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05/12/2018

Le visage de la France

Dessin-Valott.jpgLe visage qu’offre la France au reste du monde est très amoché. Scènes de guérilla dans la ville présumée la plus touristique du monde. Incapacité, pour les "gilets jaunes", au bout de trois semaines, de se doter du moindre porte-parole. Démagogie honteuse des partis d’opposition tous d’accord pour creuser la dette abyssale du pays. Irresponsabilité à peu près générale face au risque avéré de morts dans les manifs de samedi à Paris. Complaisance coupable des médias, sauf rares exceptions, face aux viols de la démocratie. Il est loin, déjà, le temps des gentils "gilets jaunes" en train de se griller des merguez sur les ronds-points !

02/12/2018

Il y a douze jours déjà...

gilets-jaunes.jpgJe me sentais un peu seul, le 19 novembre, en écrivant ici même : "Toute jacquerie est un retour en arrière. Un monde politique civilisé se reconnaît à quelques principes clairs, où le peuple délègue son pouvoir souverain à des représentants élus au suffrage universel et pour une durée précise. Le droit de manifester fait partie de ces principes. Mais si des petits groupes s’arrogent ce droit en dehors de toute règle, alors on passe insensiblement de la démocratie à l’anarchie." Douze jours plus tard (!), à entendre ce qui se dit dans les médias et sur place, on dirait que la raison a repris un peu, un tout petit peu de terrain…

 

30/11/2018

Fin de la démocratie "représentative" ?

Révolutiongilets-jaunes.jpgNos aïeux ont mis deux siècles pour nous léguer, non sans mal, une "démocratie représentative", seul moyen civilisé de régler les problèmes d’un peuple sans prendre les armes les uns contre les autres. Les "gilets jaunes", à les entendre interviewés sur toutes les chaînes de télé, ignorent tout de la République. Eux-mêmes, au bout de quinze jours, n’ont toujours pas été capables de se doter de représentants chargés, simplement, d’exprimer leurs revendications ce que leurs prédécesseurs avaient su faire en 1968, 1958, 1945, 1907, 1870, 1848, comme en 1830 ou en 1789. Avouerai-je que ce retour à la préhistoire ne me rend pas optimiste ?

19/11/2018

De la démocratie à l'anarchie...

gilets.jpgToute jacquerie est un retour en arrière. Un monde politique civilisé se reconnaît à quelques principes clairs, où le peuple délègue son pouvoir souverain à des représentants élus au suffrage universel et pour une durée précise. Le droit de manifester fait partie de ces principes. Mais si des petits groupes s’arrogent ce droit en dehors de toute règle (au point de prétendre défendre les automobilistes en bloquant la circulation, ce qui est assez original), alors on passe insensiblement de la démocratie à l’anarchie. Voilà, ça, c’est le b-a ba. Merci de votre attention. Vous pouvez recommencer à hurler des slogans et à brûler des pneus…

10/11/2018

La politique, c'est simple...

M-LP.jpgChaque jour le confirme. En politique, il n’y a que deux options fondamentales, existentielles, civilisationnelles : ou bien vous respectez celui qui ne partage pas vos idées, et vous cherchez le compromis avec lui ; ou bien vous faites tout pour le faire taire et, si vous parvenez au pouvoir, vous l’éliminez fissa. C’est le seul critère qui permette de nuancer, d’orienter ou de corriger les choix partisans dus à la culture familiale, l’intérêt personnel, la posture médiatique, etc. C’est la seule façon de distinguer un démocrate d’un dictateur en puissance qu’il soit facho, bolcho, populo ou mégalo. Vous voulez des noms ?

29/10/2018

Et maintenant, le Brésil...

jair_bolsonaro.jpgIl y a comme une fatalité à voir accéder à la tête des Etats-Unis, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Autriche, de l’Italie, du Brésil, des hommes qui n’ont pas notre conception de la politique des hommes qui ignorent l’histoire, occultent la culture et se fichent du reste du monde. A chaque fois, nos médias unanimes expriment une sidération hautaine envers tous ces "populistes" méprisables, avant de redonner très vite la parole à ceux qui, chez nous, passent leur temps à taper sur le pouvoir en place… en ignorant l’histoire, en occultant la culture et en se fichant du reste du monde !

28/09/2018

La dictature à pas feutrés

dicateurs.jpgLa France en marche vers la dictature ? Vous plaisantez ? Pas quand on entend une ancienne ministre socialiste proposer, sans rire, d’interdire la clause de conscience pour les médecins (pour forcer tout le corps médical, sans exception, à pratiquer des avortements). Par quand une ancienne journaliste, sérieusement, exige d’interdire à la télé et à la radio un autre journaliste… dont les idées ne lui plaisent pas ! Pas quand certaines féministes voulaient, il y a quelques mois, priver de présomption d’innocence des personnalités accusées de harcèlement sexuel. Et on condamne la Hongrie de Orban ! Et on critique la Russie de Poutine !

