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12/11/2013

Surtout, ne toucher à rien !

 Affiche Hollande.jpgLa maison brûle : pourquoi Hollande tarde-t-il tant à en changer le taulier ? Parce que ce n’est pas le sort de la France qui l’intéresse, mais les petits calculs personnels de ses affidés, qu’il a un mal de chien à gérer, et qui sont tous empêtrés dans leurs combinaisons municipales : l’un serait gêné pour les prochaines sénatoriales, l’autre serait obligé de laisser tomber sa mairie, le troisième est en bisbille avec les Verts de sa ville, le quatrième devrait laisser son siège de député à un suppléant qui l’a trahi, etc, etc. Voilà pourquoi les barons du PS font tout pour reporter l’inévitable changement de gouvernement après mars 2014, tandis que la situation se dégrade à toute vitesse... 

 

11/11/2013

Un boulet nommé Désir

 H.Désir.jpgCelui qui me fascine, dans la débâcle du PS, c’est Harlem Désir. Le gars n’a jamais travaillé de sa vie. Quand il présidait SOS Racisme, il bénéficiait d’un emploi fictif qui lui valut condamnation judiciaire. Pas fichu d’honorer son mandat européen – qui lui rapporte pourtant bonbon – cet apparatchik-né ne contrôle pas le parti qu’on lui a demandé de garder pendant que ses copains sont au gouvernement. Pis : l’Elysée l’a rappelé à l’ordre quand il a voulu faire descendre les lycéens dans la rue après l’affaire Léonarda ! En plus, c’est écrit, on va lui faire porter le chapeau de la déculottée du PS aux municipales. En le nommant ambassadeur en Patagonie ? 

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09/11/2013

Bayrou-Borloo, le retour

 Centre.jpgBayrou-Borloo en route vers de nouvelles aventures. Objectif : oublier le passé, panser les plaies et reconstituer la famille centriste. Echéance principale : les européennes, qui risquent d’être une catastrophe absolue, tant les politiciens français, de gauche et de droite, ont rejeté depuis dix ans toutes leurs impérities, leurs erreurs et leurs lâchetés sur "l’Europe", ce pelé, ce galeux. Victimes collatérales de ce regroupement durable : les quelques élus du Modem qui reconduiront – comme à Dijon – leur alliance avec le PS, les Verts et le Front de gauche : accrochés à leur écharpe comme naguère Isadora Duncan sur la promenade des Anglais, ils finiront, tôt ou tard, étranglés par elle.

04/11/2013

Auxerroises, Auxerrois !

 auxerre.jpgVu sur Auxerre-TV le lancement de la campagne municipale du Front National à Auxerre. Le candidat naturel, Richard Jacob, conseiller sortant, ayant été déclaré inéligible par décision de justice, c’est un autre membre du parti, Julien Guilbert, 29 ans, jusqu’alors "responsable de la propagande" (sic), qui va monter une liste face au PS sortant Guy Ferez et à son challenger UMP Guillaume Larrivé. A l’évidence, ce néophyte n’a pas lu La Bourgogne pour les Nuls où j’explique, page 217, comment on prononce le nom de la ville qu’il ambitionne de diriger : à neuf reprises, il s’est adressé aux "Auxerrois", avec un x, comme disent les Parisiens, et non aux "Ausserrois", comme on dit chez nous depuis mille ans !

05/06/2013

NKM maire de Paris ?

 nkm.jpgNKM, maire de Paris ? C’est jouable. Elle est intelligente, médiatique, sympathique et drôle, alors que son adversaire Anne Hidalgo est un peu terne. Encore devra-t-elle faire taire, dans son propre camp, les Patrick Buisson et consort qui la trouvent trop "bobo" et pas assez "de droite". Il y a longtemps que je ne vote plus dans le 18è arrondissement, mais si Paris était devenue une ville de droite, cela se saurait. J’observe d’ailleurs que Hidalgo, NKM et Marielle de Sarnez ont exactement le même profil, disons... syncrétique ! Evidemment, si l’extrême droite parisienne se mobilise tout entière contre NKM, c’est la socialiste qui finira gagnante. Comme d’hab.

