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05/01/2010

Une bonne cliente

cecile-duflot.jpg2009 a été l’année Roumanoff, 2010 sera l’année Duflot. La nouvelle chef de file des Verts, entendue ce matin sur Europe 1, est décidément une "bonne cliente" pour les médias. D’abord, comme elle parle aussi vite que Voynet et Taubira réunies, elle permet d’aborder une bonne dizaine de sujets d’actualité par minute d’antenne. Ensuite, une écolo qui va réveillonner aux Maldives décomplexe tous les Fogiel, Castaldi et autres vedettes du PAF qui y étaient aussi. Enfin, elle n’oublie pas que les médias sont masochistes : quand Elkabbach lui parle d’un obscur scandale perso mouillant je ne sais plus qui, façon caniveau, elle dit : "Vous n’avez simplement qu’à pas en parler !" Et toc. Je me demande si je ne vais pas voter écolo, moi…

04/01/2010

Le choc de 2010

 Je n’aurais jamais dû acheter Le Monde d’hier. Après une semaine d’abstinence journalistique, le retour au réel a été terrible. Car en guise de rentrée 2010, sans ménagement, Le Monde nous dit, en page 2, que l’année à venir sera caractérisée par un formidable affrontement au sommet, vital, décisif, titanesque, entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Si. Je vous jure. C’est marqué. Page 2, au milieu, sur trois colonnes. Tous les bilans de l’année 2009, tous les pronostics pour l’année 2010 étaient donc de la poudre aux yeux. Toutes les tentatives d’imaginer, de rêver, d’inventer une année intéressante, créative, originale, instructive, étaient donc condamnées d'avance. 2010, ce sera d’abord un affrontement entre Royal et Aubry ! Dites, on ne pourrait pas passer directement à 2011 ? Ou à 2013 ?

24/12/2009

Comparaison n'est pas raison

En cette période de bilans, il est temps d'attribuer les Awards de la plus bête argumentation partisane 2009. Le premier prix va Jean-Christophe Cambadélis, qui a dit : "Eric Besson, c’est Pierre Laval" (dans Libération). Le deuxième prix va à Alain Duhamel, qui a dit : "Si Benoît XVI veut absolument béatifier Pie XII, je lui suggère de ne pas oublier Papon" (sur France 2). Le jury avait retenu le "Béat devant Jospin, Déat devant Sarko" de Jean-François Kahn (devant le Modem, à Arras) à propos du même Eric Besson, mais cette comparaison-là n’a pas été retenue parce qu’elle est franchement drôle – contrairement aux deux inepties précédentes et à la reprise sans humour du "Besson c'est Déat" par Jean-Paul Huchon (sur RMC), qui reçoit donc le troisième prix. On attendait aussi "Frédéric Lefèbvre est un clône de Goebbels", "Rachida Dati, c'est Madame Sans-Gène" et "Domenech me rappelle Bazaine". Ce sera pour 2010.

 

22/12/2009

L'année de la triche

 L’année 2009 restera, en France, l’année de la triche. C’est Martine Aubry qui doit son poste de première secrétaire du PS à des manipulations frauduleuses. C’est Nicolas Sarkozy qui a empêché d’enquêter sur le commerce des sondages à l’Elysée. C’est l’équipe de France de foot qui participera au Mondial grâce à une main de Thierry Henry. C’est le Parti socialiste qui a réussi à soutenir l’infréquentable Georges Frêche sans l’investir. Ce sont deux membres du CSA qui restent discrètement salariés de France Télévisions. C’est la jeune Cécile Duflot, des Verts, qui fait croire qu’elle prend le train quand elle prend l’avion. Les exemples pullulent. La devise de la France, pendant longtemps, ce fut "Liberté-égalité-fraternité". Maintenant, c’est "Pas vu, pas pris !"

19/12/2009

Les médias unanimes

Ce qu’il y a de terrifiant dans les médias, c’est leur unanimisme. A part quelques rares tranches de polémiques artificielles organisées entre gens du même avis, la quasi-totalité des journalistes, en tirs groupés, portent aux nues Ségolène Royal (avant de la ridiculiser), encensent Jacques Chirac (avant de le condamner), lynchent Julien Dray (avant de le réhabiliter), massacrent Jean Sarkozy (avant de souligner sa performance), brocardent Benoît XVI (avant de…le brocarder à nouveau) ou pulvérisent le Dr Delajoux (avant de... on ne sait pas encore) dans un fracas conformiste évidemment suspect qui explique la défiance croissante du public à l’égard de la presse. Et je ne vous dis pas l’explosion univoque des médias, à l’unisson, quand il neige l’hiver !


