Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/05/2011

DSK : de vraies questions

 

Sexus.jpgLu l’édito de Nicolas Demorand dans Libération d’hier : "Comment les dirigeants socialistes ont-ils reçu les propos d’une des leurs, députée PS [il s’agit d’Aurélie Filippetti], avouant sa peur de se retrouver seule dans la même pièce que DSK ? Et ceux de la fille d’une des leurs [il s’agit de Tristane Banon], faisant état à la télévision d’une tentative de viol présumée ? Sur cette dernière affaire, que savait exactement François Hollande, dont les journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois disent, dans Sexus politicus (Albin Michel), qu’il avait à l’époque réconforté la jeune fille ?" Eh bien ! Il y a des journalistes français, malgré tout, qui posent de vraies questions !

18/05/2011

Les silences de la presse française

 

Canal.jpgA l’occasion de l’affaire DSK, la presse internationale s’étonne à nouveau que les journalistes français soient aussi peu curieux quant aux frasques de leurs hommes politiques. Dernier exemple, il y a une heure. Sur Canal +, l’équipe de Bruce Toussaint (L’Edition spéciale) accueillait l’excellent Claude Askolovitch, du JDD. On allait enfin en savoir plus sur la présumée tentative de viol de DSK sur la jeune Tristane Baron dont le voisin de table, au fameux dîner Ardisson qui court sur le net, n’était autre que… Claude Askolovitch. Eh bien non ! Pas une question, rien, motus, l’omerta ! Comment voulez-vous que les confrères étrangers nous prennent au sérieux ?

Les victimes de DSK

DSK-tribunal.jpgAvant même son jugement, on peut dire que DSK a fait de nombreuses victimes...colatérales. D’abord, il y a tous les fans de cinoche qui ont vu le festival de Cannes réduit en miettes dans les médias, ainsi que les annonceurs concernés. Ensuite, il y a les dirigeants du PS, obligés de redéfinir toute une stratégie pour leurs "primaires". Et puis il y a tous les hommes et femmes politiques pour qui DSK représentait, l’an prochain, la seule chance de devenir ou de redevenir ministre – j’en connais. Enfin, il y a tous les journalistes qui s’apprêtaient à sortir une bio de DSK dans la perspective de 2012, ainsi que leurs éditeurs – et cela fait du monde !

04/04/2011

Des journalistes de droite ?

eric.zemmour.jpg

C’est une info, presque un scoop, qui fait une page compète dans Le Monde de ce mardi. Tenez-vous bien, il existe des journalistes de radio et de télé qui ne sont pas de gauche. Si. C’est dans Le Monde, donc c’est vrai. On les a pointés, ils sont cinq : E. Zemmour, E. Levy, Y. Rioufol, E. Brunet et R. Menard. Depuis que les médias rivalisent à coup de "polémistes", il a bien fallu trouver des journalistes de droite, des réacs, des qui ne pensent pas comme tous les autres, des dissidents. Des drôlement motivés, en tout cas : on les insulte, on les traîne en justice, on les qualifie de fachos, d’homophobes, de racistes, et ils s’accrochent ! 

17/07/2010

Le prix des otages

Otages.jpg200 jours de détention pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, les deux journalistes de France 3 enlevés par les talibans. Le 22 février, sur Europe 1, le général Georgelin, chef d'état-major des armées, se plaignait que ces deux irresponsables aient déjà coûté "plus de 10 millions d’euros" à l’Etat. Du coup, lundi, le Parlement a adopté une loi menaçant tous les imprudents que l’Etat français serait obligé d’aller tirer des griffes de leurs ravisseurs, de rembourser les frais… sauf, a précisé Bernard Kouchner, s’ils sont journalistes ou humanitaires ! Vous avez une carte de presse, le Quai d’Orsay vous récupère gratos, sinon, c’est dix millions d’euros. C'est-y bien cohérent, tout cela ?

16/07/2010

Punis, les journalistes !

