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24/09/2013

La France est un étrange pays...

 sephora.jpgLa plus belle avenue du monde attire les touristes friqués de toute la planète ? On y oblige les magasins à fermer le soir et le dimanche ! (Les commerçants londoniens rigolent) La France produit les meilleurs vins du monde ? On limite la consommation et la vente du vin par tous les moyens légaux ! (Les viticulteurs australiens se marrent) Le nouveau statut d’auto-entrepreneur dynamise réellement l’économie ? Le nouveau gouvernement s’empresse de le démonter ! (Les plombiers polonais s'esclaffent) La France produit elle-même son électricité grâce au nucléaire ? On milite pour fermer les centrales ! (Les fabricants allemands d’éoliennes hurlent de rire) La France est un étrange pays...   

26/10/2010

Silence, on coule !

 

livre_ouvert.jpgA cause de la "journée d’action" du 6 novembre, le salon du livre régional de Lyon, "Place aux livres", a été annulé. Ce salon annuel est un rendez-vous important pour les petites maisons d’édition comme la mienne. Cette très mauvaise nouvelle s’ajoute à la paralysie de nos livraisons en région Bourgogne, au report de tous nos contacts nationaux depuis plusieurs semaines, etc. Les responsables de la CGT, de la CFDT et de FO s’en contrefoutent, on l’a compris. Ceux du PS aussi, hélas. Mais si les journalistes parisiens, au moins, voulaient faire l’effort de comprendre les mille et un désastres que toutes ces grèves causent sur le terrain, dans la vraie vie – par exemple dans le secteur du livre, de l’édition et de la culture !

17/08/2010

Sale été pour les pdg

Sale été pour les grands patrons ! En juillet, le pdg de BP, Tony Hayward, responsable de la plus grande marée noire du siècle, a été viré : il partira avec 1,2 million d’euros d’indemnités et 13,5 millions d'euros de droits de retraite. En août, le patron d’Hewlett-Packard, Mark Hurd, a été débarqué pour "harcèlement sexuel et notes de frais abusives" : il part avec 28 millions de dollars d’indemnités, dont 16 millions en actions. Que voilà des gens durement sanctionnés ! Ne faudrait-il pas monter une ONG pour soutenir ces malheureux après de tels déboires ? Pensez au patron de LehmanBrothers, Richard Fuld, auteur de la plus grande faillite de l’histoire moderne, condamné à gérer tout seul, désormais, son patrimoine immobilier personnel, à peine supérieur à 100 millions de dollars !

18/05/2010

Les Français n'ont pas confiance

D’après Le Monde, 77 % des Français n’ont pas confiance dans l’économie. Quand on entend à la télé et à la radio les "spécialistes" incapables de dire si l’euro est une bonne ou une mauvaise chose ; quand on n’arrive plus à compter le nombre de zéros de la dette qui pèse sur les épaules de nos enfants ; quand on voit dans quels tourbillons de milliards d’euros précaires s’inscrivent les centaines d’euros de nos futures retraites ; quand on comprend qu’un seul spéculateur américain ou chinois pèse davantage sur les marchés que le travail de toutes les industries françaises ; quand les dirigeants politiques, de droite comme de gauche, paraissent tellement largués par la réalité économique… Eh bien, on trouve que 77 %, c’est bien peu !

03/10/2009

Un cumulard hors normes

C’est donc Henri Proglio qui va devenir pdg d’EDF, 160 000 salariés, n° 2 mondial sur le créneau de l’énergie derrière le russe Gazprom. Le nouveau promu y met une petite condition, un détail, un caprice : rester président du conseil de surveillance de la multinationale Veolia, ex-CGE, ex-Vivendi, leader mondial sur son créneau, qui occupe 330.000 salariés. Proglio étant, à l’évidence, un surhomme, je me permets respectueusement de conseiller à Sarkozy de lui confier, en même temps, les rênes de la SNCF, les commandes de la RATP, la présidence de la BNP, la tutelle de Renault et de Peugeot, la direction de France Télévision et le redressement d’Air France. Je lui aurais bien délégué, pour ma part, la direction des Editions de Bourgogne, mais c’est un vrai boulot : aura-t-il le temps d’y consacrer toute son énergie ?

09/08/2009

Les stagiaires d'Attali

 Vous vous rappelez mon dicton britannique du mois dernier ? "L'information, c'est ce que l'on ne veut pas que vous imprimiez. Le reste, c'est de la communication". Bel exemple fourni cette semaine par le site Rue89. Président de PlaNet Finance, Jacques Attali recrute des collaborateurs : de préférence en 4è ou 5è année de Sciences Po, et, bien sûr, parfaitement bilingues. Il paie ses stagiaires… 400 euros par mois. Non mais, ho, ces jeunes-là, ils travailleraient pour Attali et en plus, ils voudraient être payés ? Jacques Attali, c’est l’homme qui critiquait, dans son célèbre rapport, les entreprises "qui recourent de façon récurrente aux stagiaires pour occuper des postes de travail, au lieu de recruter des jeunes de façon pérenne". Faites ce que je dis...