17/02/2013

Municipales : va y avoir du sport !

 municipales.jpgLes municipales, c’est parti ! A priori, les premières élections intermédiaires sont toujours un fiasco pour la majorité en place. Les prochaines municipales devraient donc voir triompher l’UMP - notamment à Toulouse, Salon de Provence, Brive, Ajaccio, Valence, Roanne, Saint-Chamond, Angers, Reims, Thionville, Poissy, La Seyne, Auxerre, Sens ou  Belfort. Attention, avertit l’expert Xavier Chinaud dans une note publiée par le site Atlantico : la droite peut aussi perdre Marseille, Bordeaux, Montluçon, Gap, Aix, Bourges, Saint-Brieuc, Dreux, Alès, Nîmes, Mont-de-Marsan, Nancy, Bayonne, Tarbes, Perpignan, Macon, Melun, Mantes la Jolie, Albi, Montauban, Avignon, Châtellerault, Savigny, Corbeil, etc ! En 2014, va y avoir du sport…

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09/02/2013

Dans ma boule de cristal

 hollande.jpgBon, gagnons du temps. La loi sur le mariage gay sera adoptée fin mars, non sans mal, grâce à la discipline de vote des députés PS, puis… retoquée par le Conseil constitutionnel ! Hollande, échaudé, la redessinera a minima à l'automne, en bloquant définitivement sur la filiation et la PMA, ce qui provoquera la rupture avec les Verts au lendemain des municipales, et un recentrage général du pouvoir au printemps 2014. Taubira (si elle n'est pas "promue" au Conseil constitutionnel) et Montebourg borderont sur la gauche un gouvernement Manuel Valls qui s’ouvrira aux centristes du Modem (Rochefort, de Sarnez). Histoire de positionner Hollande en social-démocrate réaliste et pragmatique dans la perspective de 2017. Qui veut parier ?

26/07/2012

On ne touche pas aux élus locaux

 élu-local.jpgOn parie que la "commission Jospin" n'abordera pas ce sujet ? Le PS ayant annulé d’un trait de plume la réforme qui devait diminuer sensiblement le nombre d’élus territoriaux, les prochaines élections locales ressembleront, hélas, aux précédentes. Sauf que la crise financière prive désormais les élus municipaux, départementaux et régionaux de leur principale raison d‘être : dépenser l’argent des autres. Car de l’argent, il n’y en a plus ! Il faut craindre que le recrutement des élus locaux, du coup, soit de moins en moins dynamique (des fonctionnaires, des retraités, mais aucun entrepreneur, aucun commerçant, aucun créateur), ce qui n’augure rien de bon, justement, pour la gestion de la crise économique dans les collectivités territoriales !

 

22/03/2008

Votez Verlaine !

Les urnes sont rangées, les maires sont élus, on va pouvoir effacer les traces sanglantes de milliers de guerres picrocholines souvent ridicules, et reprendre des relations adultes. Les campagnes électorales poussent à un manichéisme infantile. Alors que la gauche et la droite ne se distinguent, comme le disait ce matin sur Europe 1 le socialiste Jean-Paul Huchon, que sur des "nuances". La vraie distinction, en politique, est entre l’ouverture et le sectarisme. La première est la condition de la survie, la seconde est une régression débilitante. C’est à cela, décidément, qu’il faut juger les politiques. Cessons de dévaster les villages pour des brioches. Vive la nuance ! La nuance qui "seule fiance le rêve au rêve et la flûte au cor". Votez Verlaine.

20/03/2008

La Bourgogne chamboulée

Retour en Bourgogne après dix jours d'absence. Les élections ont drôlement chamboulé le paysage. Si quelques maires sortants ont été superbement réélus (Rebsamen à Dijon, Ferez à Auxerre, Suguenot à Beaune, Nesme à Paray-le-Monial, Rebeyrotte à Autun), d’autres ont pris de retentissantes raclées (Auberger à Joigny, Neugnot à Semur, Fort à Sens, Breuillé à Toucy), gauche et droite mêlées. Il faut bien que certains s’en aillent pour que d’autres arrivent. La politique est comme la vie : cruelle, impitoyable, imprévisible. Globalement, en Bourgogne, la grogne anti-Sarko et les micmacs du Modem ont permis au PS de progresser sensiblement. En outre, sur quatre départements, au moins trois vont changer de patron. On verra ce que tout cela va donner, mais au moins, ça bouge !

