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19/05/2016

C'est le travail qu'on assassine...

travilleurs.jpgCe qui frappe, dans les grèves déclenchées en opposition à la "loi Travail", c’est qu’elles pénalisent exclusivement les Français qui… vivent de leur travail ! L’anarchie provoquée par le blocage des transports ne gêne que moyennement les fonctionnaires (qui prennent leurs RTT) ou les retraités (qui restent chez eux). En revanche, la grève coûte très cher à ceux qui n’ont pas les moyens d’arrêter, comme ça, leur activité : les livreurs, les infirmières, les fleuristes, la plupart des commerçants et des artisans, tous les travailleurs du tourisme, de l’alimentaire et du bâtiment, ceux qui bossent avec l’étranger, ceux qui luttent pour éviter la faillite… à qui il vaut mieux ne pas parler, en ce moment, de Hollande, de Nuit Debout et de la CGT !

07:00 Publié dans Blog | Commentaires (3) | Tags : travail, grèves, sncf, cgt |  Facebook | | Lien permanent

10/10/2015

Le dialogue ou l'insulte ?

Air_france.jpgPourquoi le dialogue social, en France, est -il grippé à ce point ? D’abord parce que seulement 5 % des salariés français adhèrent à des syndicats vieillots, inefficaces, aussi peu attractifs que peu représentatifs. Or, c’est sur ces "partenaires sociaux" obsolètes et impuissants que les ministres du travail successifs se reposent pour organiser les négociations dans les entreprises – alors que ces ministres, issus d’appareils partisans aussi archaïques que lesdits syndicats, ne connaissent rien à la vie d’une entreprise ! Etonnez-vous que l'absence de dialogue, en France, tourne de plus en plus à l’incompréhension, à l'insulte et à la violence…

04/09/2015

Quel est le féminin d' "apparatchik" ?

El-Khomri.jpg

 Eclaté de rire en lisant la bio de Myriam El-Khomri, qui vient de succéder à François Rebsamen au ministère du Travail : cette jeune femme n’a jamais "travaillé" de sa vie, elle non plus ! C’est-à-dire : jamais fondé un garage, ouvert un restaurant, coordonné un chantier, déposé un bilan, dirigé un service, vendu un produit, créé une maquette, inventé un prototype, engrangé une récolte, conduit un camion, diffusé une méthode, pointé au chômage, animé un festival, creusé une tranchée, soigné un patient, dessiné un logo, joué sur une scène, prospecté des clients, réparé un robinet ! Elle va en apprendre, des trucs à ce poste ! 

19/08/2015

Supprimer le ministère du Travail ?

Rebsamen.jpgLa seule vraie question posée par le retour de François Rebsamen à Dijon est celle de l’utilité d’un ministère du Travail. A-t-on vraiment besoin d’un ministre – avec bureaux, cabinet, voitures, avantages et tout le toutim – qui annonce, chaque mois, que le chômage a encore augmenté ? Qui pense encore, en France, que l’emploi dépend de l’Etat et non des entreprises ? Voyez le seul dossier qui fasse l’actualité, celui du travail le dimanche : il est entièrement traité à Bercy. Quant au sacro-saint "dialogue social", il a toujours dépendu de Matignon. Supprimer un ministère qui ne sert à rien, tiens, voilà enfin une réforme qu’elle serait utile !

12/02/2015

La flamme du boulanger

boulanger,travailL’histoire de ce boulanger de Dax est franchement croquignolesque. Le gars correspond à tout ce dont la France manque : un artisan enthousiaste qui ne ménage pas sa peine, qui fait du bon pain, qui ouvre son magasin toute la semaine en respectant les congés de ses salariés, qui génère de l’emploi et de l’animation dans son village ! Eh bien, ce boulanger modèle se voit intimé par le préfet des Landes, via le tribunal, l’ordre de fermer le lundi. Pourquoi ? Parce que ! Parce que vendre du pain le lundi, ça va pas, non ? Vous mangez du pain, vous, le lundi ? Vous allez voir que bientôt, ce dangereux personnage ouvrira sa boutique entre 12h et 15h, non mais, ho !

