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18/05/2015

Les Editions de Bourgogne, c'est fini !

Salon livre-4 008.jpgVoilà, c’est officiel. Les Editions de Bourgogne ont rejoint les 613 éditeurs français qui, depuis trois ans, ont fermé leurs portes. Faut-il s’étendre sur la disparition rapide des points de vente (libraires, salons), sur l’irrépressible progression du numérique, sur le désolant manque de solidarité des acteurs de l’écrit, sur le tragique désintérêt des élus locaux pour le livre (à quelques rares exceptions près, j’ai les noms) et sur l'impact de la crise sur le budget des ménages ? Le monde est ainsi. Notre belle aventure éditoriale a duré dix ans, et c’est l’essentiel. Du plaisir, des rencontres, des idées, de bons auteurs, des livres de qualité : que du bonheur !

28/08/2014

Une nouvelle génération de parents

Livres (tranches).JPGJ’ai fait un rêve. Je surprenais, chez mon libraire, la phrase suivante : "Je voudrais offrir à mon grand fils la bio de Gorbatchev qui vient de sortir, pour qu’il sache ce que fut le Mur de Berlin". Je me suis réveillé choqué, en sueur : cette phrase, de nos jours, a 0 chance sur 1.000 d’être prononcée ! Car les parents d’aujourd’hui ont cessé d’offrir des livres à leurs enfants pour qu’ils sachent d’où ils viennent, quelle est leur histoire ou dans quel monde ils sont nés. La transmission des valeurs et du savoir, qu’on appelait la culture, c'est un truc de vieux. C’est exactement pour cela – excusez le raccourci – que l’Europe est en crise.

05/04/2014

7,6 milliards pour la culture ?

tas-dor.jpgLe ministère de la Culture a publié hier un rapport sur les dépenses des collectivités territoriales en matière de culture. Total annuel : 7,6 milliards d’euros, dont 73 % sont dépensés par les communes de plus de 10.000 habitants. Je suis en mesure de révéler, dans ce blog, le détail des subventions dont bénéficie le Club des écrivains de Bourgogne que j’ai l’honneur de présider et qui anime chaque mois, avec d'autres, la vie littéraire à Dijon (commune de plus de 10.000 habitants). Conseil régional : 0 euro. Conseil général : 0 euro. Ville de Dijon : 0 euro. Total de ce que nos cinquante-et-une rencontres-débats ont coûté à la collectivité en sept ans : 0 euro.

10/02/2014

Silence, on coule ! (suite)

lib-de-lU.jpgLa semaine dernière, nous avons salué avec tristesse la fermeture de la librairie Berger, à Joigny : il n’y a plus un endroit où acheter un livre dans la troisième ville du département de l’Yonne ! Ce lundi, c’est la célèbre Lib’ de l’U, à Dijon, qui ferme définitivement ses portes. Après Damidot, Thibaud, la Librairie du Voyageur et Agora, c’est la cinquième librairie que je vois disparaître, ces dernières années, dans cette ville de 150.000 habitants. Le pire, c’est l’indifférence dans laquelle s’accélère l’appauvrissement culturel de ce territoire. Demain, faudra-t-il que les Bourguignons aillent acheter leurs livres à Paris ou à Lyon ?  

28/01/2014

Deux poids, deux mesures

Enth-salle-1.JPGMini scandale au Conseil municipal de Dijon, hier soir : un conseiller d’opposition s’est publiquement étonné que le maire fasse voter une aide de 73.000 euros (!!) à un petit salon du livre local, intello et "engagé", dont chacun, toutes tendances confondues, a pu mesurer le peu de succès en 2013… alors qu’il a refusé une subvention de 3.500 euros au Club des écrivains de Bourgogne, qui anime la ville sur le plan littéraire depuis six ans ! Assurant actuellement la présidence de ce Club à la fois sympathique, pluraliste et de qualité, je me garderai bien de nourrir la polémique, mais il y a des jours où, en effet, on se pose des questions...

