Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/12/2010

Dur, dur, la langue de bois !

Langue_de_bois.JPGWikiLeaks pose une question dépassée : la transparence est-elle une bonne ou une mauvaise chose ? Le vrai sujet, c’est : comment gérer la transparence, critère obligé de la démocratie moderne ? L’autre jour, sur Canal +, Bayrou nie avoir tenu certains propos désolants ? Le lendemain, on lui passe l’enregistrement de son discours : mortel ! Sur M6, hier, Anne-Sophie Lapix interroge Martin Hirsch, grand ami de Kouchner : dans son livre sur les conflits d’intérêt, pourquoi a-t-il balancé Gérard Longuet, qui touchait des timbres-poste quand il était ministre, et occulté le cas de Christine Ockrent, nommée par son ministre de mari ? Dur, dur ! Pas besoin de WikiLeaks pour combattre la langue de bois...

12/12/2010

Huchon, l'exception ?

huchon.jpgJean-Paul Huchon pourrait bien perdre son fauteuil de président de la région Ile-de-France – c’est le Conseil d’Etat qui en décidera en janvier – pour avoir fait la pub de ses réalisations concernant les transports dans les six mois précédant les élections régionales où il remettait en jeu son mandat, ce qui est interdit. Fichu article 52-1 du code électoral, qui impose à tous les élus et à leurs dircoms – j’ai connu cela – une réglementation pas toujours rationnelle, certes, très contraignante aussi, mais voilà, c’est la loi ! Et elle s’applique aussi, en principe, à Jean-Paul Huchon. Ben oui, voilà, la loi de la République, c’est ça le problème, elle est valable pour tout le monde !


03/12/2010

DSK, un choix cornélien

dsk.jpgLe dilemme de DSK est cornélien. D’un côté : diriger l’économie mondiale ; être l’égal des Américains et des Chinois ; n’avoir que des amis ; gagner une fortune. De l’autre : se faire hacher menu dans une campagne électorale assassine ; aller faire des meetings à Charleville-Mézières, Uzès et Vierzon ; voir toute sa vie intime passée au crible de Paris-Match, ses frasques passées dans le Canard Enchaîné, sa déclaration de revenus sur Mediapart ; habiter le très inconfortable palais de Elysée ; renoncer à passer ses week-ends à Marrakech et le reste de sa vie dans les palaces ; n’être plus interviewé que par Fogiel, Elkabbach et Pujadas ; être détesté par 30 millions de Français… C’est vrai, moi, à sa place, j’hésiterais !

02/12/2010

DSK, le retour ?

strauss-kahn_dominique.jpgSégolène candidate, super, c’est une jolie femme, c'est bon pour l'audimat, mais cela fait un peu rediff. Elle risque de lasser. Heureusement, les médias ont trouvé un nouveau feuilleton quotidien, fédérateur et populaire, façon Amour, gloire et beauté, qui va durer plus d’un an : Strauss-Kahn, le retour ou pas le retour ? J’aime bien la boutade d’Alain Madelin : DSK n’a besoin de se présenter aux présidentielles pour diriger la France, puisque le PS, s’il est vainqueur en 2012, mettra l’économie française, en quelques semaines, au niveau de la Grèce ou de l’Irlande – et que le FMI, en catastrophe, prendra la direction des opérations !

 

30/11/2010

Pour une surprise !...

segolene-royal.jpgPour une surprise, c’est une surprise ! C’était la Une des JT d’hier, c’est en Une des quotidiens ce matin. Les journalistes sont décoiffés, bouleversés par une nouvelle aussi sidérante. Si vous n’avez pas écouté les infos depuis hier, tenez-vous bien : Ségolène Royal est candidate à la présidence de la République ! Si ! Il faut reconnaître que personne ne s’y attendait. Martine Aubry, François Hollande et les 10 ou 12 autres dirigeants du PS candidats à la candidature pensaient tous, évidemment, bien sûr, qu’après avoir frôlé l’élection en 2007, Ségolène, à son âge, allait se ranger des voitures et se mettre au tricot, pépère, en Poitou-Charentes ! 