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07/07/2014

Le travail du dimanche

la-croix-com.jpgAu temps du numérique, l’information ne s’arrête jamais. Grâce soit donc rendue aux valeureux journalistes de "La Croix" qui, naguère, ne travaillaient pas le week-end, et qui, désormais, eux aussi, rendent compte de l’actualité papale sur leur site, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Car le pape François visitait hier la petite région du Molise, dans l’Italie profonde, et il n’était pas question que "La Croix" fît l’impasse sur les propos du Saint Père. Bravo, les confrères ! Au fait, qu’a dit de si important le pape François, ce dimanche ? Je vous le donne en mille : qu’il ne fallait pas travailler le dimanche !

 

18/03/2014

Ceux dont on ne parle jamais

plaques,circulation,pollution,travailLu et entendu beaucoup de choses contradictoires sur la circulation alternée pour cause de pollution. Je note que le sujet est décidé, traité et commenté par 95 % de gens, politiciens ou journalistes, qui s’en tamponnent ! Je n’ai pas vu de reportage sur les gens pour qui cette décision improvisée à la dernière minute est une catastrophe, comme cet artisan dijonnais qui a déjà réussi à contourner la grève surprise de La Poste, la semaine dernière, ainsi que  les grèves sporadiques des TER, ce week-end, et qui voit soudain capoter, parce qu’il n'a pas la bonne plaque, les trois rendez-vous importants qu’il a programmés à Paris depuis des mois avec ses fournisseurs !

09/05/2013

Le mur des "ponts"

 congés.jpgLa succession, au printemps, de "ponts" qui entravent toute l’économie du pays est une spécialité française. Cette semaine, la suite "fête du 8 mai + jeudi de l’Ascension + une journée de RTT + week-end" coûte, selon les experts, 2 milliards d’euros à la collectivité. Cela tombe bien, l’Etat ne sait plus quoi faire de son argent ! Mais rappelons-nous : quand Giscard a voulu faire travailler les Français le 8 mai, quand Raffarin a voulu faire de même le lundi de Pentecôte, ils ont été aussitôt balayés par tous les corporatismes et conservatismes d’une société qui, crise ou pas crise, préfère les loisirs au travail… 

11:36 Publié dans Blog | Commentaires (3) | Tags : ponts, 8 mai, loisirs, travail, crise |  Facebook | | Lien permanent

27/07/2012

"Travailler, c'est trop dur..."

 apprenti.jpgLu dans L’Yonne Républicaine. A Tonnerre, dans la seule rue de l’Hôpital, quatre commerçants recrutent des apprentis : une boulangerie, une pâtisserie, une charcuterie et un restaurant. Au total, vingt contrats d’apprentis sont offerts dans cette ville ravagée par le chômage. Belle perspective : dans l’Yonne, 80 % des apprentis trouvent un emploi ou une formation à l’issue de leur stage. Or, voilà des semaines que les affichettes sont là, et… personne n’y répond ! Aucun jeune du coin ne veut apparemment devenir pâtissier, serveur, vendeuse ou mitron. Problème technique d’orientation ? Ou bien, plus grave, comme dit l’un de ces employeurs dépités, c’est parce que ce sont des jobs où il faut vraiment travailler ?

14/03/2012

Le point faible de François Hollande

FrHoll.jpg"A chacun selon son travail ", prône François Hollande dans son livre de campagne. Un peu osé, sous la plume d’un homme qui, je le rappelle, n’a jamais travaillé de sa vie : jamais fondé un garage, ouvert un restaurant, coordonné un chantier, dirigé un service, vendu un produit, créé une maquette, inventé un prototype, engrangé une récolte, conduit un camion, diffusé une méthode, animé un festival, creusé une tranchée, dessiné un logo ou joué sur une scène ! Pendant 30 ans, il a participé à des réunions politiques, déjeuné avec d’autres élus et mené des campagnes électorales. Comme disait Rivarol : "C’est un terrible avantage que de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser".


