Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/09/2017

La presse dans le collimateur

jean-luc-melenchon-et-emmanuel-macron.jpgA la télé, les propos insultants tenus par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sur les journalistes sont présentés comme des provocations désolantes. Or, sachez-le, depuis une vingtaine d’années, la quasi-totalité des dirigeants politiques éprouve un mépris abyssal pour le petit monde journalistique – tout en affichant force sourires et connivence de rigueur. Ce qui est nouveau, c’est que le chef de la majorité et le principal ténor de l’opposition ne se gênent plus pour exprimer publiquement ce mépris. Oubliant que la presse, pour agaçante et imparfaite qu’elle soit, est un pilier de la démocratie. C'est ainsi : vouloir la faire taire, y compris par des insultes, est toujours une faute politique. A bon entendeur...

16/06/2017

Quand la presse crie au loup...

Liberté%20presse.jpgMacron, une menace pour la liberté de la presse ? Les 23 sociétés de journalistes qui ont publié mardi leur communiqué vengeur exagèrent. Les petites crispations apparues entre le nouveau président et les rédactions (le choix des envoyés spéciaux dans les voyages à l’étranger, le coup de téléphone de Bayrou à Radio France) sont insignifiantes par rapport à la réalité de la presse russe, turque, iranienne ou chinoise. Le nouveau chef de l’Etat, fort d’un parlement à ses ordres, sera-t-il tenté demain d’abuser de son pouvoir ? On ne peut l’exclure, bien sûr. Mais ce jour-là, il serait bon que les sociétés de journalistes n’aient pas bêtement gaspillé toutes leurs cartouches pour des broutilles !

21/05/2017

Vous pestez contre "les journalistes" ?

journalist.jpgAmis détracteurs des journalistes, avant de hurler avec les loups, laissez-moi vous dire les quatre étapes que franchit (ou non) une information : d’abord, en général, l’info est révélée par les journalistes de l'AFP (anonymes) dans une dépêche ; celle-ci vient nourrir les articles des journalistes de la presse écrite (peu connus) ; elle est reprise alors en images par les journalistes (plus connus) des chaînes de télé ; puis les commentateurs, animateurs, humoristes et pétomanes divers (souvent célèbres) reprennent ces images en les triturant à leur guise. Voilà. Faut-il vous faire un dessin ? Alors, maintenant, avant d’insulter "les journalistes" à l'aveugle, rappelez-vous mon petit schéma…

20/05/2017

Sélectionner les journalistes ?

presse.jpgLe jeune Emmanuel Macron découvrirait-il la presse ? Il s’énerve – à juste titre – de voir qu’un président français visitant un pays étranger soit traqué pendant toute sa visite pour ses éventuelles "petites phrases" politiciennes par une armée d'envoyés spéciaux qui se fichent complètement du pays qui les accueille. Alors, ne doutant de rien, il a décidé... de choisir lui-même les journalistes qui l’accompagnent ! Ah ben non, monsieur le Président, ça, j’ai peur que ce ne soit pas possible. C’est basique, un chef d’Etat qui sélectionne les bons et les mauvais journalistes, cela s’appelle un dictateur. C’est bien embêtant, je sais, la démocratie est imparfaite, mais c’est ainsi !

15/02/2017

Pourquoi une telle défiance ?

1dupond-moretti.jpgQuelque chose me frappe dans la crise de confiance qui plombe aujourd’hui les politiques et les journalistes : si les premiers ne cessent d’admettre, plus ou moins maladroitement, qu’il leur incombe de se réformer, les seconds font preuve d’une spectaculaire incapacité à se remettre en question. Qu’un Eric Dupond-Moretti ou qu’un Pierre Arditi ose dénoncer en direct "l’hallali" ou "l’acharnement" dont les médias font preuve à l’égard de François Fillon, et c’est, à chaque fois, un tollé d’indignation corporatiste ! Mes excellents confrères ne feraient-ils pas mieux de se demander sérieusement pourquoi 67 % des Français sont convaincus que les journalistes ne disent pas ce qu’ils pensent ?

