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15/04/2010

Une tragédie nationale

Catastrophe à Alger : l’Airbus qui transportait Nicolas et Carla Sarkozy à la grande cérémonie de réconciliation franco-algérienne s’est abîmé en mer. En sus du couple présidentiel, sont morts 97 personnalités parmi lesquelles Hervé Morin, Hubert Falco, Pierre Lellouche, le banquier Christian Noyer, l’amiral Guillaud et tout l’état major des armées, Jean-François Coppé et une douzaine de députés UMP, Gérard Longuet et une dizaine de sénateurs, Simone Veil, Jean-Jacques Ayrault, Xavier Bertrand, Frédéric Lefebvre  Pierre Nora, Simone Veil, Benjamin Stora, Jean-Pierre Elkabbach, Jean Daniel, ainsi que quelques dizaines de parlementaires, élus locaux, journalistes accrédités à l’Elysée, présidents d’associations d’anciens combattants, etc, etc. Terrifiant, non ? C’est exactement ce que vient de vivre la Pologne…

13/04/2010

Rien qu'un clapotis

Nicolas Sarkozy, répondant à un journal américain, a dit que les rumeurs sur sa vie privée était un "clapotis". Un clapotis ! C’est énorme ! Changez la Une ! Augmentez le tirage ! Il a dit que c’était un clapotis ! Qu’est-ce que cela cache ? Que le couple présidentiel est vraiment en péril ? Que le président ne se représentera pas en 2012 ? Un clapotis, il a dit. Et aux Etats-Unis, en plus. Interviewez les experts ! Convoquez les polémistes ! C’est énorme, on vous l'assure ! La preuve, aveuglante : il aurait pu ne pas dire que c’était un clapotis. Tournez, tournez, rotatives ! Mais attention, hein : chez nous, en France, la presse est exemplaire, elle ne s’intéresse pas à la vie privée…

12/04/2010

Retour de Montaigu

Logo 2010.JPGRetour du "Printemps du livre" de Montaigu, en Vendée. Un des premiers salons de la saison, un des plus sympathiques aussi. Le plaisir d’y rencontrer quelques vedettes (Thierry Roland, Eric Zemmour), quelques valeurs sûres (Jean Raspail, Tatiana de Rosnay), quelques nouvelles têtes, et, bien sûr, nombre de lecteurs anonymes. Une inquiétude commence à poindre : que va-t-il se passer quand la réforme des collectivités locales aura ôté aux régions et aux départements le droit de subventionner la culture ? Faudra-t-il renoncer à tous ces salons du livre qui égaient, avec beaucoup de mérite, le désert culturel français ?

10/04/2010

L'événement de la semaine

Pardon à mes éminents confrères obnubilés par la "rumeur" élyséenne, mais l'événement de la semaine n'était pas là. La rencontre Tusk-Poutine à Katyn, mercredi, fut, elle, un vrai tournant historique au niveau du vieux continent : pour la première fois, la Russie a rendu un hommage solennel aux 22 000 officiers et soldats polonais assassinés en 1940 par la police politique de l’URSS. Je me rappelle encore Gorbatchev ratant son voyage en Pologne en juillet 1988 – j’y étais – parce qu’il n’avait pas osé parler du crime de Katyn, toujours imputé, à l’époque, contre toutes les évidences, aux nazis. Cette fois, la page est tournée. Dommage que les Français, sauf exceptions, ne se soient jamais intéressé à Katyn.

 

09/04/2010

Les médias et la "rumeur"

Ils voudraient tant savoir, tous, qui couche avec qui ! De Jean-Michel Aphatie à Pascale Clarke, de Christophe Hondelatte à Jean-Pierre Elkabbach, ils y ont consacré des dizaines d’émissions, d’interviewes, de chroniques, de débats, d’éditoriaux (tout en expliquant, évidemment, que la presse française faisait fi des ragots), tout ça pour rien : la mystérieuse et excitante "rumeur" (à laquelle je n’ai toujours rien compris) a fait la Une des grands médias pendant trois jours, occultant toutes les autres infos, sans que l’on sache, finalement, si Rachida Dati a bien dit quelque chose dans un déjeuner, et Pierre Charon dans un dîner, à propos d’on ne sait qui ! Question provocatrice : et si le grand public, lui, s’en fichait royalement ?

