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01/11/2008

Kouchner cocufié par Castro ?

Il est malin, l’ami Burnier. En distillant dans Paris Match la "confidence" selon laquelle le jeune docteur Kouchner, en 1964, a "failli casser la figure" de Fidel Castro parce que celui-ci voulait lui piquer sa fiancée, la séduisante Evelyne Pisier, Michel-Antoine Burnier assure la promo de son livre sur Les 7 vies du Dr Kouchner (Xo) tout en laissant habilement en suspens la question de savoir si la très libre compagne dudit Kouchner, en plein romantisme tiers-mondiste, a finalement cédé au chef de la révolution cubaine qui fascinait littéralement ces jeunes intellos français en goguette. Pour les curieux, la réponse se trouve dans La dernière fois (Flammarion, 1964), où Evelyne Pisier raconte le bruit sec et envoûtant de la ceinture du Lider Maximo tombant sur le sol de sa chambre…

31/10/2008

Les élus au(x) poteau(x) !

Petit déjeuner à la terrasse des Deux Garçons à Aix-en-Provence en débarquant de Corse. Les travaux du cours Mirabeau sont enfin terminés. Entre trottoirs et barrières, les piétons sont protégés des voitures, mais les livreurs de tous acabits vivent l’enfer. Admettons que l’équilibre parfait soit impossible. Mais pourquoi y a-t-il 18 sortes de poteaux, potelets, panneaux, bornes, bittes, barrières, lampadaires, balises, plots de toutes les formes – des petits, des fins, des râblés, des joufflus, comme dans une chanson de Pierre Perret ? Et dans toutes les matières – en béton, en bois, en plastique, en métal, en stuc, en pierre ? Personne, à la mairie, n’était donc chargé d’harmoniser un peu tout ce petit mobilier urbain, sans doute nécessaire, mais défigurant l’endroit ? Les élus aixois, au poteau !

30/10/2008

La Corse tranquille

Sanguinaires.JPG Gaffe, Séguéla ! A entendre les brèves de comptoir échangées au "Bon accueil" de Cargèse à propos de sa future villa de Bonifacio, le richissime publicitaire a du souci à se faire. L’annulation de son permis de construire intervient au cœur d’un dossier explosif, géant et vital pour les Corses. La plus belle île de la Méditerranée peut-elle laisser bétonner ses côtes – incroyablement préservées – à qui mieux mieux ? Evidemment non. Mais doit-on geler le développement touristique de l’île en interdisant toute construction au bord de mer ? Pas davantage. La sagesse est entre ces deux extrêmes. Elle balance aussi entre la loi républicaine et celle de la mafia. Gaffe, Séguéla !

29/10/2008

Cargèse-les-deux-Eglises

Eglise latine.JPGVacances à Cargèse, où nous poursuit le dossier de l’émigration. Quand les Grecs de Vytilo menacés par les Turcs ont émigré à Paomia, en 1676, leur réussite a rendu jaloux les autochtones qui les ont sauvagement anéantis en 1715. Après l’annexion de l’île par la France en 1769, Marbeuf installa les rescapés à Cargèse, où ils ont prospéré, mais de nouveaux affrontements ethniques éclatèrent à la Révolution. Puis, peu à peu, les mariages mixes au soleil ont assaini les divergences économiques et culturelles. Et le tourisme, aujourd’hui, achève de faire vivre tout le monde en harmonie. Aujourd’hui, l’église "grecque" de Cargèse, de rite byzantin, fait face à l’église latine, en parfaite intelligence, et le village est un petit paradis.

28/10/2008

Fillon vu de Corse

Corse 106.JPGLes Corses adorent la politique. Le dernier des chasseurs de sangliers, le plus humble berger descendu du maquis connaît tout des bisbilles internes au PS, des rapports entre Sarkozy et Rachida Dati, ou des derniers avatars de la vie sexuelle de DSK. Dans un troquet d’Ajaccio, ce dimanche matin, devant un adorable marché aux fruits et aux poissons, près de la gare maritime, quatre maraîchers discutent ferme devant un café croissant. Ils n’en peuvent plus de commenter la nouvelle du jour : "Fillon a pris trois points". Trois points, Fillon ? C’est fou ! C’est le JDD qui l’affirme ! Ces braves gens n’ont parlé que de cela pendant tout leur petit dej. S’il savait, Fillon !

27/10/2008

Il y a 27 ans, Chirac...

Je me régale à la lecture des Cahiers secrets de Michèle Cotta (Fayard). Revivre la période 1979-1981, qui a abouti à la défaite de Giscard aux présidentielles, est passionnant et… terrifiant. La journaliste raconte comment un homme, un seul, contre toutes les pesanteurs et évidences politiques, a fait basculer l’Histoire de France : Jacques Chirac, ex-premier ministre de Giscard, aussi dynamique que vindicatif, aussi vibrionnant qu’incohérent, a tout fait - vraiment tout ! - pour faire battre le président sortant, que tout le monde donnait encore vainqueur quatre mois avant le scrutin. Bête politique plutôt qu’homme d’Etat, Chirac croyait réellement que la défaite de VGE créerait une période de troubles qui le porterait à l’Elysée en 1983. Résultat : quatorze ans de présidence Mitterrand !