13/09/2018

Europe : quand on touche à l'essentiel...

Orban.jpgSans doute fallait-il sanctionner la Hongrie pour s'être écartée des principes fondamentaux de l’Union européenne. Mais attention ! En France, de nombreuses voix s’élèvent pour en finir avec l’objection de conscience des médecins (à propos de l’avortement) et d’autres, non moins nombreuses, pour passer outre à la présomption d’innocence (à propos du harcèlement sexuel), ou pour prôner l’introduction dans nos lois du droit de tuer (à propos de l’euthanasie), ou pour légaliser le commerce du vivant (dans le cas de la GPA) : autant d’évolutions sociétales qui touchent à l'essentiel et qui mériteraient qu’on y réfléchisse à deux fois…

23/07/2018

Une affaire d'Etat, vraiment ? (suite)

Alexandre-Benalla.jpgSuite de mon blog d’hier. En quoi la démocratie est-elle menacée par l’emballement politicien qui voudrait faire du pataquès Benalla une véritable affaire d’Etat ? En cela que la démocratie d’opinion, qui privilégie toujours l'émotion sur la raison, risque de prendre le pas, une fois de plus, sur la démocratie représentative - laquelle consiste à confier légalement le pouvoir d’Etat à un représentant du peuple, pour une période donnée. Exiger la vérité sur l’affaire Benalla, oui, bien sûr. Mais réclamer la tête de Macron tous les jours, du matin au soir, pour un oui ou pour un non, ce n’est pas rendre service à la République.

29/06/2018

Une obstination incompréhensible

picture.jpgAmis ruraux, 96 % d’entre vous sont hostiles à la généralisation des 80 km/h dans vos territoires ? Eh bien, taisez-vous ! Ils savent mieux que vous, à Paris, ce qui va dans le sens du progrès, ce qui va améliorer vos vies ! Franchement, l’obstination du pouvoir dans cette affaire est incompréhensible. Macron ne voit-il pas qu’il perd un crédit précieux, à un moment difficile, auprès de la France profonde, celle qui fait les majorités ? Ne comprend-il pas que nous, les ruraux, les bouseux, les pas finis, les sous-hommes, les nouilles sous le gratin, à force de nous voir imposer des règles et des normes qui ne tiennent pas compte de la vie réelle, nous allons finir par nous escagasser ?

27/05/2018

Menaces sur la démocratie

Turcs.jpgC’est à ces petits faits qu’on mesure les nouvelles menaces qui pèsent sur nos démocraties, notamment sur leur pilier principal : la liberté d’expression. Vendredi, des membres de la communauté turque de la région d’Avignon ont exigé, par la force, le retrait de la cover du "Point" sur un kiosque à journaux du Pontet (la cover, qui porte sur le président Erdogan, est titrée "Le Dictateur"). Il a fallu faire appel aux gendarmes pour remettre la cover en place. Question : les auteurs de cette action terroriste – qui, à elle seule, confirme que leur maître à penser est bien un dictateur – seront-ils poursuivis, jugés, condamnés, expulsés ? Ou faut-il s’attendre à ce que les attentats de ce genre se multiplient ?

16/05/2018

Un jugement "exemplaire" ?

jerome-cahuzac.jpgJe n’ai aucune aversion personnelle pour Jérôme Cahuzac, je comprends sa peur de la prison et je ne veux pas la mort du pécheur. Mais tous ces titres sur le fait que l’ancien ministre "devrait échapper à l'incarcération" me troublent. Car Cahuzac est une sorte de symbole. Il est l’incarnation de ces personnalités riches et puissantes protégées par leurs relations – tel avocat réputé, tel psychiatre connu – qui se considèrent au-dessus du suffrage, des petites gens, des lois, du civisme, de la République, du peuple. Que sa peine soit ostensiblement et minutieusement calculée de façon à lui éviter quelques mois de prison ferme, ce n’est pas bon pour le pays.

19/12/2017

Le Brexit, une belle leçon !

71x2a7z0uRL__SY524_.jpgL’affaire du Brexit tourne au cauchemar pour les Britanniques, qui sont de plus en plus nombreux à regretter leur vote du 23 juin 2016. Chacun se rappelle avec amertume ce référendum en fanfare où les arguments des souverainistes, notamment ceux de l’UKIP (le FN britannique), volaient bas. Il n’y a d’ailleurs plus personne, à Londres, pour les assumer ! Mensonges, trucages, insultes, populisme, simplisme et démagogie : le Royaume Uni a fait la démonstration que la démocratie directe, quand elle tourne à la castagne, peut mener aux pires catastrophes politiques. Ce serait bien de garder en tête cet exemple navrant…

12/07/2017

Quels pouvoirs intermédaires ?

