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10/08/2020

Si les Rennais avaient voté...

tour_de_france.jpgLa mairie PS-EELV de Rennes refuse donc que le Tour de France, en 2021, parte de sa ville ! Evidemment, les habitants sont furieux – notamment les commerçants et artisans qui auraient bien eu besoin, pourtant, de ces millions d’euros de retombée économique qui leur passent sous le nez. Eh bien, aux prochaines municipales, ils iront peut-être voter ? Le 28 juin, 68,3 % des électeurs rennais ne se sont pas dérangés. Résultat : la liste fusionnant le PS et EELV a été élue par 23.352 voix, seulement, pour une population totale de 216.300 habitants ! Si les Rennais étaient allé voter, ils auraient sans doute vu partir de chez eux, l'an prochain, la Grande Boucle...

27/07/2020

Les intercommunalités en question

Dechets 1.jpgL'actuel débat sur les intercommunalités, vital pour la démocratie, échappe complètement aux médias parisiens. Dommage ! Chez moi, à Charny (septième ville de l'Yonne), quand on demande pourquoi la piscine est fermée, la mairie répond (à juste titre) que c'est la Communauté de communes (comcom), à 30 km de là, qui décide ; quand on se plaint que les conteneurs poubelles débordent, la mairie répond (à juste titre) qu'il faut aller se plaindre à la comcom ; et quand on va augmenter sensiblement les impôts, l’an prochain, la mairie répondra (à juste titre) que c'est la comcom qui a besoin d'argent ! Allez convaincre les habitants de Charny qu'il est essentiel de voter aux municipales !

16/07/2020

Maires écolos : c'est parti pour six ans...

eelv.jpgLes maires écolos des grandes villes ont pris leur mandat à bras le corps. Le nouveau maire de Lyon, à peine élu, a pris la décision d’imposer à ses administrés l’écriture inclusive (vous savez, ce sabir ultra-féministe et quasi-religieux qui rend illisible la langue française). Le maire de Grenoble, lui, a annoncé qu’il allait "dégenrer" les cours de récréation où les petites filles (ce n’est pas une blague) subissent la domination des garçons qui prennent toute la place pour jouer au foot ! Quel rapport avec l’écologie ? Aucun. Avec le climat ? Aucun. Et avec la gestion d’une grande ville ? Pas davantage. M’est avis qu’on ne va pas s’ennuyer avec ces élus-là…

06/07/2020

Ecolos : et maintenant, l'Elysée !

eelv.jpgLes écolos se la pètent. Incapables d'admettre qu’ils ont gagné quelques grandes villes grâce aux abstentionnistes (et qu’il leur reste encore à convaincre à Bordeaux, Lyon ou Marseille les 90 % des habitants qui n’ont pas voté pour eux), voilà que leurs leaders – les Jadot, Piolle, Batho et autres Bayou – sont tous hystérisés par l’échéance présidentielle de 2022 ! Une semaine après leur victoire de circonstance, voyez comme ils se déchirent déjà en fractions multiples, sous-tendances idéologiques et, surtout, mini-écuries présidentielles. Ne les embêtez pas avec la crise économique qui va plomber le pays cet automne : à l’évidence, ce n’est pas leur problème…

05/07/2020

Menacé, le suffrage universel ?

Urne.jpgLe taux d’abstention enregistré lors du second tour des municipales a relancé le débat sur l’avenir de nos démocraties. Prenez, dans ma région, l'exemple de Dijon, où 66,6 % des électeurs sont restés chez eux : le maire de cette ville de 159.000 habitants a été élu par 11.600 voix, soit 7 % de la population ! Soyons clair : aujourd'hui, sa légitimité est pleine et entière, et il n’est pas question de déroger à ce principe. Mais il va bien falloir, tôt ou tard, relancer l’idée du vote obligatoire (l’abstention passible d’une amende symbolique), ou celle du seuil de validité à 50 % de participation (en dessous duquel il faudrait refaire l’élection). Sauf à voir le suffrage universel confisqué par des minorités plus motivées que la moyenne…

02/07/2020

Quelle vague verte ?

7800065590_le-parti-eelv.jpgEn physique, on appelle ça une illusion d’optique. Que les Verts, dimanche, aient gagné quelques grandes villes et fait un bon score, c’est indéniable. Mais il ne faudrait pas oublier trois choses : 1) En nombre d’élus, LR et le PS sont les vrais vainqueurs de ces municipales, perdues par LFI, le RN et LREM. 2) La forte abstention relativise terriblement les scores (le maire de Bordeaux, par exemple, a été élu par 26.500 voix pour une population de 252.000 habitants). 3) Une grande majorité de Français veut plus de croissance économique, de sécurité publique et de justice sociale que d’écologie. Si les Verts oublient ces trois éléments, ils vont exploser en plein vol !