12/03/2008

Deux sujets tabous

318d748add54329b1313fccd1a6edbee.jpgRetour d’un séminaire aux Arcs consacré à "Transparence et langue de bois". Instructif. Bien sûr, nombre de conversations portaient sur les élections municipales et leur couverture médiatique. Or, deux sujets essentiels, sauf erreur, n’ont été traités par aucun organe de presse. Deux sujets tabous, que les journalistes occultent à l’unisson :
- En milieu urbain : le rôle des francs-maçons (qui ont pourtant fait l’objet de savantes covers de magazines ces derniers temps) dans les alliances électorales ;
- En milieu rural : le nombre considérable de petits maires qui se représentent exclusivement, pouvoir d'achat oblige, pour toucher l’indemnité de 633 euros par mois.
Ces deux sujets sont "politiquement incorrects". On parie qu’aucun journal ne les abordera ?

10/03/2008

Résultat des municipales

f97d6592b81836fa9c738bfd71b6896d.jpgQui a gagné les municipales ? Dans ma petite commune de l’Yonne, j’ai personnellement progressé : par rapport au scrutin de 2001, je suis passé de 59 voix à 60 voix. Champagne. En revanche, le premier adjoint s’est pris une gamelle avec 37 voix – c’est normal, c’est lui qui faisait tout !
Selon les sondages, 63 % des électeurs français se sont déterminés en dehors des critères politiciens nationaux, gauche, droite, Sarko, Ségo et tout le toutim. Dans mon village, on ne sait pas ce qu’est le Modem, mais on sait, croyez-moi, que le pouvoir d’achat a baissé. Comme l’a si bien dit Laurent Fabius à la télé : "Il y a de la misère chez les gens très pauvres". Et il s'y connaît, Fabius.

05/03/2008

Ne touchons à rien !

b979c8c14659702cca00a9569b7f6125.jpgA travers tout le pays, les listes électorales municipales portent les mêmes noms, qui rendent compte du décalage entre la grogne, la rogne et la hargne qui, à en croire les médias parisiens, rendent impossible le moindre consensus national, et la réalité de la vie sociale dans notre pays : "Unis pour la préservation de Petit-Pneu-sur-Tronçon", "Ensemble pour défendre Gargoulière-sur-Vingeanne", etc. Si j’en juge par la lecture des journaux locaux, il doit y avoir quelques milliers de listes, en France, intitulées "Ensemble, continuons !" Je cherche désespérément, sur les panneaux, les mots "réforme", "changement", "travail", "effort", "rupture"…
Dormez braves gens, et faites confiance à vos élus pour "continuer" !

02/03/2008

52 fois mon budget communal

Pardon d’y revenir, mais moi non plus, je ne "décolère" pas devant ce fossé qui se creuse entre une certaine élite patronale, privée et publique, et le reste de la population française. A quelques jours des municipales, permettez-moi de souligner que l’indemnité dont le Medef gratifie son mouton noir, le dénommé Gautier-Sauvagnac, est égale à 52 fois le budget annuel de ma commune. Ce type pourrait assumer, rien qu’avec sa prime de départ, 52 années de notre gestion municipale ! Une telle gratification pour avoir brillamment vendu des Airbus à l’armée US serait déjà choquante, mais comment justifier ces millions d’euros qui récompensent la faute, l’incompétence, l’arrogance, la mauvaise gestion, le viol de la loi et le mépris de ses contemporains ?

13/02/2008

Sarko, le fils !

86807fe8fc54605357d5a6e42479c670.jpgL’affaire de Neuilly n’a aucune importance. Dans une ville qui sera gagnée par la droite, c’est à droite que les différents postulants s’opposent, comme partout, à coup de peaux de banane. Avoir une étiquette ou non ? Etre soutenu par l’Elysée ou non ? C’est le lot de milliers de candidats dans toute la France. Alors, pourquoi cet emballement médiatique disproportionné ? D’abord, Neuilly, c’est facile à couvrir : la ville est à portée de taxi des principaux journaux nationaux, et nombre de rédacteurs en chefs du PAF y résident. Ensuite, on a vu passer, dans la bousculade électorale, la coiffure du fils de Sarko ! Rendez-vous compte ! Pas besoin d’attendre que Carla soit enceinte pour parler du fils de Sarko ! Sarko le fils : ce sera sans doute la prochaine grande interview de L’Express

