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31/05/2016

Verdun : on a zappé les chefs d’œuvre !

lacher-Verdun.jpgMoi aussi, je pense qu'on ne doit pas courir dans un cimetière, mais bon. Le plus grave, dans la commémoration de Verdun, c’est que l’on ait zappé la plus belle collection de chefs d’œuvre littéraires de l’histoire, née, justement, dans les tranchées. Croit-on que les jeunes n’auraient pas été sensibles à quelques passages de Dorgelès, Bernanos, Jünger, Loti, Remarque, Genevoix, Barbusse ou Céline ? Ou bien, en musique, au morceau génial que Maurice Ravel, engagé lui-même à Verdun, composa pour son ex-ennemi, un pianiste autrichien amputé d’un bras dans le conflit, le Concerto pour la main gauche ? Cela aurait eu plus de sens que cet incohérent lâcher d’ados au milieu des croix !

08/10/2015

Le Nobel à Svetlana Alexievitch

Sv Alexeevitch.jpgC’était le 27 octobre 1998, au premier étage du restaurant Ladurée, à la Madeleine. L’Association des Journalistes France-Russie, que je présidais à l’époque, avait reçu une petite bonne femme impressionnante d’énergie intérieure. Cette jeune journaliste venue de l’ex-URSS avait publié un livre étonnant, La Supplication, fait de dizaines de témoignages de "liquidateurs", ces hommes chargés de vaincre la centrale explosée de Tchernobyl et qui savaient qu’ils allaient en mourir. Un récit bouleversant. Svetlana Alexievitch nous avait scotchés. Aucun d’entre nous, ce jour-là, n’imaginait qu’elle se verrait décerner dix-sept ans plus tard le prix Nobel de littérature ! Pozdravliaiou, Svetlana Alexandrovna !

10/11/2012

"La gloire de mon parent-1"

 pagnol.jpgQuand elle aura fini de débusquer les homos dans les manuels d’histoire, Najat Vallaud-Belkacem devra se mettre à une autre tâche : traquer dans les manuels de littérature les vilains concepts datant de l’ancienne législation obscurantiste et discriminante. On lira donc bientôt : Le parent Goriot (Balzac), Les contes de mon parent l’Oye (Perrault), Mon parent avait raison (Guitry), La gloire de mon parent-1 et Le château de mon parent-2 (Pagnol), Tuer le parent (Nothomb), etc. A l’école, on récitera "Mon parent-1 ce héros au sourire si doux…", "O l’amour d’un parent-2, amour que nul n’oublie…" ou "Tout autre que mon parent-1 l’éprouverait sur l’heure !" Au boulot, Najat !


02/08/2012

Sale temps pour le livre

 librairie.jpgEt si les pouvoirs publics accordaient à la librairie le millième de l’intérêt qu’ils portent à l’automobile ? Non loin de Dijon, la grande librairie Camponovo de Besançon est au bord de la fermeture. A Dijon même, on a vu récemment fermer les librairies Damidot, Thibaud, la Librairie du Voyageur, Agora et Grangier. Non loin de la Puisaye où j’habite, à Briare, la librairie Histoire d’en lire (photo) a fermé il y a deux jours. Partout, en province, les points de vente de livres disparaissent, et ceux qui restent voient leurs ventes chuter dramatiquement. Question : comment les livres se vendront-ils quand il n’y aura plus de librairies en dehors des grandes villes ? Un monde s’écroule, dans le silence général…

26/09/2011

Retour de "Livres en Vignes"

Carolis-Chatelet.JPGCe lundi, retour du château du Clos de Vougeot où s’est déroulé tout le week-end le salon "Livres en Vignes" organisé pour la quatrième année par Evelyne Philippe. Un temps de rêve sur les vignes automnales, une affluence remarquable, des écrivains heureux de rencontrer leurs lecteurs dans ce cadre prestigieux, magnifique vitrine de la Bourgogne, et un président parfait : Patrick de Carolis a su animer avec talent et humour ces deux jours de rencontres, de débats, de convivialité… et de dégustations top niveau ! Merci, cher Patrick, pour ta disponibilité, ton sens de la fête et ton amitié !

