Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/03/2018

Le déni de réalité

salvini.jpgCe qui fascine, à propos des élections italiennes, c’est le déni de réalité qui caractérise encore certains médias. Combien de mes excellents confrères de Libération, de France Inter ou de France Info n’arrivent toujours pas, c’est plus fort qu’eux, à expliquer froidement, sereinement, que la victoire de l’extrême-droite en Italie est due essentiellement à la question de l’immigration ? Il faut ne jamais franchir le périphérique parisien pour ne pas voir que nos vieilles sociétés européennes sont dangereusement ébranlées, et le seront demain plus encore, par ce bouleversement culturel majeur, et qu’on ne trouvera pas de solutions à ce problème en le niant !

17/01/2018

Le président et les migrants

La-circulaire-Collomb-sur-les-migrants-contestee-en-justice.jpgJe cite le président de la République : "Il faut que les Français comprennent que c'est un problème européen (…). L'immigration clandestine ne doit pas être tolérée : les clandestins qui viennent en France, qui sont hors-la-loi, doivent donc s'attendre à être rapatriés ou dirigés sur un pays de leur choix (…). Le mot n’est pas plaisant, mais ils doivent être expulsés ! (…) On ne peut pas mettre un policier tous les dix mètres, on peut tout de même contrôler les passages aux frontières…" Ah ! Un détail : ce n’est pas Emmanuel Macron qui parle, c’est François Mitterrand, interviewé à la télévision le 10 décembre 1989. Il y a presque trente ans…

01/09/2015

C'est quoi, un "migrant" ?

migrants.jpgCombien de temps encore la France va-t-elle interdire les statistiques ethniques ? Ce tabou républicain entretient une confusion assassine. Réfugiés afghans, Maliens, immigrés maghrébins, beurs, arabes, musulmans, chrétiens d’Orient, réfugiés syriens, roms, gens du voyage, etc : personne ne comprend plus rien aux phénomènes d’immigration ! Le mot "migrant" lui-même, préféré à "réfugié" ou à "immigré", occulte la réalité et accroît le sentiment irrationnel d’insécurité. Comment traiter le sujet si on ne distingue pas une Française voilée faisant son marché à Dijon et un jeune médecin chassé de Mossoul qui tente, à Calais, de gagner l’Angleterre ?

05/08/2015

Les trottoirs de Paname

morano.jpgAu mois d’août, le débat politique est encore plus désespérant. Face à la proposition de la mairie de Paris visant à trouver des immeubles inoccupés pour y loger les migrants sans abri, l’ineffable Nadine Morano crie au scandale parce que tous ces va-nu-pieds encombrent avec leurs matelas les trottoirs de notre belle capitale. Ben justement, M’dame, leur proposer d’emporter ces matelas dans des immeubles vides, cela permettrait de dégager les trottoirs, non ? Ainsi va la politique française : c’est au moment où la gauche commence enfin à aborder concrètement la question de l’immigration que la droite la canarde avec des arguments débiles !

01/07/2015

Raffarin et les migrants

raff.jpgRoboratif, le propos de Jean-Pierre Raffarin sur les migrants, ce matin, sur France Inter : "C’est ma culture, je suis chrétien. Donc quand je vois quelqu’un qui est étranger, avant d’être un étranger il est mon frère. Alors bien sûr qu’il faut traiter les problèmes, bien sûr que je vois les difficultés, bien sûr que je veux limiter l’immigration. Mais on ne me fera pas dire de quelqu’un qu’on a repêché dans l’eau qu’il faut le rejeter à la mer simplement parce qu’on n’est pas capables de l’accueillir !" Bien vu, bien dit. Tout comme sa dénonciation du "manichéisme" et de la "radicalité" qui caractérisent les échanges politiques sur l'immigration. Rafraîchissant.

28/10/2009

Un débat bien "français"

Dans une société politico-médiatique manichéenne et réductionniste, tout débat est bon à prendre, surtout sur les fondamentaux. Mais j’ai peur que le futur "grand débat" sur l’identité nationale soit fichtrement mal emmanché. Que cette initiative vise ostensiblement à réparer les dégâts électoraux du scandale Frédéric Mitterrand, cela fragilise sa légitimité. Que ce soit un dissident du Parti socialiste, Eric Besson, qui monte au créneau, c'est assez suspect. Que le chef de l’Etat justifie le débat par la crise de la production laitière est un peu ambigu. Et que la gauche traite aussitôt l’adresse de Sarkozy aux agriculteurs de "pétainiste", voilà qui nous projette aussitôt en arrière. Voilà, me semble-t-il, de la politicaillerie bien... française ! 

29/10/2008

Cargèse-les-deux-Eglises

Eglise latine.JPGVacances à Cargèse, où nous poursuit le dossier de l’émigration. Quand les Grecs de Vytilo menacés par les Turcs ont émigré à Paomia, en 1676, leur réussite a rendu jaloux les autochtones qui les ont sauvagement anéantis en 1715. Après l’annexion de l’île par la France en 1769, Marbeuf installa les rescapés à Cargèse, où ils ont prospéré, mais de nouveaux affrontements ethniques éclatèrent à la Révolution. Puis, peu à peu, les mariages mixes au soleil ont assaini les divergences économiques et culturelles. Et le tourisme, aujourd’hui, achève de faire vivre tout le monde en harmonie. Aujourd’hui, l’église "grecque" de Cargèse, de rite byzantin, fait face à l’église latine, en parfaite intelligence, et le village est un petit paradis.

26/01/2008

Travailler plus ?

Article L.311-5 du code du travail : un chômeur qui refuse un emploi "valable" (en termes de qualification, de rétribution et de proximité géographique) doit être rayé de la liste des demandeurs d’emploi et privé de son indemnité de chômage. Cette loi fait hurler de rire tous les élus locaux, bien placés pour savoir qu’il est quasiment impossible, aujourd’hui, d’obliger un chômeur à retrouver un job s’il préfère se les rouler aux frais du contribuable. Or, selon l’Unedic, environ 7 millions d’emplois sont à pourvoir, dans notre pays, d’ici à 2015. Et pas des plus qualifiés : employés de maison, agents d’entretien, etc.
Il y a deux solutions : faire venir des immigrés pour occuper tous ces emplois disponibles ; ou sanctionner sévèrement le bras d’honneur et le poil dans la main. Cruel dilemme.