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29/10/2010

"Entre 560.000 et 2 millions"

manifestation-retraite.jpgMais bon sang de bois, comment un journaliste digne de ce nom peut-il encore expliquer que la journée d’action d’hier a rassemblé "entre 560.000 et 2 millions de manifestants" ? D’abord, cette imprécision est ridicule. Ensuite, elle occulte tous les tests effectués cet automne (par Médiapart, France Soir, AFP de Marseille, etc) qui ont révélé que la réalité est toujours inférieure au chiffre de la police. En Bourgogne, deux journalistes du Bien Public ont fait la même expérience à Dijon le 12 octobre : 9.000 manifestants selon les syndicats, 7.500 selon la police et… respectivement 6.500 et 6.600 pour les deux confrères. Est-ce que cela n’explique pas, justement l’échec de cette mobilisation "populaire" qui n’était, au fond, que "partisane" ?

22/09/2010

Gonflés, les cheminots !

train.jpg"Si on commence à utiliser la fiscalité pour payer les retraites…" Jean-Louis Borloo, l’autre jour, a rappelé que ce serait la fin des haricots. Et pourtant, c’est bien ce qui se passe : comme toutes les assemblées régionales, le conseil régional de Bourgogne a réservé 5 millions d’euros dans son budget 2011 – sur mes impôts, donc – pour financer les régimes spéciaux des cheminots bourguignons, au titre des TER dont il a la compétence. C’est anormal, scandaleux, injuste, et cela justifie la colère des braves gens quand les bénéficiaires de cet étonnant système bloquent les TER en Bourgogne pour… s’opposer à la réforme des retraites ! Gonflés, les cheminots !

08/09/2010

S'il n'y avait pas de chômage...

manifestation.jpgSur 60 millions de Français, 2 millions ont manifesté, mardi, sans qu’on sache bien pourquoi. Les grands chefs syndicalistes et les caciques de l’opposition prétendent – c’est leur job – que c’est contre la réforme des retraites. Mais faites votre propre sondage, autour de vous : les gens ne savent pas quels sont excatement les mesures en discussion (le sujet est très complexe) : en réalité, une toute petite minorité très politisée exige le "retrait" de la réforme. En revanche, la plupart sont mécontents, et veulent exprimer leur désarroi, voire leur colère "contre Sarkozy". Mais c’est la situation économique qui fait problème : s’il n’y avait pas de chômage, la réforme des retraites passerait toute seule, et Sarkozy ne serait pas poussé vers... la retraite ! 

 

07/09/2010

Pourquoi la grève ?

drapeaurouge.JPGAu fond, tout le monde est d’accord, peu ou prou, avec des nuances, pour dire qu’on vit plus longtemps qu’avant, qu’il y a de moins en moins de jeunes actifs pour financer les retraites des vieux, et que faire passer l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans est le plus raisonnable moyen de sauver notre système de retraites par répartition. Chacun admet aussi qu’il faut tenir compte, dans l’opération, des métiers pénibles et des gens qui ont commencé à travailler très tôt. Tout le monde est d’accord, grosso modo, pour rétablir un peu d’équité dans cette affaire, notamment entre le secteur privé et le secteur public, mais qu’il ne faut pas faire cela trop vite, sauf à bloquer le pays par des grèves à répétition, ce qui n’est pas bon en période de crise. Reste à répondre à la question : pourquoi la grève ?

22/08/2010

Grèves, le retour !

Poing.jpgL’un des signes que les vacances sont terminées, c’est quand on annonce des grèves dans les transports publics. Premier round le 7 septembre : chacun a pu annuler ses rendez-vous, différer ses livraisons, reporter ses réunions, poser ses RTT, etc. Mais déjà, le syndicat FO prépare la prochaine "journée de grève interprofessionnelle", sans doute "avant la mi-octobre". On se demande bien pourquoi si tard. Je lis dans la presse que FO, cet été, a inondé les plages de tracts avec un slogan très simple : "Les vacances, c’est super, la retraite à 60 ans aussi !" Suggérons à Jean-Claude Mailly, le patron de FO, quelques slogans complémentaires : "Le beau temps, c’est chouette !", "Non, non, non à la maladie !", "Gratuité des fruits et légumes !" et "Exigeons l’interdiction des orages de grêle !"