23/04/2011

Le rire de Jean Teulé

 

Teulé-dédic-1.JPGJean Teulé a fait un tabac, cette semaine, à Dijon. Invité par le Club des Ecrivains de Bourgogne, l’auteur de Charly 9 a séduit les 150 amateurs de littérature qui se pressaient à l’hôtel La Cloche. Je l’avais découvert avec Le Montespan. Son nouveau roman est de la même veine. Puissant, drôle, délicieusement anachronique, original. Et très personnel. Teulé, quand on le lit, on l’entend écrire. A telle allitération, à telle formule déconcertante, à tel contre-pied sémantique, on l’imagine éclater de rire – de ce rire qui n’appartient qu’à lui – tout seul devant son ordinateur. On a bien ri, nous aussi. Merci, Jean, pour cette belle soirée !

26/01/2011

Hélène Grémillon à Dijon

HGrem-dédic-1.JPGTrès jolie soirée, hier, à Dijon, où le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait Hélène Grémillon : 32 ans, un premier roman intitulé Le confident retenu pour le Goncourt des lycéens et en traduction dans 15 pays. La jeune romancière - compagne de Julien Clerc - est fraîche, intelligente, sincère, solide. Une personnalité attachante, un talent à suivre. Elle a  impressionné et charmé le public. Son livre est bien construit, l’intrigue est ciselée, le style est précis et limpide, on se fait prendre et on va jusqu’au bout avec plaisir. Merci pour cette rencontre, Hélène, et bon vent !     

22/01/2011

Lis-moi Céline...

celine.jpgCéline a donc été brusquement rayé de la liste des 500 anniversaires répertoriés, comme chaque année, par un comité ad hoc réuni par le ministre de la Culture. Chacun sait que l’écrivain, mort il y a juste 50 ans, a écrit des choses ignobles sur les juifs, notamment dans les années 1937-38, ce qui justifie officiellement cette censure tardive. Mais chacun sait aussi que Céline est un des deux ou trois plus grands écrivains français du XXè siècle. Si les génies étaient des saints, cela se saurait ! Rayer ainsi Céline d’une liste de 500 repères historiques, cela rappelle un peu trop la façon dont le Kremlin effaçait le personnage de Trotski sur les photos de la Grande Révolution d’Octobre…

23/05/2010

Tintin à l'index ?

Tintin_au_congo_703.jpgOn saura le 31 mai si la justice belge considère Tintin au Congo comme un ouvrage "raciste", comme l’affirme le président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France). Si oui, je ne donne pas cher des œuvres d’un autre écrivain qui considérait les juifs comme "une nation odieuse et ennemie du genre humain", et les noirs comme une race à part, ces "nègres" dont "les yeux ronds, le nez épaté, les lèvres toujours grosses (…) et la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses". Le CRAN ferait bien de mettre à l’index les oeuvres de cet auteur. Un certain Voltaire.

29/11/2009

La fête du Fig Mag

File0036.jpgGrosse affluence, ce dimanche, à la Fête du livre du Figaro Magazine. Drôle, de croiser Michel Déon et Jean-Louis Debré, Marc Levy et Douglas Kennedy, Philippe Bouvard et Valéry Giscard d’Estaing. Et beaucoup d’amis, moins connus mais non moins talentueux. Quelques Bourguignons aussi : Jean-Luc Barré, Janine Boissard, etc. "A Louise, en très cordial hommage..." Ici s'étripaient naguère des traders surexités. Si la foule est au rendez-vous, c’est que le cadre est somptueux : le Palais Brongniart vaut bien l’Hôtel de Ville ou le Palais Garnier, où j’ai déjà signé des livres sous l’égide du même magazine qui fut – le temps d’une année, dans une autre vie – le mien. Souvenirs, souvenirs…

27/11/2009

Anne Wiazemski à Dijon

AW-bouteille-2.JPGPour inaugurer sa troisième saison, le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait mercredi soir Anne Wiazemsky, pour son livre Mon enfant de Berlin (Gallimard). Une belle soirée. 120 personnes, plus de 40 livres vendus et dédicacés. La petite-fille de Mauriac, ex de Jean-Luc Godard, est aussi émouvante et sincère que son roman, lequel reconstitue la rencontre de sa mère (Claire) et de son père (Wia) dans le Berlin dévasté de 1945. Un très bon débat avec la salle, un excellent Beaune du Château 2006 en guise d’apéritif. On remet ça le 17 décembre, même lieu, même heure, même vin, avec pour invité… Malek Chebel !