 

05/04/2010

On n'entend plus rien

Ce qui se dit sur la scène publique, désormais, n’a plus aucune importance. Martine Aubry avait décidé que les présidents de région appartenant au PS ne pourraient pas cumuler ce mandat avec celui de parlementaire : aucun des élus de la semaine dernière n’a tenu compte de cette directive ! La Cour des comptes a protesté contre ce privilège d’un autre temps accordé aux 840 000 agents de la Sncf et à leurs familles, qui ne paient pas leurs billets de train : le pdg de la Sncf a aussitôt décidé… de ne rien changer ! Les Français ébranlés par la crise ne supportent pas le "bouclier fiscal", au moins pour ce qu’il a d’injuste : Sarko ne cède pas d’un pouce. Plus personne n’entend plus personne. C’est la société de communication !

02/04/2010

Mélanchon, Frêche, même combat

Les journalistes n’ont-ils donc aucune fierté ? Vont-ils continuer à inviter le dénommé Mélanchon dans le seul but de lui soutirer un bon mot qui fera le buzz ? Voilà un homme politique de seconde zone, un condensé gauchiste de Georges Frêche et de Jean-Marie Le Pen, qui estime que le métier de journaliste – le mien – est "un métier pourri", exercé par "une sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier", etc, etc. Que le journalisme soit critiquable, nul n’en doute. Mais pour qui se prend ce mufle qui a trahi le PS pour s’allier avec les derniers staliniens d’Europe afin de recueillir les suffrages d’à peine 3 % des électeurs inscrits, le tout au frais du contribuable ? Alors que ce populiste ne serait rien qu’une grande gueule de quartier, un hâbleur de bistrot, si la "presse de merde" ne lui servait pas la soupe !

 

31/03/2010

Touche pas à ma commune !

 

Personne ne comprend plus rien à la réforme des collectivités locales. Ce flou n’est pas de bon augure. Un exemple ? Avez-vous noté que les sénateurs, à la mi-février, en pleine campagne régionale, ont subrepticement sabordé une réforme que la commission Balladur avait jugé nécessaire : le regroupement obligatoire des toutes petites communes dans des intercommunalités plus rationnelles et plus efficaces, dont les délégués – le maire et le premier adjoint de chaque commune – seraient élus au suffrage universel direct. Le Sénat a rejeté toutes ces fadaises ! En arrière toutes ! Est-ce pour que la France conserve, cocorico, davantage de communes que la totalité des 26 autres pays européens ? Ou parce que les sénateurs sont d’abord élus… par les maires des petites communes ?

30/03/2010

Faire payer les pauvres

Un peu d’histoire, pour montrer que rien n’est simple. Prenez un sujet aussi incontestable, aussi consensuel, aussi évident que la gratuité scolaire. Qui peut être contre ? Personne. Et pourtant ! Avant les lois Ferry de 1881, les riches payaient l’école, et les pauvres, non. Cette ancestrale pratique chrétienne, les républicains de l’époque l’ont jugée scandaleusement inégalitaire. Ils ont donc fait voter une loi aux termes de laquelle l’école de la République serait désormais "gratuite". Applaudissements à gauche et, bien sur, dans la plupart des journaux. Sauf que "gratuite", cela voulait dire entièrement financée par l’Etat, donc par l’impôt, lequel était alors payé par tous les citoyens… à commencer par les pauvres !

 

26/03/2010

Affaire Zemmour (suite)

Zemmour.JPGDeux choses me frappent dans l’affaire Zemmour. J'observe, d’abord, que la liberté d’expression de ce journaliste est le plus violemment contestée, depuis deux jours, par des "pitbulls" qui sont... ses confrères (comme Claude Askolovitch, mecredi, sur Europe 1), apparemment pressés d’appliquer à la France la liberté de la presse qui règne en Chine ou en Iran. Ensuite, je suis atterré par le niveau du débat : comme le dit le journaliste Jean Lesieur, "naguère les jeunes se demandaient s’il valait mieux avoir tort avec Sartre ou raison avec Aron, maintenant il s’invectivent pour savoir s’il mieux avoir tort avec Stéphane Guillon ou raison avec Eric Zemmour". O tempora, o mores…

24/03/2010

Zemmour licencié ?

