en temps, au-delà des frontières de notre tout petit hexagone !

12/04/2017

Qui veut parier sur Fillon ?

fillon,macron,présidentielle,sondagesFillon peut-il encore être élu ? Les sondages le condamnent, et pourtant : 1) Trop de gens, en France, n’ont pas digéré le quinquennat désastreux de Hollande, et n’acceptent pas que la droite classique et républicaine, celle de Pompidou, Giscard, Chirac et Sarkozy, celle qui rassemble gaullistes, libéraux, démocrates-chrétiens et indépendants, soit privée de second tour. 2) Trop de gens ont peur du monde dans lequel nous entrons, et trouvent le jeune Macron brillant, certes, mais un peu léger : tant pis pour les désolantes embrouilles financières du ménage Fillon, ceux-là, dans l’isoloir, voteront pour un président solide, expérimenté et entouré d’une vraie majorité. Qui veut parier, pour le fun ?

08/04/2017

Qu'est-ce que le "vote caché" ?

vote-caché.jpgLe "vote caché" est un nouveau concept politique qui traduit la volonté, pour un électeur, de ne pas dire pour qui il va voter. Un exemple ? Ségolène Royal, qui va évidemment rallier Emmanuel Macron (sinon, elle dirait qu’elle va voter Hamon) refuse de le dire, à quinze jours du scrutin, pour ne pas s’en prendre une de la part de son ancien collègue du gouvernement à qui tous ces ralliements d’éléphants du PS vont finir par faire perdre des voix ! Le "vote caché", c’est aussi ces 4 à 5 % d’électeurs qui n’osent pas dire qu’ils vont voter Fillon pour ne pas se faire insulter par leurs potes séduits par Macron. Et si c’était, surtout, la marge d’erreur dont se réclameront les sondeurs au lendemain du 23 avril ?

07/04/2017

Le retour de l'ordre moral

auréole.jpgQu’est-ce que le populisme ? C’est quand on vote avec ses tripes, et non avec son cerveau. Quand on privilégie massivement l’émotion, la croyance ou la haine plutôt que la raison politique. Exemple, que j’emprunte au philosophe Jacques Julliard : ne pas voter pour quelqu’un dont les journaux ont dit qu’il était malhonnête, vu que la malhonnêteté, c’est pas bien ! Et tant pis pour son programme. Quand les critères moraux se substituent aux critères politiques, écrit Julliard, on risque d’instituer une dictature de l’ordre moral qui, dans l‘histoire, a toujours été une défaite de la pensée. Comme l’écrit Luc Ferry : "Préférez-vous être opéré par un bon chirurgien ou par un chirurgien bon ?"

04/04/2017

François Fillon a un défaut

Fillon-Bourdin.jpgDepuis deux mois, au fond, les médias creusent, développent et moulinent la même information : François Fillon, un des principaux candidats à la présidentielle, a un défaut désolant, il est pingre ! Il gratte sur tout, il profite de tous les privilèges cachés qu’offre la vie publique ! Bon. J’ai bien connu deux éditorialistes célèbres (au Monde et à l’Express) qui souffraient de la même pathologie et que cela n’empêchait pas d’être de grands journalistes ! La question qui commence à émerger après deux mois de tohu-bohu médiatique, de condamnations morales et de régression intellectuelle, est celle-ci : le 23 avril, voterons-nous sur la pingrerie de Fillon ou sur l’avenir de la France ?

03/04/2017

Les giscardiens, 43 ans plus tard...

BB - Copie.jpgDepuis qu’elle s’est soudée un certain printemps de 1974, la famille giscardienne est restée, sinon unie (n'oublions pas le choc Chirac-Balladur ou la dérive du Modem), du moins globalement en phase : 95% de ses membres se disent toujours de centre droit, libéraux de cœur et pro-européens. C’est la première fois, en quarante ans, que je vois tous mes vieux camarades se diviser en deux parties à peu près égales, les uns ralliant Macron (A Madelin, M de Sarnez, X Chinaud, R Dutreil, etc), les autres soutenant Fillon (JP Raffarin, A Méaux, JJ et M Descamps, A. Poniatowski, G Longuet, etc) d’autres, nombreux, hésitant encore entre les deux. J’en tire une conclusion qui va énerver tout le monde : Macron et Fillon, sur le fond, ne sont pas si éloignés que cela !

