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10/11/2016

La leçon américaine

maire.jpgLa leçon à tirer de l’élection de Trump, au fond, est simplissime. Les gens, aujourd’hui, n’en peuvent plus de l’impéritie des hommes politiques qui passent leur vie dans les médias pour faire le buzz, et dont l'objectif principal est de se faire réélire afin de ne pas perdre les avantages liés à leur fonction. Ces dirigeants-là, de gauche ou de droite, ont-ils été capables de résorber le chômage, de juguler la désertification médicale, de sauvegarder une industrie de qualité, d’assurer une énergie pas chère, de restaurer le dialogue social, d’assurer une bonne éducation des enfants, de permettre aux paysans de vivre de leur travail ? Non ? Eh bien, élisons-en d’autres ! Dure leçon.

18/01/2016

La technique de l'enfumage

primaires.jpgLes princes qui nous gouvernent sont formidables. Comme ils sont nuls en économie, ils rivalisent d’habileté pour ne jamais aborder ce terrain difficile et font preuve, pour cela, d’une imagination sans limites. Voilà trois semaines que le débat dans les médias porte exclusivement sur la déchéance de nationalité, qui n’a aucun intérêt et à laquelle la population ne comprend rien. Conscient que le sujet commence à agacer grave, le monde politique a trouvé de quoi distraire les médias pendant plusieurs mois : la primaire à gauche ! Et patati-Hollande, et patata-Mélenchon, et patati-les Verts, et patata-les sondages ! C'est tellement plus rigolo que le chômage, la dette publique ou les fermetures d'entreprises !

19/12/2015

Un problème de vocabulaire

travail.jpgSuite de mon blog d’hier. Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à juguler le chômage ? Parce que ses élites politiques et médiatiques usent d’un vocabulaire inadapté, privilégiant les mots suivants : gauche, droite, centre, république, socialisme, démocratie, révolution, front républicain, exclusion, Etat, égalité, laïcité, antiracisme, race blanche, homophobie, dialogue social, etc. Alors que dans les pays voisins, bêtement, on utilise les mots emploi, embauche, croissance, entreprise, marché, apprentissage, flexibilité, exportation, artisanat, mobilité, initiative, innovation, formation, mutualisation, contrat, bénéfices, etc. Et si, au lieu de vouloir changer la vie, comme à chaque élection, on changeait plutôt le vocabulaire ?

18/12/2015

Tous unis contre le chômage ?

Holl-Bertr.jpgTout le monde sait, à droite comme à gauche, ce qu’il faudrait faire pour lutter contre le chômage : simplifier le droit du travail, assouplir les procédures d’embauche et de licenciement, diminuer les charges des entreprises, dégraisser le secteur public et mettre le paquet sur la formation professionnelle. Alors pourquoi sommes-nous, grosso modo, le seul pays à ne pas le faire ? Parce qu’en France, on cause, on polémique, on évalue, on déclame, on menace, on insulte, on déplore, on pérore, on promet, on affirme, on proclame… et, désormais, en plus, on s’allie, on discute, on se serre la main, on se rencontre, on compare, on négocie, on imagine… Difficile, quand on fait déjà tout cela, de passer à l’action !

25/06/2015

Le changement, c'est jamais !

affiche-Holl.jpgEt le chômage continue d’augmenter ! Alors que tout le monde sait, à droite comme à gauche, ce qu’il faudrait faire pour relancer l’économie française : simplifier le droit du travail, assouplir les procédures d’embauche et de licenciement, diminuer les charges des entreprises, dégraisser le secteur public et mettre le paquet sur la formation professionnelle. Encore faut-il savoir le faire sans jeter les Français les uns contre les autres (cela s'appelle la politique). Et sans être tétanisé à l’idée de déplaire aux 57 % des électeurs qui vivent de l’argent public ou parapublic. Courage, ne touchons à rien ! En France, hélas, seules les révolutions ont fait avancer le schmilblic.

18/07/2014

Le recul de la valeur travail

apprentissage.jpgInfos désespérantes lues dans l’Yonne Républicaine d’hier : dans mon département bourguignon, sur 61 restaurateurs qui cherchent un apprenti pour faire la cuisine, seulement 32 ont trouvé quelqu’un ; sur 12 charcuteries qui cherchent un apprenti, une seule a trouvé un jeune à engager ; la liste est longue des métiers qui recrutent et qui ne trouvent personne ! Je rappelle au passage que 25 % des jeunes Français sont au chômage, et que 80 % des apprentis trouvent un travail dans les 6 mois. On les a prévenus, les 87,9 % de jeunes qui viennent de réussir le bac, qu’après, le jeu consistait à trouver un job ?