29/06/2020

Qui a gagné, qui a perdu ?

ecolo.jpg"On a gagné !" crient les écolos qui ont conquis Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, etc. "On a gagné !" crie le parti LR à Auxerre, Metz, Toulouse, Limoges, Angers, Saint-Etienne, Sens, etc. "On a gagné !" crie le RN qui a triomphé à Perpignan. "On a gagné !" crie-t-on au PS en voyant les résultats de Paris, Lille, Dijon, Nancy, Le Mans, etc. "On a gagné !" crie le pouvoir en citant Tourcoing, Pau, Le Havre, Arles… Sauf que tous ces vainqueurs-là ont été élus par de petites minorités d’électeurs, parfois désolantes, et qu’au total, la démocratie vient de remporter, toutes étiquettes confondues, une sacrée… défaite !

19/06/2020

Statues : et les élus du peuple ?

conseil_municipal.jpgDans le monde d’avant, la décision d’ériger (ou de remiser) une statue, ou de donner (ou de retirer) le nom d’une personnalité à une rue de la ville, était discutée et adoptée (ou non) par les "représentants du peuple" réunis dans ce qu’on appelle un "conseil municipal". Aujourd’hui, deux ou trois militants politiques vont bâcher la tête d’une statue devant une caméra, et les chaînes d’info diffusent leur exploit pendant des heures et des heures, en se fichant complètement des lois de la République ! Il n’y aurait pas comme un problème démocratique, là ? A quoi va-t-il servir de voter aux municipales du 28 juin si c’est la rue, désormais, qui décide ?

03/06/2020

Chronique d'un échec annoncé

municipa.jpgLes savants commentaires sur la stratégie d'Emmanuel Macron avant les municipales du 28 juin me font doucement rigoler. Dès 2017, Macron savait qu’il perdrait les municipales de 2020, son groupe parlementaire étant composé d’amateurs venus de nulle part, de bras cassés irrécupérables et d’éternels perdants recyclés "ni droite ni gauche". Additionnez les bévues du pouvoir macroniste, sa communication nullissime, les désastres Griveaux, Buzyn, Villani, Collomb, ajoutez la prévention de Lrem contre toute alliance avec la droite classique, faites le total : Macron a exactement zéro chance de faire le moindre score aux municipales, point barre. D’autres questions ?

19/03/2020

Comment ajouter au désordre...

bureau-vote-2-c2bdc1-0@1x.jpegQuoi de plus exaspérant, ce matin, que cette tribune publiée dans Libération par une poignée d’ "enseignant.e.s chercheur.e.s en science politique" (sic) qui affirment qu’ils sont plus intelligents que tout le monde et qu’en vertu de cette supériorité, ils exigent fermement que les élections municipales soient annulées ! Ces "spécialistes" autoproclamés, qui n’ont probablement jamais participé à un conseil municipal en province, se fichent que 30.000 communes (sur 35.000) soient dûment armées, démocratiquement, pour affronter l’épidémie, sur le terrain, en bon ordre ! Au lieu de contribuer méticuleusement au désordre général, ces types-là ne feraient-ils pas mieux de s’occuper de leurs proches ?

15/03/2020

A voté !

Mairie.jpgA voté ! Retour de mon bureau de vote, à Saint-Denis-sur-Ouanne (89), où la participation, à la mi-journée, est importante. Le vote se passe dans la discipline, la vigilance et la bonne humeur. La polémique sur le non-report des élections municipales m’étonne un peu. Dans nos campagnes, une élection municipale a quelque chose de sacré, et on fait sagement tout ce qu’il faut pour la rendre possible. Elire un maire, ce n’est pas aller au café ou au stade. Intuitivement, les habitants sentent qu’en période de crise, on a d’autant plus besoin d’élus vraiment responsables, donc légitimes !

13/03/2020

Reporter les municipales ?

Vote-0.jpgEst-elle bien fondée, cette polémique sur le report des élections municipales pour cause de coronavirus ? Il suffit d’avoir tenu un bureau de vote rien qu’une fois dans sa vie, pour savoir qu’il n’est pas très difficile, franchement, de réguler la queue à l’entrée d’un préau, de proscrire toute poignée de main avec le président et les assesseurs, de prévoir des tables larges, de placer un flacon de gel hydroalcoolique à côté de l'urne, et ainsi, hop, de sauver la démocratie ! Il n’avait pas comme une arrière-pensée, Emmanuel Macron, jeudi, en penchant pour le report ? Il est vrai que ce garçon n’a jamais tenu un bureau de vote…

27/02/2020

La République n'est pas télégénique

marché.jpgMesure-t-on le décalage entre les dizaines de milliers de "gilets jaunes" qu’on a vu fourmiller pendant plus d’un an sur les écrans des chaînes d’info, incapables de s’organiser, d’élaborer des revendications, de rédiger un tract ou d’élire des porte-parole – et le million de citoyens actuellement engagés sur le terrain, de toutes conditions et de toutes tendances, qui, de réunion en réunion, sur les marchés et dans les salles polyvalentes, se disputent pacifiquement l’honneur de gérer les 35.000 communes françaises… et qu’on ne voit quasiment jamais à la télé ?