04/11/2009

Rufin, futur immortel

Rufin.jpgAssisté hier soir à la remise de l’épée d’académicien à l’ami Jean-Christophe Rufin, vieux complice et écrivain surdoué, qui sera reçu sous la Coupole le 12 novembre. La cérémonie pleine d’emphase, organisée sous les ors du salon de l’Horloge, au Quai d’Orsay, avait quelque chose de surréaliste. Tant d’honneurs, tant de compliments, tant de superlatifs tourneraient la tête à plus d’un ! Heureusement, le récipiendaire a prononcé un discours à son image, très simple et très drôle, qui a détendu ce parterre prestigieux d’immortels un peu figés et d’excellences ébaubies. La preuve qu’on peut être prix Goncourt, ambassadeur, académicien, et rester soi-même.

20/07/2009

Retour de Vendée

Allée.JPG   Retour de Vendée, où les écrivains bourguignons étaient ce week-end les invités d’honneur du Salon du livre vendéen, qui se tient dans une forêt, au lieu-dit le "refuge de Grasla". C’est au cœur de cette forêt, entre Les Brouzils et la Rabatelière, que se sont réfugiés les habitants du coin lors des massacres de Vendée, l’hiver 1793-94. Un lieu de mémoire émouvant, qui stupéfie les visiteurs. Surtout quand ils y trouvent, très bien installés sous les grands arbres, quelques dizaines d’écrivains en train de dédicacer leurs livres ! Six auteurs et six éditeurs venus de Bourgogne ont été accueillis de façon exceptionnelle. Il n’y a pourtant rien de commun entre la Vendée et la Bourgogne. Merci les Vendéens !

 

18/06/2009

Mauriac à Dijon

cover Mauriac.jpgLe temps s’est arrêté hier, à Dijon, où le Club des Ecrivains de Bourgogne invitait l’éditeur et écrivain Jean-Luc Barré, auteur d’une "biographie intime" de François Mauriac (chez Fayard) qui a déjà fait beaucoup parler. Une belle rencontre autour d’un des quatre géants de la littérature française moderne : Gide, Camus, Sartre, Mauriac. Celui-ci fut académicien à moins de 50 ans, puis prix Nobel de littérature. Or, écoutez les jeunes, ça va vous intéresser : l’auteur raconte que Mauriac, à 18 ans, a raté son bac ! Non pas comme un voyou ou un rebelle, façon Malraux, mais comme un jeune homme doué et maladroit qui, tout simplement, n’a pas eu la moyenne ! C’est donc prouvé : le bac n’est pas la fin du monde…

18/12/2008

Lisez Jacques Dupont !

Choses bues.jpgLe Club des Ecrivains de Bourgogne reçoit ce vendredi à Dijon (18h15 à l'hôtel La Cloche) le journaliste Jaques Dupont, du magazine Le Point, qui a obtenu le prix "Livres en Vignes 2008" avec son livre Choses bues (Grasset). Remarquable bouquin, qui se lit d'une seule traite. La façon dont l’auteur raconte sa propre découverte du vin et ses balades dans le Bordelais, la Champagne ou la Bourgogne, révèle un véritable écrivain. Son style est gouleyant. Sa réflexion a de la cuisse. Et son humour reste longtemps en bouche. Comme disent les critiques : à lire de toute urgence !

