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07/09/2018

Vercingétorix contre les éoliennes

Vercingétorix.jpgVoilà deux ans que se livre à Alésia, en Bourgogne, une bataille terrible. En face du site rendu célèbre par la monumentale statue de Vercingétorix qu’y fit ériger naguère Napoléon III, une entreprise toulousaine a projeté d’implanter 5 éoliennes de 150 mètres de haut. Le préfet, pour une fois, a refusé le permis de construire, dénonçant une pollution visuelle inacceptable, surtout que 19 éoliennes (!) sont déjà implantées non loin de là, à Lucenay-le-Duc et Chaume-lès-Baigneux. Mais le constructeur d'éoliennes insiste, dénonce, conteste, attaque - au nom, bien sûr, de la défense de l’environnement !

27/02/2018

A chacun ses petits soucis

Eric-Woerth.jpgCe matin, sur Europe 1, deux journalistes harcèlent Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée, sur les bêtises proférées il y a dix jours par Laurent Wauquiez : "Pourquoi a-t-il dit ça ?", "Comment l’avez-vous vécu ?" etc, etc. J'attendais, moi, une question sur la manif de Tonnerre, la veille, contre la suppression des urgences de nuit, après une pétition de 18.000 signatures. Ou sur la spectaculaire démission des 70 maires et maires-adjoints de la région de Clamecy scandalisés par la même suppression dans leur coin. La désertification médicale en Bourgogne, qui panique des populations entières, c’est tellement moins intéressant que les piapias médiatiques de Laurent Wauquiez !

23/12/2017

Les urgences, à quoi bon ?

province,ruralité,hopitaux,BourgogneCe type d’info atteint rarement les grands médias parisiens. Dans mon coin de Bourgogne, l’angoisse gagne des dizaines de milliers de braves gens, qu’ils soient âgés, malades ou parents : il semble que l’Etat s’apprête à fermer les urgences de nuit dans les Centres hospitaliers de Tonnerre et de Clamecy comme cela a déjà été fait à Montbard. C’est la panique dans nos campagnes. Ils marchent sur la tête, là-bas, à Paris ! Quel technocrate peut prétendre, sans rire, que ces fermetures sont un progrès ? Or, c’est à ces décisions-là que se jauge l’avenir de nos provinces… et, au passage, le score qu’y réalisera demain le Front national !

15/12/2017

La Bourgogne change de visage(s)

larrivé-lemoyne.jpgSpectaculaire rajeunissement du côté du parti LR. Il confirme, sur le terrain, le changement de génération qui a suivi l’élection de Macron. Ainsi en Bourgogne, alors que s’estompent doucement les silhouettes de Jean-Pierre Soisson (89), François Rebsamen (21) ou Arnaud Montebourg (71), il faut désormais compter, du côté de Macron, avec Jean-Baptiste Lemoyne (89) et Benjamin Griveaux (71) et, du côté de LR, avec Guillaume Larrivé (89) et Gilles Platret (71), sans oublier le député européen Arnaud Danjean (71) et quelques autres jeunes pousses en devenir. Voilà qui ne nous rajeunit pas.

30/11/2016

Et l'histoire ? Et la géographie ?

Bourgogne-Franche-Comte.jpgEncore un mot sur le nouveau logo bourguignon et franc-comtois (mon blog d’hier) fait de lettres banales et de tirets tristounets. Il s’inscrit dans une époque désincarnée où, mondialisation oblige, on prive peu à peu les territoires de leur histoire et leur géographie, ce qui est une régression dangereuse. Le XXe siècle avait inauguré cette tendance en inventant, au nom d’un avenir radieux virtuel, le premier nom de pays sans aucune référence géorgraphique, Union des Républiques Socialistes Soviétiques : on a vu, il y a vingt-cinq ans, comment la Russie s’est vengée ! Un logo, un nom, un sigle, c’est aussi l’affirmation d’une culture qui vous distingue, justement, du reste du monde !

