Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/04/2017

L'Université perd la boule !

univ Bourg.jpgLe meilleur moyen d’éviter les pires dérapages pour la France est de respecter les règles de la République. Or, nombre d’étudiants de Dijon ont été stupéfaits de recevoir, sur leur portable, un message du président de l’Université de Bourgogne les appelant à voter contre Marine Le Pen le 7 mai, au nom de "valeurs universelles et humanistes" de la République et du nécessaire "renforcement de la construction européenne". Mais de quoi je me mêle ? Et les étudiants souverainistes, communistes, trotskistes, nationalistes ou monarchistes, ils n’ont pas le droit de voter comme ils veulent ? Seront-ils exclus de l’Université s’ils n'obéissent pas à cette incroyable injonction officielle ?

16/06/2012

L'entreprise, c'est le diable !

 amphi.jpgOn s’habitue. On ne réagit plus. Les mentalités, en France, sont ainsi, à quoi bon s’insurger ? La bêtise finit par étouffer la capacité d’indignation. Dans l’excellent Journal du Palais de Bourgogne, je tombe sur cette interview de l’ex-présidente de l’Université de Bourgogne : "Nouer des partenariats avec des entreprises, ce n’est pas vendre son âme au diable". Texto, je vous jure. En voilà une qu’elle est audacieuse et progressiste ! Dans tous les pays modernes, cela fait trente ans qu’on a compris que pour favoriser l’emploi, il fallait créer des passerelles entre l’université et l’entreprise. Chez nous, c’est le top de la nouveauté ! Au secours !

11/04/2009

Université : un vrai scandale

Invité à prononcer une conférence sur "Les vingt ans de la chute du Mur de Berlin", cette semaine, à l’Université de Dijon, je suis tombé de haut en constatant que le pourrissement politique des universités avait atteint, dans l’indifférence générale, un point de non retour. A coup de "blocages" imposés par de jeunes enseignants venus de l’extérieur (et qui continuent, eux, à être payés), face à des montagnes de chaises que personne n’ose physiquement démanteler, des milliers d’étudiants sont abandonnés par les responsables désemparés. Personne (je dis bien : personne) ne sait ce qu’exigent les piquets de grèves et autres artisans du bordel ambiant. La République bafouée, la loi violée, les examens sabotés, la culture piétinée : l’autonomie des présidents d’université, quelle réussite !

12/02/2009

Ni Dieu ni maître !

Les enseignants-chercheurs ne veulent pas être commandés, dirigés, évalués par les présidents des Universités qui les emploient. Même si le quart d’entre eux (dixit Le Monde) ne cherche plus rien depuis belle lurette, et en toute impunité. Que tous les connaisseurs du dossier jugent le projet de loi Pecresse raisonnable, voire nécessaire, les laisse de marbre. Pas de ça Lisette ! Ni Dieu ni maître ! Tous dans la rue ! Le plus terrifiant, dans cette poussée anarcho-corporatiste, c’est la volte-face d’Axel Kahn, qui était d’accord avec la réforme, mais qui a retourné sa veste, mort de trouille à l’idée que ses étudiants puissent penser qu’il était de mèche avec Sarkozy ! Il a eu peur d’être brûlé vif ?

05/11/2007

Le boulier déboule

La ministre Valérie Pecresse (son nom s'écrit sans accent) multiplie les réunions pour réformer, aménager, améliorer les cursus universitaires. Stupéfaction d'un prof d'histoire qui, au cours d'une de ces séances de travail, découvre qu'on propose désormais, au premier semestre de la première année de la licence d'histoire, un nouvel enseignement : "Apprentissage du français". On imagine, en effet, que ce cours sera particulièrement utile à des étudiants qui vont lire des livres anciens, plonger dans les archives, rédiger des mémoires...
Pourquoi ne pas insérer dans les programmes de la licence de maths un cours de "Tables de multiplication, calcul mental, pratique du boulier" ?