04/02/2017

Politiques, journalistes, tous pourris ?

penelope.jpgIl ne faut pas être grand clerc pour constater, à trois mois des présidentielles, l’inquiétante dégradation de la confiance des Français envers leur classe politique. Mais il y a pire encore : c’est la dramatique défiance des mêmes Français envers leurs médias ! Je renvoie au terrifiant sondage de La Croix d’hier, qui révèle, par exemple, que 67 % des gens pensent sérieusement que les journalistes sont dépendants du pouvoir politique ! Ce chiffre insensé est parfaitement inexact, bien sûr, mais il est révélateur du malaise qui plombe notre démocratie. Or, à coup sûr, l’affaire Fillon va encore aggraver cette double défiance vis-à-vis des politiques et des médias. Sale temps pour la démocratie.

 

15/09/2016

Des "confidences" stupéfiantes

Confid-Holl.jpgJe reste abasourdi devant le cynisme dont fait preuve François Hollande à la page 54 du livre des journalistes André et Rissouli : "Un journaliste, même un bon journaliste, on peut toujours le guider, l’orienter. Il suffit de lui donner le bon angle, la bonne information, parfois même une information bidon, ça fonctionne !" Je sais les faiblesses du métier de journaliste, et je ne vais pas m’insurger contre le fond du propos. Mais un tel mépris pour les journalistes politiques dans la bouche d’un chef d’Etat, c’est du jamais vu ! Mes confrères le feront-ils remarquer au candidat Hollande lors des interviewes à venir, ou s’écraseront-ils comme des carpettes... au risque de lui donner raison ?

06/09/2016

Le Grand Commentateur de lui-même

Hollande-presse.jpgA force de ne rien voir venir, depuis 2012, on se demandait ce que François Hollande faisait à l’Elysée. Maintenant, on sait. Il recevait des journalistes, à longueur de journées, et commentait avec eux, pendant des heures, son propre quinquennat. Après Conversations privées avec le président d’A. André et K. Rissouli (Albin Michel), on va voir sortir en librairie Un président ne devrait pas dire ça... de G. Davet et F. Lhomme (Stock), puis Ça n’a aucun sens d’E. Freyssenet (Plon), fruits d’une centaine d’entretiens (!!) accordés par Hollande aux auteurs de ces trois ouvrages. Lesquels finiraient par nous faire croire, du reste, que le mandat de François Hollande est déjà terminé - mais n’est-ce pas le cas ?

05/10/2015

Les libertés en recul

Sources.jpgSi la droite était au pouvoir, les socialistes hurleraient ! Seulement voilà, c’est la gauche qui aura réussi à faire voler en éclats, pour des motifs policiers, deux libertés fondamentales : le droit au secret des échanges entre un avocat et ses clients, et le droit au secret des sources des journalistes. Au regard de l’histoire politique de la France, c’est énorme. Depuis deux siècles, chaque gouvernement autoritaire a voulu rogner ces deux libertés, en vain : la coutume républicaine a toujours été plus forte que les lois d’opportunité. On verra ce qu’il en sera cette fois-ci. Et je ne parle pas des restrictions apportées à l'objection de conscience... 

18/12/2014

Voltaire, reviens, ils sont devenus fous !

Zemmour.jpgQue dire d’un pays où le porte-parole du parti au pouvoir demande officiellement l’interdiction d’un journaliste qui ne pense pas comme lui ? Où le premier ministre en personne insulte publiquement les centaines de milliers de lecteurs de ce polémiste ? Où la quasi-totalité des journalistes en place appellent au boycott professionnel de ce confrère qui vend plus de livres qu’eux ? Où une grande chaîne de radio suggère d’interdire un chroniqueur travaillant sur sa principale concurrente ? Où les talk-shows à la télé se transforment peu à peu en procès de Moscou à grand spectacle ? La réponse est évidente : ce pays, c’est la Russie de Poutine, bien sûr ! 

