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14/02/2016

N'oubliez pas les paroles !

Nekfeu.jpg"Rien à foutr’ de rien, on en a rien à foutr’ de rien, rien à foutr’ de rien !" La chanson du rappeur Nekfeu qui inaugurait les Victoires de la Musique, vendredi, mérite un coup de chapeau. Pour sa poésie, son ouverture, sa profondeur et son engagement citoyen. Avec quelle force ces jeunes en lutte, prônant délibérément le choix de leur liberté et rien d’autre, décident de s’exonérer de toute responsabilité sociale, de se désintéresser résolument des vieux, des enfants, des malades, des pauvres, des handicapés, de la nation, de la démocratie, des migrants et de la paix dans le monde ! Ce texte méritait bien une Victoire de la Musique ! Allez, tous ensemble : "Rien à foutr’ de rien, on en a rien à foutr’ de rien, de rien !"

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16/10/2014

Les écrits restent

hallyday.jpgLu dans l’Yonne Républicaine quelques anecdotes sur L’Escale, ce cabaret restauré et réouvert à Laroche Migennes il y a juste dix ans. On y avait applaudi, dans les années 50, entre deux changements de locomotive, les plus grands artistes de l’époque. Ainsi, le journal se rappelle-t-il les deux concerts mouvementés qu’un jeune chanteur avait donnés les 16 et 17 avril 1960. Le correspondant du journal, qui n’avait pas aimé "sa façon de se déchaîner dès qu’il gratte sa guitare", écrivait : "Il devra rapidement changer de genre s’il veut survivre à une simple mode". Le jeune chanteur s’appelait Johnny Halliday.

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15/05/2013

Des gamins très suspects

 petitschanteurs.jpgLes Petits chanteurs à la Croix de bois ont failli annuler un concert devant 500 personnes, l’autre jour, à cause d’une nouvelle disposition légale qui oblige cette chorale à observer, en tournée, 2 jours de repos par semaine (et non plus un jour tous les 5 jours de concert). On ne rigole pas avec le Code du travail. Déjà, en 2009, ils avaient failli disparaître parce qu’un préfet exigeait que ces jeunes "travailleurs" (ils donnent 60 concerts par an) soient dûment "rémunérés". La prochaine fois, on les obligera à élire un délégué syndical ! Quoi, quoi, la musique, les répétitions, le bonheur de chanter ? Des enfants qui chantent, en 2013, c’est suspect, non ?

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27/05/2012

Eurovision d'apocalypse

 eurovision.jpgVu partiellement, hier soir, le concours de l’Eurovision. Trois remarques. 1. Faire de Bakou une capitale européenne, même pour un soir, c’est époustouflant. 2. Dans ce concours de chansons, je n’ai entendu aucune mélodie : que des daubes musicales, mi disco, mi hip-hop, mi bruit d’évier. 3. Dans ce concours entre nations, les Allemands n’ont plus rien d’allemand, les Grecs n’ont rien de grec, les Suédois n’ont rien de suédois, etc : ces jeunes-là constituent un gloubi-boulga informe et inculte, avec nanas dénudées et gymnastes interchangeables. Il y a des jours où, moi aussi, je rêverais de "démondialisation" !

 

28/06/2010

Aimez-vous Brahms ?

chung.jpgMagnifique soirée, hier, en clôture du festival "Musique et vin" au Clos de Vougeot. Myung Whun Chung au piano et quelques solistes américains du Metropolitan Opera Orchestra (dont David Chan, déjà entendu dans le même cellier). Puis un dîner arrosé de vins à tomber par terre, dont un Clos de Tart grand cru 1993, je vous dis pas. Le tout au milieu des vignes doucement agitées par une brise presque tiède. Evidemment, il fallait aimer Brahms. Et là, rien à faire, c’est toujours la même chose, on ne peut pas être romantique ET sentimental. C’est l’un ou l’autre. Brahms transporte, il n'émeut pas. On ne peut vibrer ET pleurer. Même au paradis, on ne peut pas tout avoir.  

02/05/2009

Chantez, mais pour du fric !

De l'argent ! Du pèze ! Des biffetons ! Vous devez toucher du fric ! Le plus de fric possible ! Comme à la télé ! Sinon, hop, plus de concerts ! Voilà le langage tenu par les autorités aux Petits chanteurs à la Croix de bois, qui ont été interdits de concert, l'autre jour, parce qu'ils osent considérer leur activité musicale comme un loisir, une formation, une école de vie, peut-être même, qui sait, un plaisir ! Les 86 gamins et leurs parents sont des rebelles d'un autre temps : ils refusent d'entrer dans la logique mercantile imposée à toute la société par la télé. C'est vrai que pour celle-ci, l'affaire est grave : si des enfants se mettent à chanter pour autre chose que le pognon, où va-t-on ?