29/12/2011

2011, année de la crise

image2011.jpg2011 : année de la crise financière internationale. De l’avalanche de commentaires confus, d’analyses contradictoires et de polémiques creuses, que faut-il retenir ? Que les Etats occidentaux, gauche et droite confondues, se sont endettés de façon irresponsable. Qu’ils ne pourront rembourser sans relancer la croissance. Qu’ils n’y parviendront pas en "achetant français", mais en "produisant français". Que la solution n’est ni dans la consommation, ni dans le repli sur soi, ni dans la révolution, mais dans la production, l’innovation, la création, l’exportation. Autant dire : dans le travail. Evidemment, c’est là que ça coince…

05/11/2011

L'enjeu de 2012

Sarkozy.Obama.jpgOn est déjà bien loin des primaires du PS, reléguées aux vieux débats du siècle passé ! Le duo télévisé Sarko-Obama, hier soir, très réussi, a bien montré quel était le principal enjeu, de nos jours, pour un pays comme la France : il s'agit de ne pas se laisser bouffer par la Chine, l’Allemagne, les banques et les spéculateurs de tout poil. Pour cela, deux impératifs : élire des dirigeants qui touchent leur bille, et remettre les Français au travail. Le premier point va donner un relief inattendu à la campagne de 2012. Le second, évidemment, est plus problématique…

14/09/2011

Le travail, c'est dépassé !

Travail.jpgEn 2007, le candidat Sarkozy avait tenté de réhabiliter la valeur "travail". On parie qu’en 2012, il n’osera pas relancer le sujet ? Car pour une majorité de Français, c’est définitivement à "l’Etat" de subvenir aux besoins des citoyens, point barre. A "l'Etat" de garantir le droit à un revenu, à un logement, à la sécurité, au confort, aux vacances, etc. Plus personne n’ose rappeler que c’est le travail qui crée des richesses sans lesquelles "l’Etat" ne peut évidemment rien faire – à part s’endetter jusqu’à la garde, payer en monnaie de singe et précipiter la faillite du pays, voyez la Grèce ! Dans son dernier livre, l’économiste Jean Peylevade explique qu’en France, désormais, on travaille "moins de 10 % d’une vie entière". Réhabiliter le travail ? Y a du boulot !

11/09/2011

Le tabou des 35 heures

 Aubry.jpgLe grand tabou, en ce début de campagne électorale, c’est la folie des "35 heures payées 39". A gauche, on fait comme si la réforme Jospin-Aubry de 1998 n’avait pas dramatiquement plombé les finances de la France : Patrick Bonazza, dans Le Point, évalue à 10-12 milliards d’euros par an ce que coûtent les RTT au Trésor public – sans parler des dommages collatéraux, comme la terrifiante désorganisation des hôpitaux publics. A droite, on tremble à l'idée de réveiller les syndicats, patronaux et ouvriers, en lançant une réforme de la durée du travail à quelques mois de la présidentielle. Ainsi va la France, droit dans le mur, les yeux fermés et, comme d’hab, en klaxonnant !   

 

18/10/2010

Pas grave, la grève

Cgt.jpgA nouveau les rendez-vous que l’on rate, les déplacements que l’on reporte, les créations que l’on diffère, les courriers qui n’arrivent pas, les chèques qu’on ne touche pas, etc ! Je sais, cet aspect-là des journées "d’action" (sic) n’intéresse pas grand monde. Que 69 % des Français, selon les sondages, soient favorables à la paralysie du pays, cela augure mal de notre avenir économique. Cela veut dire que 69 % des Français ne sont pas personnellement affectés, au fond, par le manque de trains, l’absence de courrier ou les pénuries d’essence, qu’ils soient fonctionnaires, rentiers, peinards, protégés, assistés, subventionnés, chômeurs, planqués ou retraités. Les autres, on s’en fout : qu’ils continuent, en silence, à faire croître le revenu national !

