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22/10/2020

Quand la République résiste

gengis-khan-250.jpgIl n’y a pas que les islamistes qui font pression, en France, pour faire reculer la République. Au Musée d’histoire de Nantes devait se tenir une grande expo sur l’histoire de l’empire mongol. La Chine communiste a proposé au musée de lui prêter officiellement 255 pièces et documents sur ce sujet passionnant… avant d’expliquer qu’en échange – oh, un détail, une bricole ! – elle s’arrogeait évidemment le droit de réécrire les textes de l’expo en minimisant l‘importance de la minorité mongole dans l’histoire et en censurant carrément le nom de Gengis Khan. Le directeur du musée nantais a préféré annuler l’expo. Ouf !

11/10/2020

Pourquoi la violence des jeunes ?

violence.jpgTrès convaincante, dans le Figaro du week-end, la thèse du linguiste Alain Bentolila selon laquelle "la pénurie de mots est une des causes de la violence des adolescents". Des gamins qui n’apprennent plus la langue française à l’école, qui ne lisent jamais un livre, que la publicité abreuve d’onomatopées en franglais et à qui la télé assène des émissions utilisant un maximum de 200 à 300 mots (Les Marseillais, TPMP, etc) n’ont évidemment pas la faculté de nommer un conflit, de désamorcer un désaccord, de contrer une idée, d’exprimer une nuance, d’installer une négociation. Alors ils vocifèrent, ils cognent, ils jouent du couteau. Logique.

17:39 Publié dans Blog | Tags : langue, culture, école, français | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2020

La presse écrite, loin devant...

Evolution.jpgIntéressante, l’étude de l’ACPM-CESP publiée par le Figaro d’hier, réalisée à partir de 10.000 cadres sup et autres catégories de lecteurs d’un ou plusieurs journaux. Pour ce large échantillon de Français (plutôt des citadins, masculins, 46 ans de moyenne), les informations utiles se trouvent à 52 % dans la presse écrite, contre seulement 16 % à la télé, 15 % à la radio, 10 % sur internet en général, et 6 % sur les réseaux sociaux. Quand on nous répète que les jeunes ne s'informent plus que sur internet et sur les réseaux sociaux, on a le droit de s’inquiéter très fort pour le niveau culturel de notre pays…

13/08/2020

Et si on invitait Roselyne ?

Bachelot.jpgLes organisateurs du salon "Livres en Vignes" s’étaient dit que, tiens, pour marquer l’extrême difficulté de maintenir, cette année, en septembre, une des plus belles fêtes de la saison littéraire, pourquoi ne pas inviter Roselyne Bachelot au château du Clos de Vougeot ? Réponse du ministère : "Il faut nous envoyer une demande de parrainages/éditoriaux deux mois avant la date de bouclage de vos documents d’impression. En conséquence, merci de bien vouloir nous communiquer la date à laquelle vous souhaitez recevoir la réponse du ministère de la Culture." Authentique. Sans signature. Evidemment, on abandonne. Tant pis pour Roselyne. Il est déjà assez pénible de se battre contre le coronavirus... 

02/05/2020

La télé, c'est l'angoisse !

coronavirus,télévision,culture,TVJusque-là, le confinement était relatif : on s’embrassait toujours, sur le petit écran, dans "Amour, gloire et beauté", "Plus belle la vie" et "N’oubliez pas les paroles". Mais les tournages se sont arrêtés à la mi-mars et les réserves s’épuisent. A partir de ce week-end, la télé va multiplier les rediffusions : anciennes séries rabâchées, vieux spectacles ressortis des archives et films cultes vus et revus jusqu’à la nausée. La culture réduite aux premiers épisodes des "Feux de l‘amour" et à la vingt-cinquième rediff des "Bronzés font du ski", cela fait peur. Comme l’info quand elle se fait par Skype à partir de studios déserts. Que du réchauffé, du moche, du vieux, du vide. L’angoisse, vous dis-je !