 

17/11/2010

Enfantillages journalistiques

ptts-chevaux.JPGLe remaniement n’est pas digéré que les médias, incorrigibles, reprennent leur ridicule course de petits chevaux. Dans Marianne, six colonnes sur "Fillon meilleur que Sarkozy en 2012" avec un sondage "exclusif" (!) donnant Fillon-Aubry à 51%-49% et Sarkozy-Aubry à 49%-51%. Marre de ces enfantillages si peu journalistiques : d’abord, 18 mois avant l’élection, un si petit écart n’a rigoureusement aucun sens ; ensuite, les estimations pour le second tour, c’est du pipeau ; enfin, tout le monde sait aujourd’hui qu’un sondage réalisé "en ligne" auprès de 910 internautes selon la méthode des quotas, cela n’a absolument aucune valeur ! 

 

15/11/2010

Un président sans histoire

liberté.jpgDepuis presque deux siècles, disait René Rémond, la droite française est composée de bonapartistes, de légitimistes et d’orléanistes. En évacuant la troisième tendance (les libéraux, les radicaux et les démocrates-chrétiens) sur laquelle reposait sa majorité, notre très pragmatique président rejette cet héritage. On n’est plus au XXè siècle ! La culture SMS et la gouvernance médiatique ne s’embarrassent pas de ces lointaines contingences. Mais peut-on diriger la France au mépris de son histoire, en se contentant d’un soupçon de Napoléon, d’une référence à Jaurès, d'un relent de colonialisme, d’un zeste de Latran, de deux louches de De Gaulle et d'un poil de Guy Môquet ?

 

14/11/2010

RPR, le retour !

Rpr.JPGQue dire, à chaud, de la composition du nouveau gouvernement Fillon ? Que ce remaniement un peu bizarre profite d’abord aux dirigeants UMP issus du RPR (Juppé, Alliot-Marie, Bertrand, Ollier, Morano, Lefèvre, etc). Il fait la part de toutes les tendances néo-gaullistes : les séguinistes, les chiraquiens et les villepinistes. Le problème, c’est que les UMP "non RPR", les ex-UDF, se retrouvent majoritairement dehors (Borloo, Bussereau, Morin, Novelli, Létard, Daubresse, auxquels il faut ajouter Longuet). A dix-huit mois d’une campagne présidentielle qui va se jouer au centre, c’est un peu étrange, non ?

 

13/11/2010

Le PS va s'unir

poing_rose.JPGSi j’étais la droite, je ne me réjouirais pas des divisions de la gauche. Car les responsables du PS ne feront qu’un, à partir de la rentrée de septembre 2011, toutes divergences avalées, pour une raison simple : ils veulent TOUS gagner la présidentielle de 2012, et tant pis s’il faut rallier DSK ou Hollande ou Royal ou ma sœur. Cette génération de jeunes sexagénaires a tout juste goûté, sur la fin de l’ère Mitterrand, aux délices du pouvoir, et en cas d’échec en 2012, ils seraient condamnés, tous, à rester dans l’opposition jusqu’à 67, 70 ou 72 ans - perspective absolument, totalement, radicalement insupportable !


10/11/2010

Tous gaullistes !

de-gaulle.jpgHier, 40ème anniversaire de la mort du général : à écouter la télé et la radio, Charles de Gaulle était donc à la fois un grand président, un saint laïc, un héros, un surhomme, un modèle, un demi-dieu... Médias sans mémoire ! Mais où sont passé tous ceux qui le vilipendaient entre 1940 et 1944 ? Ceux qui ont fêté son départ en 1946 ? Ceux qui l’ont combattu, parfois violemment, comme François Mitterrand, en 1958-59 ? Ceux qui ne lui ont pas pardonné les accords d’Evian en 1962 ? Ils ont disparu, ces millions de Français qui le conspuaient en 1968 ? Et ceux qui, par leur vote majoritaire, ont provoqué son départ en 1969 ? 

 

08/11/2010

C'est la faute à qui ?