29/11/2008

Dijon la mal aimée

"Chaque fois que je vais à Dijon, je régresse", a écrit l’écrivaine Camille Laurens, qui est née dans cette ville "fermée comme un visage crispé" (sic). Curieux comme les grands écrivains d’hier comme d’aujourd’hui ont détesté Dijon. Les auteurs du livre La Bourgogne dans les beaux textes (Ed. de Bourgogne, 2008) ont eu beau chercher : quand un Henri James ou un Henri Miller parle de Dijon, c’est pour en dire du mal. Dure, dure, la littérature sur l’ancienne nécropole des Ducs de Bourgogne ! "Mourir à Dijon, c’est un pléonasme", écrit encore Camille Laurens, qui a cité un jour, dans Libération, son ancien prof de philo : "Vivre à Dijon, c’est un oxymore". Il faut rattraper cela. Je lance un appel : Editeur cherche textes littéraires positifs sur Dijon…

27/07/2008

A lire au mois d'août

66e1239622b50b4c6bd35b4612aec77a.jpgSi vous aimez la littérature et la Bourgogne, "La Bourgogne dans les beaux textes" est un petit livre qui se déguste comme un paquet de bonbons : on pioche au hasard, et on se régale. Véronique Bedin et Julien Feydy, historiens amoureux de la Bourgogne et du beau langage, y ont rassemblé une quarantaine de textes historiques, témoignages, lettres, récits de voyages, qui racontent cent Bourgognes différentes, depuis le poème célèbre de Sidoine Apollinaire sur les Burgondes jusqu’aux souvenirs d’Henri Vincenot ou de Jean d’Ormesson, en passant par les admirables textes autobiographiques de Chateaubriand, Colette, Henry Miller ou Jacques Lacarrière Un étonnant florilège. Bonne lecture.

26/06/2008

Bientôt la rentrée

Mardi, sur le campus de l’université de Dijon, intéressante table ronde du Centre régional du Livre (CRL) sur le thème "Comment préparer la rentrée littéraire ?" à destination des professionnels (éditeurs, critiques, diffuseurs, libraires, bibliothécaires, etc). Comment gérer la brutale parution des 676 romans qui vont déferler à partir du 14 août, sachant que, rien que pour les lire, il faudrait consacrer tous les jours d’une année, à raison de deux romans lus par jour ! Cette spécificité française, qui touche à l’absurde, a beaucoup de détracteurs, mais aussi quelques défenseurs : que 676 textes aient été jugés bons à être publiés est, en soi, le signe d’une société créatrice et talentueuse ! C’est vrai. Sauf qu'environ 500 de ces nouveaux romans ne seront achetés par personne et finiront au pilon en novembre…

24/05/2008

L'écrivain mis à nu

2a97b519db52e2407b103442f399b202.jpgIl y a de tout, dans l’édition régionale. Sauf des riches. Les auteurs locaux touchent, on s’en doute, des clopinettes. Tiens, je ne sais pas combien de livres vendra le dénommé Jean-Charles Cougny, de Poil, dans la Nièvre, qui sort un roman intitulé Trois brins de paille, mais je me fais du souci pour lui. J’ai reçu une petite pub de son éditeur, L’Ecir, qui résume la bio de l’auteur : "…connu dans sa région comme syndicaliste paysan et pour ses écrits dans le journal Vent du Morvan, il vit aujourd’hui à Poil". Eh oui. Ce brave soldat de la littérature régionale n’a plus rien à se mettre. Dure passion que l’écriture.

15/05/2008

On s'est pas fait suaire

b64fcafee4b70e9abd210ec4bb81c1d1.jpgDidier Van Cauwelaert était hier, à Dijon, l’invité du Club des écrivains de Bourgogne. Physique de gendre idéal, marchand de bonheurs simples et séduisant causeur, l’auteur de La nuit dernière au XVè siècle (Albin Michel) a titillé ses auditeurs avec ses escapades amoureuses dans le paranormal. Puis il a animé le dîner du club avec sa thèse sur le saint Suaire de Turin : pour lui, l’Eglise a décidé de contester la réalité de la célèbre relique contre toutes les évidences scientifiques, très paradoxalement, par peur qu’une secte quelconque ne se mette en tête de cloner le Christ à partir du sang contenu sur le linge ! Ses arguments sont forts. Le sujet aussi. On s'est régalé.