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19/12/2015

Un problème de vocabulaire

travail.jpgSuite de mon blog d’hier. Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à juguler le chômage ? Parce que ses élites politiques et médiatiques usent d’un vocabulaire inadapté, privilégiant les mots suivants : gauche, droite, centre, république, socialisme, démocratie, révolution, front républicain, exclusion, Etat, égalité, laïcité, antiracisme, race blanche, homophobie, dialogue social, etc. Alors que dans les pays voisins, bêtement, on utilise les mots emploi, embauche, croissance, entreprise, marché, apprentissage, flexibilité, exportation, artisanat, mobilité, initiative, innovation, formation, mutualisation, contrat, bénéfices, etc. Et si, au lieu de vouloir changer la vie, comme à chaque élection, on changeait plutôt le vocabulaire ?

18/12/2015

Tous unis contre le chômage ?

Holl-Bertr.jpgTout le monde sait, à droite comme à gauche, ce qu’il faudrait faire pour lutter contre le chômage : simplifier le droit du travail, assouplir les procédures d’embauche et de licenciement, diminuer les charges des entreprises, dégraisser le secteur public et mettre le paquet sur la formation professionnelle. Alors pourquoi sommes-nous, grosso modo, le seul pays à ne pas le faire ? Parce qu’en France, on cause, on polémique, on évalue, on déclame, on menace, on insulte, on déplore, on pérore, on promet, on affirme, on proclame… et, désormais, en plus, on s’allie, on discute, on se serre la main, on se rencontre, on compare, on négocie, on imagine… Difficile, quand on fait déjà tout cela, de passer à l’action !

19/08/2015

Supprimer le ministère du Travail ?

Rebsamen.jpgLa seule vraie question posée par le retour de François Rebsamen à Dijon est celle de l’utilité d’un ministère du Travail. A-t-on vraiment besoin d’un ministre – avec bureaux, cabinet, voitures, avantages et tout le toutim – qui annonce, chaque mois, que le chômage a encore augmenté ? Qui pense encore, en France, que l’emploi dépend de l’Etat et non des entreprises ? Voyez le seul dossier qui fasse l’actualité, celui du travail le dimanche : il est entièrement traité à Bercy. Quant au sacro-saint "dialogue social", il a toujours dépendu de Matignon. Supprimer un ministère qui ne sert à rien, tiens, voilà enfin une réforme qu’elle serait utile !

25/06/2015

Le changement, c'est jamais !

affiche-Holl.jpgEt le chômage continue d’augmenter ! Alors que tout le monde sait, à droite comme à gauche, ce qu’il faudrait faire pour relancer l’économie française : simplifier le droit du travail, assouplir les procédures d’embauche et de licenciement, diminuer les charges des entreprises, dégraisser le secteur public et mettre le paquet sur la formation professionnelle. Encore faut-il savoir le faire sans jeter les Français les uns contre les autres (cela s'appelle la politique). Et sans être tétanisé à l’idée de déplaire aux 57 % des électeurs qui vivent de l’argent public ou parapublic. Courage, ne touchons à rien ! En France, hélas, seules les révolutions ont fait avancer le schmilblic.

22/09/2012

Chômage : on va ga-gner !

 ayrault.jpgA Dijon, jeudi, devant les parlementaires PS, Jean-Marc Ayrault a prononcé un discours très applaudi. Tel un chamane vociférant sous la pleine lune, le Premier ministre a répété, asséné, martelé, psalmodié un vœu pieu qui n’engage personne : "Notre priorité, c'est la bataille pour l'emploi !". En direction des sceptiques, il a ajouté : "Notre projet est devant nous et nous allons le gagner". Yeah. Le gagner, mais comment ? C’est simple : "Nous voulons que le licenciement ne soit plus la seule réponse aux difficultés des entreprises". Super. On se demande où il va chercher tout cela, et, surtout, comment la droite n’y avait pas pensé !

12/02/2012

Le droit de choisir son métier

figmag.jpgLu l’interview de Sarkozy dans le Fig Mag. D’accord avec lui pour revaloriser le travail dans une société beaucoup trop "assistée". Mais pas d’accord pour forcer un chômeur à s’orienter vers un autre métier que le sien et à accepter la première offre d’emploi venue, sauf à ne plus être indemnisé. La dignité de la personne, c’est de choisir librement son métier, sa passion, son rêve, son avenir, sa vie. Après cinq ans d’études de journalisme ou d'archéologie, un jeune sera donc orienté de force vers la gestion ou la plomberie parce qu’un comité Théodule aura décidé que ces secteurs sont davantage porteurs d’emploi ? Etrange proposition, vraiment !

09:58 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : chômage, métier, sarkozy, emploi |  Facebook | | Lien permanent

24/04/2010

La retraite des seniors

 

 

Pour sauver le régime de retraites, la mesure la plus logique, vu l’allongement de l’espérance de vie, est de repousser l’âge du départ à la retraite. Bon. Mais il y a un hic. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai près d’un copain sur deux (je dis bien : un sur deux) qui s’est retrouvé à pointer aux Assedic vers 55-59 ans (à cet âge-là, dans une entreprise, y compris dans la presse, on sent le gaz) et qui s’est rendu compte, en touchant ses indemnités, que son intérêt était… de ne surtout pas retrouver du travail avant de prendre sa retraite, peinard, dans la foulée ! Or la plupart sont expérimentés, cultivés, dynamiques et parfois talentueux. Y aurait pas comme une contradiction dans le système, là ?

25/07/2008

Chers militaires !

Que la vocation de l’armée française ne soit pas l’aménagement du territoire, c’est l’évidence. Sauf pour nombre d’élus locaux qui pensent benoîtement que l’Etat doit contribuer ainsi, par militaires interposés, à maintenir le remplissage des écoles, entretenir les routes et soutenir l’immobilier. Avec l'argent de mes impôts, bien sûr. En Côte d’Or, le soulagement des élus fait plaisir à voir : Dijon garde sa BA 102, Auxonne son 511è RT. Et chacun de se vanter d’avoir contraint ce gouvernement irresponsable à préserver l’économie dijonnaise : "On a ga-gné !" Ce qui serait bien, maintenant, c’est que le doigt qu’ils maintenaient crispé sur la couture du pantalon depuis quelques semaines, ils se le mettent ailleurs et qu’ils se bougent un peu pour favoriser la création de vrais emplois. Rompez !

21/01/2007

Créons des emplois !

Ségolène Royal a promis de créer 500.000 "emplois tremplins" pendant son mandat. Chouette ! A Paris, cela ne dit rien à personne. Mais dans les régions, en Poitou-Charente comme en Bourgogne, on sait ce qu’est un "emploi-tremplin" : c’est un emploi plus ou moins utile, créé artificiellement, sur fonds publics, et qui coûte environ 18.000 euros par an à la collectivité (y compris la prime à l’association qui embauche et le crédit obligatoire de formation). Soit 90.000 euros sur 5 ans. Et c’est un minimum : l’ "emploi-tremplin" coûte 10 % de plus s’il est créé dans un secteur "prioritaire", et 25 % de plus dans un secteur "d’intérêt régional".
Créer 500.000 "emplois-tremplins", c’est donc dépenser environ 45 milliards d’euros. Hop, et voilà. Il suffisait d’y penser.
Comment ? La dette ? Quelle dette ?