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03/02/2011

Eoliennes en Bourgogne

Chailly-Eol(3).JPGLe château de Chailly, en Bourgogne, est un bel endroit. Les affiches qui en vantent les charmes, à la sortie de Dijon, sont alléchantes. Sauf que les photos du château, sur ces affiches comme sur son site internet, sont trompeuses : on n’y voit pas les trois éoliennes qui tournent, désormais, derrière les arbres, au fond de ce paysage de rêve. De l’autoroute (photo) on les voit très bien ! Pauvre Bourgogne. A quand des éoliennes dans la cour des Hospices de Beaune, sur le parvis de la basilique de Vézelay ou encadrant le chantier médiéval de Guédelon ?  

01/10/2010

Aux amateurs de bourgogne

JR-Cover.jpgC'est un événement en Bourgogne. Une belle aventure aussi. Les "climats" de Bourgogne, là où sont produits et élevés les meilleurs vins du monde, ont demandé leur inscription au Patrimoine culturel mondial de l'Unesco. Un "climat", c'est un lieu-dit qui a donné son nom à un grand vin. Exemples : Corton Charlemagne, Clos de Tart, Romanée Conti, etc. Pour ceux qui veulent en savoir plus, je signale la parution cette semaine d'un petit livre très bien fait, Le réveil des terroirs, signé par Jacky Rigaux et préfacé par Aubert de Vilaine. Les amateurs de bourgogne y apprendront notamment, avec délices, pourquoi deux vignes situées à quelques dizaines de mètres de distance produisent deux vins différents...

23/09/2010

"Livres en Vignes", troisième !

Chateau (retouché).JPGCe week-end, pour la troisième fois, la Bourgogne fête le livre et la littérature au beau milieu des vendangeurs qui cerneront le château du Clos de Vougeot. Quelque 80 écrivains sont attendus, et non des moindres, pour deux jours de dédicaces, de rencontres-débats et d’animations diverses. Venez donc dans ce lieu mythique pour rencontrer Didier Van Cauwelaert, Jean-Robert Pitte, Yann Queffelec, Jean-Pierre Coffe, Alix de Saint-André, Denis Tillinac et beaucoup d’autres auteurs, nationaux et régionaux, qui ne demandent qu’à échanger avec leurs lecteurs présents ou futurs. Livres en Vignes, c’est d'abord une fête sympathique, où la qualité le dispute à la convivialité. Et l’entrée est gratuite ! 

 

28/06/2010

Aimez-vous Brahms ?

chung.jpgMagnifique soirée, hier, en clôture du festival "Musique et vin" au Clos de Vougeot. Myung Whun Chung au piano et quelques solistes américains du Metropolitan Opera Orchestra (dont David Chan, déjà entendu dans le même cellier). Puis un dîner arrosé de vins à tomber par terre, dont un Clos de Tart grand cru 1993, je vous dis pas. Le tout au milieu des vignes doucement agitées par une brise presque tiède. Evidemment, il fallait aimer Brahms. Et là, rien à faire, c’est toujours la même chose, on ne peut pas être romantique ET sentimental. C’est l’un ou l’autre. Brahms transporte, il n'émeut pas. On ne peut vibrer ET pleurer. Même au paradis, on ne peut pas tout avoir.  

25/06/2010

Soirée FOG à Dijon

Giesbert.jpgFranz-Olivier Giesbert était hier le dernier invité de la troisième saison des "rencontres littéraires" organisées par le Club des Ecrivains de Bourgogne. Prétexte : son livre Un très grand amour (Gallimard). Les cheminots ont failli faire capoter la conférence, mais l’ami FOG a loué une voiture à Paris et pris l’autoroute pour être à l’heure à l’hôtel La Cloche de Dijon – contrairement aux journalistes de France Bleu Bourgogne qui ont décidé, à 14h, d’annuler l’interview du visiteur pour cause de grève. Parlez-moi de l’indépendance des journalistes ! Oublions cela : un personnage romanesque, un livre un peu sulfureux, un débat parfois vif, ce fut une belle soirée. Merci, Franz, et bonne route !    

