Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/07/2017

L'environnement demande réflexion

CESE.jpgSuite de ma notule du 4 juillet sur la non-suppression par Macron du Conseil Economique et social (CESE), ce bidule rigoureusement inutile qui coûte 40 millions d’euros par an et qui ne sert qu’à recaser des copains de copains. Pour justifier ce recul, le Premier ministre s’est rendu mardi devant ce qu’il convient de qualifier désormais de "chambre du futur" (ça, franchement, c’est désopilant) pour lui demander d’ "engager trois réflexions" dont une, essentielle, sur la "transition écologique". Bigre ! C’est Hulot qui doit être content ! Il n’y avait donc pas assez de comités spécialisés, d’experts, de membres de cabinet, d’universitaires et d’associations diverses pour "réfléchir" à ce sujet cent fois, mille fois rebattu ?    

01/11/2016

La Bourgogne dans vingt ans ?

éoliennes.jpgRetour de Reims, hier, avec une suggestion : j’invite solennellement tous les Bourguignons insensibles à la prolifération d’éoliennes sur leur territoire à aller faire un saut en voiture sur l’A26 entre Troyes et Reims : cette région est aujourd’hui un invraisemblable champ d’éoliennes de 60 km de long où des centaines de mâts de 142 mètres de haut, par séries de vingt ou trente, transforment le paysage champenois en un interminable aéroport virtuel, où personne n’aurait l’idée d’aller se promener, visiter des maisons à vendre, ou même pique-niquer, ou ramasser des champignons ! Quand la Bourgogne, dans dix ou vingt ans, sera ainsi complètement saccagée, il sera trop tard pour pleurer…

 

16/06/2015

Le pape au secours de la planète

pape F.jpgJoli scoop du Monde, ce soir, qui a relayé la publication anticipée par le journal L’Expresso de l’encyclique du pape François sur les questions environnementales. Pourvu que ce mini-événement (la violation de l’embargo papal) incite le reste des médias français à lire ce texte essentiel, d’une portée comparable à l’encyclique Pacem in Terris publiée par Jean XXIII en 1963. Que le chef spirituel d’un peu plus d’un milliard d’humains s’exprime sur ce sujet, en lien étroit avec l’ONU, voilà qui devrait retenir autant l’attention des journalistes, normalement, que les bisbilles des Verts à propos du prochain remaniement, non ?

16/06/2011

Une pluie d'éoliennes

 

eoliennes.jpgLu dans l’Yonne Républicaine : la préfecture de l’Yonne a autorisé l’implantation d’une centaine d’éoliennes dans ce département. Une centaine ! Pourquoi pas un millier ? Le match entre les multinationales vendeuses de vent et les défenseurs obstinés des paysages bourguignons est inégal. Les arguments financiers seront toujours plus forts que le rêve des amoureux de la nature : on trouvera toujours de bonnes raisons de sacrifier l’authenticité des paysages à la pression des actionnaires allemands ou danois. Même si les paysages verdoyants de la Bourgogne sont, avec le vignoble, le principal atout touristique de la région…

13/12/2009

L'éolien, c'est du vent !

eoliennes.jpgPeu à peu, le grand public commence à comprendre que les éoliennes sont une formidable arnaque, et que les Verts, leurs promoteurs irresponsables, font le jeu des quelques multinationales européennes ou asiatiques qui, dans le but exclusif de faire du profit, ont jeté leur dévolu sur la France. Faut-il répéter, une fois encore, que l’éolien n’a quasiment aucun impact sur notre production électrique, qu’il ne crée aucun emploi, et surtout qu’il dévalue la seule richesse qui reste à des territoires défavorisés comme la Puisaye ou le Morvan, que je connais bien : leurs paysages ? Quand on en aura enfin pris conscience, qui s’occupera de nous débarrasser de ces immenses machins qui mitent et polluent, irrépressiblement, le patrimoine naturel d’un des plus beaux pays du monde ?  

30/10/2008

La Corse tranquille

Sanguinaires.JPG Gaffe, Séguéla ! A entendre les brèves de comptoir échangées au "Bon accueil" de Cargèse à propos de sa future villa de Bonifacio, le richissime publicitaire a du souci à se faire. L’annulation de son permis de construire intervient au cœur d’un dossier explosif, géant et vital pour les Corses. La plus belle île de la Méditerranée peut-elle laisser bétonner ses côtes – incroyablement préservées – à qui mieux mieux ? Evidemment non. Mais doit-on geler le développement touristique de l’île en interdisant toute construction au bord de mer ? Pas davantage. La sagesse est entre ces deux extrêmes. Elle balance aussi entre la loi républicaine et celle de la mafia. Gaffe, Séguéla !

14/10/2008

Rien ne change

Rien ne change. Le débat sur l’ouverture des magasins le dimanche resurgit avec la chute des feuilles, tous les ans, avec les mêmes arguments et les mêmes sondages : la majorité des consommateurs est pour, la majorité des personnels est pour (sur la base du volontarisme et des salaires doublés, évidemment), et rien ne se passe : la loi de 1906 reste en vigueur ! De même, ce matin, j’entendais Jean-Louis Borloo, sur France Inter, en appeler à une consommation moins effrénée, à une croissance plus respectueuse des ressources naturelles, etc : c’est exactement, mot pour mot, ce que préconisait le rapport du Club de Rome quand nous étions ensemble à Sciences Po en 1970, tu te souviens, Jean-Louis ? Nihil novi sub sole, que c’en est parfois désespérant.

15/04/2008

Les pavés de l'enfer

On produit du bioéthanol, et c’est bien - sauf qu’on rogne sur la production agricole traditionnelle globale et qu’on fait monter le prix des denrées alimentaires. On se bat contre les OGM, et c’est beau - sauf que cela empêche de développer de nouvelles zones de cultures résistantes dans le tiers monde. On réduit la dépense publique, et c’est grand - sauf que cela réduit aussi le pourcentage déjà ridicule d’aide aux pays pauvres.
L’enfer est pavé de bonnes intentions. Avant d’applaudir au "Grenelle de l’environnement", de généraliser le principe de précaution et de résorber la dette du pays, il faudrait d’abord se demander si cela ne provoque pas, à moyen terme, à l’autre bout de la terre, quelques centaines de milliers de morts de faim. C'est compliqué, la planète.