11:17 Publié dans Blog | Tags : dijon, livre, écrivains, culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2013

La culture éphémère

 Larousse-2.jpgLa tendance est à l’éphémère. Concernant la culture, l’Etat a annoncé qu’il réduirait tous ses crédits en 2014, à l’exception du spectacle vivant. J’ai le plus grand respect pour les jongleurs, les comédiens, les cracheurs de feu et les intermittents du spectacle, mais… et le livre, la littérature, l’écrit ? Ce qui reste, qui forge une civilisation, qui transmet le savoir ? Ce qui a légué un si riche patrimoine à la Bourgogne, la région de Lamartine, Colette, Pierre Larousse ? Tiens, imaginez où en serait la culture française si le petit Larousse, en arrivant à Paris depuis sa Puisaye natale, en 1840, s’était fait jongleur, comédien ou cracheur de feu ! 

 

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23/05/2013

"Des mots de minuit", dernières !

 lefait.jpgIl aura fallu que la gauche revienne au pouvoir, en France, pour que la culture, un peu partout, soit la première sacrifiée aux impératifs de la finance. Ainsi a-t-on appris, cette nuit, que France 2, principale chaîne de service public, mais si, a décidé d'arrêter l’émission Des mots de minuit, animée depuis 14 ans par l’excellent Philippe Lefait, pour des raisons "d’économies" ! C’est vrai, un gars tout seul dans un studio qui, à 1 heure du matin, reçoit des musiciens, des écrivains et des architectes qui causent dans un micro, ça coûte bonbon ! Il était temps de mettre un terme à cette insupportable gabegie ! 

10:29 Publié dans Blog | Tags : télévision, culture, lefait | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/01/2013

La Bourgogne n'a plus de sous

 Chateau (retouché).JPGL’année commence mal en Bourgogne. Le Comité régional du tourisme (CRT) vient d’annoncer aux organisateurs du salon Livres en Vignes (dont la 6ème édition aura lieu les 28-29 septembre 2013) qu’il cessait de l’aider à faire venir des journalistes sur place, à Vougeot. C’est pourtant grâce à cette enveloppe de 3.000 euros que TF1, France 3, LCI, France24, LCP, BFM-TV, RTL et de nombreux médias spécialisés ont publié des reportages géniaux sur cet événement qui montre à quel point la Bourgogne est belle. Amis journalistes, en 2013, vous irez donc filmer ailleurs : la Bourgogne est toujours aussi belle, mais elle n’a plus les moyens de vous loger !

29/09/2012

La culture sacrifiée

 Rufin-LeV.jpgLa culture, c'est ce que les hommes politiques sacrifient en premier. A l'inauguration de la 5ème édition du salon "Livres en Vignes", qui est devenu une des plus belles fêtes culturelles de la Bourgogne, les nombreux éditeurs, libraires et auteurs régionaux ont pesté de n'avoir jamais vu, en cinq ans, ni le président du Conseil régional de Bourgogne, ni le président du Conseil général de Côte d'Or, venir saluer les académiciens, membres de l'Institut, prix Goncourt, grands éditeurs et les 300 autres écrivains venus rencontrer le public bourguignon (entre 7000 et 8000 visiteurs) au château de Clos de Vougeot ! En cinq ans !

21/05/2012

Lettre à Aurélie Filippetti

 Filipetti.jpgMadame la Ministre,

    Votre volonté d’être élue aux prochaines législatives dans votre région lorraine est légitime et respectable. Mais j’ai cru comprendre qu’en cas d’échec, vous ne seriez plus ministre de la Culture. Alors, s’il vous plaît, n’y allez pas ! Ne prenez pas le risque. Dans ce monde politique inculte, desséché, consumériste et clientéliste, François Hollande a placé à la tête de ce ministère une femme sachant ce qu’est un éditeur, un écrivain, un libraire, un salon du livre, un droit d’auteur, un poème : si vous saviez l’espérance que cela suscite, partout en France, droite et gauche confondues, chez les amoureux du livre ! N’y allez pas, Madame la Ministre ! S’il vous plaît !