04/06/2009

Le temps des cerises

Cerises09.JPGC'est un vrai événement dans l'Yonne, qui en produit beaucoup : 2009 est une année "à cerises". Rarement les cerises ont été aussi belles qu'en ce printemps. On les admire, on les cueille, on les offre, on les mange, on en fait des tartes. On se régale et on en oublie la crise. Crise, cerise : une lettre de plus, un "e" minuscule et subreptice, un rien, et toute la vie prend des couleurs. En attendant les groseilles, puis les prunes, puis les poires, puis les pommes... Une question, quand même : pourquoi, alors que jardins et vergers regorgent de cerises rouges, croquantes et sucrées, les magasins du cru vendent-ils de mauvaises cerises à 4,5 euros le kilo ?

01/04/2009

La crise, une surprise ?

Une surprise, la crise financière que le G20 tente de juguler ? En 1998, le prix Nobel français Maurice Allais avertissait : "Sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie par le crédit est certainement le “cancer” qui ronge irrémédiablement les économies de marché de propriété privée". Selon lui, le "développement hyperbolique du crédit et de l’endettement" ainsi que le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme semaient dans l’économie les germes d’une crise majeure. Allais s’inquiétait déjà de ce que "les bourses soient devenues de véritables casinos, où se jouent de gigantesques parties de poker", et proposait une réforme du système du crédit et de la régulation bancaire et financière mondiale. Il faut croire qu'il ne passait pas dans les médias…

16/03/2009

Sunday is closed

Non au travail du dimanche ! Les employés de certains parkings Vinci, à Paris, peuvent être tranquilles. Ils ne travaillent plus le dimanche. Mais, comme c’est curieux, pas les clients. Samedi soir, j’avais laissé ma voiture au parking Courcelles, dans le XVIIè arrondissement. Dimanche matin, surprise : le parking est fermé. Il n’y a personne. Et pour ceux qui parviennent à rejoindre leur voiture, le ticket ne fonctionne pas. Scène terrifiante : une douzaine d’automobilistes bloqués au fond d’un parking désert, soumis aux caprices d’une voix énervée sortant d’un petit haut-parleur ! Les plus déterminés sont prêts à forcer les portes d’entrée si on ne vient pas les tirer de là. Après quinze minutes de panique, une barrière se lève, mettant fin au cauchemar. Et si une voiture avait brûlé ? Vinci vous souhaite un bon dimanche.

27/02/2009

La crise ! La crise ! La crise !

Mes confrères, à la télé, sont formels : la crise est là, effrayante, dévastatrice. De ma fenêtre, j’observe que l’autoroute A6 est totalement saturée de voitures pleines de familles revenant des sports d’hiver. Que les magasins, du côté de chez moi, ne désemplissent pas, et que les artisans travaillent à plein régime. Ma boulangère est partie en vacances à Singapour. Je lis que la vente de la collection personnelle Bergé-Saint-Laurent s’est très bien passée (373 millions d’euros). Certes, en zone industrielle, des boîtes ferment : à Auxerre, à Sens, on observe une augmentation sensible du nombre des demandeurs d’emploi, qui sont tous, évidemment, indemnisés. Cela s’appelle une hausse du chômage. Mais où est l’apocalypse dont on rebat les oreilles ?

17/12/2008

Une carambouille révélatrice

L’affaire Madoff est tragiquement révélatrice. Non pas parce qu’elle nous apprenne, comme l’a dit Strauss-Kahn au FMI, qu’il y a des voleurs en ce bas monde ! Mais parce qu’on mesure, à cette occasion, l’incompétence de la police financière et l’irresponsabilité des grands banquiers. Comment les experts de la SEC, l’autorité boursière américaine, n’ont-il rien vu de ces 50 milliards de dollars (excusez du peu) envolés en carambouille ? Comment les dirigeants de Santander, Medici, Fortis, Natixis ou de la BNP ne se sont pas posé de questions sur le moyen qu’avait trouvé leur ami Bernard Madoff, ex-patron du Nasdaq, de leur verser des intérêts supérieurs de 4 % à ceux des autres institutions financières ? N’importe quel chef de rayon chez Carrefour aurait été viré pour moins que cela !

20/11/2008

C'est quoi, une entreprise ?