 

01/04/2014

La presse en recul

anne-gravoin.jpgVous avez évidemment noté que Manuel Valls vivait avec la charmante violoniste Anne Gravoin. Ce détail en dit long sur notre société politico-médiatique. Les hommes politiques, qui sortaient et vivaient naguère avec des femmes journalistes (Kouchner, Juppé, Neuwirth, Chalandon, Strauss-Kahn, etc) ont changé de tropisme : ils s’affichent désormais avec des artistes (Valls, Sarkozy, Hollande, Baroin, Montebourg, etc) qui attirent davantage la lumière, aujourd’hui, que mes estimées consœurs. Et qui les détendent davantage, sans aucun doute. Quand on vous dit que le presse va mal...

10/01/2014

Hollande-Gayet : fin de l'hypocrisie ?

 hollande-gayet.jpgComme d’hab, il aura fallu qu’un magazine people (pouah, ouh, caca, vilain) balance l’info que tous les grands journalistes parisiens commentaient entre eux depuis des mois, pour que ceux-ci en fassent un événement politique, au point d'occulter le feuilleton Valls-Dieudonné ! Politique, oui, et à deux titres : 1) Si la vie sexuelle du président Hollande nous indiffère, l’image qu’il donne de la France à l’étranger nous importe… et nous désole ! 2) Va falloir m’expliquer au nom de quoi l’argent de mes impôts finance depuis presque deux ans le secrétariat de Madame Trierweiler…

16/09/2013

Le talent n'a pas de prix

 Renaudot.jpgDans le jury du prix Renaudot figurent notamment les journalistes Franz-Olivier Giesbert (le Point), Jérôme Garcin (Nouvel Obs), Patrick Besson (Le Point), Frédéric Beigbeder (Lui), ce qui, évidemment, n’a rien de scandaleux. Mais quand ces jurés sélectionnent pour le prix 2013 les critiques littéraires Christophe Ono-di-Biot (Le Point), Etienne de Montety (Le Figaro) et Yann Moix (Le Figaro), il y a de quoi se gausser. Pardon, chers confrères et amis dont le talent n’est pas niable, mais dans la série "Passe-moi le sel, je te passe le rutabaga", ne serait-il pas préférable d’éviter les conflits d’intérêts ? Un peu de décence, camarades !

09/07/2013

Sarko, sauveur de la presse

 sarko.jpgIl n’y a plus de doute : c’est un complot. Fomenté dans l’ombre par les directeurs de journaux, les responsables de chaînes et les grands éditorialistes : pour sauver la presse d’un déclin mortel, il faut faire revenir Sarko. A tout prix. Lui seul peut faire revenir le lecteur, doper les ventes, redresser l’audimat. Voyez son petit coucou furtif, hier, à l’UMP : trois jours que les journalistes ne parlent que de cela ! Ils ont mis le paquet pour le faire revenir sur la scène : et l’affaire Bettencourt, et le duel Copé-Fillon, et le juge Gentil, et l’argent de Kadhafi, et le Conseil constitutionnel, tous les moyens sont bons pour le maintenir sur la scène médiatique. En attendant 2017, désespérément.   


23/04/2013

Journalistes ou militants ?

 fourest.jpgEffrayé de voir, à propos du mariage gay, combien de journalistes se font militants et, sans aucun recul, profèrent anathème sur anathème contre la Manif pour tous, Frigide Barjot, les cathos et les 64 % de la population française hostiles à la loi Taubira, obstinément assimilés aux groupuscules fachos et aux crétins homophobes. Il n’y a plus d’enquête, plus de reportage, à quoi bon ? Combien de journalistes ont compris la différence entre adoption plénière et adoption simple ? Combien ont lu le projet de loi ? Les insultes en plateau et les images de violences, diffusées en boucle, ont remplacé la mise en perspective et l’investigation. Qu’une majorité des journalistes de télé et de radio ne soient plus crédibles, quelle importance ?