24/06/2010

Les Bleus sont battus !

 

 

Sncf.jpgPires que les Bleus. Plus inciviques, plus suicidaires, plus honteux, plus inconscients, plus égoïstes que les footballeurs français, il y a… les cheminots français. Expliquez-moi pourquoi ils paralysent le trafic, ce jeudi, alors que leurs régimes spéciaux ne sont pas concernés par la réforme en discussion ? Pourquoi ils bloquent les TGV sinon pour gêner, punir, entraver, emmerder rageusement ceux qui essaient désespérément, dans un pays gravement malade, de bouger, de travailler, de sauver des emplois, de se rendre utiles à leurs contemporains ? Ceux qui, en plus, avec leurs impôts, continuent de financer les invraisemblables privilèges de ces messieurs de la Sncf, ce qui est un scandale bien plus grave, franchement, que le prix de la chambre de Rama Yade !

29/05/2010

En écoutant Boissonnat

Jean Boissonnat chez Dominique Souchier, c’est toujours un moment de fraîcheur intellectuelle. Je retiens quatre idées de son intervention de ce samedi matin : 1. « Si on n’avait pas l’euro, l’Europe se serait retrouvée avec le mark pour monnaie, et elle aurait explosé depuis longtemps ». 2. « Il y a six mois, tout le monde trouvait l’euro trop cher pour vendre des Airbus ou des TGV : maintenant l’euro est à son prix ». 3. « Les syndicats le savent très bien : l’âge réel du départ à la retraite, en France, est le plus bas au monde ! » 4. « On peut se demander si le principe d’un âge légal du départ en retraite, en soi, est une bonne chose. » Il y a quand même des experts, très rares, qui font avancer le schmilblic...

09/08/2009

Les stagiaires d'Attali

 Vous vous rappelez mon dicton britannique du mois dernier ? "L'information, c'est ce que l'on ne veut pas que vous imprimiez. Le reste, c'est de la communication". Bel exemple fourni cette semaine par le site Rue89. Président de PlaNet Finance, Jacques Attali recrute des collaborateurs : de préférence en 4è ou 5è année de Sciences Po, et, bien sûr, parfaitement bilingues. Il paie ses stagiaires… 400 euros par mois. Non mais, ho, ces jeunes-là, ils travailleraient pour Attali et en plus, ils voudraient être payés ? Jacques Attali, c’est l’homme qui critiquait, dans son célèbre rapport, les entreprises "qui recourent de façon récurrente aux stagiaires pour occuper des postes de travail, au lieu de recruter des jeunes de façon pérenne". Faites ce que je dis...

03/07/2009

Travailler, c'est trop dur...

Trois petits faits de la vie quotidienne, de ceux qu’on lit rarement dans les journaux. Passage au Pôle Emploi de Dijon, hier, pour une démarche urgente : le Pôle Emploi est fermé le jeudi. Le jeudi ! Les chômeurs doivent bien viser pour accomplir leurs formalités, surtout ceux qui habitent loin… Hier aussi, départ pour Paris à partir de la gare de Joigny : la gare n’ouvre qu’à 9h45. A 9h45 ! Il va falloir se dépêcher de prendre son billet avant la fermeture de midi ! Pourquoi ne pas carrément fermer la gare ? En Bourgogne, les viticulteurs sont inquiets : ils ont de plus en plus de mal à recruter des intérimaires pour les vendanges. Il faut dire que ramasser le raisin demande des efforts. C’est du travail. Et les 2 millions de chômeurs que compte la France ont, à l'évidence, autre chose à faire. Réhabiliter le travail ? Y a du boulot !

29/06/2009

Surtout ne changeons rien !

Au fond, le problème des retraites est simple : les Français, ces enfants gâtés de la planète Terre, entendent bien le rester et sont résolument contre tout changement. Ils sont contre le recul de l’âge de la retraite (alors qu’à 60 ans, aujourd’hui, on va vivre en moyenne 25 ans aux crochets des nouvelles générations), mais aussi contre l’augmentation des cotisations sociales, contre l’allongement de la durée de cotisation, contre la baisse des pensions, etc. Comme cela, au moins, c'est clair, on sait que la France sera vite en faillite et que nos enfants vivrons beaucoup, beaucoup moins bien que nous : désolés, les mômes, mais on préfère aller dans le mur, les yeux fermés, et les mains sur le klaxon ! Anne Roumanoff a raison de le dire : aux USA, c’est "Yes I can", alors qu’en France, c’est "Nous, on pô pas".