Mao-Macron.jpgA la veille des vacances d’été, on commence à mesurer le nouveau risque qui pèse sur notre démocratie : un président tout puissant, un Parlement aux ordres, des partis d’opposition en déconfiture, une presse décrédibilisée, ce n’est pas bon pour le pays. Certes, si le président reste lucide et si le taux du crédit reste faible, on continuera à se rassurer en enfilant des polémiques insignifiantes. Mais si le président ne se sent plus (hypothèse évidemment théorique), ou si une vraie crise financière éclate (hypothèse beaucoup plus réaliste), nul ne sait comment fonctionneront les pouvoirs intermédiaires, seuls capables d’éviter la dictature ou l’anarchie…

19/06/2017

On passe à autre chose ?

panneau.jpgIl était temps que cette période électorale se termine. Le taux d’abstention laisse d’ailleurs penser que des millions de gens se sont lassés de cet interminable délire collectif où l’on a pulvérisé les indices de violence verbale, de haines recuites, de mauvaise foi systématique et d’arguments imbéciles. La démocratie, c’est souvent violent, injuste et déprimant, mais voilà : on n’a pas trouvé de meilleure méthode pour désigner les responsables publics depuis le poison, la dague et les chars ! Alors il faut faire avec. Mais si les médias pouvaient désormais nous parler davantage de voyages, d’histoire, de philosophie, de bricolage, de livres… de la vraie vie, quoi !.

04/02/2017

Politiques, journalistes, tous pourris ?

penelope.jpgIl ne faut pas être grand clerc pour constater, à trois mois des présidentielles, l’inquiétante dégradation de la confiance des Français envers leur classe politique. Mais il y a pire encore : c’est la dramatique défiance des mêmes Français envers leurs médias ! Je renvoie au terrifiant sondage de La Croix d’hier, qui révèle, par exemple, que 67 % des gens pensent sérieusement que les journalistes sont dépendants du pouvoir politique ! Ce chiffre insensé est parfaitement inexact, bien sûr, mais il est révélateur du malaise qui plombe notre démocratie. Or, à coup sûr, l’affaire Fillon va encore aggraver cette double défiance vis-à-vis des politiques et des médias. Sale temps pour la démocratie.

 

17/01/2017

Une immense cour de récréation

politique.jpgLa France en crise ? Allons donc ! Avez-vous tenté de calculer ce que coûte à la collectivité publique l’incroyable activité politique, politicienne, partisane et électorale de notre vieille république ? Les assemblées parlementaires (et leurs chaînes de télé), l’excessif mille-feuille représentatif, le coût des élections nationales et locales, parfois un congrès ou un référendum, l’argent public destiné aux partis politiques, les indemnités des élus (pensez aux 36.000 maires et à leurs cent mille adjoints), les salaires des fonctionnaires affectés aux administrations en charge de tout cela, et tous les à-côtés qui font de la France une immense cour de récréation démocratique ! 

10/11/2016

La leçon américaine

maire.jpgLa leçon à tirer de l’élection de Trump, au fond, est simplissime. Les gens, aujourd’hui, n’en peuvent plus de l’impéritie des hommes politiques qui passent leur vie dans les médias pour faire le buzz, et dont l'objectif principal est de se faire réélire afin de ne pas perdre les avantages liés à leur fonction. Ces dirigeants-là, de gauche ou de droite, ont-ils été capables de résorber le chômage, de juguler la désertification médicale, de sauvegarder une industrie de qualité, d’assurer une énergie pas chère, de restaurer le dialogue social, d’assurer une bonne éducation des enfants, de permettre aux paysans de vivre de leur travail ? Non ? Eh bien, élisons-en d’autres ! Dure leçon.

12/10/2016

Haro sur les élites !

elites.jpgEn appeler au "peuple" contre les "élites", comme le font quotidiennement Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, est un argument électoral vieux comme le monde. Un argument fallacieux car il n’y a pas de démocratie sans élites : le régime représentatif, c’est le peuple qui confie librement à ses élites la gestion de ses intérêts ! Le problème, c’est de savoir qui sont les élites aujourd’hui. Les élus discrédités ? Les patrons mondialisés ? Les bobos déconnectés ? Les intellectuels marginalisés ? Ou bien les Cyril Hanouna, Laurent Ruquier et autres élites médiatiques vénérées par un peuple revenu de tout le reste ?

13/07/2016

Le temps des irresponsables

cameron.jpgLe débat sur les "élites" européennes pose la question la plus cruciale pour nos régimes démocratiques, celle de la confiance des peuples envers leurs gouvernants. Sur ce plan, on a le droit d’être pessimiste. Que penser de David Cameron, l’un des dirigeants les plus brillants de sa génération, qui s’est planté sur l’Europe pour de minables calculs électoralistes ? De Tony Blair, son populaire prédécesseur, convaincu d’avoir été tragiquement incompétent sur la guerre en Irak ? Ou de José Manuel Baroso, ex-espoir politique du Portugal, qui dirigeait encore l’Europe en 2014, et qui se laisse acheter, toute honte bue, par la banque Goldman Sachs ? Si ces gens-là s’avèrent à ce point irresponsables, alors vous pensez, les autres !