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28/01/2017

Il est urgent de ne rien faire !

 CESE.jpgEn juillet, le Conseil économique, social et environnemental – vous savez, le CESE, ce barnum rigoureusement inutile qui recase les amis du pouvoir et les syndicalistes à la retraite – avait été saisi sur les missions et effectifs de la fonction publique. Eh bien ! Après quelques mois d’un travail qu’on imagine intense, un avis a été soumis mardi au vote de l’assemblée plénière du CESE qui l’a adopté à une large majorité. En substance : il est urgent de ne rien faire ! Si j’étais Hollande, pour rire, avant de partir, je soumettrais au CESE une question sur les effectifs et les missions… du CESE ! On parie sur ce qu’il va conclure ? 

 

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04/01/2014

Divorcer en ligne ?

 taubira.jpgSupprimer l’intercession du juge dans la procédure de divorce ? Et ceci, qu’il y ait ou non des enfants et quel que soit le patrimoine ? Je m’interroge grave sur le rapport Taubira. D’abord, je croyais que dans un divorce, le juge était là, avant tout, pour éviter que le mari n'exerce une pression psychologique sur sa femme un peu déboussolée – comme c’est très souvent le cas – dans le but d'éviter, au minimum, d’avoir à lui payer une pension alimentaire. Ensuite, qui ne voit pas qu’on remplacera bientôt les greffiers par un site internet et qu'on pourra bientôt divorcer en ligne ? Enfin, je me méfie prodigieusement des réformes sociétales dont le but avoué est de réduire l’engorgement des tribunaux civils !

13:12 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : divorce, taubira, juges, réformes |  Facebook | | Lien permanent

16/05/2010

Le temps des vacances

Il y a des réformes dont on parle régulièrement et, curieusement, qu’on ne met jamais en pratique. Ainsi l’Institut Montaigne vient-il de rappeler l’intérêt qu’il y aurait à réduire de deux semaines les congés scolaires d’été, absurdement longs dans notre pays. Tous les spécialistes sont pour : cela permettrait d’alléger la charge de travail pendant le reste de l’année, de mieux respecter les rythmes biologiques des enfants, de combler la fracture sociale qui s’approfondit pendant les périodes de loisirs, etc, etc. Tout le monde est pour. Alors qu’est-ce qu’on attend ? Vous n’allez quand même pas me dire que les fonctionnaires de l’Education nationale bloquent, ou que les syndicats d’enseignants renâclent !

05/03/2008

Ne touchons à rien !

b979c8c14659702cca00a9569b7f6125.jpgA travers tout le pays, les listes électorales municipales portent les mêmes noms, qui rendent compte du décalage entre la grogne, la rogne et la hargne qui, à en croire les médias parisiens, rendent impossible le moindre consensus national, et la réalité de la vie sociale dans notre pays : "Unis pour la préservation de Petit-Pneu-sur-Tronçon", "Ensemble pour défendre Gargoulière-sur-Vingeanne", etc. Si j’en juge par la lecture des journaux locaux, il doit y avoir quelques milliers de listes, en France, intitulées "Ensemble, continuons !" Je cherche désespérément, sur les panneaux, les mots "réforme", "changement", "travail", "effort", "rupture"…
Dormez braves gens, et faites confiance à vos élus pour "continuer" !

07/02/2008

Touche pas à mon taxi

f95eeb6c2d1eac4bef452b14632a275d.jpgDramatique, l’affaire des taxis. Mais pleine d’enseignements. Elle montre d’abord qu’on ne pulvérise pas une profession, comme ça, au cours d’une réunion d’experts, sans un minimum de concertation avec les professionnels concernés. Elle rappelle qu’on ne réforme pas un pays moderne à coup de rodomontades, de mises en demeure et d’ultimatums. Elle confirme qu’aucun gouvernement, aujourd’hui, de gauche ou de droite, ne peut résister longtemps à un blocus sauvage des grandes villes. Elle douche les espoirs de ceux qui, naïfs, espéraient trouver désormais un taxi à Paris après 18 heures. Elle démontre enfin qu’il ne faut pas laisser les enfants jouer avec les allumettes. Surtout avant des élections municipales.