17/04/2009

Lâcheté républicaine

Que les parlementaires français ne soient pas tous debout à condamner fermement les pseudo-grévistes qui, sous prétexte de revendications salariales, privent d’électricité des dizaines de milliers de malheureux (sans électricité, de nos jours, on est malheureux), voilà qui me sidère. Sans parler de tous les journalistes, éditorialistes et commentateurs qui font comme si ce n’était pas grave, comme si c’était légitime. A gauche encore plus qu’à droite, voici venu le temps de la lâcheté républicaine. Illégales, les coupures intempestives d'électricité et de gaz, est-ce bien sûr ? Evidemment, que c‘est illégal, malveillant, dangereux et irresponsable ! Evidemment que les coupables doivent être punis : c’est la loi ! La quoi ?

16/03/2009

Sunday is closed

Non au travail du dimanche ! Les employés de certains parkings Vinci, à Paris, peuvent être tranquilles. Ils ne travaillent plus le dimanche. Mais, comme c’est curieux, pas les clients. Samedi soir, j’avais laissé ma voiture au parking Courcelles, dans le XVIIè arrondissement. Dimanche matin, surprise : le parking est fermé. Il n’y a personne. Et pour ceux qui parviennent à rejoindre leur voiture, le ticket ne fonctionne pas. Scène terrifiante : une douzaine d’automobilistes bloqués au fond d’un parking désert, soumis aux caprices d’une voix énervée sortant d’un petit haut-parleur ! Les plus déterminés sont prêts à forcer les portes d’entrée si on ne vient pas les tirer de là. Après quinze minutes de panique, une barrière se lève, mettant fin au cauchemar. Et si une voiture avait brûlé ? Vinci vous souhaite un bon dimanche.

08/03/2009

La gare est fermée !

Gare Joigny.JPGDimanche matin, sur le quai de la gare de Joigny (89). Une quarantaine de voyageurs attendent le train de 11h33 pour Paris. Certains sont nerveux car ils n’ont pas de billet : la gare est fermée, et le distributeur automatique est en panne. Fermée, la gare, le dimanche matin ! Les agents de la Sncf n’ont-ils pas le droit d’aller à la messe, ou au bistrot ? Il faut bien qu’il prennent leur repos dominical, entre leurs RTT et leurs congés formation ! Et tant pis pour les usagers, ces importuns : qu’ont-ils, ces forcenés, à voyager le dimanche ? Qu’ont-ils à rappeler que dans "service public", il y a "service" ? Cela me rappelle cet écriteau à la porte d’un restaurant, en URSS, lors d’un de mes premiers reportages : "LE RESTAURANT EST FERME A L'HEURE DU DEJEUNER".

12/02/2009

Ni Dieu ni maître !

Les enseignants-chercheurs ne veulent pas être commandés, dirigés, évalués par les présidents des Universités qui les emploient. Même si le quart d’entre eux (dixit Le Monde) ne cherche plus rien depuis belle lurette, et en toute impunité. Que tous les connaisseurs du dossier jugent le projet de loi Pecresse raisonnable, voire nécessaire, les laisse de marbre. Pas de ça Lisette ! Ni Dieu ni maître ! Tous dans la rue ! Le plus terrifiant, dans cette poussée anarcho-corporatiste, c’est la volte-face d’Axel Kahn, qui était d’accord avec la réforme, mais qui a retourné sa veste, mort de trouille à l’idée que ses étudiants puissent penser qu’il était de mèche avec Sarkozy ! Il a eu peur d’être brûlé vif ?

11/02/2009

Une Poste qui marche, vite !

Il va falloir serrer les rangs, être solidaires, etc. Air connu en temps de crise. Les postiers de Dijon, eux, ont montré qu’on pouvait compter sur eux : ils se sont mis en grève pendant quinze jours ! Je ne vous dis pas la panique des commerçants, l’embarras des artisans, la grogne des PME, etc, etc. Pour d’obscures revendications strictement corporatistes, les postiers dijonnais ont mis en difficulté tous ceux qui luttent désespérément contre la récession. C’est un petit éditeur régional qui vous parle : envois, relances, factures, invitations, quand rien n’arrive à l’heure, c’est la cata ! Suicidaires, les postiers : ils contrecarrent si méthodiquement ce que les travailleurs – je veux dire : ceux qui travaillent – tentent de produire que tout le monde actif de Côte d’Or, cette fois, appelle à leur privatisation ! Et vite !

