Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2018

Jupiter empêtré

Jupiter.jpgQu’est-ce qu’il lui prend, à Macron ? Lui qui incarne plutôt bien le régime "semi-présidentiel" que le général de Gaulle a laissé à la France, pourquoi n’a-t-il pas laissé son Premier ministre hésiter publiquement sur le lancement de la réforme fiscale avant de lui donner le feu vert ? Pourquoi a-t-il géré directement, à la place d’Edouard Philippe, un mini-remaniement qui ne casse pas trois pattes à un canard ? Un président, ça préside, et ça laisse le gouvernement gouverner - sauf à se prendre, sans amortisseur, tous les soubresauts de la vie politique. Jupiter, au ras des pâquerettes, n'impressionne plus personne !

22:27 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : jupiter, macron, président |  Facebook | | Lien permanent

24/07/2018

Un président intouchable ?

macron.jpgAu-delà des rebondissements croquignolesques de l'affaire Benalla, je continue de penser que le général de Gaulle a eu raison, en 1962, de rendre le président de la République quasiment intouchable. Imaginons qu’aujourd’hui, face à Trump, à Poutine, au risque nucléaire, à l’instabilité du monde musulman, à la question des migrants et à la désintégration de l’Europe, un premier ministre de consensus, genre Collomb ou Larcher, doive négocier chaque prise de position française avec Mélenchon, Bayrou et Wauquiez ! Alors évidemment, du coup, c’est sûr, quand on élit un président intouchable, il vaut mieux réfléchir avant de voter…

17/04/2018

"Monsieur le Président..."

jean-jacques-bourdin-et-edwy-plenel.jpgIl y a des sujets plus graves, mais je reviens sur le hourvari provoqué par la désinvolture des journalistes Bourdin et Plenel qui ont volontairement appelé le chef de l’Etat "Emmanuel Macron" toute la soirée de dimanche sur BFM-TV. Beaucoup de Français ont été choqués par cette impolitesse tactique (pour l’un) et idéologique (pour l’autre). Dans mon coin de Bourgogne, le plus anti-Macron des prolétaires appellera "Monsieur le Président", s’il le croise, l’homme que le suffrage universel a placé à la tête de l’Etat : élu par le peuple, il incarne la République pendant le temps de son mandat. Et la République, aujourd'hui plus que jamais, ça se respecte !

09:34 Publié dans Blog | Commentaires (4) | Tags : roi, macron, plenel, président |  Facebook | | Lien permanent

16/10/2012

Cumul : Hollande impuissant

 Holl-Ayr.jpgUn président sans autorité ? La triste farce du non-cumul des mandats en est devenue le symbole aveuglant, emblématique ! Les parlementaires "cumulards" ont déjà enfreint la règle décrétée par le PS en 2010, méprisé le vote massif des militants socialistes en 2011, violé leur propre engagement aux sénatoriales de 2011 et aux législatives de 2012, ils ont superbement ignoré l’échéance qui les obligeait le 1er octobre, ils viennent de gagner encore un an en repoussant toute réforme en 2013 : pourquoi voudriez-vous qu’ils cèdent à Hollande avant les campagnes locales de 2014 et 2015 ? Allez, on verra tout cela en 2017 !

 

11/07/2012

Le pouvoir sans l'autorité

 portraitHollande.jpgC’est quand même embêtant qu’un président qui a tous les pouvoirs – davantage que tous ses prédécesseurs, de Gaulle compris – ait aussi peu d’autorité réelle : François Hollande soutient Ségolène Royal à La Rochelle, le PS local le désavoue ; il veut Marylise Lebranchu au perchoir, il hérite de Claude Bartolone ; il veut une majorité plurielle, le Front de gauche préfère passer à l’opposition ; il veut limiter le cumul des mandats, les sénateurs lui font un bras d’honneur ; il veut limiter le prix du gaz, le Conseil d’Etat lui explique que ce n’est pas lui qui décide. Il a prise sur quoi, le président, en réalité ?


26/03/2007

Les pouvoirs du président

La tendance, depuis quelques jours, est à la VIème République. D’Arnaud Montebourg à François Bayrou, sans parler de tous les petits candidats gauchistes, c’est à celui qui dénoncera avec le plus de virulence le pouvoir exorbitant accordé au président de la République par la Constitution de la Vème. C’est curieux : plus on se dit républicain, et plus on veut transformer le chef de l’Etat en reine d’Angleterre !
Il y a quand même une nuance : Ségolène Royal, par exemple, veut instaurer la VIè République, mais sans aller jusqu’à donner tout le pouvoir au premier ministre. Au fond, grosso modo, moins le candidat a de chances de devenir président, plus il veut réduire les pouvoirs de celui-ci !