30/03/2017

Baroin, quoi qu'il arrive ?

francois-baroin.jpgFrançois Baroin sera donc notre prochain premier ministre. D'abord, si François Fillon gagne l’élection présidentielle, c'est quasiment acquis. Mais je vous vois sourire : à trois semaines du premier tour, ce n'est pas l'hypothèse ! C’est plutôt Emmanuel Macron, le favori ! Et alors ? Vu que le jeune et sémillant président Macron ne parviendra pas à constituer une majorité parlementaire lors des législatives de juin, attendu que celles-ci seront très probablement remportées par Les Républicains alliés à l’UDI, je conclus qu'il y aura probablement cohabitation relative ou absolue (comme en 1993 et 1997). Et puisque Fillon, battu, se sera retiré de la vie politique, coucou, c’est Baroin qui sortira du chapeau et dirigera le gouvernement ! Cqfd !

26/03/2017

Le livre qui faillit devenir un best-seller

Livre-Hassoux.jpgDans cette campagne sinistre, il y a parfois de vrais bons gags. Ainsi jeudi soir, quand François Fillon cite le livre Bienvenue Place Beauvau (édité chez Robert Laffont) pour expliquer qu’il y a bien, autour de François Hollande, "une structure clandestine", "une mécanique complexe et redoutable" (je cite le livre) qui espionne, traque et déstabilise les ennemis politiques du président : à peine le livre est-il cité qu’un des trois auteurs, Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné, réagit aussitôt en niant avoir révélé quoi que ce soit, assurant n’être pas parvenu à prouver tout ça, etc. Bref, le livre est nul, il n’y a rien dedans, aucune révélation, inutile de l’acheter ! Rigolo, non ? Ils ont dû être contents, chez Robert Laffont !

25/03/2017

Christine Angot, ministre de la culture ?

Angot.jpgVu les réactions à la prestation de Christine Angot, jeudi soir, face à François Fillon ? Le candidat de la droite cherchait depuis des semaines à "relancer sa campagne". Cette dame en furie, mal élevée, totalement injuste et limite facho lui a permis de le faire ! Par ses insultes gratuites, par son discours incohérent, par sa violence infantile, elle a donné à Fillon l’opportunité de commencer sa remontée dans les sondages – à elle seule, à première vue, elle lui a permis de récupérer 2 à 3 % des intentions de vote. Si Fillon devient président de la République, ce sera en partie grâce à Christine Angot. Mais, allez savoir pourquoi, il n’est pas sûr que Fillon lui offre, en retour, le ministère de la culture…

22/03/2017

Un scénario machiavélique

fillon.jpgComme dans un polar, on retient son souffle. D’un côté, plus l’échéance présidentielle se rapproche et plus François Fillon apparaît, qu’on l’aime ou non, comme le candidat qui tient le mieux la route sur les grands sujets (diplomatie, sécurité, dette, chômage, social) et qui offre la meilleure garantie de stabilité politique après les législatives. De l’autre, plus le Fillon bashing s’amplifie, sature la campagne et étouffe le débat de fond, plus les "révélations" de presse s’accélèrent, plus les juges "élargissent" leurs investigations à grand renfort de tamtam ! Que va-t-il rester de Fillon dans un mois ? Machiavélique, le scénario ! Insoutenable, le suspense ! J’ajoute, vite fait, excusez-moi : totalement occulté, l’intérêt de la France !

19/03/2017

Explosée, la droite ?

fillon-et-juppe.jpgExplosée, la droite ? Oui, et alors ? La droite serait-elle plus divisée au temps de Juppé et Fillon qu’à l’époque de Thiers et Lamennais, Boulanger et Pétain, Maurras et Tardieu, de Gaulle et Pinay, Bayrou et Sarkozy ? Depuis la fameuse distinction réalisée à Versailles le 28 août 1789, la droite a regroupé d’abord les ennemis de la Révolution (jusqu’à la monarchie de Juillet), puis les gens hostiles à la République (jusqu’en 1914), puis les adversaires du socialisme (jusqu’à nos jours). Mais depuis que la gauche moderne, de Fabius à Macron, s’est ralliée à l’entreprise, à la nation et à la sécurité, il est clair que la droite a perdu, forcément, de sa cohérence. Car elle n'existe, en vrai, qu'en s'opposant à la gauche !

 

10:12 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : droite, gauche, fillon, juppé, lr |  Facebook | | Lien permanent