21/05/2008

Pêcheurs, écrivains, même combat !

Je préviens solennellement le gouvernement : je vais me mettre en grève et, tiens, je vais même brûler un pneu à l’entrée du champ de colza qui est en face de ma maison. Car la situation des écrivains est la même que celle des pêcheurs ! Quand je vais faire une dédicace chez un libraire de Dijon, si je signe 20 livres à 20 euros, mes droits d’auteur se montent à 40 euros (avant impôts). Or, quand je fais le plein de ma 307 pour m'y rendre, je débourse désormais 75 euros ! Ce n’est plus tenable ! Sarkozy, des sous ! J’en appelle d’ailleurs aux marins pêcheurs pour qu’ils soient solidaires. Camarades, pensez un peu aux routiers, aux agriculteurs, aux représentants de commerce, et aux écrivains qui n'ont plus la pêche ! Comment ? Chacun sa merde ? Ho ! Entre deux manifs, vous pourriez au moins prier pour nous, pauvres pêcheurs !

19/05/2008

Le fossé des 35 heures

Les dix ans des "35 heures" ! Voilà une commémoration de plus, à laquelle je n’avais pas pensé ! Dix ans, donc, que le fossé sociologique, culturel, civique et éthique se creuse, en France, entre ceux qui bénéficient de ce privilège exorbitant (j’en fus) et ceux qui, sans barguigner, travaillent 50, 60, 70 heures ou davantage (j’en suis). D’un côté les agents du service public et les salariés des grosses boîtes. De l’autre les commerçants, les artisans, les agriculteurs, les pêcheurs, les VRP, les artistes, les journalistes pigistes, les intermittents du spectacle, les créateurs en tout genre, les patrons de PME et les professions libérales, qui ne vivent pas de leur statut mais de leur travail. Les uns défendent leur avantage bec et ongles, et c’est légitime. Les autres n’ont pas le temps, ils bossent !

20/04/2008

Travailler... pour gagner moins ?

Demander respectueusement aux chômeurs de plus de 57 ans de bien vouloir imaginer, sans les déranger, qu’ils puissent recommencer à travailler un jour, ce n’est évidemment pas scandaleux. La question cruciale, en France, c’est bien le travail. Selon l’institut Harris Interactive, non seulement les Français ont davantage de jours de congé que tous leurs contemporains, mais ils sont, au monde, les moins disposés à accepter d’en céder à leur employeur ! Ce qu’avait confirmé le récent pataquès du lundi de Pentecôte... Mais dans cette catégorie des "55-64 ans" (où j’ai tous mes amis, et pour cause), il y a un léger problème, dont personne ne parle : les chômeurs de cet âge, indemnisés jusqu’à leur retraite sur la base de leurs derniers salaires, n’ont aucune chance de trouver un job qui leur rapporte autant que les Assedic !

07/12/2006

Travailleurs du dimanche

Travailler le dimanche 24 décembre sur la base du volontariat, du salaire double et de la récup’, quelle horreur ! Créer quelques centaines de milliers d’emplois en abrogeant la fameuse loi de 1906 (comme l’a suggéré ce matin, sur France Inter, le pdg de la Fnac), quel scandale !
En France, la simple idée de travailler davantage est une sorte d'outrance. L’argument le plus entendu, c’est que le volontariat, en réalité, serait battu en brèche par d’immondes patrons qui "font pression" sur leurs malheureux salariés. Ho ! Et la loi, les syndicats, les tribunaux ? Et le courage ?
Quand je pense à ces millions de salauds qui, le 24 décembre, voudront aller chez le coiffeur, acheter une bûche fraîche, une dinde rôtie, ou un CD pour un invité inattendu, faisant ainsi le jeu du Grand Capital !
Si les socialistes reviennent au pouvoir, j'espère qu'ils feront passer une loi interdisant que la veille de Noël tombe un dimanche.