17/12/2009

Nostalgie giscardienne

LivreRoger.jpgPour comprendre les ressorts profonds de la politique au jour le jour, les clivages essentiels d’un petit monde quasiment incapable de se réformer, il faut lire le livre de Roger Chinaud : De Giscard à Sarkozy – Dans les coulisses de la Vè (éditions de l’Archipel). D’où vient ce tropisme social-libéral qui taraude souvent, en coulisses, des gens aussi différents que Jean-Pierre Raffarin, Marielle de Sarnez, Alain Madelin, Gérard Longuet, Henri de Raincourt, Dominique Bussereau, Axel Poniatowski, Jean-Pierre Soisson ou, bien qu’il s’en défende, François Bayrou ? L’ami Chinaud raconte très bien ces années 1973-1978 où le giscardisme, c’était, mais oui, la réforme et la modernité ! Souvenirs, souvenirs…

16/12/2009

Non aux sondages absurdes !

Selon un sondage LH2 publié dans toute la presse régionale, seuls 23 % des Bourguignons sont capables de dire que l’actuel président de la région Bourgogne s’appelle François Patriat. Voilà comment on fait l’histoire et, au passage, les campagnes électorales. Or ce sondage est imbécile : réalisé auprès de 5 100 personnes au niveau national, c'est à dire sur vingt-deux régions, il est l'expression, en Bourgogne, de... 136 personnes sondées ! Sachant que notre région est grande comme la Belgique, ce chiffre est donc absurde. Est-ce qu’on ne peut pas demander aux médias qu’ils s’abstiennent de publier ce genre d’enquêtes, dont la seule justification est de faire avancer le schmilblic mais qui, au contraire, brouillent bêtement le paysage ?

15/12/2009

Le journalisme a disparu !

Lu avec retard la décapante interview accordé par Marcel Gauchet à L’Express sur les conséquences de la "surmédiatisation" actuelle. Extraits : "Le journalisme au sens classique a disparu… Ce métier se caractérisait par des individualités très fortes, il est devenu anonyme... Le lecteur de prompteur, connu de tous mais dépourvu d’autorité, a déteint sur toute la profession… Cela donne l’impression que tous les journalistes disent la même chose… Le danger, c’est la perte de cette fonction indispensable que le journalisme était le seul à remplir : le contrôle, la critique, l’analyse…Aujourd’hui, on sait ce qui se passe jusqu’à plus soif, ce qui n’est en rien comprendre ce qui se passe…" Mazette, quelle douche froide !

 

14/12/2009

Lip dub et langue de bois

Le lip dub des jeunes de l’UMP en aura fait couler, de l’encre ! J’entends les médias, dans une unanimité suspecte, expliquer que ce clip est nul, ridicule, indigne, qu'il offense la République et que les ministres qui se sont prêtés à ce jeu ont commis une grave erreur... He ! Ho ! Ce n’est qu’un lip dub, monté par des jeunes en train de rire et de chanter ! Pour une fois que la politique est festive ! Le comble de l’hypocrisie, c’est la jeune Duflot, des Verts : elle est outrée par le clip qu’elle brocardait encore ce samedi à 13h15 sur France 2, mais  quand on lui rappelle que les Verts ont fait EXACTEMENT la même chose il y a deux ans (avec Cohn-Bendit et Eva Joly dans les rôles de Rachida Dati et Xavier Darcos), alors elle dit : "Oui, mais nous, c’est pas pareil !" Alors ça, c'est beau comme l'antique..  

 

10/12/2009

Sarko dans "Le Monde"

   Lu avec attention l’article de Nicolas Sarkozy dans Le Monde d’hier sur l’identité nationale. Je n’y trouve rien à redire. C’est clair, nuancé, et frappé au coin du bon sens. Bien plus convaincant, en tout cas, que tous ces propos lapidaires qu'on s'envoie à la figure lors des prétendus débats à la radio ou à la télé, où l’on exige des invités qu’ils répondent par oui ou par non à ces questions particulièrement délicates. "On vous encourage à mettre un peu de complexité dans tout cela", lançait lundi aux journalistes, sur France 2, l’anthropologue Dounia Bouzar. Oui, un peu de complexité, svp ! Un peu de nuance, de réflexion, de mémoire, et même, tiens, un peu de doute et d'humilité : le sujet de l'intégration est trop important pour être réduit à des ultimatums entre deux insultes et trois publicités : "Vous êtes pour ou vous êtes contre ? Répondez !"