01/03/2009

Emouvant Bashung

Vu hier soir la remise des Victoires de la Musique. Animation très professionnelle, beau décor, et bon esprit : l’hommage rendu à Alain Bashung était émouvant et sincère. Le mélange des petits jeunes et des grands anciens – Adamo, Johnny, Julien Clerc, Cabrel, etc – était réussi, même s'il a certainement fait reculer l'audimat. Et la concession aux "musiques urbaines" (chez moi, il faut croire qu’on fait de la musique rurale ?) n’était pas trop trop démago. A l’exception de ce jeune hystérique dont je n’ai pas retenu le nom, et dont il fallut subir les hurlements aux accents définitifs, dans le genre "Si tu achètes une action, tu as du sang sur les mains !!!" et autres fadaises gauchistes, archaïques et inaudibles. On ne peut pas exiger qu’ils aillent un peu à l’école, avant de les faire monter sur scène ?

09/01/2009

Le miracle Paul Potts

A tous ceux que gonflent la "Star Ac" et la "Nouvelle Star", je conseille de regarder la prestation de Paul Potts dans la version britannique de l’émission "Incroyables Talents". Le type qui se présente, ce soir-là, est vendeur de téléphones mobiles, il a un physique à se pendre, et une dégaine pas possible.
- Vous allez faire quoi, Paul ?
- Chanter de l’opéra…

Moue du jury, qui s’attend au pire. Et puis c’est le miracle. Préparez vos mouchoirs, cliquez ici... ...et apprenez que le brave Paul Potts, 36 ans, qui n’avait jamais chanté que dans sa salle de bain, et encore, en fermant la porte, remportera plus tard la finale de l’émission, tout surpris de gagner 150.000 euros sous les ovations du public !

07/07/2008

L'élitisme, voilà l'ennemi !

La gauche et la culture, parlons-en. En arrivant à la tête de Dijon, en 2001, le socialiste François Rebsamen avait déclaré que l’Auditorium (une salle de niveau international) était une réalisation "élitiste". En arrivant à la tête de la région Bourgogne, en 2004, le socialiste François Patriat avait estimé que le chœur régional Arsys Bourgogne (de qualité européenne) était une création "élitiste". En arrivant à la tête de la municipalité de Montbard, en 2008, la socialiste Christelle Sylvestre a déclaré que le nouveau musée consacré à Buffon (l’enfant du pays) était "élitiste" (elle préférerait évoquer, tenez-vous bien, le passé industrieux de la cité !). Quant au nouveau maire de Sens, le radical de gauche Daniel Paris, il vient de déclarer que l’hébergement par la ville de l’ensemble baroque La Fenice était de nature "élitiste". Camarades prolétariens, s’il vous plaît, arrêtez d’assassiner Mozart !

24/06/2008

Un moment de bonheur

77d55455527edf993ccd7be0d3d4df19.jpgDimanche soir, concert "Musique et Vin" au château du Clos de Vougeot. L’endroit est, avec Vézelay et Cluny, une des trois plus belles vitrines de la Bourgogne. Une sorte d’écrin exceptionnel, préservé et magique qui valorise l’art, transcende l’homme, élève l’âme. Quelques brillantissimes solistes du Metropolitan Opera de New-York (David Chan, Nick Eanet, Deborah Hoffman) y ont interprété en virtuoses des pièces de Mozart, Glück, Saint-Saens ou Kodaly, enchantant le célèbre cellier cistercien avant qu’une dégustation enharmonique de quelques grands bourgognes couronne ce moment de pur bonheur. Le corton et l’échézeaux qui suivent Mozart, c’est encore du Mozart.

22/10/2006

Il était une fois le portable

Faudra-t-il interdire les téléphones portables dans les salles de concert ? Samedi, le festival "Musique et Cinéma" d’Auxerre avait invité Ennio Morricone à diriger l’orchestre Roma Sinfonietta et une centaine de choristes locaux pour un concert unique devant 3.600 spectateurs privilégiés. Un moment rare. Sauf que le présentateur a oublié de demander au public de bien vouloir "éteindre les téléphones portables". Résultat, des mains se sont levées toute la soirée pour filmer ou photographier subrepticement le maestro et ses musiciens. Silhouettes furtives, taches lumineuses et flashes importuns ont émaillé tout le concert !
Le pompon, c’est quand j'ai entendu ma voisine clamer soudain à mon oreille : "Tu entends bien ? C’est beau, hein ?" Elle retransmettait tranquillement le spectacle en direct à une copine restée à la maison.