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04/03/2017

L'Etat, quelle importance ?

ministres.jpgL’info a fait trois-quatre lignes, ici ou là, pas plus : Axelle Lemaire a quitté le gouvernement pour aller faire campagne, elle a été remplacée par Christophe Sirugue. Christophe qui ? Pour aller faire quoi ? Aucun intérêt. Quelle importance, aujourd’hui, un poste de ministre de la République ? Qui s’intéresse aux titulaires quasi inconnus de ministères dont l’impuissance est notoire ? Sur les grands sujets, un ministre n’a souvent aucune prise, il se console en laissant son administration (qu’il contrôle plus ou moins) pondre de nouvelles normes (dictées ou non par l’Europe) dans son secteur, qui seront d’ailleurs rarement appliquées. La déliquescence de l’Etat, ce n’est pas un problème ?

30/06/2016

Les ravages du "tout gratuit"

catalog-cover-large_png.jpgL’Obs est au bord du gouffre. La presse écrite se meurt. Les journaux ne trouvent pas la formule économique qui les fera survivre à la généralisation du numérique, et ceci pour une raison simple : les nouvelles générations sont systématiquement et durablement habituées par les Google, Apple et autre Orange à surfer systématiquement sur le "tout gratuit", d’un site à l’autre, de clic en clic, un peu au pif. Payer pour l’info, non mais allo, quoi ! Or, l’information, la vraie, celle qui permet de comprendre, de débattre, de réfléchir, de progresser, coûtera toujours beaucoup plus cher à fabriquer que les copiés-collés aguicheurs et les vidéos débiles sur la vie des people. Cqfd.

30/06/2015

Hollande et son gros bâton

taxis-vtc.jpgDans le conflit des taxis, la question n’est pas de savoir si une minorité de gros bras peuvent impunément casser la figure à ceux qui les contrarient (il y a des tribunaux pour ça), mais de comprendre pourquoi les quatre ministères concernés par l’évidente inadaptation de la loi (Travail, Transports, Justice, Intérieur) ont si mal anticipé le problème. Je ne connais pas la mécanique d’UberPop, mais je suis inquiet d’entendre François Hollande, péremptoire, décider, depuis son Olympe médiéval, de "dissoudre" une "application" ! M’est avis que ce genre d'innovation va déferler, dans l'avenir, et qu’il sera difficile de les "dissoudre".

25/03/2015

Défendre le livre ou l'écrit ?

Sapin-livres.jpgJe peux me tromper, mais je trouve suspect le combat des pseudo défenseurs du livre qui protestent contre le taux de TVA normal attribué par la réglementation européenne aux œuvres numériques. Ce n’est pas la tablette, l’i-phone ou l’e-book qu’il faut absolument aider, mais le livre physique, objet spécifique écrit par un auteur, fabriqué par un éditeur et vendu par un libraire. Est-ce parce que les pouvoirs publics sont impuissants à défendre ces métiers-là qu’ils se donnent bonne conscience en défendant le numérique ? Désolé, messieurs dames, mais pour ma part, je fais des livres, pas des textes !

00:04 Publié dans Blog | Commentaires (4) | Tags : livre, écrit, numérique, e-book |  Facebook | | Lien permanent

19/03/2015

La politique, c'est relatif

 catastrophe-naturelle.jpgLa politique, c’est relatif. S’il faut en croire le philosophe Michel Serres, la révolution numérique qui chamboule nos sociétés est une rupture aussi importante que le passage du paléolithique au néolithique il y a douze mille ans. Emportée par une accélération inédite, explosée par une mondialisation fracassante, broyée par des mutations culturelles vertigineuses et compromise par le réchauffement climatique, l’aventure humaine file vers des progrès insensés et des barbaries terrifiantes. Au point qu’une question me taraude, tout soudain : quelqu’un peut-il me dire à quoi sert Benoît Hamon ?

07/10/2011

Des journaux sans journalistes ?

 journal.jpgLa guerre est déclarée entre les journaux papier, vous savez, ces vieilles choses salissantes et pas faciles à ouvrir dans le métro, et les journaux numériques. Francis Gurry, directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), estime que les journaux traditionnels, en papier, auront disparu de la surface du globe avant 2040. Et aux USA, dès 2017. "C’est une évolution, ce n’est ni bien, ni mal", explique le sieur Gurry, qui reconnaît qu’il y a, évidemment, un léger problème : comment les éditeurs de journaux numériques vont-ils trouver de quoi payer les journalistes ? Ah ben oui, ça, en effet, c’est un léger problème…