 

06/12/2009

L'histoire à la poubelle ?

Pardon, je vous jure que je ne suis pas obnubilé par mes propres écrits, mais la suppression des cours d’histoire en Terminale S, elle aussi, renvoie à mon livre Pourquoi le pape a mauvaise presse, dont le chapitre 3 porte sur l’inculture générale, avec un développement sur l’inculture religieuse. La culture générale, particulièrement l’histoire-géo, a pour vocation de relier les hommes entre eux : moi et les autres dans l’espace, moi et les autres dans le temps, etc. C’est la clef du "vivre ensemble" : comment former des citoyens dans une société individualiste et relativiste où le collectif s’étiole, si ce n’est par leur rattachement à une histoire collective, c'est-à-dire à des références communes ? Croit-on qu'en supprimant cet enseignement, on va dans le sens… de l’histoire ?

03/12/2009

Que les gros salaires...

   Pourquoi tant de tensions dans la société ? C’est qu’il y a des choses qui énervent le populo. J’en cite deux, au hasard. Quand France Football nous apprend que Raymond Domenech touche une prime de 800.000 euros pour avoir qualifié les Bleus en coupe du monde de foot, le populo s’interroge : mais il n’était pas payé justement pour cela, Domenech ? Quand Henri Proglio, le nouvel patron d’EDF, exige de voir son salaire passer de 1,1 million à 2 millions d’euros, le populo s’escagasse : il n’avait donc pas demandé le montant de sa rémunération lors de son entretien d’embauche, ledit Proglio ? Plus le populo a du mal à joindre les deux bouts, plus ces sommes insensées, aux limites de l’absurde, l’horripilent. Il n’est pas méchant, le populo, mais il faut parfois se mettre à sa place...

30/11/2009

Minarets et clochers

L’interdiction des minarets en Suisse est désolante. Elle traduit une dramatique avancée de l’inculture religieuse, mère de l’intolérance en la matière : on a toujours peur de ce qu'on ignore. Or il serait erroné de croire que la France est à l’abri d’une telle dérive. Il suffit de lire quelques déclarations suscitées par cette affaire. La plus belle, à cette heure, vient de Dominique Paillé, ci-devant porte-parole de l’UMP, qui a expliqué tout à l’heure sur France Info, sans rire, que chez nous, les clochers ne posaient pas le même problème que les minarets, car le christianisme était "un héritage historique antérieur à la République". Bon sang mais c'est bien sur ! Quand on entend de telles énormités dans la bouche d'élus français, on arrête immédiatement de se moquer des électeurs suisses…

 

26/11/2009

Europe : une histoire belge

La désignation d’Herman Van Rompuy comme premier président du Conseil européen a été accueillie chez nous par des commentaires dédaigneux, voire méprisants. La raison en est simple : les éditorialistes français, incultes en matière de politique étrangère, ne connaissaient même pas le nom du premier ministre belge ! Indécrottables franchouillards, les médias français n'ont aucunement l'intention de s’intéresser à une Europe dirigée par un Belge (Van Rompuy), un Portugais (Barroso) et un Polonais (Buzek) ! Nos journalistes, à quelques exceptions près, n’ont pas réalisé que la génération Mitterrand-Giscard-Veil-Delors, c’est du passé : vous voyez l’Europe des 27 dirigée par Fillon, Hollande, Besson, Delanoë, Morin, Royal, Hortefeux ou Mélenchon ? Vous imaginez les commentaires de la presse européenne ?

20/11/2009

La France, gagne-petit

La gêne des politiques, depuis 36 heures, fait peine à voir. Comment rester, aux yeux des électeurs, un fougueux supporter de l’équipe de France, tout en restant fidèle à la plus élémentaire morale ? Faut-il parler vrai avec les jeunes Français ou conserver les voix de leurs footeux de parents ? Car il ne faut pas tourner autour du pot : la "main" de Henry est flagrante, le but aurait dû être refusé, point barre. La moindre des élégances aurait été de le reconnaître aussitôt : espérait-il, le vilain tricheur, qu’un second but ferait oublier son geste dans l’effervescence générale ? C’est raté. La France ira bien en Afrique du sud, mais avec la réputation d’un gagne-petit. N’en déplaise à tous les mirlitons de l’identité nationale. C’est Churchill qui avait raison : No sport !