22/09/2012

Chômage : on va ga-gner !

 ayrault.jpgA Dijon, jeudi, devant les parlementaires PS, Jean-Marc Ayrault a prononcé un discours très applaudi. Tel un chamane vociférant sous la pleine lune, le Premier ministre a répété, asséné, martelé, psalmodié un vœu pieu qui n’engage personne : "Notre priorité, c'est la bataille pour l'emploi !". En direction des sceptiques, il a ajouté : "Notre projet est devant nous et nous allons le gagner". Yeah. Le gagner, mais comment ? C’est simple : "Nous voulons que le licenciement ne soit plus la seule réponse aux difficultés des entreprises". Super. On se demande où il va chercher tout cela, et, surtout, comment la droite n’y avait pas pensé !

27/07/2012

"Travailler, c'est trop dur..."

 apprenti.jpgLu dans L’Yonne Républicaine. A Tonnerre, dans la seule rue de l’Hôpital, quatre commerçants recrutent des apprentis : une boulangerie, une pâtisserie, une charcuterie et un restaurant. Au total, vingt contrats d’apprentis sont offerts dans cette ville ravagée par le chômage. Belle perspective : dans l’Yonne, 80 % des apprentis trouvent un emploi ou une formation à l’issue de leur stage. Or, voilà des semaines que les affichettes sont là, et… personne n’y répond ! Aucun jeune du coin ne veut apparemment devenir pâtissier, serveur, vendeuse ou mitron. Problème technique d’orientation ? Ou bien, plus grave, comme dit l’un de ces employeurs dépités, c’est parce que ce sont des jobs où il faut vraiment travailler ?

12/02/2012

Le droit de choisir son métier

figmag.jpgLu l’interview de Sarkozy dans le Fig Mag. D’accord avec lui pour revaloriser le travail dans une société beaucoup trop "assistée". Mais pas d’accord pour forcer un chômeur à s’orienter vers un autre métier que le sien et à accepter la première offre d’emploi venue, sauf à ne plus être indemnisé. La dignité de la personne, c’est de choisir librement son métier, sa passion, son rêve, son avenir, sa vie. Après cinq ans d’études de journalisme ou d'archéologie, un jeune sera donc orienté de force vers la gestion ou la plomberie parce qu’un comité Théodule aura décidé que ces secteurs sont davantage porteurs d’emploi ? Etrange proposition, vraiment !

09:58 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : chômage, métier, sarkozy, emploi |  Facebook | | Lien permanent

03/07/2009

Travailler, c'est trop dur...

Trois petits faits de la vie quotidienne, de ceux qu’on lit rarement dans les journaux. Passage au Pôle Emploi de Dijon, hier, pour une démarche urgente : le Pôle Emploi est fermé le jeudi. Le jeudi ! Les chômeurs doivent bien viser pour accomplir leurs formalités, surtout ceux qui habitent loin… Hier aussi, départ pour Paris à partir de la gare de Joigny : la gare n’ouvre qu’à 9h45. A 9h45 ! Il va falloir se dépêcher de prendre son billet avant la fermeture de midi ! Pourquoi ne pas carrément fermer la gare ? En Bourgogne, les viticulteurs sont inquiets : ils ont de plus en plus de mal à recruter des intérimaires pour les vendanges. Il faut dire que ramasser le raisin demande des efforts. C’est du travail. Et les 2 millions de chômeurs que compte la France ont, à l'évidence, autre chose à faire. Réhabiliter le travail ? Y a du boulot !

27/02/2009

La crise ! La crise ! La crise !

Mes confrères, à la télé, sont formels : la crise est là, effrayante, dévastatrice. De ma fenêtre, j’observe que l’autoroute A6 est totalement saturée de voitures pleines de familles revenant des sports d’hiver. Que les magasins, du côté de chez moi, ne désemplissent pas, et que les artisans travaillent à plein régime. Ma boulangère est partie en vacances à Singapour. Je lis que la vente de la collection personnelle Bergé-Saint-Laurent s’est très bien passée (373 millions d’euros). Certes, en zone industrielle, des boîtes ferment : à Auxerre, à Sens, on observe une augmentation sensible du nombre des demandeurs d’emploi, qui sont tous, évidemment, indemnisés. Cela s’appelle une hausse du chômage. Mais où est l’apocalypse dont on rebat les oreilles ?

26/01/2008

Travailler plus ?

Article L.311-5 du code du travail : un chômeur qui refuse un emploi "valable" (en termes de qualification, de rétribution et de proximité géographique) doit être rayé de la liste des demandeurs d’emploi et privé de son indemnité de chômage. Cette loi fait hurler de rire tous les élus locaux, bien placés pour savoir qu’il est quasiment impossible, aujourd’hui, d’obliger un chômeur à retrouver un job s’il préfère se les rouler aux frais du contribuable. Or, selon l’Unedic, environ 7 millions d’emplois sont à pourvoir, dans notre pays, d’ici à 2015. Et pas des plus qualifiés : employés de maison, agents d’entretien, etc.
Il y a deux solutions : faire venir des immigrés pour occuper tous ces emplois disponibles ; ou sanctionner sévèrement le bras d’honneur et le poil dans la main. Cruel dilemme.