11/02/2008

Le pataquès neuilléen

Le pataquès neuilléen et la déconfiture du jeune Martinon montrent que le pouvoir, en République, c’est bien embêtant mais c’est comme ça, vient des électeurs. Le temps est révolu où le Roi offrait de bonnes places aux neveux du Cardinal. Cela dit, une question se pose, récurrente : comment se fait-il qu’un leader local, quand il quitte son mandat après un règne sans partage, n’arrive jamais à organiser sa succession ? Chez moi, en Bourgogne, chacun se rappelle le pataquès dijonnais quand Poujade est parti, le pataquès auxerrois quand Soisson a quitté sa mairie, etc, etc. J'y vois deux explications : d’abord, tout sortant se croit plus influent qu’il n’est en réalité ; ensuite, le choix de son poulain, souvent discutable, trahit souvent sa volonté inconsciente de montrer que lui-même était irremplaçable.

01/02/2008

UMP : la gamelle du siècle

Selon les médias, la droite va se prendre la gamelle du siècle. Six semaines avant les municipales, Paris-Match (sondage IFOP) nous annonce qu'à Paris, Delanoë va écrabouiller Panafieu par 44 % contre 32 %. De son côté, le Figaro (sondage TNS-Sofres) nous prédit, à Lyon, une victoire au premier tour de Collomb sur Perben par 55-59 % contre 35 %. Pour sa part, le Nouvel Obs (sondage TNS-Sofres) prévoit qu’à Dijon, Rebsamen va pulvériser Dugourd par 56 % contre 35 %. Selon ces oracles, la droite va au platane. Trois pronostics, trois branlées en vue. Une cata, que dis-je, une berezina !
Scripta manent. Notons soigneusement ces chiffres afin de nous les rappeler le soir du premier tour. Comme ça, par simple curiosité. Pour rire.

27/01/2008

Préfet, socialiste et menteur

Lu dans L’Est Républicain les déclarations ahurissantes de l’ancien préfet de la région Bourgogne, Daniel Cadoux, venu soutenir les candidats socialistes aux municipales à Dijon, son ancien fief. Il ne fallait pas le croire, dit-il aux militants présents, quand il était en poste et qu’il disait du bien du gouvernement (Raffarin) et de son propre ministre de tutelle (Sarkozy), car "c’était un rôle de composition !" Et le préfet de lancer aux socialistes présents : "Vous êtes trop malins, vous ne m’avez pas cru !" Et le président de la région (PS) de surenchérir : "Quand je pense au nombre de mensonges que tu nous as dits en quatre ans !"
Le journaliste de L’Est Républicain en est resté médusé : cette conception du service de l’Etat, il faut l'admettre, renouvelle le genre !

17/01/2008

Silence les bouffons !

politique,municipales,humourLa politique tue l’humour. Pas la politique éthérée et virtuelle qui se pratique entre gens bien élevés dans les restaurants branchés du VIIIe arrondissement de Paris. La vraie politique, concrète, charnelle, qui oppose des hommes et des équipes sur le terrain municipal, et les transforme en militants sectaires, en prosélytes angoissés, en porte-serviettes agressifs. En période électorale, tout calembour passe pour une agression, toute moquerie pour une attaque personnelle, toute satire pour un complot. Pas question de tolérer une critique rigolote ou un propos ironique. Silence, les bouffons ! Les enjeux d’une élection sont trop sérieux ! On ne joue pas avec les postes, les bureaux, les voitures de fonction, les titres, les salaires, les retraites… pardon, je rigole : ...avec l’intérêt général !

10/01/2008

Qui donne le tournis ?

29e7337eb0d885cb41ad90ff4ea9136c.jpgFrançois Bayrou reprochant à Sarko de "donner le tournis", c’est la plus belle de ce début d’année. A deux mois des municipales, qui donne le tournis à qui ? L’ami François place, à Marseille, son nouveau camarade "vert" Jean-Luc Bennahmias contre ses anciens amis politiques ; en Aquitaine, il soutient le célèbre révolutionnaire bordelais Alain Juppé, figure emblématique du chiraquisme (tout rapport avec sa propre campagne à Pau serait purement fortuit, bien entendu) ; à Dijon, il pousse ses derniers fidèles à faire équipe avec François Rebsamen, n° 2 du PS et bras droit de Ségolène Royal, allié aux vieux staliniens locaux Pinon et Gervais ; à Paris, il lance la centriste Corinne Lepage contre le centriste Jean-Marie Cavada (honte à ceux qui pensent à un règlement de compte personnel !) ; à Lyon... à Tours... etc...