 

15/01/2012

Inculture générale

sc-po.jpgLu dans le Nouvel Obs la déconvenue de Pierre Bénichou, invité à former les étudiants de 2ème année de Sciences Po dans un séminaire consacré au "récit journalistique", et qui a découvert : que ses étudiants ignoraient tout de Céline, Lucien Bodard ou Jean Cau ; qu’il était vain de les faire choisir entre Raymond Aron et Delfeil de Ton ; que ces brillants élèves ne lisent plus jamais un journal papier, se contentant d’une synthèse numérique hebdomadaire ! Effaré, Bénichou ! Ainsi va le journalisme. Moi, aussi, quand j’ai appris qu’il n’y avait plus d’épreuve écrite de culture générale au concours d’entrée à Sciences Po, j’ai cru à une blague !

27/10/2011

Ni putes ni soumises ni honnêtes ni utiles

Ni-putes.jpgUne info destinée à tous les organisateurs de festivals musicaux, d’expos de peinture et de salons du livre, à tous les animateurs d’associations culturelles qui se battent pour obtenir 1.000, 5.000 ou 10.000 euros des pouvoirs publics afin de financer la diffusion de la culture : d’après le Nouvel Obs, l’association "Ni Putes ni soumises" dilapide de façon éhontée la subvention annuelle de… 500.000 euros (!) que l’Etat lui verse aveuglément chaque année, on ne sait pas au nom de quoi. Question : avec une telle somme, combien de manifestations culturelles pourrait-on sauver aux quatre coins du pays ?

20/07/2011

Plus d'argent pour la culture !

aubry.jpgMartine Aubry, à Avignon, a promis d'augmenter de 30 à 50 % le budget de la culture. Ben tiens. Hop. Abracadabra. Et, surtout, vous pensez, bien sûr, sans augmenter les impôts ! Ce n'est pas compliqué, une campagne électorale : on promet à toutes les catégories de leur donner plus d'argent. Aux cultureux à Avignon, aux viticulteurs à Montpellier, aux ostréiculteurs à Oléron, etc, etc. Attention, hein, on dénonce aussi, d'un ton indigné, l’endettement gravissime de notre pays. Mais ça, c’est pas pareil, c’est la faute à Sarkozy. Qui n’a même pas été fichu, lui, quel scandale, d’augmenter le budget de la culture, hop, de 30 à 50 % !

30/04/2011

Plus de livres à la télé ?

 

livre_ouvert.jpgTaddéï (Ce soir ou jamais), Giesbert (Semaine critique), Durand (Face aux Français), c’est fini. Dommage. Mais, bon, le nouveau patron de France Télévisions, Remy Pflimlin, en a décidé ainsi. C’est son droit. Des goûts et des couleurs, je ne discute pas. Des animateurs, non plus. Mais je m’inquiète grave, car ces trois émissions faisaient partie des dernières, sur le service public, où l’on présentait des livres. Des quoi ? DES LIVRES ! La France est ainsi : on regrette Apostrophes à chaudes larmes, on canonise Bernard Pivot, et on supprime les dernières émissions qui incitaient à la lecture ! Debout, amis éditeurs, c’est la lutte finale !

18/09/2010

Zappez le patrimoine !

Cluny.jpgEn introduction aux Journées du Patrimoine, mercredi, sur France 3, l’émission Des racines et des ailes présentée depuis Cluny, en Bourgogne, donnait l’occasion de s’échapper d’une actualité bien médiocre. Comment remettre en valeur ce qui fut, au XIIè siècle, la plus grande et la plus belle église du monde, creuset de la culture européenne : un défi fabuleux, suscitant le rêve et redonnant confiance dans l’humanité. Emotion, ravissement, intelligence. Pourtant, le matin même, sur Europe 1, Marc-Olivier Fogiel et ses chroniqueurs avaient prévenu : "Ce soir, zappez d’abord France 3 !". Pouah ! De la culture, du patrimoine, c’est superchiant, c'est prise de tête ! Zappez ! Et vive le tuyau-de-poële, le yop-la-boum et le pipi-caca-boudin !