23/06/2010

En passant par la Bourgogne

Solutré-2.JPG La Bourgogne, avec son patrimoine architectural, culturel et touristique, devrait être une des régions les plus fréquentées par les touristes français et étrangers. Or, le rapport de l’Insee paru hier nous apprend qu’elle reste une région "de passage". Pas étonnant. Ce week-end, j’ai sillonné la région de Solutré, en Saône-et-Loire : un dimanche de la mi-juin, à l’heure du déjeuner, impossible de trouver le moindre endroit où boire un coup ! Pas un restau, pas un troquet, pas même une camionnette garée au bord de la route, rien ! Dans les villages viticoles du coin, les très rares cafés sont fermés. Etonnez-vous que les touristes se contentent de faire quelques photos avant de repartir vers le sud !

20/06/2010

Un dîner chez Greuze

 

 

restaurant-greuze.jpgCe n’est pas tous les jours qu'on va dîner chez Greuze, à Tournus – il faut, par exemple, fêter l’anniversaire de la femme qu’on aime. Le nouveau chef Yohann Chapuis (33 ans, une étoile au Michelin) et son épouse ont réussi à redresser la barre d’un établissement qui commençait à tanguer un peu. Bel accueil, belle ambiance, un personnel souriant, des produits naturels, beaucoup d’imagination mais rien de prétentieux. Et cette superbe idée, pour les amateurs comme vous et moi, de pouvoir commander "Au fil de vos envies" de quoi tester au minimum une entrée, un poisson, une viande, un dessert, en portion réduite, pour 55 euros - ce qui est, dans ce cadre, un prix très raisonnable...  

17/06/2010

Le temps du chacun pour soi

livre_ouvert.jpgEn matière de culture, je connais deux catégories de gens : ceux qui se battent avec leurs petits poings pour promouvoir le livre, l’édition, la littérature, et ceux qui, pour des raisons obscures, font tout pour mettre des bâtons dans les roues des premiers. Le salon du livre de Cosne-sur-Loire (58) a lieu, chaque année, le dernier week-end de mai : eh bien cette année, le festival du "mot" de La Charité-sur-Loire, à trente kilomètres de là, a choisi la même date ! Le salon "Livres en Vignes" du Clos-de-Vougeot (21) se déroule depuis sa fondation le dernier week-end de septembre : eh bien, à une portée de fusil d’icelui, le salon du livre de Besançon, sans prévenir personne, a choisi la même date ! Est-ce qu’on ne pourrait pas instiller, dans ces activités si fragiles, un tout petit peu d’intelligence, de solidarité, de savoir-vivre ?

05/06/2010

Des Romanée 1865 !

Bout-1865.JPGRegardez bien ces bouteilles. Elles ne paient pas de mine. Ce sont des Romanée 1865. J’ai bien écrit : 1865. Respect. Chez Sotheby’s, elles atteindraient sans problème 10.000 à 15.000 euros le flacon. Les caves de la maison Bouchard Père et Fils, à Beaune, recèlent ainsi des trésors. Les visiter est un privilège auquel a été convié ce vendredi, avant un déjeuner-dégustation, le bureau du Club des Ecrivains de Bourgogne. Un grand moment. La maison est partenaire du club. Le livre et le vin, c’est une très longue histoire : faut-il rappeler que Stock, Fayard, Plon, Perrin, Calmann-Lévy, Flammarion sont les contemporains de ces Romanée 1865 ? Santé !

 

03/06/2010

Sur la route de Compostelle

Alix-signe.JPGAlix de Saint-André, invitée du Club des Ecrivains de Bourgogne, a séduit les Dijonnais, mardi soir, au Sofitel-La Cloche. La jeune femme a parlé avec décontraction, humour et brio de son itinéraire, de ses premiers livres et bien sûr de son dernier opus où elle raconte ses trois pèlerinages vers Compostelle, En avant, route ! (Gallimard). Son sens du récit, sa faconde généreuse et sa liberté de ton ont fait de cette rencontre (110 personnes, 30 livres vendus) un vrai échange, et laissera à beaucoup un excellent souvenir. Merci, chère Alix, pour ton humanité. Et bonne route ! 

