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08/10/2022

Qui se souvient de René Cassin ?

gettyimages-646940481-612x612.jpgLa France, qui se qualifie elle-même de "pays des droits de l’homme", aurait-elle disparu des radars des jurés du prix Nobel de la Paix ? Ou manquerait-elle de personnalités engagées au plan international ? Où sont passés les Henry Dunant, Louis Renault, Léon Bourgeois, Aristide Briand, Léon Jouhaux et autres René Cassin ! Depuis 55 ans, plus rien (si l’on excepte Médecins sans Frontières, prix franco-suisse en 1999). Est-ce à dire que les élites françaises, toutes tendances confondues, sont très en retard sur le sujet des droits de l’homme ? Ou que la France n’intéresse plus le reste du monde ? Ou qu’il n’y a plus un seul francophone dans le jury d'Oslo ?

09/10/2015

Le pape, la paix et le Nobel

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Tous les ans, le 9 octobre, je publie le même texte : "Loin de moi l’idée de contester le choix des jurés Nobel : la cause défendue par les organisations tunisiennes primées ce matin à Oslo est inattaquable, bravo ! Je note simplement qu’en un peu plus d’un siècle, jamais le prix Nobel de la Paix n’a été décerné à un pape. Chaque année, ou presque, on trouve le nom du pape régnant dans la short list des favoris. De fait, personne n’aurait trouvé choquant de voir le prix attribué à un Benoît XV, un Jean XXIII, un Paul VI, un Jean-Paul II ou, à plus forte raison, au pape François. Les parlementaires norvégiens, protestants rigoureux et exemplaires, n’auraient pas un léger a priori contre le Vatican, des fois ? Sûr ?"  Cette année, pas mieux.

11:33 Publié dans Blog | Tags : nobel, pape françois, pape, paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/10/2015

Le Nobel à Svetlana Alexievitch

Sv Alexeevitch.jpgC’était le 27 octobre 1998, au premier étage du restaurant Ladurée, à la Madeleine. L’Association des Journalistes France-Russie, que je présidais à l’époque, avait reçu une petite bonne femme impressionnante d’énergie intérieure. Cette jeune journaliste venue de l’ex-URSS avait publié un livre étonnant, La Supplication, fait de dizaines de témoignages de "liquidateurs", ces hommes chargés de vaincre la centrale explosée de Tchernobyl et qui savaient qu’ils allaient en mourir. Un récit bouleversant. Svetlana Alexievitch nous avait scotchés. Aucun d’entre nous, ce jour-là, n’imaginait qu’elle se verrait décerner dix-sept ans plus tard le prix Nobel de littérature ! Pozdravliaiou, Svetlana Alexandrovna !

10/10/2014

A propos du prix Nobel de la Paix

Nobel.jpgLoin de moi l’idée de contester le choix des jurés Nobel, proclamé ce matin à Oslo : la cause défendue par Kailash Satyarthi et Malala Yousafzaï est inattaquable, bravo ! Je note simplement qu’en un peu plus d’un siècle, jamais le prix Nobel de la Paix n’a été décerné à un pape. Chaque année, ou presque, on trouve le nom du pape régnant dans la short list des favoris. Et, de fait, personne n’aurait trouvé choquant de voir le prix attribué à un Benoît XV, un Jean XXIII, un Paul VI, un Jean-Paul II ou, cette année, au pape François. Les parlementaires norvégiens, protestants rigoureux et exemplaires, n’auraient pas un léger a priori contre le Vatican, des fois ? Sûr ? 

12:05 Publié dans Blog | Tags : nobel, pape françois, oslo, paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/10/2006

Le preteur d'espoir

L’attribution du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus est un magnifique pied de nez à tous les communistes et tous les socialistes de la terre, qui ne peuvent pas admettre que le plus formidable moyen de vaincre la pauvreté soit… le capitalisme le plus basique !
Qu’est-ce que le microcrédit ? C’est prêter un peu d’argent à des petites gens dont l’intérêt vital est qu’il rapporte, afin d’en prêter davantage pour qu’il rapporte davantage, etc. La banque de Yunus, la Grameen, a aujourd’hui 2.000 succursales au Bangladesh, qui prêtent annuellement 800 millions de dollars (sans garantie mais à taux élevé) à quelque 6,5 millions d’emprunteurs modestes qui, sans elle, n’auraient jamais eu accès au capital.
Nos banquiers trouvent cela exotique : chez nous, il y a belle lurette qu’on ne prête qu’aux riches.