01/04/2020

"Lisez !"

van-du-livre.jpgL’autre jour, Emmanuel Macron a donné ce conseil à tous les confinés de France : "Lisez !" Sage suggestion.  Sûr que la lecture est un moyen précieux de passer intelligemment son temps quand on est assigné à résidence. Sauf que… Sauf que les libraires ont été fermés, comme tous les commerces "pas essentiels". Sauf que La Poste, sans prévenir, a cessé d’acheminer les livres commandés sur Internet pour soi-même ou pour des proches. Sauf que France Culture, on ne sait pourquoi, a cessé d’émettre il y a deux semaines. Sauf que les éditeurs ont reporté à plus tard, selon Livres Hebdo, la parution de 5.236 nouveaux titres (!) prévus au printemps. "Lisez !", qu’il a dit, Macron...

09/01/2020

Avec 46 ans de retard...

gabriel-matzneff.pngGabriel Matzneff a donc touché de l’Etat, au fil des ans, quelque 160.000 euros, comme ça, gratos, parce que c’était lui (et parce que c’était moi, car c’est l’argent de mes impôts, passons). D’un altier mouvement de menton, notre ministre de la Culture vient d'annoncer solennellement qu’il allait se renseigner fissa auprès du Centre national du Livre (CNL). Ouh la ! Aussi sec, le directeur dudit CNL a demandé publiquement (et instamment) au ministre de ne plus rien verser à Matzneff ! Pffui ! Voilà des dirigeants responsables, hommes de principes, à qui on ne la fait pas ! Vu la fermeté du propos, vu la noblesse du geste ? Alors que "Les moins de seize ans" sont parus depuis à peine 46 ans !

13/12/2019

La France en marche arrière

manifs,grèves,culture,République,gilets jaunes,CGTLa France régresse grave. L’hiver 2018 a vu le pays bloqué chaque samedi par quelques dizaines de milliers de braves gens incapables de se donner des porte-parole, de formuler leurs revendications, de rédiger un tract ou de négocier quoi que ce soit avec quiconque. L’hiver 2019 voit le pays bloqué par quelques syndicalistes archaïques et fortement minoritaires exigeant, à coup de slogans infantiles, le retrait d’une réforme des retraites qu’ils n’ont pas lue. Et si les malheurs de la France venaient principalement d’un effondrement dramatique de la culture politique républicaine, aujourd’hui remplacée par les insultes, les fake news, les violences et la haine ?

18/10/2019

Des journalistes, pour quoi faire ?

couv.jpgLes patrons de presse ont toujours rêvé de faire des journaux sans journalistes – vous savez, ces plumitifs prétentieux qui râlent, qui contestent, qui ont des principes et qui exigent un salaire décent ! Non mais ! Faut-il avoir fait des études pour remplir des colonnes de texte qui, au kilomètre, ne servent qu’à enrober des photos et des publicités ? A "L’Express" [où j’ai été grand reporter pendant douze ans] le nouveau patron veut supprimer le Reportage, l’Investigation, la Documentation et l’essentiel du service Culture : à quoi bon tout cela, en effet ? Cela me rend profondément triste. C’est une part de l’intelligence d’un peuple, un pan de sa culture, aussi, qui part ainsi en fumée.

11/06/2019

C'est la culture qu'on assassine

lagune.jpgIl y a neuf ans, en 2010, j’écrivais dans ce blog : "Oui, Venise est en train de crever, et rapidement, à cause des gigantesques bateaux de croisière comme le Divina (140.000 tonneaux, 330 m de long, 67 m de haut, 4365 passagers), ces pollueurs géants qui accostent le plus près possible des vieux canaux, raclant le fond de la lagune, accélérant l'érosion et menaçant les fondations de la malheureuse cité. Il est tellement évident qu'il faut légiférer pour obliger ces monstres à aller mouiller plus loin, et à leurs frais !" Face à deux ou trois entreprises rapaces, que pèsent donc la municipalité de Venise, le gouvernement italien, le Parlement européen, l’Unesco, l’ONU ?

