Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/11/2016

Et l'histoire ? Et la géographie ?

Bourgogne-Franche-Comte.jpgEncore un mot sur le nouveau logo bourguignon et franc-comtois (mon blog d’hier) fait de lettres banales et de tirets tristounets. Il s’inscrit dans une époque désincarnée où, mondialisation oblige, on prive peu à peu les territoires de leur histoire et leur géographie, ce qui est une régression dangereuse. Le XXe siècle avait inauguré cette tendance en inventant, au nom d’un avenir radieux virtuel, le premier nom de pays sans aucune référence géorgraphique, Union des Républiques Socialistes Soviétiques : on a vu, il y a vingt-cinq ans, comment la Russie s’est vengée ! Un logo, un nom, un sigle, c’est aussi l’affirmation d’une culture qui vous distingue, justement, du reste du monde !

29/11/2016

Un nouveau logo pour la Bourgogne

logo région.jpgVoici, ci-contre, le nouveau logo de la région Bourgogne Franche-Comté. Comme on voit, il n’a aucun sens ! Disparu, le lion comtois, qui avait jadis supplanté l’aigle germanique et qu’Edgar Faure, en son temps, avait ressuscité. Disparus, les armoiries des ducs de Bourgogne, avant et après leur réunion au royaume de France, et le "B" de saint Bernard. Restent des lettres noires séparées par des traits jaunes couleur de la moutarde et du comté, ironise un confrère de l’Est Républicain, qui précise aussi que ce logo sans âme a coûté 18.000 euros. Combien eût-il coûté s’il avait voulu dire quelque chose ?

29/04/2016

Dijon ou Besançon ? Décision en juin...

besançon.jpgLa capitale de la région Bourgogne-Franche-Comté sera-t-elle Dijon ou Besançon ? "Le débat est ouvert", vient de rappeler la présidente du Conseil régional Marie-Guite Dufay. L’assemblée régionale votera là-dessus en juin. La préfecture de région étant déjà située à Dijon, le sacro-saint "équilibre" entre les deux entités bourguignonne et franc-comtoise, prôné par la présidente du Conseil régional (elle-même franc-comtoise) voudrait que le siège du Conseil régional soit définitivement fixé à Besançon. Sauf décision contraire votée par une majorité de 3/5 des élus régionaux, un vote que Marie-Guite Dufay a publiquement exclu de ses pronostics…

29/02/2016

Réforme territoriale : 1 + 1 = 2

bourgogne-franche-comte.jpgA lire les journaux locaux, l’affaire paraît pliée : la Bourgogne-Franche-Comté s’appellera Bourgogne-Franche-Comté. L’inconvénient d’un triple nom imprononçable et incompréhensible pour le reste du monde n’émeut personne. Le tourisme mondial, clef du développement de demain, quelle importance ? En revanche, le maintien des deux appellations antérieures, juste accolées, soulignera la virtualité de cette fusion dont on a compris qu’elle ne ferait faire, finalement, aucune économie. Tout bien pesé, à part dans l’administration, les deux régions garderont leur nom, la Bourgogne restera la Bourgogne, et c’est tant mieux pour le tourisme, pour le vin, pour l’histoire et pour la culture !

13/01/2016

Quel nom pour ma région ?

blason-pour-la-region-bourgogne-franche-comte.jpgLes élus des nouvelles régions ont jusqu’au 1er juillet pour adopter le nom définitif de celles-ci. Dans mon coin, c’est inextricable. Certes, le nom qui fédère le plus logiquement la Bourgogne et la Franche-Comté, c’est "Bourgogne-Franche-Comté". Or, ce nom en trois parties est trop long et trop compliqué pour parler à un Américain ou à un Chinois. Un nom, de nos jours, c’est une marque ! Réduire à l’anonyme "BFC" ferait un peu banque antillaise. L’enseigne touristique "Bourgogne-Jura" pénaliserait 3 départements sur 8. Je propose donc un nom connu dans le monde entier : "Bourgogne". Tout court. Mais au masculin.

09/12/2015

Réforme territoriale : un franc succès !

valls-hollande.jpgLe score du FN, dimanche soir, tient aussi, en partie, à l’incroyable salmigondis institutionnel où nous ont conduits les initiatives brouillonnes de François Hollande et Manuel Valls : abandon du conseiller territorial, suppression du département, division par deux et mixité des cantons, chamboulement des intercommunalités, rétablissement du département avec changement de nom, passage en force de 22 à 13 régions, le tout sans jamais consulter la population ! Résultat : une confusion inédite dans l'histoire de la République. Le citoyen lambda s’est vite désintéressé de tous ces tripatouillages obscurs et souvent coûteux. Il a pensé qu’on se fichait de lui. A juste titre.

