17/07/2009
Information et communication
Trouvé dans le Bien Public à propos du film Jeux de pouvoir cette citation, qui est, paraît-il, un dicton en vigueur dans la presse britannique : "L'information, c'est ce que l'on ne veut pas que vous imprimiez. Le reste, c'est de la communication". Voilà, c'est simple, c'est clair. Mais que c'est loin, que c'est vieux, que c'est utopique, cette idée que l'information ne doit pas se plier aux usages, aux habitudes, aux convenances, au "politiquement off", aux petites combines, aux échanges de bon procédés, aux menaces de représailles, au désir de plaire au plus grand nombre, au souci de ne fâcher personne ! Je colle cette citation à mon mur, à côté de celle d'Yvan Audouard : "Il n'y a rien qui fasse autant saigner qu'une coupure de presse". Et, bien sûr, celle de Jacques Maritain, fondamentale : "C'est dans l'invisible que se produit l'essentiel".
10:25 | Tags : presse, médias, politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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16/07/2009
Série d'été
On commençait à s’ennuyer, tellement il ne se passait rien, mais vraiment rien, du côté du PS. Heureusement, Martine Aubry a écrit à Manuel Valls. Non ? Si ! Tous les médias ne parlent que de cela depuis deux jours. Elle lui a écrit une lettre. Avec des phrases, des mots et tout ça. Pour lui dire qu’il ne faut pas trop dire du mal du PS. Elle aurait pu lui téléphoner, mais cela n’aurait fait qu’un ou deux échos dans la presse. Alors que là, c’est le déferlement médiatique ! A mon humble avis, Aubry et Valls sont complices. Car dire du mal du PS, c’est lui rendre service, c’est montrer qu’il n’est pas mort. C’est comme Ségolène : pourquoi la présidente de Poitou-Charente a-t-elle censuré les Francofolies de La Rochelle ? Par sectarisme ? Mais non : parce qu’on ne parlait plus d’elle depuis le début de l’été !
16:38 | Tags : politique, ps | Lien permanent | Commentaires (0) |
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15/07/2009
Pourquoi des oreillettes ?
Cette histoire d’oreillettes sur le Tour – qui s’est arrêté ce soir à Saint-Fargeau, au coeur de la Puisaye – est terriblement révélatrice. Les directeurs sportifs, dont le budget dépend de leurs sponsors, ont besoin d’oreillettes pour mieux lancer ici ou là telle ou telle échappée inutile, mais destinée à montrer aux caméras la marque qui les nourrit. C’est humain. Mais qu’ils mettent le tour en roue libre en affirmant que c’est pour la sécurité, c’est un peu excessif. Si les coureurs des années 1903 à 2007 avaient eu des oreillettes, il n’y aurait jamais eu la "légende du Tour". Que celui-ci soit davantage un spectacle qu’une épreuve sportive, on le savait depuis un moment. Mais que les coureurs se transforment peu à peu en robots aux ordres des entreprises qui les emploient, c’est un peu triste.
18:28 | Tags : sport, tour de france, télévision | Lien permanent | Commentaires (1) |
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