22/05/2010

Lire à Dijon ?

Lu dans le Bien Public une double page sur le "livre blanc" que la Jeune chambre économique de Dijon a consacré à la vie culturelle dans la capitale bourguignonne. Pas une ligne, pas un mot sur le livre, la littérature, l’édition, rien ! A Dijon, comme le disait récemment un des principaux responsables de la ville dans un accès de franchise, "le livre, on s’en fout !". Au grand désespoir des derniers libraires et éditeurs qui se battent, dans l’indifférence générale, pour que le livre ne disparaisse pas complètement du paysage dijonnais. Ainsi, depuis 2007, le Club des Ecrivains de Bourgogne réunit tous les mois, au Sofitel La Cloche, une bonne centaine d’amoureux du livre autour d’un grand écrivain : jamais aucun représentant de la mairie de Dijon, en trois ans, n’y a passé la tête. La littérature, combien de divisions ?

 

23/04/2010

Région : des élus à vie ?

Trente jours après le second tour des régionales, certains élus ayant opté pour d’autres mandats, on peut estimer que la composition des conseils régionaux est définitive. C’est là qu’on se rend compte, tous partis confondus, de la professionnalisation de ce petit monde un peu irréel que j’ai découvert, en Bourgogne, il y a dix ans. Une décennie plus tard, je retrouve les noms d’Alain Cordier (Vert), Michel Neugnot (PS), Jean-Paul Anciaux (UMP), Edouard Ferrand (FN) et quelques autres, qui en sont donc, au minimum, à leur troisième mandat de conseiller régional ! Ces hommes-là ont-ils tant de génie qu’ils sont irremplaçables ? Comment voulez-vous, dans ces conditions, que la démocratie reste vivante dans nos régions ?

22/03/2010

Le bilan des régionales

Que retenir de ces régionales ? Que François Patriat, en Bourgogne a brillamment remporté l’élection (mais qu’un électeur bourguignon sur 4 seulement a voté pour sa liste). Que le Front National a fait un fracassant retour dans le paysage électoral (mais qu’il a obtenu 40.000 voix de moins qu’aux régionales de 2004). Qu’au niveau national, le grand gagnant du scrutin est le PS (mais que le triomphe local de Ségolène Royal est une catastrophe pour sa direction). Comme quoi rien n’est simple en politique. La seule chose évidente, sans nuances, c’est que la droite a pris une branlée et que Sarko a du mouron à se faire, demain, pour les cantonales, les sénatoriales et les présidentielles…

21/03/2010

Un scrutin incompréhensible

Urne.jpgCe dimanche, second tour des régionales. Deux mois que l’on en parle chaque jour, de ces élections. Or personne - je dis bien personne, faites l’expérience, demandez autour de vous - personne ne connaît la règle du jeu. Personne - y compris les journalistes, y compris les candidats eux-mêmes - absolument personne ne sait comment se répartissent les sièges à la proportionnelle et à la plus forte moyenne quand il y a quatre listes départementales. Ce système est totalement absurde. Plus compliqué, tu meurs. Quand l'intelligence d’un mode de scrutin est réservé aux majors de polytechnique - et encore, pas tous - on peut raisonnablement s’interroger sur sa pertinence démocratique…

18/03/2010

Les Verts triomphent

Lu le communiqué triomphal publié par Europe Ecologie à propos de l’accord électoral passé avec le PS pour le second tour des régionales en Bourgogne. Quelle mouche a piqué François Patriat de faire autant de concessions à un groupuscule ultra-minoritaire qui ne représente que lui-même et qui n’a recueilli que 51 000 voix au premier tour ? (NB : la Bourgogne compte 1,5 million d’habitants). Le PS leur concède six places d'élus dont deux vice-présidences (encore les écolos trouvent-ils cela "injuste" !) et surtout quelques pans majeurs de leur programme : la condamnation du projet d’aéroport à Dijon, la "réorientaton" (sic) du pôle nucléaire de Bourgogne, etc ! Je sais bien qu’en politique, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, mais quand même…

17/03/2010

Je vote Cohn-Bendit !

