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03/01/2024

"Négocier" avec Poutine ?

elections_russie_vvp.jpgEt il y a encore, chez nous, des gens pour admirer Vladimir Poutine, pour justifier sa politique, pour croire qu’on peut négocier avec lui ? Ils n’ont donc rien lu, rien appris, rien compris ? Pacifistes naïfs ou antiaméricains bornés, les bonnes âmes qui appellent l’Ukraine à négocier, c’est-à-dire à capituler, façon Pétain à Montoire, feraient mieux d’écouter les journalistes qui connaissent la Russie – comme Sylvie Kauffmann dans Le Monde de ce soir – et qui savent, eux, ce que veut exactement Poutine pour l’Ukraine et pour l’Europe !

Commentaires

Maintenant c'est trop tard pour négocier. Et d'ailleurs la Russie, qui est sûre de gagner et prendre Odessa, Charkhov etc., n'a aucun intérêt à négocier.

L'Ukraine sera vaincue et le vaincu devra se soummettre aux conditions du vainqueur. C'est la loi de la guerre. Tout comme, en 1945, les vainqueurs ont dicté leurs conditions.

En revanche, depuis 30 ans, on aurait eu assez d'occasions d'éviter la guerre. La Russie, une puissance mondiale et nucléaire, a toujours dit très clairement que pour elle l'entrée de l'UKraine dans l'OTAN était un casus belli.

Pourquoi ne l'a-t-on pas écoutée?

Aurait-il été inconcevable de s'entendre, entre grandes puissances, pour que l'Ukraine devienne un état neutre comme l'Autriche? Cette solution aurait satisfait le besoin de sécurité de la Russie, car elle n'aurait pas menacé ses intérêts vitaux. Il n'y aurait pas eu de guerre.

Cela aurait permis à l'Ukraine de perdurer. comme nation nouvellement créée, multinationale et multilingue, comme une grande Suisse. Mais non, on a préféré interdire aux russophones l'isage de leur langue maternelle. Imaginons que les Suisses allemands interdisent aux welsches d'utliser le Français comme langue administrative.

Tomber d'accord entre grandes puissances pour garantir la neutralité armée, défensive, d'un état tampon, ça porte un nom: c'est ce qu'on appelle de la sécurité collective.

Mais on a pas voulu de sécurité collective. On a voulu acculer la Russie. Il y a des rapports de la Rand Corporation, théorisant cette stratégie consistant à pousser la Russie à la guerre pour lui infliger une défaite stratégique.

Pour savoir comment on aurait pu éviter la guerre, il faut se référer aux écrits et aux conférences d'une grande autorité mondiale en matière de relations internationales: Jeffrey Sachs, de l'université Columbia. Il a toujours prêché pour un statut de neutralité de l'Ukraine.

Mais non, pour les jusqu'auboutistes néons, Jeffrey Sachs est un capitulard.

On savait, en refusant l'option d'une Ukraine neutre, que cela signifiait la guerre. Immanquablement. Par conséquent, c'est qu'on a voulu la guerre, en pensant qu'on pourrait mettre la Russie à genous en quelques semaines par des sanctions. Pas de chance, les analystes qui ont cru ça se sont trompés.

Et si on acceptait l'épreuve de force, conséquence nécessaire de l'intransigeance agressive et du refus de la neutralité ukrainienne, - ce qui semble être l'avis de l'auteur de ce blog - alors il fallait, si on était sérieux, réarmer massivement l'Europe occidentale pour être plus forts que la Russie.

J'ai cherché sur ce blog les articles datant de plusieurs années, et mettant en garde sur la nécessité de rétablir une force militaire crédible pour dissuader la Russie. Je ne les ai pas trouvés. Probablement j'ai mal cherché.

Écrit par : JVM | 03/01/2024

...jusqu'auboutistes néocons, pas néons pardon.

Écrit par : JVM | 03/01/2024

Les commentaires sont fermés.