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27/04/2018

Paris n'est pas la France

80kmh.jpgIl devrait pourtant comprendre, Macron, qu’il y a un os : 37 départements ruraux lui demandent officiellement de revenir sur le passage à 80 km/h sur les routes secondaires ; 71 % des automobilistes, selon l’IFOP, y sont hostiles ; le Sénat, dans un rapport, qualifie la décision de "trop brutale" et propose de déléguer une telle décision au niveau des départements, qui sauront la moduler… Personne, en province, n’est contre la baisse de la mortalité au volant ! Mais qu’une telle mesure administrative, depuis Paris, s’impose bureaucratiquement à tous les territoires, sans discussion, sans nuance, voilà qui ne passe plus dans la France de 2018 !

23/02/2018

La France rurale se rebiffe !

salon_agriculture.jpgSi seulement le salon de l’Agriculture pouvait réduire le fossé qui semble s’approfondir entre Paris et la France rurale ! Que l’on puisse présenter comme un progrès la fermeture d'un service d’urgence ou d'une maternité dans une sous-préfecture isolée, c’est atterrant. Qu’une ministre de la République ignore tout de la viticulture et de la culture vinicole, c’est consternant. Que le gouvernement ne comprenne pas la colère de millions d’automobilistes contraints de rouler à 80 km/h sur leurs trajets habituels, c’est affligeant. Que l’on trouve normal de remplacer le train par l’autocar dans les zones de montagne excentrées, c’est déprimant. Voulez-vous quelques dizaines d’autres exemples ?

18/01/2018

La province, combien de divisions ?

ND des Landes.jpgMacron était déjà mal vu des élus locaux, cela ne va pas s’arranger avec l’abandon de Notre-Dame des Landes, projet soutenu par l’immense majorité des élus du coin. On ne peut pas gouverner la France et ses 365 fromages sans écouter la province, les régions, la ruralité, la France profonde celle qui vote comme elle rouspète, celle qu'on oblige à rouler à 80 km/h, celle qui voit fuir les médecins et fermer les bureaux de poste, celle qui aimerait tant être financièrement autonome, celle qui rêve qu’un aéroport international la reliera un jour au reste du monde ! Heureusement qu’il n’y a pas d’élections locales en vue, elles se traduiraient par un désastre pour le parti LREM.

23/12/2017

Les urgences, à quoi bon ?

province,ruralité,hopitaux,BourgogneCe type d’info atteint rarement les grands médias parisiens. Dans mon coin de Bourgogne, l’angoisse gagne des dizaines de milliers de braves gens, qu’ils soient âgés, malades ou parents : il semble que l’Etat s’apprête à fermer les urgences de nuit dans les Centres hospitaliers de Tonnerre et de Clamecy comme cela a déjà été fait à Montbard. C’est la panique dans nos campagnes. Ils marchent sur la tête, là-bas, à Paris ! Quel technocrate peut prétendre, sans rire, que ces fermetures sont un progrès ? Or, c’est à ces décisions-là que se jauge l’avenir de nos provinces… et, au passage, le score qu’y réalisera demain le Front national !

01/04/2017

Un problème de crédibilité

identite-1.jpgPourquoi les Français ne croient plus en leurs hommes politiques ? Jeudi, vous avez entendu Macron, Le Pen, Fillon et les autres plancher sur la ruralité, déplorant à qui mieux-mieux la désertification de nos campagnes. Bravo ! Sauf que ce même jeudi, j’apprenais que la mairie de ma petite commune ne pourra plus délivrer de carte d’identité, pas plus que mon chef-lieu de canton ! Fini, ni-ni ! Trop cher, trop compliqué ! C’est comme pour les bureaux de poste, les maternités ou les gendarmeries : tant que les élus, de gauche et de droite, seront incapables de s’opposer aux administrations qui, d'autorité, transforment nos villages en déserts, les électeurs les prendront pour des bras cassés, voilà tout !

21/01/2013

Des écrivains ? En province ?