Terrifiante, l’enquête de la Fnege publiée dans Les Echos sur ce que les Français connaissent de leur environnement économique, et notamment de l’entreprise ! Quelques exemples : 82 % des personnes interrogées minimisent le rôle de l’entreprise dans la création de la richesse nationale ; 57 % croient qu’un PDG est désigné par ses administrateurs ; 65 % ne savent pas que le coût d’un employé pour l’entreprise est le double de son salaire ; 32 % confondent le chiffre d’affaire et le bénéfice ; etc. Après, on s’étonne d’entendre tant de bêtises à la télé ou dans les manifs ! Il n’y aurait pas une révolution à faire du côté de l’école ? Et des médias ?

19/11/2008

La crise arrive

Chez moi, en Puisaye, on serre les fesses. Insidieusement, la crise se rapproche. Un peu comme la peste au moyen âge. Il suffit d’ouvrir les oreilles en traversant mon chef lieu. A la banque, on me dit que l’activité a très fortement diminué dans le canton. Ici, 104 licenciements dans une boîte moyenne. Là, deux fermetures de magasins. Il n’y aura bientôt plus aucun hôtel en milieu rural. Au café, le patron explique que les gens ne viennent plus prendre l’apéro. Tel restau d'un village voisin ne tient qu'en payant au black. Sur le marché de Charny, les clémentines à 5,60 euros n’intéressent plus que les bobos en week-end. Le Netto, en revanche, voit sa clientèle augmenter. Des petits riens. Si la tendance se confirme, l’hiver risque d’être rude, et l’année 2009 plus dure encore…

06/10/2008

Des sous pour ma banque !

Quoi de plus agaçant que de voir mes impots servir à renflouer des banquiers qui ont mal fait le boulot pour lequel ils se paient au delà du raisonnable ? Quoi de plus risible que de voir tous ces Etats libéraux sauver les banques privées à coup d'argent public ? Et pourtant, le seul moyen d'éviter le blocage de l'économie est d'empecher le gel des liquidités qui la font marcher. Les politiques sont piégés. Les banquiers sont peinards. J'adore cette citation du premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker dans une interview à la Croix de ce week end : "J'ai pour le métier de banquier exactement la meme considération que les banquiers ont pour le mien, c'est-a-dire proche de zéro".

20/09/2008

Des cracks face au krach

La crise financière internationale, qui pèse sur notre économie comme un gros orage qui menace d’éclater, est un sacré révélateur de la fragilité du politique. Au moment où la Maison Blanche injecte 1 700 milliards de dollars d’argent public (!) pour soutenir l’activité des banques privées, les échanges d’arguments simplistes entre McCain et Obama font froid dans le dos. Et chez nous, où l’on croit toujours que la gauche ferait mieux que la droite, et réciproquement ? Franchement, combien de candidats ou sous-candidats à la direction du PS seraient capables de piloter le pays en cas de krach général ? Combien de candidats aux sénatoriales, demain, comprennent quoi que ce soit à l’économie ? Or, dans cette partie qui les dépasse, c’est bien notre avenir de citoyens qui se joue !

30/05/2008

Un livre a un prix

Profitant du vent de réformes tous azimuts, y a un lobby qui pousse ses pions, cette semaine, pour tenter d'abroger l’un des rares dispositifs économiques faisant, jusqu'à présent, l’unanimité à droite et à gauche : la loi Lang, qui veut qu’un livre soit vendu à son prix, tant dans les librairies que dans les hypermarchés ou sur internet. Permettre aux gros distributeurs (Amazone, Alapage, etc) de casser les prix des livres, c’est condamner à mort les libraires indépendants et les petits éditeurs. Si le député qui relaie cette idée à l’Assemblée avait consulté les gens du métier, il l’aurait assez vite admis, car tous les professionnels sont d’accord, tous ! A moins qu’il ne considère que les libraires et les éditeurs font partie d’une société dépassée, archaïque, allez hop, à la trappe ! Au pilon ! Pour se cultiver, y a la télé !

29/01/2008

Des nouvelles de ma banque

Dans ma boîte à lettres, entre deux journaux bourrés d’infos sur les récentes facéties des grandes banques (panique due aux subprimes et affaire Jérôme Kerviel), une missive de mon banquier à moi. Des explications ? Des excuses ? Une prime d’affolement ? Que nenni. L’annonce qu’à compter du 16 mai prochain, si un de mes chèques leur arrive non provisionné, il m’en coûtera 30 euros de pénalité si le chèque est inférieur à 50 euros et (allez savoir pourquoi) 50 euros pour une somme supérieure. Pour 5 milliards, ils ne disent pas. Mais ils me compteront, dans tous les cas, 15 euros de "frais de lettre d’information", ce qui confirme l’impression générale quant à la compétence des banquiers : ils sont vraiment les seuls à croire qu’une simple lettre s’affranchit à 15 euros !