Villep.jpgJe me demandais aussi pourquoi, soudain, ce temps pourri et cette froide pluie d’hiver... Depuis dimanche matin, j’ai la réponse : c’est la faute à Sarkozy. Dominique de Villepin est formel, je l’ai bien entendu : les accidents de la route, la hausse du prix des clopes, le chômage des jeunes et le cancer du sein, c’est la faute à Sarkozy. Il est intelligent, Villepin, il faut donc le croire : l’alcoolisme en Bretagne, les explosions à Bagdad, la perte du sens civique dans les banlieues et l’illettrisme à la sortie du lycée, c’est aussi la faute à Sarkozy ! Et le fait que Villepin pète ainsi les plombs, c’est la faute à qui ?

07/11/2010

Ingratitude post-ministérielle

jean-pierre-jouyet.jpgNicolas Sarkozy n’aura pas eu de chance avec les ministres d'"ouverture". A chaque fois que l'un d'entre eux quitte son poste, en général pour un poste moins exposé mais tout aussi prestigieux, il se retourne aussitôt contre ses anciens collègues et tire dans le tas ! Alors que Martin Hirsch s'est fait délateur en dénonçant les cumulards du gouvernement, voilà que Jean-Pierre Jouyet explique, dans un livre, que l’ouverture est une "imposture" ! Bonjour l’ingratitude ! Je n’ose penser à tout ce que Sarkozy va prendre, l’an prochain, dans les livres de Bernard Kouchner, Fadela Amara et Eric Besson !

04/11/2010

Les petits frères du Cese

Cesr.jpgOui, oui, je sais ! Il n'y a pas que le Conseil Economique et social (Cese) qui ne sert à rien ! Il y a aussi ses trente petits frères régionaux, les Conseils économiques et sociaux régionaux (Cesr) que le président Pompidou avait inventés en 1972 pour donner la parole aux "forces vives" des régions. Quand Mitterrand a créé en 1982 les Conseils régionaux (élus, eux, au suffrage universel), on a "oublié" de supprimer ces anciennes instances devenues superfétatoires, mais qui fournissent un complément de retraite à quelques amis d’amis (dont une petite moitié de syndicalistes, allez savoir pourquoi). Certains d'entre eux - je tairai les noms, mais croyez-moi sur parole - se demandent souvent eux-mêmes, ingénument, à quoi ils servent !

 

03/11/2010

Un machin vraiment inutile

Mariton.jpg"Le Conseil Economique et Social ne sert à rien", explique le député Hervé Mariton, sans fard, dans le Figaro. Ce machin de 233 membres, qui coûte au contribuable 37 millions d’euros par an, ne sert qu’à apporter un complément de salaire à quelques amis du président en place et à assurer une retraite complémentaire à des syndicalistes en fin de parcours, désignés par des réseaux occultes pas toujours démocratiques. François Mitterrand y avait même nommé la chanteuse Georgette Lemaire, qui n’avait plus de quoi payer son loyer ! En période de vaches grasses, bon, un tel "resto du cœur" spécial happyfews peut aider. Mais en période de crise, accorder 3700 euros par mois, pour rien, à Raymond Soubie ou Pierre Charon, c’est de la provocation !

  

01/11/2010

La balle au centre

borloo.jpgPourquoi Borloo est-il donné favori pour Matignon ? Parce qu’il incarne le centre droit, et que toutes les élections, en France, se gagnent "au centre". Or, la place est libre. Bayrou ? Carbonisé depuis l’entre-deux-tours de 2007. Boutin, Villepin, Dupont-Aignan ? Trop à droite. Morin, Arthuis, Bourlanges ? Pas au niveau. Raffarin ? Pas assez motivé. Et pourtant ils existent, ces 12 à 15 % d’électeurs constituant le courant "libéral, centriste et européen" qui fit gagner Giscard en 1974. Le problème, c’est qu’en 1974, le FN faisait 0,75 % des voix ! Et que Borloo, si c’est lui, devra se coltiner deux ou trois poids lourds "sécuritaires" qui lui rappelleront tous les matins que dans centre-droit, il y a droit.

29/10/2010

"Entre 560.000 et 2 millions"

manifestation-retraite.jpgMais bon sang de bois, comment un journaliste digne de ce nom peut-il encore expliquer que la journée d’action d’hier a rassemblé "entre 560.000 et 2 millions de manifestants" ? D’abord, cette imprécision est ridicule. Ensuite, elle occulte tous les tests effectués cet automne (par Médiapart, France Soir, AFP de Marseille, etc) qui ont révélé que la réalité est toujours inférieure au chiffre de la police. En Bourgogne, deux journalistes du Bien Public ont fait la même expérience à Dijon le 12 octobre : 9.000 manifestants selon les syndicats, 7.500 selon la police et… respectivement 6.500 et 6.600 pour les deux confrères. Est-ce que cela n’explique pas, justement l’échec de cette mobilisation "populaire" qui n’était, au fond, que "partisane" ?

27/10/2010

La com' du président

coffre.jpgMais à quoi servent les millions d’euros consacrés, depuis 2007, à la com' du chef de l'Etat ? Tous ces sondages, toutes ces enquêtes ? Les conseillers du président ont mis trois ans à comprendre l’effet pervers du "bouclier fiscal", qui part d’un bon sentiment mais qui implique que l’Etat signe chaque année d’énormes chèques aux Français les plus riches ! Question : combien de temps faudra-t-il aux mêmes experts pour comprendre que "supprimer l’impôt sur la fortune" aura le même effet pervers dans l’opinion puisqu’il fait, à nouveau, le jeu des Français les plus riches ? Réformez, pulvérisez, transformez dézinguez l’ISF, mais ne le "supprimez" pas ! La com’, c'est fait pour cela !

25/10/2010

"Septembre fait le vin"

RaisinBlanc.jpgIl ne faut jamais désespérer. Prenez le vin. En Bourgogne, l’hiver avait été long et marqué par un gel mortifère. Le printemps, morose, avait alterné entre le chaud et le froid. L’été, chaotique, s’était terminé sous les orages. Et puis, début septembre, le soleil a réapparu. Les grains de raisin, petits, se sont gorgés de sucre. Juste à temps. La récolte n'a pas été abondante, disent les vignerons, mais 2010 sera un beau millésime. "Septembre fait le vin", dit-on dans les vignes. C’est comme en politique : un hiver chaotique, un été mortifère, des blocages tout l’automne, et puis l’opinion se retourne, on fait les comptes et on passe à autre chose. "Novembre fait le remaniement", dit-on dans les ministères.

22/10/2010

"Le Monde" contre les grèves

StoplaGrève.JPGPas content, le directeur de la rédaction du Monde ! Ecoutez-le pester, dans le numéro de jeudi, contre ces grèves à répétition qui constituent une action "intolérable" et "irresponsable", surtout dans des secteurs "en pleine révolution technologique doublée d’une crise économique majeure". C’est la "pérennité"  de nos activités, écrit-il, qui est "clairement menacée" par une frange de travailleurs "minoritaires et incontrôlés". Les auteurs de cette série de "mouvements sauvages" font courir à l’entreprise "un risque mortel" et, finalement, "restreignent le champ de nos libertés". Le directeur du Monde parle du Monde, bien sûr. Sait-il que depuis septembre, des dizaines de milliers de petites entreprises françaises sont exactement dans la situation de son journal ?

20/10/2010

Manifs : un vrai progrès

CGT.JPGDès que les lycéens seront en vacances, dans quelques jours, on fera le bilan de ces journées "d’action" contre la réforme des retraites. Le premier acquis, qui modifie radicalement le scénario des manifs depuis quarante ans, c’est qu’on sait aujourd’hui, avec certitude, que les chiffres des syndicats doivent être divisés par 4 ou 5 (par 10 à Marseille) pour refléter la réalité. Il y a encore beaucoup de journalistes frileux (notamment à la télé) qui s’accrochent à la tradition et émettent, au doigt mouillé, comme ça, hop, un chiffre à mi-chemin entre celui des syndicats et celui de la police. Mais à part ces dernières traces d’obscurantisme, sur ce point, la science politique a fait un pas en avant.