25/05/2010

Une grève égalitaire

On peut tout demander aux Français du moment qu'ils sont traités à égalité. C’est pourquoi j’appuie la grève lancée pour le 27 mai par les syndicalistes CDFT,CGT, FSU et autres UNSA, destinée à ramener à la raison quelques centaines de milliers d’entrepreneurs, de commerçants, d'artisans (et d'éditeurs, suivez mon regard) qui ont des rendez-vous de travail, parfois coûteux, pour démarcher un client, négocier un contrat ou organiser le lancement d’un service : y en a marre de tous ces forcenés qui ignorent les RTT, les primes, la retraite à 55 ans, les réunions-syndicales-prises-sur-le-temps-de-travail et qui, pendant la crise, continuent de bosser 70 heures par semaines pour ne pas licencier un employé, virer un apprenti ou mettre la clef sous la porte ! Tous égaux, nom de Dieu !

 

27/01/2009

La grève.. contre qui ?

Je me demande si je vis sur la même planète que mes confrères journalistes parisiens. Autour de moi, tous les gens actifs pestent contre l'incompréhensible grève de jeudi. Au moment où la crise menace, où les commandes baissent, où la consommation stagne, comment peut-on admettre que dans la France entière on ralentisse le courrier, on bloque les transports, on entrave la production, on gêne la diffusion de produits divers ? Il y a vraiment deux France : celle, très minoritaire, qui vit de son travail et qui ne plaisante pas avec la bonne marche des services publics, et celle qui peut indûment se mettre en roue libre pour protester… contre quoi ? contre qui ? Contre la crise ? Contre les 5 à 6 % de Français qui, contre vents et marées, font augmenter la PIB ?

21/04/2008

Qui produit de la richesse ?

Je reviens sur la question du travail. "En France, disait l’autre jour l’ancienne ministre espagnole Ana Palacio, il y a un tiers de fonctionnaires, un tiers d’emplois subventionnés, un tiers d’emplois privés." Les emplois privés, bien sûr, n’étant pas tous productifs ! Cela me rappelle le calcul dont l’économiste Christian Saint-Etienne avait fait un livre, chez Lattès, il y a dix ans : si l’on soustrait de la population française les mineurs, les retraités, les chômeurs, les malades, les agents du secteur public et les salariés occupés à administrer leurs concitoyens, on peut estimer qu’environ 5 % des Français font réellement progresser la richesse globale de leur pays !

20/04/2008

Travailler... pour gagner moins ?

Demander respectueusement aux chômeurs de plus de 57 ans de bien vouloir imaginer, sans les déranger, qu’ils puissent recommencer à travailler un jour, ce n’est évidemment pas scandaleux. La question cruciale, en France, c’est bien le travail. Selon l’institut Harris Interactive, non seulement les Français ont davantage de jours de congé que tous leurs contemporains, mais ils sont, au monde, les moins disposés à accepter d’en céder à leur employeur ! Ce qu’avait confirmé le récent pataquès du lundi de Pentecôte... Mais dans cette catégorie des "55-64 ans" (où j’ai tous mes amis, et pour cause), il y a un léger problème, dont personne ne parle : les chômeurs de cet âge, indemnisés jusqu’à leur retraite sur la base de leurs derniers salaires, n’ont aucune chance de trouver un job qui leur rapporte autant que les Assedic !

07/12/2006

Travailleurs du dimanche

Travailler le dimanche 24 décembre sur la base du volontariat, du salaire double et de la récup’, quelle horreur ! Créer quelques centaines de milliers d’emplois en abrogeant la fameuse loi de 1906 (comme l’a suggéré ce matin, sur France Inter, le pdg de la Fnac), quel scandale !
En France, la simple idée de travailler davantage est une sorte d'outrance. L’argument le plus entendu, c’est que le volontariat, en réalité, serait battu en brèche par d’immondes patrons qui "font pression" sur leurs malheureux salariés. Ho ! Et la loi, les syndicats, les tribunaux ? Et le courage ?
Quand je pense à ces millions de salauds qui, le 24 décembre, voudront aller chez le coiffeur, acheter une bûche fraîche, une dinde rôtie, ou un CD pour un invité inattendu, faisant ainsi le jeu du Grand Capital !
Si les socialistes reviennent au pouvoir, j'espère qu'ils feront passer une loi interdisant que la veille de Noël tombe un dimanche.