17/11/2009

La République en danger

Les fatwas, en France, se banalisent. Et tant pis pour les libertés fondamentales. Qu’un président de club de foot, au comble de la vulgarité, traite un joueur adverse de "tarlouze", et le Collectif contre l’homophobie (CCH) se mobilise : le grossier personnage est condamné à 2 mois de suspension pour… homophobie ! Que le désopilant jury des "Gérard de la Télévision" attribue son prix "Le noir qui fout vraiment la honte aux noirs" au crétin en talons aiguilles Vincent McDoom, voilà le Comité représentatif des associations noires (CRAN) qui monte au créneau : les organisateurs de l’émission sont attaqués pour… racisme ! Qui ne voit pas que, dans une république comme la nôtre, ce terrorisme communautariste est très, très dangereux ?

 

15/11/2009

Les Régionales en Bourgogne (suite)

sauvadet1.jpg  Rencontré ces derniers jours beaucoup de responsables de la droite bourguignonne. On dirait que ça bouge. En bien. D'après les dernières confidences des uns et des autres, devraient se retrouver en position éligible sur la liste en mars 2010 : François Sauvadet (photo), Danielle Juban, Pierre Bolze, Catherine Vandriesse (pour la Côte d'Or) ; Henri de Raincourt, Marie-Louise Fort, Alain Drouhin, Dominique Verien (pour l'Yonne) ; Jean-Paul Anciaux, une femme et Arnaud Danjean (pour la Saône-et-Loire) ; Jean-Luc Martinat (pour la Nièvre). Bien sûr, c'est provisoire, tout peut encore changer, mais si j'étais socialiste, je commencerais à m'inquiéter...

14/11/2009

Communisme pas mort

Faucille-Marteau_vignette.jpgCommunisme pas mort. Au Festival du film historique de Pessac, j’ai croisé Jack Ralite, Claude Cabanes, Alain Bocquet et quelques autres éminents notables marxistes-léninistes employés à... réécrire minutieusement l’histoire de la chute du Mur, ce détail de l'histoire. De retour en Bourgogne, je lis dans le journal Dijonscope cette perle d’un des dirigeants communistes locaux : "Ce n’était pas la chute du communisme, mais la chute du stalinisme !" Et comme si cette grandiose absurdité historique ne suffisait pas, le camarade Claude Pinon (c’est son nom) ajoute sans rire : "L’avenir est au communisme, au bonheur des hommes !". Je précise que l’auteur de cet enthousiasmant projet politique est vice-président du Conseil régional, adjoint au maire de Dijon, etc, etc. Et c’est avec cela que le Modem fait désormais alliance ? Lecanuet, reviens, ils sont devenus fous !

 

13/11/2009

Marie NDiaye, façon Noah

Marre de toutes ces petites polémiques nullissimes qui font désormais, tous les jours, la une de l’actualité. Que Marie Ndiaye, prix Goncourt, soit partie vivre à Berlin après les élections de 2007 parce que la France de Sarkozy lui était devenue "détestable" et "monstrueuse", c’est la preuve qu’on peut être bon écrivain tout en ayant le jugement politique d’une huître, façon Yannick Noah. Par ailleurs, que le député Eric Raoult veuille faire taire un écrivain montre à quel niveau culturel se situent aujourd’hui la plupart des élus de la République. Enfin, que le ministre de la culture Frédéric Mitterrand leur donne raison à tous les deux (!) montre que la fréquentation assidue de boxeurs thaïlandais de 40 ans ne prédispose pas au courage politique. Bon. Et si on passait à de vrais sujets ?

11/11/2009

Sarko à Berlin ?

Sarko était-il à Berlin le 9 novembre 1989 ? Ou bien le 10, ou le 11, ou le 16 ? Franchement, on se contrefiche de la date ! Quelle pitoyable polémique - née d'une bêtise de l'Elysée et nourrie par quelques journalistes incultes - par rapport à la densité historique de cet événement inouï que fut la chute du Mur ! On dirait aussi que cela fait tache dans le paysage idéologique français : que Juppé, Sarkozy, Fillon, Madelin, Peretti, Léotard et bien d'autres "cadets de la droite" se soient précipités à Berlin pour voir de leurs yeux la première défaite du communisme depuis la guerre et les accords de Yalta, cela prouve qu'ils avaient compris, eux, que le sort de l'Europe venait de basculer. Faut-il rappeler les évidences ? A savoir que le chute du Mur a d'abord réjoui, excusez-moi, pardon, les gens qui se battaient contre le communisme, tout simplement ?