Je n’arrive pas à y croire : Eric Zemmour est-il vraiment menacé de licenciement ? Si les pressions de couloir venant de quelques groupuscules communautaristes suffisent désormais à faire virer un journaliste pour délit d’opinion, en dehors de toute procédure syndicale ou judiciaire, alors je ne donne pas cher du métier de journaliste, et de la lberté d'expression en général. Ils n’ont qu’à bien se tenir, les Pierre Benichou (auquel le CSA a reproché ses propos "racistes"), les Stéphane Guillon (dont les attaques contre le ministre Besson ont valu les "excuses" du président de Radio France) et autres Daniel Mermet (dont l’antisionisme, sur France Inter, passe souvent les bornes). Comment ? Eux, ils sont de gauche, alors ce n’est pas pareil ?

23/03/2010

Les régions, on s'en fout !

Les médias sont incorrigibles. Dès 20h08, dimanche soir, à la télé, on ne parlait plus que de l’élection présidentielle de 2012. Et Martine Aubry patati, et Marine Le Pen patata ! Les mêmes journalistes qui se désolent du désintérêt des Français pour les régionales se fichent totalement de ce qui va se passer maintenant dans les régions. Est-ce si difficile d’inviter, pour une fois, une toute petite fois, un François Patriat (Bourgogne) ou un Alain Rousset (Aquitaine) sur un plateau de télé ? Jamais on n’aperçoit le moindre président de région dans un journal de TF1, de France 2 ou de Canal Plus, exceptés, bien sûr, les people : Royal, Huchon, Frêche. Et on s’étonne que l’idée régionale soit en chute libre !

22/03/2010

Le bilan des régionales

Que retenir de ces régionales ? Que François Patriat, en Bourgogne a brillamment remporté l’élection (mais qu’un électeur bourguignon sur 4 seulement a voté pour sa liste). Que le Front National a fait un fracassant retour dans le paysage électoral (mais qu’il a obtenu 40.000 voix de moins qu’aux régionales de 2004). Qu’au niveau national, le grand gagnant du scrutin est le PS (mais que le triomphe local de Ségolène Royal est une catastrophe pour sa direction). Comme quoi rien n’est simple en politique. La seule chose évidente, sans nuances, c’est que la droite a pris une branlée et que Sarko a du mouron à se faire, demain, pour les cantonales, les sénatoriales et les présidentielles…

21/03/2010

Un scrutin incompréhensible

Urne.jpgCe dimanche, second tour des régionales. Deux mois que l’on en parle chaque jour, de ces élections. Or personne - je dis bien personne, faites l’expérience, demandez autour de vous - personne ne connaît la règle du jeu. Personne - y compris les journalistes, y compris les candidats eux-mêmes - absolument personne ne sait comment se répartissent les sièges à la proportionnelle et à la plus forte moyenne quand il y a quatre listes départementales. Ce système est totalement absurde. Plus compliqué, tu meurs. Quand l'intelligence d’un mode de scrutin est réservé aux majors de polytechnique - et encore, pas tous - on peut raisonnablement s’interroger sur sa pertinence démocratique…

19/03/2010

Parenthèse académique

S Veil.JPGOn avait oublié que la France, c’était aussi cela : la grandeur, l’héroïsme, l’honneur, le devoir, le service, le courage, l'indépendance. Simone Veil parlant de Pierre Messmer, sous la Coupole, ce jeudi, c'était une magnifique parenthèse dans la petitesse des jours ordinaires. Oubliée, la campagne régionale ! Oubliés Georges Freche, Xavier Bertrand et Cécile Duflot, effacés par Pascal, Racine, Péguy, de Gaulle et Raymond Aron. Et par l'émouvant discours de Jean d’Ormesson accueillant la nouvelle académicienne, cette "icône" à la fois "républicaine et morale". Simone Veil, une femme française, incarnation de la lutte du bien contre le mal. Cette France-là, elle fait un bien fou.