 Alix-FrBleu.JPGAvant, quand le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait à Dijon, comme chaque mois, quelque prix Goncourt, académicien français ou écrivain de grande réputation, France Bleu Bourgogne consacrait une heure d’émission, avant la conférence, à ce visiteur. Mais ça, c’était avant. L’émission d’une heure s’est réduite à 7 minutes dans le journal du soir, puis à une simple annonce technique. L’ordre est venu de la rédaction nationale de France Bleu : les écrivains, la littérature, tout ça, c’est prise de tête, stop, on arrête ! Les provinciaux, ces ploucs, sont bons qu’à écouter de la zizique, allons !


17/09/2012

La province tranquille

Voitures-brulees.jpegJe n'étais pas mécontent, ce week-end, entre Lorraine et Bourgogne, d’être loin de toutes les violences du monde. Quoique ! Dans la bonne ville de Nancy, ce week-end, j’ai assisté directement de la fenêtre de mon hôtel, à 5h30 du mat', à la mise en pièce d’une vitrine par une bande de "jeunes" encagoulés et incroyablement violents. Et quand je suis rentré chez moi, dans l’Yonne, peinard, j’ai découvert qu’à Joigny, aimable chef-lieu sans histoires, des "jeunes" en mal de distraction avaient semé la panique en brûlant sauvagement une dizaine de voitures. Il me fait rire, Peillon, avec sa morale laïque...

 

01/08/2012

Le presse régionale n'existe pas

 Pulvar.jpgLe journal L’Express est très "parisien". Je le sais, j’y ai travaillé dix ans. Apparemment, cela ne s’arrange pas : dans un grand papier sur l’impact de ces "salauds de journalistes" (sic) sur les électeurs, l’excellente Elise Karlin n’accorde pas un seul paragraphe, pas la moindre ligne, à ce qui se passe au-delà du périphérique ! Quotidiens régionaux et départementaux, hebdos confessionnels ou gratuits, antennes de France 3 et télés privées, éditorialistes et blogueurs locaux, radios associatives et sites d’info sur internet : nuls, inexistants, comptent pour du beurre ! Or, au petit jeu de savoir qui fait et défait les élections, à Auxerre, tiens, par exemple, qui a le plus d’influence, à votre avis : L’Express ou Auxerre-TV ? 

 

16/01/2009

Dijon au coeur de la guerre

E Razavi en Afgh.jpg Ce soir, à 18h, présentation à Dijon d’un livre publié par les Editions de Bourgogne et intitulé : Manhattan, Kaboul, Beyrouth : DIJON AU CŒUR DE LA GUERRE. L’auteur, le grand reporter Emmanuel Razavi, qui passe sa vie entre l’Afghanistan, l’Irak et le Liban, est lui-même dijonnais. Qui mieux que lui pouvait décrire les interférences complexes qui existent entre une petite capitale provinciale très isolée de la fureur guerrière, et le reste du monde moderne qui gronde et qui menace ? Qui mieux que lui pouvait montrer qu’aujourd’hui, la France profonde est bien, qu’elle le veuille ou non, "au cœur de la guerre" ?

06/07/2008

Paris et le désert français

Il y a trois ans, j’ai publié chez Lattès un pamphlet intitulé Paris n’est pas la France. Depuis, j’ai fondé une maison d’édition régionale… et je crois que cette seule expérience va nourrir le deuxième tome de mon livre, tant le mépris des journalistes parisiens pour ce qui se fait en province est indécrottable, irrépressible, insondable ! Quel plumitif de Libération ou de l'Express va s’abaisser à signaler la sortie d’un livre aux Editions de Bourgogne ? Qu’un auteur bourguignon publie une excellente bio d’Alfred Grévin (le Plantu des années 1860, fondateur du musée éponyme) ou de Paul Bert (le Montebourg des années 1880, inventeur de la laïcité à la française), voilà qui n’entre pas dans le schéma intellectuel des confrères parisiens - trop occupés, sans doute, à rendre compte des livres importants : sur Sarko, sur Ségo, sur Carla ! C’est vrai que ces livres-là, on n’a pas besoin de les lire pour en parler…