29/11/2016

Un nouveau logo pour la Bourgogne

logo région.jpgVoici, ci-contre, le nouveau logo de la région Bourgogne Franche-Comté. Comme on voit, il n’a aucun sens ! Disparu, le lion comtois, qui avait jadis supplanté l’aigle germanique et qu’Edgar Faure, en son temps, avait ressuscité. Disparus, les armoiries des ducs de Bourgogne, avant et après leur réunion au royaume de France, et le "B" de saint Bernard. Restent des lettres noires séparées par des traits jaunes couleur de la moutarde et du comté, ironise un confrère de l’Est Républicain, qui précise aussi que ce logo sans âme a coûté 18.000 euros. Combien eût-il coûté s’il avait voulu dire quelque chose ?

12/11/2016

Les éoliennes, le peuple et les élites

non_aux_eoliennes.jpgLa cour d’appel du tribunal administratif de Lyon a annulé le Schéma régional éolien adopté par le Conseil régional de Bourgogne et validé par le Préfet en 2012. En apparence, c’est une victoire des nombreuses associations qui défendent les paysages du Morvan, de l’Auxois, de la Bresse, de la Puisaye et de tout ce qui fait la richesse touristique de ma région. Réaction immédiate des autorités (Etat et Région) : "Tant pis, on se passera du Schéma, on continue !" Réaction des multinationales qui fabriquent les éoliennes : "Si le Schéma est annulé, ses restrictions concernant l’environnement le sont aussi, alors on va en mettre partout !" Et vous vous étonnez que le peuple enrage contre ses élites ?

01/11/2016

La Bourgogne dans vingt ans ?

éoliennes.jpgRetour de Reims, hier, avec une suggestion : j’invite solennellement tous les Bourguignons insensibles à la prolifération d’éoliennes sur leur territoire à aller faire un saut en voiture sur l’A26 entre Troyes et Reims : cette région est aujourd’hui un invraisemblable champ d’éoliennes de 60 km de long où des centaines de mâts de 142 mètres de haut, par séries de vingt ou trente, transforment le paysage champenois en un interminable aéroport virtuel, où personne n’aurait l’idée d’aller se promener, visiter des maisons à vendre, ou même pique-niquer, ou ramasser des champignons ! Quand la Bourgogne, dans dix ou vingt ans, sera ainsi complètement saccagée, il sera trop tard pour pleurer…

 

16/06/2016

Bourgogne : suivez les éoliennes !

eoliennes.jpgC’est pratique : désormais, quand vous prenez l’autoroute du Sud, l’entrée en Bourgogne est marquée par un énorme bouquet d’une trentaine d’éoliennes dominant Auxerre : le vignoble du chablisien, c’est juste là, à l’est. Un peu plus bas, vous savez que vous approchez de Vézelay grâce à un autre bouquet d’engins en construction autour de Nitry. Vous en aurez bientôt d’autres, plus au sud, du côté de la Butte de Thil, qui seront visibles depuis le mont Beuvray, au cœur du Morvan. Le plan, en Bourgogne, c’est 600 éoliennes ! Et tant pis pour les vignobles, les châteaux, les paysages, les églises romanes, les sites préservés et tout ce qui faisait de cette région une destination touristique exceptionnelle !

04/05/2016

Bercy pour ce moment

Bercy.jpgLa bataille politique fait rage. Le premier à avoir dégainé est Laurent Wauquier, qui veut rebaptiser la gare de Paris-Bercy "Gare du Pays d’Auvergne", vu que c’est là qu’arrive le train de Clermont-Ferrand. Aussi sec, le Bourguignon François Sauvadet a proposé de la rebaptiser "Gare de Bourgogne", vu qu’elle accueille tous les TER pour Sens, Auxerre ou Nevers – ce qui vaut déjà à cette gare sinistre une partie de sa déco. La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, femme de synthèse, suggère "Gare de Bourgogne et d’Auvergne". Moi, j’ai une idée : on ne touche à rien, on garde "Paris-Bercy" et on va s’occuper des vrais problèmes dans les deux régions concernées, OK ? Sinon, gare !