mongolf Vezelay.jpgLa principale richesse de la région Bourgogne, à terme, c’est son patrimoine et ses paysages. Sa première ressource économique, c’est le tourisme. Les militants d’Europe-Ecologie, eux, veulent gâcher cet atout en implantant partout des éoliennes : "Je trouve ça très beau, une éolienne", explique leur tête de liste dans l’Yonne, Chantal Dhoukar. Ben tiens : pourquoi ne pas en mettre sur la colline de Vézelay, ou en haut de la roche de Solutré, où le vent souffle plus fort ? Je ne voterai pas pour elle. J’aurais bien voté, en revanche, pour Daniel Cohn-Bendit, qui a dit sur Canal +, le 5 mars : "La détérioration des paysages, y en a marre !" Il a raison, Dany ! Barrons la route à Europe-Ecologie !

 

 

14/03/2010

Patriat (17,95 %) gardera la Bourgogne

En Bourgogne, François Patriat (PS) est nettement en tête du scrutin : compte tenu du taux de participation, 17,95 % des électeurs bourguignons ont voté pour le président sortant (14,9% dans l'Yonne). Son adversaire François Sauvadet est battu : dans son propre département, la Côte d’Or, seulement 15,8 % des électeurs ont voté pour lui. Si seulement ces chiffres bruts pouvaient faire un peu réfléchir les élus locaux sur leur lien avec la population ! Dernière remarque : en Bourgogne, on retrouve exactement le même postulat qu’aux élections de 2004 : dès lors que la règle des 10 % des EXPRIMES permet au FN de se maintenir au 2è tour, la droite n’a AUCUNE chance de gagner. Et c’est le cas. Fin du coup.

12/03/2010

Et moi je voterai pour...

Panneau.JPGDimanche, premier tour des régionales. Je quitterai ce jour-là ma casquette de journaliste et j’irai voter, excusez mon esprit simple, pour les hommes et les femmes que je souhaite voir siéger au Conseil régional de Bourogne : Aurélie Berger, Guillaume Larrivé, Dominique Verien et Eric Gentis qui, dans l’ombre tutélaire d’Henri de Raincourt, tête de liste UMP-NC dans l’Yonne, permettront de régénérer un peu le petit milieu politique dijonnais, très fermé et peu productif. Je les connais bien, et je connais bien le Conseil régional. Je sais qu’ils y seront utiles.

 

10/03/2010

Et le gagnant est...

Si vous voulez savoir comment se passent les régionales en Bourgogne, lisez Paris n’est pas la France (Lattès, 2005). Rien n’a changé depuis le dernier scrutin. Patriat, Sauvadet, Neugnot, Juban, Anciaux, Paul, Ferez, ce sont grosso modo les mêmes candidats (avec des chassés-croisés, à droite, qui perturbent les électeurs) et les mêmes séquences : meetings inutiles faits pour les convaincus, débats télévisés à la limite de l’indigence, communication archaïque et inefficace, batailles dérisoires à coup de palmarès contestables, occultation générale des vrais enjeux régionaux, désintérêt des simples électeurs, etc. C’est la démocratie locale, la vraie. Si vous voulez savoir le résultat, allez directement à la fin du livre : c’est Patriat qui gagne.

 

28/02/2010

La petite musique des régionales

Intéressant papier publié vendredi dans L’Yonne Républicaine, dans le cadre des régionales, sur les anciens hospices de Vézelay, que le Conseil régional a rachetés pour en faire la résidence du prestigieux chœur Arsys-Bourgogne, dirigé par le chef Pierre Cao, et un centre dédié à la voix. Super. Vive la Bourgogne, terre de culture ! Et vive le Conseil régional ! L'article oublie trois petits détails : le chœur Arsys a été fondé et installé à Vézelay en 1998-99, non sans mal, par Jean-Pierre Soisson, alors président de la région ; à l’époque, les socialistes bourguignons traitaient Pierre Cao de "facho" (lui, fils d’un partisan des Brigades internationales !) ; enfin, en 2004, le PS critiquait encore durement cette création "élitiste" ! Mais qui s’en souvient ? Du passé faisons table rase !