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15/03/2017

Un problème avec l'argent ?

argent.jpgLes déboires de François Fillon révèlent un phénomène peu connu : beaucoup de dirigeants politiques, en France, ont un problème avec l’argent. Après trente ans de vie parlementaire et ministérielle, ils se disent qu’ils gagneraient dix fois plus d’argent dans le secteur privé, ce qui est vrai, et qu’ils ont peut-être raté leur vie. L’an dernier, Roselyne Bachelot a expliqué qu’elle gagnait bien plus comme chroniqueuse dans les médias que naguère comme ministre ! L’autre jour, sur un plateau télé, Mélenchon était entouré de journalistes vedettes qui, tous, gagnaient plus que lui ! D’où la tentation de partir dans le privé, ou, plus souvent, de profiter de tous les avantages et privilèges attachés aux mandats électifs. Des Fillon, il y en a des centaines.

10:37 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : argent, banque, fillon, ministres |  Facebook | | Lien permanent

27/12/2011

Un euro symbolique

eurotunnel.jpgMon amie Eva avait acheté naguère 100 bons de souscription "Eurotunnel" à 30 F pièce. Son petit capital, comme chacun sait, a fondu comme neige au soleil. Mais elle reçoit toujours six fois par an, par voie postale, et en double, des informations de sa banque - de plus en plus incompréhensibles au fil des années. Eva a décidé de mettre fin à ce gâchis de papier en vendant ses bons de souscription, évalués aujourd’hui à 0,16 € pièce, soit environ 16 €. Réponse de la banque : pas de problème, sauf qu’il y a des frais. Combien, les frais ? Réponse : environ 15 €. Eva s’interroge : que va-t-elle faire de son euro ?

26/02/2009

Un banquier, un vrai de vrai !

Je ne connais le dénommé François Pérol ni des lèvres, ni des dents, et je me fiche complètement du devenir de la fusion entre la Caisse d’Epargne et la Banque populaire qu’il est censé présider. Mais je suis sidéré des attaques menées contre ce monsieur par Martine Aubry, François Bayrou et autres détracteurs compulsifs de Nicolas Sarkozy : pour éviter "pantouflage et corruption" (sic), plutôt qu’un homme qui a visiblement fait ses preuves et qui a sa confiance pour diriger la deuxième banque française en pleine tempête financière mondiale, le chef de l’Etat serait-il donc obligé de nommer à ce poste un banquier pur sucre, un vrai, avec parapluies dorés, bonus gigantesques, velléités de subprimes, incompétence notoire et aveuglement face à la crise ?

17/12/2008

Une carambouille révélatrice

L’affaire Madoff est tragiquement révélatrice. Non pas parce qu’elle nous apprenne, comme l’a dit Strauss-Kahn au FMI, qu’il y a des voleurs en ce bas monde ! Mais parce qu’on mesure, à cette occasion, l’incompétence de la police financière et l’irresponsabilité des grands banquiers. Comment les experts de la SEC, l’autorité boursière américaine, n’ont-il rien vu de ces 50 milliards de dollars (excusez du peu) envolés en carambouille ? Comment les dirigeants de Santander, Medici, Fortis, Natixis ou de la BNP ne se sont pas posé de questions sur le moyen qu’avait trouvé leur ami Bernard Madoff, ex-patron du Nasdaq, de leur verser des intérêts supérieurs de 4 % à ceux des autres institutions financières ? N’importe quel chef de rayon chez Carrefour aurait été viré pour moins que cela !

03/12/2008

"Subprimes" à la mode de chez nous

Nous, les Français, on n'est pas des Américains ! On n'a pas laissé nos banques exploiter le petit peuple, on n'a pas de subprimes, on n'est pas comme ça ! Le discours de nos banquiers et de nos politiques est aussi rassurant que prétentieux. J'ai passé ma matinée au tribunal d'instance de Dijon : dans le froufrou des robes d'avocats et le va-et-vient des plaignants, une litanie emplissait la salle : "Affaire Cofidis contre Pierre Dupont", Affaire Société générale contre Jules Durand", "Affaire Crédit immobibier contre époux Dubois", "Affaire Caisses d'Epargne contre Paul Dugenou", etc, etc. Je ne sais pas si on a évité le pire en ne se laissant pas submerger par les crédits toxiques, mais il y a beaucoup de Français qui sont tombés dans le piège du surrendettement !

29/01/2008

Des nouvelles de ma banque

Dans ma boîte à lettres, entre deux journaux bourrés d’infos sur les récentes facéties des grandes banques (panique due aux subprimes et affaire Jérôme Kerviel), une missive de mon banquier à moi. Des explications ? Des excuses ? Une prime d’affolement ? Que nenni. L’annonce qu’à compter du 16 mai prochain, si un de mes chèques leur arrive non provisionné, il m’en coûtera 30 euros de pénalité si le chèque est inférieur à 50 euros et (allez savoir pourquoi) 50 euros pour une somme supérieure. Pour 5 milliards, ils ne disent pas. Mais ils me compteront, dans tous les cas, 15 euros de "frais de lettre d’information", ce qui confirme l’impression générale quant à la compétence des banquiers : ils sont vraiment les seuls à croire qu’une simple lettre s’affranchit à 15 euros !