28/03/2016

Pourquoi le FN progresse

medecin-de-campagne.jpgMieux vaut tard que jamais. Je me tue depuis des années à expliquer que la progression du Front National, dans les territoires ruraux comme celui où j’habite en Bourgogne, n’a rien à voir avec je ne sais quelle montée du racisme, mais qu’elle est juste proportionnelle à la disparition des services publics et des médecins généralistes dans nos villages ! C’est exactement ce que démontre la route récente étude de l’IFOP commentée cette semaine dans le Figaro, Slate et quelques autres médias. Si seulement les dirigeants et journalistes politiques nationaux pouvaient enfin s’en convaincre et corriger, d'urgence, leurs a priori sur l’aménagement du territoire !

29/02/2016

Réforme territoriale : 1 + 1 = 2

bourgogne-franche-comte.jpgA lire les journaux locaux, l’affaire paraît pliée : la Bourgogne-Franche-Comté s’appellera Bourgogne-Franche-Comté. L’inconvénient d’un triple nom imprononçable et incompréhensible pour le reste du monde n’émeut personne. Le tourisme mondial, clef du développement de demain, quelle importance ? En revanche, le maintien des deux appellations antérieures, juste accolées, soulignera la virtualité de cette fusion dont on a compris qu’elle ne ferait faire, finalement, aucune économie. Tout bien pesé, à part dans l’administration, les deux régions garderont leur nom, la Bourgogne restera la Bourgogne, et c’est tant mieux pour le tourisme, pour le vin, pour l’histoire et pour la culture !

13/01/2016

Quel nom pour ma région ?

blason-pour-la-region-bourgogne-franche-comte.jpgLes élus des nouvelles régions ont jusqu’au 1er juillet pour adopter le nom définitif de celles-ci. Dans mon coin, c’est inextricable. Certes, le nom qui fédère le plus logiquement la Bourgogne et la Franche-Comté, c’est "Bourgogne-Franche-Comté". Or, ce nom en trois parties est trop long et trop compliqué pour parler à un Américain ou à un Chinois. Un nom, de nos jours, c’est une marque ! Réduire à l’anonyme "BFC" ferait un peu banque antillaise. L’enseigne touristique "Bourgogne-Jura" pénaliserait 3 départements sur 8. Je propose donc un nom connu dans le monde entier : "Bourgogne". Tout court. Mais au masculin.

08/12/2015

Le FN à Dijon, et alors ?

Bourgogne-Franche-Comte-Le-FN.jpgEn Bourgogne-Franche-Comté, Sophie Montel (FN) a donc toutes les chances de diriger la région dimanche prochain. Et visiblement, tout le monde s’en fout ! Les socialistes, arrivés en 3ème position comme dans le Grand Est, rasent les murs et se maintiennent, prenant tous les risques pour sauver leurs petits privilèges locaux. Les Républicains et l'UDI, paralysés par la stratégie du "ni-ni" de Sarko, n’y trouvent apparemment rien à redire. Les journaux locaux, ou ce qu'il en reste, sont atones. Les médias nationaux s’en tamponnent : la Bourgogne-Franche-Comté, combien de divisions ? Aucun hourvari. Aucune inquiétude. Aucun débat. Tout va bien. Je me demande vraiment pourquoi je m’énerve.

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24/11/2015

Et pendant ce temps-là... (2)

FN-régionales.jpgAu moment où personne ne pensait plus aux régionales, vendredi, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres le premier document de campagne, celui du FN. Il est intitulé "Fiers de nos régions", ce qui ne veut pas dire grand-chose. Sur 8 pages, il dénonce le gaspillage de l'argent public, le communautarisme religieux et la préférence étrangère, il prône le patriotisme économique, etc. Mais il ne dit rien des problèmes du Morvan, du partage des taches entre Dijon et Besançon, des transports dans le Jura, de l’avenir de la viticulture, de la désertification médicale dans la Nièvre, etc ! Rien sur la région elle-même ! Le FN est un parti "hors sol" qui, comme aux départementales, se fiche complètement de la réalité locale.