Légion-officier.jpgRien de va plus entre les politiques et les journalistes. La preuve : pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a quasiment aucun journaliste dans la dernière promotion de la Légion d’honneur ! On y trouve une ribambelle de pilotes d’hélicoptères de la sécurité civile, pas mal de procureurs de la République, plein de proviseur(e)s et de présidentes d'associations d'aide à l'enfance (pour respecter la parité) et même un cardinal, mais aucun présentateur de France 2, aucun éditorialiste du Monde ou de L'Express, aucun rédacteur en chef de province, rien ! (La seule promue, c’est Sophie Huet, du Figaro, mais c’est au grade d’officier, cela ne compte pas). Nom d’un petit ruban rouge, Sarko en veut-il à ce point à la profession ?

21/12/2008

Salauds de journalistes

Je n’ai aucune info, bien sûr, sur les étranges détournements d’argent qui plombent Julien Dray, SOS Racisme et le syndicat lycéen FIDL. Il me semble que SOS Racisme, dont on ne voit pas bien l’activité précise, génère beaucoup de subventions gigantesques, de trafics mystérieux et d’emplois fictifs, mais bon. Ce qui m’amuse, c’est l’assurance avec laquelle l’avocat de Dray, Me Forster, s’étonne du "battage médiatique" qui accompagne cette sombre affaire en pleines manifs lycéennes. Sûr qu’à la demande de Sarko, tous les Mougeotte, Fotorino, Pujadas, Askolovitch, Beytout et autres Claire Chazal ont sciemment forcé le trait en claquant des talons : "A vos ordres, M. le Président !". Chacun sait, Maître, que la presse française fonctionne ainsi !

03/11/2008

Chère Laurence Ferrari...

Le Figaro m’apprend que Laurence Ferrari est passée en dessous de la barre des 30 % d’audience. Je lis dans Le Point que Laurence Ferrari a été relookée pour faire dix ans de plus. Dans TV Magazine, Laurence Ferrari ne figure pas dans le top 20 du TVScope. Les petits problèmes professionnels de la présentatrice du 20h de TF1, étalés dans toute la presse, vous laissent indifférent ? Moi aussi. Sauf que j’apprends, par VSD, que notre jolie consoeur est payée 70.000 euros par mois. Et là, qu’on le veuille ou non, ça coince. Au nom de quoi une somme aussi exorbitante ? Quelle est la crédibilité d’un journaliste aussi cher payé, dont le job consiste à interpeller PDG, politiciens et banquiers sur les parachutes dorés, les fermetures d’usines, la faiblesse du SMIC, la retraite des vieux et le prix des fruits dans les supermarchés ?

19/02/2008

Le bon sens de Wolton

Un peu de bon sens dans un monde de fous : hier, sur RTL, le sociologue Dominique Wolton a réglé son compte en quelques phrases à l’hypocrisie des médias qui ont tous envoyé leurs journalistes accompagner les policiers à la poursuite de délinquants dans les cages d’escaliers de Villiers-le-Bel. "Cette complicité vous fait perdre la confiance du public", accuse Wolton. "C’est la concurrence", plaident les médias. "Les valeurs de la concurrence ne sont pas plus importantes que celles qui fondent votre légitimité", assène Wolton. Lequel ajoute, à propos du fameux SMS du Nouvel Obs : "Ce n’est pas parce que le président a trop joué avec la frontière public-privé que vous devez vous en affranchir !" Et toc.

23/11/2007

URSS, le retour

Manon Loizeau, excellente journaliste, a montré hier dans Envoyé Spécial, sur France 2, comment la Russie de Poutine renouait avec certaines méthodes policières de l’époque communiste : en envoyant tel ou tel journaliste trop curieux dans des asiles psychiatriques, où on soumet ces impudents, loin de tout, à des traitements dangereux et dégradants. Critiquer le pouvoir, comme disait naguère le KGB, c’est forcément être fou, et cela se soigne ! L’assassinat d’Anna Politkovskaïa – que j’avais reçue à Paris quand je présidais l’Association des journalistes France-Russie – pouvait être analysé comme une bavure monstrueuse, un accident de l’histoire, dans une Russie allant, malgré tout, dans le bon sens. Hélas ! La mort d’Anna, en réalité, était le signal d’un retour à l’URSS de Brejnev. C’est-à-dire au moyen âge.