26/10/2015

Le fiasco régional

regions.jpgA quoi mesure-t-on la faiblesse d’un pouvoir ? Au rejet clair et net, par le peuple, de ses initiatives. Pour faire oublier ses déboires en économie, Hollande a lancé une grandiose réforme régionale sans demander l’opinion de personne. Résultats deux ans après : l'immense majorité des habitants sont contre les "grandes régions" sorties du chapeau du président. Selon BVA, seuls 14 % des Alsaciens sont pour, 29 % des Picards, 31 % des Franc-Comtois, 34 % des Auvergnats, 29 % des Champenois, 30 % des Lorrains, etc : une débâcle ! Il faut dire que personne n’a encore compris pourquoi on s’était lancé dans une telle réforme qui va coûter plus qu’elle ne rapportera…

06/08/2015

Régions : des présidents à gogo !

 présidents.jpgOn voit mieux les choses quand on est sur le terrain. Si le politologue Dominique Reynié n’était pas parti en région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées mettre en pratique ses cours de Sciences Po, aurait-il décelé cet extravagant accord passé entre le PS et le PRG qui vise à créer pour ce dernier, à la tête de chaque région, une nouvelle fonction de "président délégué" (avec indemnité, secrétariat, cabinet, chauffeur et tout le toutim) en plus du "président" et des innombrables postes de "premiers vice-présidents", "vice-présidents" et autres "présidents de commission" qui plombent déjà les nouveaux conseils régionaux ? Qui informera Hollande et le PS qu’on n’est plus sous la IIIè République ?

 

28/07/2015

Régions : tout ça pour ça !

carte-regions.jpgLa grande réforme territoriale de François Hollande a fait pschitt. Le Département qui devait disparaître est reparti pour un siècle, et la fusion des Régions annonce, à vue d’œil, moins de visions nouvelles et de projets grandioses que de calculs d’apothicaire et de désillusions un peu saumâtres. La plus flagrante de celles-ci est pour ces neuf ou dix villes moyennes – Montpellier, Metz, Châlons-en-Champagne, Clermont-Ferrand, Limoges, Besançon, Amiens, etc –  à qui le statut de capitale régionale avait apporté de l’oxygène, une notoriété et des emplois… et qui retombent, sans avoir démérité, au niveau de villes provinciales de seconde zone. Tout ça pour ça !

14/04/2015

Et si on demandait l'avis des gens ?

Bunker.jpgC’est une guerre acharnée qui se déroule essentiellement à Paris. Elus locaux, syndicalistes, consulaires, parlementaires et cabinets ministériels s’écharpent comme chiffonniers pour choisir les capitales des nouvelles régions : Dijon ou Besançon ? Toulouse ou Montpellier ? Parfois, c’est tranché : un élu de Givet (08) ira donc plaider son dossier à Strasbourg (soit 700 km aller-retour) ! Parfois la décision tarde, et la bagarre est sanglante. Vous aurez remarqué qu’à aucun moment les socialistes n’ont imaginé de faire trancher ces choix de proximité par les habitants. La politique est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux citoyens !

17:24 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : régions, référendum, dijon |  Facebook | | Lien permanent

14/02/2015

Réduire les dépenses... des autres !

maire.jpg"Il faut réduire les dépenses !" clame la classe politique à l'unisson, gauche et droite confondues. Mais qui a lancé une réforme des élections cantonales sans supprimer un seul siège départemental ? Qui promeut une fusion des régions sans réduire d’un seul siège le nombre de leurs élus ? Qui s’est bien gardé de profiter de cette réforme pour supprimer enfin les très inutiles Conseils économiques et sociaux régionaux ? Qui empêche de fusionner les deux chaînes de TV dites parlementaires ? Qui se refuse énergiquement à supprimer l’indécente et injuste "réserve parlementaire" ? On pourrait allonger la liste, mais on finirait par s’énerver...

19/12/2014

Des noms pour les régions

13-regions.jpgC’est fait. Les nouvelles régions françaises sont dix fois moins riches que les Länder allemands, elles dépendent à 90 % du budget de l’Etat qui est exsangue, et elles ne réduiront pas le nombre d'élus, mais bon, c’est voté, il va falloir s’y habituer. Et trouver des noms à celles qui n’en ont pas. Sur le modèle de "PACA" pour Provence-Alpes-Côte-d’Azur, on s'oriente vers "PiNard" pour Picardie-Nord-Pas-de-Calais, "APoiL" pour Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin, "RhAA" pour Rhône-Alpes-Auvergne, et "AlCALine" pour Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Un peu d'imagination, la boite à idées est ouverte !

16/07/2014

Du bon usage du référendum

une_seule_region.jpgL’actuelle castagne parlementaire est révélatrice : un référendum national sur la nouvelle carte des régions serait un suicide politique. C’est aussi vrai en Bourgogne, où la fusion avec la Franche-Comté est viable… à condition de ne pas l’entériner par un référendum qui serait, à tous les coups, négatif. Surtout en Franche-Comté. C’est ainsi. Et c’est un peu gênant, en effet, pour la démocratie ! Je propose, moi, un référendum qui ne serait pas destructeur : une fois la fusion lancée, que les citoyens des deux régions désignent leur capitale par la voie des urnes ! Un vote constitutionnel, raisonnable et… qui mettrait tout le monde d'accord !