10/04/2013

Allez, tous à poil !

 itw.jpgLe meilleur moyen de mettre un frein au lamentable déballage démagogique appelé "moralisation", c’est d’exiger, ce qui serait légitime, qu’elle s’applique à tous les acteurs de la vie publique, à commencer par les directeurs de journaux, rédacteurs en chef et grands éditorialistes complices de cette sulfureuse inquisition morale, les Denizot, Elkabbach, Demorand, Toussaint, Plenel, Barbier, Drucker, Chazal et autres Fogiel. Et de leurs conjoints, pour éviter les tricheries. Vous allez voir que, d’un seul coup, on va découvrir que cet étalage sur la place publique est la porte ouverte au populisme et au poujadisme !

09/03/2013

Médias : un quatuor de choc

 V-Conciliazione.JPGLe conclave va s’ouvrir à Rome sous des auspices journalistiques favorables - une fois n’est pas coutume ! J'ai suffisamment dénoncé dans ce blog la désolante faiblesse des médias français en matière religieuse pour ne pas souligner, cette fois, la qualité du "quatuor" des vaticanistes actuellement en poste au Saint-Siège : Jean-Louis de la Vaissière (AFP), Frédéric Mounier (La Croix), Antoine-Marie Izoard (I-Média) et Jean-Marie Guénois (Le Figaro) connaissent vraiment bien leur sujet, et depuis longtemps. Dans le maelström parfois incontrôlable des médias romains, vous verrez, ces quatre-là nous éviteront bien des dérapages…

 

01/08/2012

Le presse régionale n'existe pas

 Pulvar.jpgLe journal L’Express est très "parisien". Je le sais, j’y ai travaillé dix ans. Apparemment, cela ne s’arrange pas : dans un grand papier sur l’impact de ces "salauds de journalistes" (sic) sur les électeurs, l’excellente Elise Karlin n’accorde pas un seul paragraphe, pas la moindre ligne, à ce qui se passe au-delà du périphérique ! Quotidiens régionaux et départementaux, hebdos confessionnels ou gratuits, antennes de France 3 et télés privées, éditorialistes et blogueurs locaux, radios associatives et sites d’info sur internet : nuls, inexistants, comptent pour du beurre ! Or, au petit jeu de savoir qui fait et défait les élections, à Auxerre, tiens, par exemple, qui a le plus d’influence, à votre avis : L’Express ou Auxerre-TV ? 

 

12/06/2012

Le même faux débat depuis 30 ans !

Hol-FN.jpgTrente ans que ça dure ! Trente ans que des générations de journalistes parisiens se repassent ad nauseam, à chaque élection, ce débat artificiel et moralisateur sur l’alliance de la droite avec la famille Le Pen. Seuls changent les noms solennellement jetés à la vindicte germanopratine ! Trente ans que ce marronnier bidon occulte les vrais sujets électoraux. Trente ans que l’on agite frénétiquement ce leurre manichéen pour éditorialistes paresseux. Trente ans que les vraies questions politiques sont ainsi éclipsées, et que personne n’enquête plus depuis longtemps, sur le terrain, à propos… des scores élevés du FN, par exemple. Mais à quoi bon enquêter, puisqu'on sait déjà !

 

09:06 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : fn, droite, le pen, journalistes |  Facebook | | Lien permanent

01/05/2012

Le vote des journalistes

Marianne-Sarko.jpgRarement les journalistes parisiens ont été aussi loin d’exprimer la réalité politique du pays. Dans les votes internes aux rédactions, les résultats sont flagrants, donnant parfois, comme à Marianne, 0 % à Marine Le Pen et 0 % à Sarkozy, contre 40 % à Hollande et 32 % à Mélenchon ! Et la direction de certains journaux "de droite" comme le Figaro a raison d’interdire la divulgation des votes internes discrètement réalisés à la machine à café... Plus préoccupant encore pour les Coppé, Baroin, Wauquiez et autres dirigeants de la droite de demain, le résultat des votes internes dans les principales écoles de journalisme donne entre 80 % et 100 % des voix pour la gauche. Le fossé qui sépare les médias de leurs lecteurs n’est pas prêt d’être comblé…