11:56 Publié dans Blog | Tags : venise, paquebots, culture, unesco | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2019

La fin des livres d'histoire ?

livres 1.JPGLu dans "Livres Hebdo" que le marché du livre d’histoire était en forte baisse (- 7,5 % en 2018), et que cette chute allait s’accentuer en 2019. Voilà qui n’enchantera pas les auteurs de livres d’histoire (suivez mon regard) mais qui est révélateur, aussi, d’une des dérives de notre société – laquelle, mine de rien, à force de surfer sur internet, d’y échanger des tweets et d’y regarder des séries, s’affranchit peu à peu de son héritage, de son passé, de ses héros, de ses valeurs, des succès qu’elle a obtenus et des crises qu’elle a surmontées. A quoi bon savoir d’où l’on vient, où l’on vit, ce qu’on subit, ce qu’on détruit ? On a tant d’autres choses à faire, allons !

10:04 Publié dans Blog | Tags : livre, histoire, édition, culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/06/2018

Le monde a encore rétréci

armancon.jpgDeux infos consternantes, ce vendredi, donnent l'impression que le monde a soudain rétréci. 1) La mort des Editions de l’Armançon, principal éditeur régional en Bourgogne depuis un quart de siècle – mais qui se soucie du patrimoine littéraire de nos territoires en voie de désertification suicidaire ? 2) La fin de "Au cœur de l’histoire", l’émission quotidienne de Franck Ferrand sur Europe 1 – mais qui croit encore que c’est la connaissance du passé qui permet de comprendre notre présent compliqué ? Aveuglement des nouvelles élites, je-m’en-foutisme des responsables, impéritie des professionnels ! Arrêtez, tous, de me parler de culture, s’il vous plaît !

04/04/2018

Trois mois sans dédicaces ?

quai du P.jpgQuand Emmanuel Macron a boycotté le stand russe du Salon du livre de Paris pour des raisons de haute diplomatie, le 15 mars, on lui a reproché de n’avoir pas "sanctuarisé" une telle manifestation culturelle. Permettez-moi d’avoir une pensée désolée, en cette période de blocage ferroviaire, pour les malheureux organisateurs des salons du livre de Concarneau, Lyon (affiche ci-jointe), Bordeaux, Autun, Laval, Metz, Saint-Louis, Montaigu, Deauville, Perros-Guirec, Hyères, Limoges et Dax. Et je ne cite que les manifestations prévues au cours du mois d’avril ! Rencontrer des écrivains et promouvoir le livre, d’ici cet été, risque d’être très compliqué…

00:47 Publié dans Blog | Tags : livre, grève, sncf, culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2017

Un rappeur à Dijon

lorenzo.jpgUne page entière du "Bien Public" sur le rappeur Lorenzo, invité par la municipalité de Dijon pour son concert de rentrée, m’a incité à écouter les chansons et les textes de ce jeune homme. Lequel, à l’évidence, a un problème obsessionnel avec sa bite, sa queue, son cul, son sexe, son sperme, son foutre, et entend partager avec son public quelques projets de vie : baiser, sucer, fumer, niquer, éjaculer, bouffer des chattes, déchirer des hymens et engrosser des collégiennes. Le top du top de la vulgarité sexiste ! Même les féministes locales s’étonnent publiquement que la Mairie de Dijon ait voté une subvention de 100.000 euros (quand même) pour ce qui promet d'être un grand moment culturel !

00:31 Publié dans Blog | Tags : dijon, culture, rap, lorenzo, sexe | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/01/2017

On change de monde

feministes.jpgEst-ce être réac de constater qu’on change de monde, et pas forcément en mieux ? L’autre soir, à la télé, le sympathique Julien Clerc racontait que son père était un grand bourgeois très exigeant et très cultivé, mais qu’enfant, il se détendait chez sa mère créole, dans un milieu très populaire où l’on écoutait, tenez-vous bien, des disques de Brassens, Brel et Barbara. Vu, le saut de civilisation ? Vous imaginez Cyril Hanouna programmer des chansons de Barbara ? De même, samedi, en voyant les manifestantes féministes anti-Trump se rassembler sous la banderole "Mon vagin t’emmerde !", je n’ai pu m’empêcher d’aller relire quelques pages de George Sand et de Colette…

30/11/2016

Et l'histoire ? Et la géographie ?