25/02/2020

La politique, quelle histoire !

picture.jpgQuand on se replace dans une perspective historique – ce qui se fait de plus en plus rare – la politique prend une forme autrement passionnante. Y compris en Bourgogne. Sur une page, le "Bien Public" d’hier rappelait qu’en 1995, le socialiste François Rebsamen emmenait déjà la liste de gauche à l’élection municipale de Dijon, que le gaulliste Robert Poujade allait remporter pour la… cinquième fois ! Ce qui fait sourire le lecteur, c’est que le principal sujet de polémique, à cette lointaine époque, était l'ambitieux projet initié par Poujade, seul contre tous, de doter Dijon d’un auditorium de 1.600 places ! C’était il y a un quart de siècle…

23:09 Publié dans Blog | Tags : dijon, municipales, rebsamen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/02/2020

Municipales : non à la violence !

violences.jpgLes violences commises contre des candidats aux municipales sont détestables. Mais ce qui l’est encore davantage, c’est le silence de certains politiques extrémistes qui, par démagogie, considèrent depuis la crise des Gilets jaunes que le "peuple" a le droit, lui, de ne pas respecter la démocratie représentative. C’est oublier que la Révolution française, en décembre 1789, a transformé les 44.000 paroisses du pays en communes reposant toutes, à égalité, sur le même principe électif : aucun candidat aux municipales de janvier-février 1790 n’a été frappé au visage par des crétins encapuchonnés criant "Macron démission !" Tolérer la violence, c’est retourner à la préhistoire.

31/01/2020

Des élections en dehors des partis ?

municipales,partis,LREM,BourgogneLe ministre Castaner a-t-il eu raison de demander aux préfets d’écarter les villes de moins de 9.000 habitants du bilan "partisan" des prochaines municipales ? Certes, le décompte final serait ainsi, en valeur relative, moins défavorable au parti LREM : dans les 96 % des communes restantes, les listes sont presque toujours des listes "d’union", donc "sans étiquette". Mais il suffit de sortir de Paris pour constater que les municipales, aujourd’hui, en France, sont réellement déconnectées des partis politiques traditionnels. Qu’on le regrette ou non, c’est un fait. Et souvent voyez chez moi, en Bourgogne c’est aussi vrai des villes de plus de 9.000 habitants !

27/01/2020

La politique pour les Nuls

Gr-Vil.jpegFaut-il que je ressorte ici mon blog du 31 août dernier où j’annonçais que si le président Macron était incapable de mettre fin à la rivalité infantile entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani, il perdrait toute chance de remporter les municipales à Paris ? On se pince pour y croire, mais c’est pourtant ce qui s’est passé. A sept semaines du scrutin, la seule ville que le parti de Macron devait remporter haut la main – et qui devait faire oublier son cruel effacement dans le reste du pays – voit s’affronter Anne Hidalgo (PS) et Rachida Dati (LR) ! J’ai souvent dénoncé ici l’amateurisme politique de la "macronie", mais là, c’est le pompon !

22:54 Publié dans Blog | Tags : paris, municipales, macron, lrem, dati | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2020

Municipales : un léger déséquilibre...

hotel de v.jpgLes élections municipales, c'est parti ! Un mot sur leur couverture médiatique, qui demande de garder un chiffre en tête. Certes, des candidats concourent déjà pour se faire élire en mars dans 35.000 communes. Seulement voilà : les journalistes, éditorialistes et chroniqueurs qui vont commenter à la télévision ce scrutin municipal habitent et travaillent tous, ou presque, dans une seule de ces 35.000 communes ! On ne s’étonnera pas si, dans les semaines à venir, on parle à l’envi du duel Hidalgo-Dati dans les médias, et très occasionnellement de l’actualité électorale dans les 34.999 autres communes.

11/01/2020

La France engagée... et l'autre !

manif.JPGRarement le contraste aura été flagrant entre la France réelle, où je vis, et l’autre, celle de la Grande ville et des écrans de télé. Il y a actuellement entre 1 et 2 millions de Français engagés, candidats aux municipales, de toutes opinions et de tous partis, qui ambitionnent de servir leurs concitoyens et qui font activement campagne, sur le terrain, dans la vraie vie. Cette République-là, généreuse et diverse, ne passe jamais à la télé – dont les écrans sont saturés par l’agitation de quelques milliers de syndicalistes maximalistes et d’une poignée de gilets jaunes (lesquels, rappelons-le, ont totalisé 0,5 % des voix aux dernières élections). Etonnez-vous que la France, la vraie, se défie des médias !

15/11/2019

Municipales : l'absurde au pouvoir

Charny(halle).jpgComme s’ils ne s’étaient pas assez planté avec les usines à gaz antidémocratiques qu’on appelle "communautés de communes", les technocrates qui gouvernent la province depuis leurs bureaux parisiens ont reculé, cet été, les limites de l’absurde. A l’issue de leurs savants calculs, le futur conseil municipal de ma commune, Charny, dans l’Yonne, devra compter 55 membres - pour une population qui dépasse tout juste, après fusion avec treize petits villages alentour, les 5.000 habitants. Par comparaison, le conseil municipal d’Auxerre (35.000 habitants) comptera 39 membres. Celui de Joigny (9.500 habitants), 33. Et nous, je le répète : 55. C'est beau, l'administration.