18/03/2010

Les Verts triomphent

Lu le communiqué triomphal publié par Europe Ecologie à propos de l’accord électoral passé avec le PS pour le second tour des régionales en Bourgogne. Quelle mouche a piqué François Patriat de faire autant de concessions à un groupuscule ultra-minoritaire qui ne représente que lui-même et qui n’a recueilli que 51 000 voix au premier tour ? (NB : la Bourgogne compte 1,5 million d’habitants). Le PS leur concède six places d'élus dont deux vice-présidences (encore les écolos trouvent-ils cela "injuste" !) et surtout quelques pans majeurs de leur programme : la condamnation du projet d’aéroport à Dijon, la "réorientaton" (sic) du pôle nucléaire de Bourgogne, etc ! Je sais bien qu’en politique, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, mais quand même…

17/03/2010

Je vote Cohn-Bendit !

mongolf Vezelay.jpgLa principale richesse de la région Bourgogne, à terme, c’est son patrimoine et ses paysages. Sa première ressource économique, c’est le tourisme. Les militants d’Europe-Ecologie, eux, veulent gâcher cet atout en implantant partout des éoliennes : "Je trouve ça très beau, une éolienne", explique leur tête de liste dans l’Yonne, Chantal Dhoukar. Ben tiens : pourquoi ne pas en mettre sur la colline de Vézelay, ou en haut de la roche de Solutré, où le vent souffle plus fort ? Je ne voterai pas pour elle. J’aurais bien voté, en revanche, pour Daniel Cohn-Bendit, qui a dit sur Canal +, le 5 mars : "La détérioration des paysages, y en a marre !" Il a raison, Dany ! Barrons la route à Europe-Ecologie !

 

 

16/03/2010

Les Césars de l'indécence

Les deux Césars attribués aux plus belles réactions politiciennes aux régionales sont : (1) La façon ahurissante dont Corinne Lepage, vice-présidente du Modem, dès dimanche soir, a tiré sur son chef à terre, le malheureux François Bayrou, après avoir trahi son propre parti en faisant voter pour une autre liste : plus inélégant tu meurs ! (2) Les contorsions indécentes de Laurent Fabius qui expliquait, lundi matin, que Georges Frêche n’était plus "antisémite", et que les socialistes du Languedoc-Roussillon devaient "faire barrage à la droite" en votant pour celui qui, deux jours auparavant, était un type infréquentable. Allez vous étonner, avec des politiciens aussi indignes, que les électeurs préfèrent s’abstenir !

14/03/2010

Patriat (17,95 %) gardera la Bourgogne

En Bourgogne, François Patriat (PS) est nettement en tête du scrutin : compte tenu du taux de participation, 17,95 % des électeurs bourguignons ont voté pour le président sortant (14,9% dans l'Yonne). Son adversaire François Sauvadet est battu : dans son propre département, la Côte d’Or, seulement 15,8 % des électeurs ont voté pour lui. Si seulement ces chiffres bruts pouvaient faire un peu réfléchir les élus locaux sur leur lien avec la population ! Dernière remarque : en Bourgogne, on retrouve exactement le même postulat qu’aux élections de 2004 : dès lors que la règle des 10 % des EXPRIMES permet au FN de se maintenir au 2è tour, la droite n’a AUCUNE chance de gagner. Et c’est le cas. Fin du coup.

12/03/2010

Antiracisme incantatoire

Marre de l’antiracisme incantatoire. Gérard Longuet a dit une connerie. Bon. Mais qu’il soit aussitôt traité de "raciste" par quelques grandes consciences médiatiques en dit long sur l’état du débat démocratique en France. Non, Gérard Longuet n’est pas raciste. De même que Georges Frêche n’est pas antisémite. Dès qu’on veut diaboliser quelqu’un, chez nous, on le traite de raciste, antisémite ou homophobe. Le CRAN, SOS-Racisme et  quelques autres manipulateurs subventionnés constituent une sorte de nouvelle Inquisition. Que l’on pense, pour présider la Halde, à un représentant de ces groupuscules communautaristes aux accents vindicatifs, jamais sereins, souvent haineux, voilà qui n’est pas très bon pour la République…