18/06/2014

Les deux France

Regions.jpgLa discussion sur le redécoupage des régions démarre aujourd’hui. Elle mettra en évidence le clivage politico-culturel le plus profond, peut-être, qui divise les Français : ceux qui se réfèrent à Clovis, Charlemagne, Henri IV, Louis XIV et Napoléon, et qui savent qu’aucune solidarité ne lie la Beauce et le Poitou, l’Auvergne et la Savoie, etc ; et ceux qui considèrent que la Révolution a dépassé tout cela, et que les limites régionales entre ces villes et ces villages qui se ressemblent tous n’ont, au fond, aucune importance. Et si c’était d’abord cela, la différence entre la droite et la gauche ?

04/06/2014

Pourquoi la réforme n'aura pas lieu

regions-.jpgLes technocrates qui entourent Hollande et Valls, à l’évidence, n’ont jamais mis les pieds dans une assemblée régionale ou départementale. Ils ne savent pas que les fonctionnaires des collectivités territoriales sont parfaitement capables de réformer leurs administrations, même en profondeur, mais à deux conditions : une bonne visibilité sur l’objectif et un calendrier raisonnable. Ces deux conditions ayant explosé dans les récentes annonces concernant la réforme territoriale, je peux vous assurer une chose : la méthode choisie est si brutale, si confuse et si contradictoire qu’elle n’a aucune chance d’aboutir.

07/05/2014

Le mille-feuille à la moulinette !

millefeuilles.jpgOui, cent fois oui, à la simplification du mille-feuille territorial. Mais non, cent fois non, à cette série d’annonces dévastatrices, confuses, incohérentes et mal datées ! Hollande et Valls, qui se contredisent allégrement, n’ont visiblement qu’une idée : compenser leur impuissance économique par des projets spectaculaires sur le plan territorial, sans vision, allez hop, on chamboule tout ! Dans ce fatras politique, au fond, on n’a compris qu’une chose : les régionales seront repoussées d’un an, afin d’éviter qu’elles ressemblent trop aux municipales. Une astuce désolante qui ne va pas remonter la cote du président !

11/04/2014

Encore un big-bang territorial !

regions_francaises.jpgManuel Valls, ancien maire d’Evry, sait-il comment fonctionne la vie politique en province ? Qu’il veuille diminuer (lui aussi) le nombre des régions, parfait ! Mais d'ici 2017, il se fourre le doigt dans l'oeil. Surtout s’il entend, dans le même temps, remettre à plat (lui aussi) la carte des intercommunalités, supprimer (lui aussi) la fameuse clause de compétence générale et, carrément, hop, allez, supprimer le département ! Il ne se rend pas bien compte, à l’évidence, des résistances qu’il va rencontrer sur le terrain d’ici 2017… date à laquelle il aura quitté la tête du gouvernement !

13:14 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : régions, valls, département |  Facebook | | Lien permanent

19/01/2014

La diversion régionale

Régions.jpgRegrouper les régions française, très bien. Mais Hollande y croit-il vraiment ? La désinvolture avec laquelle il a parlé de l’institution régionale pendant sa conférence de presse augure mal de l’intérêt qu’il porte, au fond, à la réforme territoriale : "Et puis il me semble même avoir été un temps conseiller régional..." Bonjour l'enthousiasme ! Quant à son premier ministre, il a retrouvé le soir même les accents qu’il avait quand il était maire de Nantes : regrouper les régions, oui, mais pas question de réunir la Bretagne et les Pays de Loire ! Bonjour le volontarisme ! Voilà une réforme très, très mal partie…

10:25 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : régions, ayrault, réforme |  Facebook | | Lien permanent

16/01/2014

La Bourgogne-Franche-Comté pour les Nuls

Couv.Bourg-PLN.JPGVous avez entendu François Hollande, mardi, sur le regroupement des régions ? Vite, vite, dépêchez-vous d’acheter La Bourgogne pour les Nuls tant que la Bourgogne n’a pas fusionné avec la Franche Comté ! Mais non, je rigole : ce n’est pas parce que le Président a ressuscité ce vieux serpent de mer politicien qu’il faut le prendre au sérieux. Toute réforme qui conduit à réduire le nombre des élus locaux, en France, est condamné à l’échec à cause… des élus locaux, qui ne sont évidemment pas d’accord. Et pourtant, il serait tellement, tellement logique de regrouper la Bourgogne et la Franche-Comté !

31/01/2013

Diviser les hommes ou les rassembler ?

 alsace.jpgAu fond, il n’y a qu’une alternative en politique : diviser les hommes ou les rassembler. Pendant que la nation se désagrège à propos du mariage homo et alors que le PS entend dynamiter le découpage cantonal du pays avant les élections de 2014, il est des élus de la République qui, eux, font avancer les choses dans le bon sens. En Alsace, après de longs et difficiles palabres, le Conseil régional et les deux Conseils généraux se sont mis d’accord pour créer un Conseil d’Alsace unique remplaçant les trois assemblées actuelles. Le 7 avril, les Alsaciens seront consultés là-dessus par référendum. Tout laisse penser qu’ils diront oui. Il y aurait donc des raisons de ne pas désespérer de la politique ?