Bourgogne-Franche-Comte.jpgEncore un mot sur le nouveau logo bourguignon et franc-comtois (mon blog d’hier) fait de lettres banales et de tirets tristounets. Il s’inscrit dans une époque désincarnée où, mondialisation oblige, on prive peu à peu les territoires de leur histoire et leur géographie, ce qui est une régression dangereuse. Le XXe siècle avait inauguré cette tendance en inventant, au nom d’un avenir radieux virtuel, le premier nom de pays sans aucune référence géorgraphique, Union des Républiques Socialistes Soviétiques : on a vu, il y a vingt-cinq ans, comment la Russie s’est vengée ! Un logo, un nom, un sigle, c’est aussi l’affirmation d’une culture qui vous distingue, justement, du reste du monde !

27/10/2016

La connaissance inutile (3)

Revel.jpgJe reviens à La Connaissance inutile de JF Revel, livre prémonitoire ! Aujourd’hui, quand un auteur traite un sujet donné, plus personne ne s’occupe de savoir si d’autres livres ont déjà exhumé, défriché ou révélé le sujet. La polémique sur la bio de Charlotte Delbo le montre bien : il est loin, le temps où les chroniqueurs littéraires étaient capables de comparer le travail d’un biographe avec celui d’éventuels prédécesseurs, d’y déceler les informations nouvelles, les contradictions… ou les plagiats ! Aujourd’hui, disons-le, la connaissance livresque se transmet par les "quatrièmes de couverture" de livres qu’on n’a plus jamais le temps de lire en entier. Lire un livre en entier, est-ce bien utile, en effet ?

24/10/2016

La connaissance inutile

livres.jpgTombé par hasard sur La connaissance inutile de JF Revel, où l’auteur prophétisait dès 1988 que la connaissance (des faits, de l’histoire, des hommes) qui permet de comprendre son époque et de préparer l’avenir, finirait par disparaître, étouffée sous le trop-plein d’informations venues de partout. Il est si facile aujourd’hui de piocher sur Internet, notamment dans Wikipédia, le minimum d’infos nécessaire pour participer à la vie de la cité et au grand cirque médiatique ! Qu’importe leur véracité ? Qu’importe ce qu’ont pu découvrir, révéler, corriger ou démentir les chercheurs, les historiens ou les journalistes d’investigation dans des livres ? Des livres, pour quoi faire ?

20/05/2016

Quand c'est la faute à personne...

San_Sebastian.jpgLu dans La Croix de mardi un reportage sur San Sebastian, cette riante cité derrière la frontière franco-espagnole qui a été bombardée en cette année 2016 "capitale européenne de la culture" comme le furent récemment (et avec succès) les villes de Lille en 2004 et Marseille en 2012. Le constat du journaliste est simple : le programme est confus, les manifestations n’intéressent personne, c'est un fiasco. La raison est assez claire : quand les élus locaux sont nuls, quand personne ne se relève les manches, quand on se contente de discourir et quand c’est toujours la faute des autres... eh bien voilà, y a pas de miracle, on se plante ! J’en connais, chez nous, qui devraient y réfléchir…

07/05/2016

Comment l'Etat aide le livre

Lire-en-Short-2016.jpgJe m’étais étonné, l’an dernier, que le ministère de la Culture consacre soudain quelques centaines de milliers d’euros à inventer ex nihilo une grande fête du livre pour la jeunesse appelée "Lire en short", fin juillet, au lieu d’aider les dizaines de salons du livre qui ferment les uns après les autres, en province, privés de subventions publiques. Eh bien ! L’Etat a tapé du poing sur la table. Le ministère maintient son machin en 2016, mais, tenez-vous bien, il en change le nom ! Cela s’appellera "Partir en livre", ce qui n’a aucun sens, mais voilà, hop, c’est ainsi ! Ils sont forts, à Paris, pour aider le livre, la littérature et l’édition !

 

16:22 Publié dans Blog | Tags : livre, édition, salons, culture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |