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12/03/2010

Et moi je voterai pour...

Panneau.JPGDimanche, premier tour des régionales. Je quitterai ce jour-là ma casquette de journaliste et j’irai voter, excusez mon esprit simple, pour les hommes et les femmes que je souhaite voir siéger au Conseil régional de Bourogne : Aurélie Berger, Guillaume Larrivé, Dominique Verien et Eric Gentis qui, dans l’ombre tutélaire d’Henri de Raincourt, tête de liste UMP-NC dans l’Yonne, permettront de régénérer un peu le petit milieu politique dijonnais, très fermé et peu productif. Je les connais bien, et je connais bien le Conseil régional. Je sais qu’ils y seront utiles.

 

10/03/2010

Et le gagnant est...

Si vous voulez savoir comment se passent les régionales en Bourgogne, lisez Paris n’est pas la France (Lattès, 2005). Rien n’a changé depuis le dernier scrutin. Patriat, Sauvadet, Neugnot, Juban, Anciaux, Paul, Ferez, ce sont grosso modo les mêmes candidats (avec des chassés-croisés, à droite, qui perturbent les électeurs) et les mêmes séquences : meetings inutiles faits pour les convaincus, débats télévisés à la limite de l’indigence, communication archaïque et inefficace, batailles dérisoires à coup de palmarès contestables, occultation générale des vrais enjeux régionaux, désintérêt des simples électeurs, etc. C’est la démocratie locale, la vraie. Si vous voulez savoir le résultat, allez directement à la fin du livre : c’est Patriat qui gagne.

 

03/03/2010

Bureaucratie locale

Lu dans L’Yonne Républicaine. Les élus du pays de l’Avallonnais, il y a six ans, ont décidé de se doter d’une signalétique touristique commune. On annonce l’arrivée des panneaux pour l’été... 2011. Il aura fallu plus de sept ans, donc, pour concevoir et planter des pupitres devant des villages, des églises et des vieux lavoirs. Et encore, si tout va bien, car tous les financements ne sont pas assurés ! D’ailleurs, une commune, sur les 96 concernées, trouve le résultat trop coûteux (3 400 euros pour un pupitre, effectivement, c’est cher) et a décidé de faire bande à part : pas de chance, c’est la commune de Vézelay (900.000 visiteurs par an) ! Non mais, franchement, imagine-t-on une seconde ces délais, ces prix et cette incohérence dans le secteur privé ?

 

02/03/2010

Et les emplois tremplins ?

Les socialistes, dans les régions, avaient promis de créer des dizaines de milliers d’ "emplois tremplins". Promesse non tenue. Parce qu’on ne crée pas des emplois par décret : cela coûte bonbon et cela n’a jamais marché. Un "emploi tremplin", c’est un emploi plus ou moins utile, créé artificiellement, sur fonds publics, et qui coûte, en moyenne, près de 20.000 euros par an à la collectivité (y compris la prime à l’assoc qui embauche et le crédit obligatoire de formation). Soit près de 100.000 euros sur 5 ans… ponctionnés sur mes impôts ! Et, bien sûr, sans aucune garantie de pérennité ! Les "emplois tremplins", ce sont des millions d’euros jetés par la fenêtre. Voilà pourquoi personne ne reproche aux socialistes de n’avoir pas tenu leur engagement : parce qu'il vaut mieux, pour tout le monde, qu’ils ne l’aient pas fait !

28/02/2010

La petite musique des régionales

Intéressant papier publié vendredi dans L’Yonne Républicaine, dans le cadre des régionales, sur les anciens hospices de Vézelay, que le Conseil régional a rachetés pour en faire la résidence du prestigieux chœur Arsys-Bourgogne, dirigé par le chef Pierre Cao, et un centre dédié à la voix. Super. Vive la Bourgogne, terre de culture ! Et vive le Conseil régional ! L'article oublie trois petits détails : le chœur Arsys a été fondé et installé à Vézelay en 1998-99, non sans mal, par Jean-Pierre Soisson, alors président de la région ; à l’époque, les socialistes bourguignons traitaient Pierre Cao de "facho" (lui, fils d’un partisan des Brigades internationales !) ; enfin, en 2004, le PS critiquait encore durement cette création "élitiste" ! Mais qui s’en souvient ? Du passé faisons table rase !

27/02/2010

Palmarès régional (suite)

François Patriat, président de la région Bourgogne, a raison de mettre en avant le palmarès de L’Expansion qui place la région en tête de son classement, il aurait tort de se priver de ce formidable argument électoral ! Mais il ne devrait pas en rajouter et dire qu’avant lui, la Bourgogne était un "mauvais élève" en matière de gestion. Faut-il lui rappeler que le même classement de L’Expansion, en 2004, avait fait l’objet d’une critique serrée, rédigée par le directeur financier du Conseil régional (qui fut aussi le sien), qui déclencha un long droit de réponse assorti des excuses du directeur du magazine : cette analyse impitoyable, montrait que l'enquête de L'Expansion, truffée d'erreurs de dates et de malfaçons statistiques, ne valait pas tripette !

26/02/2010

L'ouverture, jusqu'où ?

Si Sarko a promu Michel Charasse au Conseil constitutionnel, c’est qu’il n’a pas trouvé de juriste suffisamment expérimenté, à droite, pour y siéger. De même n’a-t-il trouvé aucun économiste de talent, à l’UMP, qui puisse remplacer Philippe Seguin à la Cour des comptes. Pareil pour remplacer Didier Migaud à la tête de la commission des finances de l’Assemblée. A croire qu’à droite, c’est tous des nuls. D’ailleurs, justement, à droite, j’en entends beaucoup qui s’escagassent grave : bien la preuve qu’ils ne comprennent rien, les simplets, à la politique d’ "ouverture" menée par l’ex-patron de l’UMP qu’ils ont élu président de la République ! Et moi, si je veux postuler pour diriger l’AFP, j’adhère fiça au PS ou j’attends que les électeurs, eux aussi, pratiquent l’ouverture à gauche... en portant Strauss-Kahn à l’Elysée ?

 

25/02/2010

Ce qui bouge en Bourgogne

logo B.jpgComme ses confrères, La Croix publie cette semaine un dossier "Ce qui bouge en Bourgogne". La journaliste a choisi de consacrer son papier principal au thème des "cœurs de villages", ce mécanisme astucieux qui permet au Conseil régional de contribuer fortement à la revitalisation de milliers de bourgs ruraux. Bon sujet. Bon article. Sauf que ce mécanisme a été inventé par Jean-Pierre Soisson (UMP) il y a plus de dix ans, et que le PS, à l’époque, n’avait cessé de critiquer le système des "cœurs de village" en le qualifiant de "clientéliste". Avant que François Patriat (PS), successeur de Soisson en 2004, ne reproduise très exactement le même mécanisme !

24/02/2010

Hugo ou Bardot ?

Victor_Hugo.jpgIls ont raison, les sénateurs ! Le Quai d’Orsay voulait regrouper les agences culturelles françaises à l’étranger sous le nom "Institut Victor Hugo", imitant ainsi platement les Allemands et leur "Institut Goethe". Le Sénat a retoqué le projet : pourquoi pas, plutôt, "Institut français" ? Le mot "français", de l’Amérique à la Chine, n’est-il pas plus clair et plus valorisant que n’importe lequel de nos auteurs classiques ? Le ministre Bernard Kouchner a dit qu’il ne le trouvait pas très "excitant", mais on n’est pas obligé d’être de cet avis. D’ailleurs, pourquoi Hugo ? Pourquoi pas Bossuet, ou Bernard-Henri Levy, ou Brigitte Bardot ? Les "Instituts Brigitte Bardot" de part le monde, ce ne serait pas "excitant" ?

23/02/2010

Les régionales en Puisaye

PUI-Cover.JPGC’est amusant comme la Puisaye, la petite région où j’habite au nord de la Bourgogne, se retrouve au cœur des élections régionales : d’abord elle a fourni des candidats à presque toutes les listes en compétition ; ensuite, les ténors de la campagne, à commencer par François Patriat, le président sortant, ne cessent d’y tenir réunions et meetings. Que ce territoire soit celui de Jean-Pierre Soisson, député du lieu depuis 40 ans, n’est évidemment pas un hasard, et contribue à expliquer cette étonnante vitalité politique. A tous, en tout cas, je conseille la lecture d’un excellent livre, Il était une fois la Puisaye-Forterre, paru aux Editions de Bourgogne !

 

22/02/2010

Régionales, les vraies questions

Haro sur les journalistes ! Lors du débat sur les régionales organisé par France 3, dimanche soir, Samuel Etienne et Jérôme Dorville en ont pris plein la tête – alors qu’ils sont bien les seuls, les malheureux, à tenter de parler des régionales à la télé ! Avec une unanimité suspecte, les quatre politiques présents (Mélenchon, Moscovici, de Sarnez, Rama Yade) les ont violemment accusés : d’une part, de fausser le jeu électoral avec des sondages sans intérêt ; d’autre part, de ne s’intéresser qu’aux petites phrases et autres polémiques politiciennes dont les médias font leurs choux gras, mais qui laissent indifférents les électeurs rencontrés sur les marchés ! Et les transports ? Et les lycées ? On va en parler, justement… mais, malheureusement, il nous reste 1 minute 30 pour conclure !...

21/02/2010

Le triomphe du chacun pour soi

Lu dans Le Monde une passionnante interview du médiateur, Jean-Paul Delevoye, qui recoupe nombre de mes notules brouillonnes. Notamment quand, à travers les 76 000 dossiers qu’il traite, il perçoit "une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen". Quand il reproche à l’administration de "gérer des dossiers et non des personnes en difficulté". Quand il voit le fossé s’approfondir entre "une société officielle, que nous connaissons tous, et une autre plus souterraine qui vit d’aides, de travail au noir et de réseaux". Quand il constate enfin que "la distanciation par rapport aux politiques n’a jamais été aussi forte". A lire d’urgence !

 

19/02/2010

Régionales : la fracture

La publication des listes en lice aux régionales illustre la fracture qui s’accroît, en France, entre un petit monde politique de plus en plus professionnalisé, à l’abri du besoin, et la part la plus active de la société, celle qui produit les richesses que la première est chargée de redistribuer. Voyez les candidats, tous partis confondus : fonctionnaires, élus locaux, apparatchiks, salariés, syndicalistes, associatifs, retraités, etc. Mais où sont les commerçants, artisans, artistes, travailleurs indépendants, patrons de PME, créateurs, entrepreneurs et inventeurs de tout poil ? Faudra-t-il instaurer un jour des quotas (!) pour obliger les appareils politiques à faire aussi appel à ceux qui, par leur travail et leur imagination, leur permettent d'entertenir ce système de plus en plus oligarchique et de moins en moins républicain ?

16/02/2010

La Bourgogne dans la presse

Vive les régionales ! On va enfin parler de la Bourgogne dans les médias nationaux ! On va voir arriver à Dijon tel ou tel envoyé spécial parisien qui restera, en moyenne, trente-six heures sur place - pour prendre le pouls politique et social d'une région grande comme la Belgique. Sauf rarissimes exceptions, le confrère restera à Dijon où il aura pris ses rendez-vous entre la place de la Libération et la rue de la Préfecture. Il recueillera ainsi, en quelques heures, les précieuses citations de Patriat ou de Sauvadet dont il va truffer le papier qu'il a déjà à moitié écrit en lisant sa doc dans le TGV, puis il illustrera son reportage avec quelques images d'un candidat, de préférence écolo, sur un marché dijonnais. Avant de repartir pour la Normandie ou l'Aquitaine...

15/02/2010

A propos des libraires (suite)

Mon blog du 8 février sur les libraires bourguignons m’a valu pas mal de courrier et quelques attaques fielleuses – campagne régionale oblige. J’observe qu’aucun de mes contradicteurs ne conteste ce que je dis sur le préjudice subi par les libraires (je renvoie sur ce point au rapport du CRL publié dans Bourgogne, côté livre d’octobre 2004, page 29). A Rachida Darty (?), je donne raison sur un point : sur le plan électoral, on préférera toujours les voix de quelques dizaines de milliers de parents d’élèves à celles d’une cinquantaine de libraires ! Avant de passer à autre chose, j’ai deux souhaits à formuler : qu’à gauche, on cesse d’assimiler les libraires à des "marchands" ou à des "petits patrons", c’est aussi infâmant que ridicule ; enfin, que les parents d’élèves bourguignons, de gauche comme de droite, fassent l’effort d’entraîner de temps en temps leurs ados dans une librairie, même s’ils n’ont plus de manuels scolaires à y acheter… 

13/02/2010

L'enjeu des régionales

Pourquoi les régionales n'intéressent personne ? Parce que cette élection est en décalage complet avec ce que la télé et la radio disent de la politique. Quel est l'enjeu de ce scrutin ? Confier à une équipe d'élus locaux de gauche ou de droite la tâche de gérer pendant six ans les lycées, les trains express régionaux (TER) et la formation professionnelle. Le reste, c'est du pipeau : gestion comptable, impuissance économique, posture électoraliste, saupoudrage clientéliste, etc. A quelques nuances près, la gauche et la droite remplacent les trains et reconstruisent les lycées de la même façon. D'ailleurs, gauche ou droite confondues, ce sont les mêmes fonctionnaires, directeurs ou chefs de service, qui font ce travail, à 95 %, pour le compte des élus. Pas de quoi exciter les médias...

10/02/2010

Quels micmacs, les mecs !

Les listes régionales sont closes. Non sans mal. Pauvres électeurs, qui ne comprennent rien aux micmacs politiciens ayant animé, tous poignards dégainés, à gauche comme à droite, la constitution de toutes ces listes ! Ainsi, en Côte d’Or, on trouve sur la liste du Modem l’ex-porte-parole de l’UMP (Danielle Juban) dont le récent transfert a rendu furibard le chef de file de la liste UMP-Nouveau Centre (François Sauvadet) lequel, aux dernières régionales, sous la bannière UDF de François Bayrou, avait fait battre en Côte d'Or la liste UMP emmenée par la même Danielle Juban pour le compte du président sortant (Jean-Pierre Soisson) lui-même co-fondateur de l’UDF ! Vous suivez ? Pour être juste, une autre fois, je vous parlerai des bisbilles surréalistes ayant agité le PS, le MRG, le MRC et le PC, qui ne sont pas tristes non plus…

09/02/2010

Identité française... ou parisienne ?

Piégés, les deux éditorialistes ! Ce matin, sur RTL, mes excellents confrères Alain Duhamel et Jean-Michel Apathie, à l’unisson de tous les journalistes parisiens, dénigraient tranquillement le grand débat lancé par le gouvernement – à tort ou à raison, ce n’est pas le sujet – sur l’identité nationale et s’apprêtaient à écrabouiller Nadine Morano sous leurs quolibets faciles. Laquelle leur a demandé s’ils avaient assisté au moins à un de ces débats. Réponse d’Apathie : non. Réponse de Duhamel : non. Tous les Fogiel, Demorand, Chazal, Hondelatte, Bourdin, Joffrin, Domenach, etc, etc, auraient sûrement fait la même réponse. Toujours ce divorce abyssal entre les médias nationaux et la réalité du pays. S’ils étaient venu au passionnant débat de Vezelay où j’étais, avec Ivan Levaï, auraient-ils manifesté le même dédain pour ces milliers de Français qui ont fait l’effort, pendant quelques heures, de réfléchir un peu sur eux-mêmes ? Comme si on pouvait juger d’un tel débat sur un écran d’ordinateur !

07/02/2010

Religion et identité nationale

D’accord avec BHL dans L’Express : le problème de l’islam en France est crucial, mais ce n’est pas une affaire religieuse. Pourquoi mêle-t-on les religions à la question de l’identité nationale ? La religion, la foi, Dieu, l'universel, c’est tout sauf "national" : la prière, le culte, le pèlerinage, le jeûne, le sacré, toutes religions confondues, cela dépasse évidemment le cadre d’une nation ou les frontières d’un Etat. De même que les problèmes posés par l’immigration, la burqa, les minarets, l’extrémisme, etc, trop vite qualifiés de "religieux", tiennent d’abord à la démographie, à l’égalité homme-femme, à l’urbanisme, à la sécurité, à la culture, à la politique, etc. Considérer les supporters d’une équipe de foot du Maghreb comme des "musulmans", franchement, ce n’est pas très catholique. Ne mélangeons pas tout, nom de Dieu !

06/02/2010

Une autoroute fantôme

Il y a à Dijon une autoroute qui arrive directement de Lyon, Mâcon, Beaune, ou Besançon, et qui s’arrête tout net devant une zone commerciale. Une dérivation, une barrière, trois tas de sable, et basta. Pour Paris, démerdez-vous, passez par le centre ville ! Depuis 25 ans, ce blocage surréaliste complique la circulation, provoque des bouchons aux heures de pointe, etc. Irresponsabilité des fonctionnaires, incompétence des élus locaux : l’impéritie des uns et des autres est abyssale. Or, miracle, le chantier avait repris en 2007. On annonçait même le raccordement tant attendu pour 2012. Et patatras ! La cour administrative d’appel de Dijon, saisie par des riverains hostiles au projet, vient d’ordonner, pour vice de forme, l’arrêt des travaux. Au mépris total de l’intérêt général. Les Dijonnais sont ulcérés : le chantier sera-t-il à nouveau bloqué pour 25 ans ?