15/07/2010

Internet, une chance pour le livre

Livres EdB-1.JPGInternet est-il une menace pour le livre, l’édition, la littérature ? Non. Je constate qu’Internet contribue globalement à la vente de livres, à la syndicalisation des libraires anciens, à la mise en valeur des éditeurs régionaux, etc. Je constate aussi, dans ma région, hélas : que la librairie Voillot, à Avallon, est en vente ; qu’à Dijon, la librairie Agora vient d’être remplacée par un magasin de chaussures ; que le salon du livre de Dijon a définitivement rendu l’âme, dans l’indifférence générale ; que le salon de Mâcon n’a finalement pas vu le jour, et que celui d’Auxerre n’a aucune chance de ressusciter. Je note aussi que la presse nationale a définitivement fait une croix sur les livres édités ailleurs qu'à Paris. A ce rythme-là, il n'y aura bientôt plus qu'internet pour faire connaître nos livres !

22/05/2010

Lire à Dijon ?

Lu dans le Bien Public une double page sur le "livre blanc" que la Jeune chambre économique de Dijon a consacré à la vie culturelle dans la capitale bourguignonne. Pas une ligne, pas un mot sur le livre, la littérature, l’édition, rien ! A Dijon, comme le disait récemment un des principaux responsables de la ville dans un accès de franchise, "le livre, on s’en fout !". Au grand désespoir des derniers libraires et éditeurs qui se battent, dans l’indifférence générale, pour que le livre ne disparaisse pas complètement du paysage dijonnais. Ainsi, depuis 2007, le Club des Ecrivains de Bourgogne réunit tous les mois, au Sofitel La Cloche, une bonne centaine d’amoureux du livre autour d’un grand écrivain : jamais aucun représentant de la mairie de Dijon, en trois ans, n’y a passé la tête. La littérature, combien de divisions ?

 

24/02/2010

Hugo ou Bardot ?

Victor_Hugo.jpgIls ont raison, les sénateurs ! Le Quai d’Orsay voulait regrouper les agences culturelles françaises à l’étranger sous le nom "Institut Victor Hugo", imitant ainsi platement les Allemands et leur "Institut Goethe". Le Sénat a retoqué le projet : pourquoi pas, plutôt, "Institut français" ? Le mot "français", de l’Amérique à la Chine, n’est-il pas plus clair et plus valorisant que n’importe lequel de nos auteurs classiques ? Le ministre Bernard Kouchner a dit qu’il ne le trouvait pas très "excitant", mais on n’est pas obligé d’être de cet avis. D’ailleurs, pourquoi Hugo ? Pourquoi pas Bossuet, ou Bernard-Henri Levy, ou Brigitte Bardot ? Les "Instituts Brigitte Bardot" de part le monde, ce ne serait pas "excitant" ?

07/01/2010

Le rire vient du sud

 

 

Encore un mot sur les comiques qui ont été omniprésents pendant les fêtes. C’est curieux comme l’humour sépharade a envahi les écrans de télévision. On ne fait plus une émission sans inviter Elie Semoun, Michel Boujenah, Gad Elmaleh, Raphaël Misrahi, Jean Benguigui, Patrick Timsit, Pierre Benichou, Arthur, sans parler de feu Elie Kakou. La rigolade, historiquement, viendrait-elle du sud ? Les juifs askhenazes ont produit des psychanalystes, des savants, des artistes, des chefs d’orchestre, des producteurs, des banquiers, des médecins, mais, allez savoir pourquoi, pas un seul rigolo à la faconde irrésistible qui raconte, dans des stand up un peu démagos, les problèmes qu’il a toujours eus avec les femmes, avec sa mère en particulier !

06/01/2010

L'humour essoufflé

La France est un vieux pays essoufflé. Voyez les humoristes qui, à de rares expressions près (Pierre Palmade, les Deschiens), n’inventent plus rien. Les comiques qui défilent à la télé, pour la plupart, sont de lointains imitateurs de Fernand Raynaud, Robert Lamoureux, Coluche ou Thierry Le Luron. Anne Roumanoff fait ce que faisaient les chansonniers dans les années 60. Les interviews douteuses de Raphaël Misrahi sont entièrement pompées sur ce que faisait déjà Pierre Desproges. Muriel Robin, honnête, reconnaît volontiers qu’elle est l’héritière directe de Jacqueline Maillan. Les "petites annonces" d’Elie Semmoun et Franck Dubosc sont des copiés collés des "petites annonces" de Pierre Dac ("On recherche deux hommes de paille, un grand et un petit, pour tirage au sort"). Francis Blanche, reviens, ils sont devenus mous !.