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09/11/2015

"L'union des Républicains, de l'UDI et du Modem"

Bourg-F-C.jpgLes régionales ne vont pas redonner à nos compatriotes, hélas, le respect de la politique. Ainsi en Bourgogne-Franche-Comté : à peine François Bayrou avait-il diffusé son communiqué du 19 octobre officialisant "l’union des Républicains, de l’UDI et du Modem", qu’un militant du Modem du Territoire de Belfort (désormais marié à la Bourgogne) lançait une liste régionale dissidente, recrutant de quasi-inconnus de gauche et de droite frustrés de n’avoir pas été retenus sur les deux grandes listes en présence. Histoire d’entretenir une confusion déjà désolante, qui va faire monter le taux d’abstention ? Ou de permettre au FN, très présent en milieu rural, d’arriver en tête au premier tour ?

10/08/2015

Dijon, désert politique ?

Francois-Rebsamen-ironise.jpgDijon, un désert politique ? Tout à l’heure, François Rebsamen y a repris tous les pouvoirs sans provoquer le moindre article dans la presse locale, sans rencontrer la moindre opposition dans la ville, sans avoir aucun rival dans son propre camp, et sans même qu’un candidat "Les Républicains",  "UDI" ou "Modem" ne se présente, symboliquement, contre lui ! Voilà une capitale régionale exemplaire, où il n’y a aucun débat politique, aucun dossier en discussion, aucun enjeu à venir : dormez bonnes gens ! On comprend que le ministre ait dû sacrifier sa carrière nationale pour retrouver son fauteuil au palais des Ducs : il n'y avait visiblement personne, ni à droite ni à gauche, pour diriger la ville !

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25/07/2015

L'édition, un métier difficile... (2)

D'Un Noir si Bleu (LenV).JPGLe livre va se faire rare en Bourgogne ! Cette semaine, c’est au tour des éditions D’Un Noir Si Bleu de mettre la clef sous la porte, après dix ans de créations de qualité (photo). Mais comment vendre des livres quand les points de vente – librairies et salons du livre – disparaissent un à un, dans l’indifférence des responsables publics ? Le Conseil régional de Bourgogne vient de diminuer de 10.000 euros son soutien au festival "Livres en Vignes" (au Clos de Vougeot les 26-27 septembre) qui s’inscrit pourtant dans la démarche œnotouristique des "climats de Bourgogne" reconnus par l’Unesco. Quant aux municipalités voisines de Dijon et de Beaune, elles n’y ont jamais mis un euro ! Soutenir l’édition, le livre, la littérature, quel intérêt ?

28/06/2015

Régionales : Sauvadet en piste

francois-sauvadet.jpgDes nouvelles des régionales en Bourgogne-Franche Comté, où Sarko a tranché en faveur de François Sauvadet (UDI) pour mener, en décembre, la liste d’union de la droite et du centre. Il faut dire qu’Alain Joyandet, son rival de Vesoul, en Haute-Saône, est totalement inconnu en Bourgogne, à part dans un tout petit réseau dijonnais très actif. Question : une vraie dynamique va-t-elle s’installer autour de Sauvadet, chef de file désigné pour reprendre la nouvelle région au PS, ou bien les amis de Joyandet se préparent-ils à contrecarrer systématiquement la campagne électorale qui s'annonce ? La politique, sur le terrain, n'est pas une affaire de bisounours…

26/06/2015

Une délibération... capitale !

Dijon-Besançon.jpgDans la grande bagarre qui agite les régions Bourgogne et Franche-Comté avant leurs élections communes de décembre, il est des nouvelles rafraichissantes. Tenez, par exemple, le Conseil économique social et environnemental (Ceser) de Bourgogne – vous savez, cette institution régionale totalement inutile que Gaston Defferre n’a pas osé supprimer en 1981 de peur de priver les syndicats locaux d’un placard doré pour recaser leurs caciques – a rendu un avis solennel sur le choix de la future capitale de la région Bourgogne-Franche Comté. Tenez-vous bien, il a préconisé Dijon ! Si ! J’en entends qui rigolent, ce n’est pas très gentil…