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09/07/2006

Trieste, une leçon de science po

A tous ceux qui se fichent de la politique, je conseille d’aller visiter Trieste. Cette cité qui ressemble un peu à Marseille tint sa richesse de ce qu’elle fut naguère le seul port austro-hongrois sur la Méditerranée, ouverte à tous les vents européens. A la chute de l’empire, les irrédentistes (autonomistes) italiens la réduisirent au statut de ville frontière : fin de la prospérité. Au temps du communisme, elle fut acculée à la muraille infranchissable qui isolait l’Europe de l’est de l’Europe de l’ouest : quatre décennies d'étouffement. Après le démembrement de la Yougoslavie, l’entrée de la Slovénie voisine dans l’Union européenne lui valut un retour aux échanges et au développement.
Depuis deux ans, Trieste est à nouveau une ville ouverte aux camions, aux bateaux, aux touristes, aux artistes, aux jeunes venus de tous les horizons. Cela se voit à l’œil nu. Comme une leçon de science politique à la portée du premier vacancier venu.

06/07/2006

Trotsky président !

Quand on discute politique hors frontières, on peut tout expliquer de la politique en France, sauf un détail, une bizarrerie, une incongruité : le score des trotskistes. Rappelez-vous en 2002, au premier tour : que le candidat libéral (Madelin) ait fait le même petit score que le candidat communiste (Hue), soit moins de 4 % des voix, cela donnait déjà à réfléchir, à l’aube du IIIème millénaire. Mais que ces deux-là se soient fait pulvériser par le trio infernal Gluckstein-Laguiller-Besancenot (plus de 10 %) dont la seule référence commune est le barbichu fanatique dont le principal fait d’armes est d’avoir fondé l’Armée Rouge à Petrograd en 1918, cela dépasse l’entendement.
Quans mes amis étrangers apprennent qu’une nouvelle course aux suffrages s’annonce, en France, en 2007, entre Mme Laguiller, M. Besancenot, M. Bové et probablement un M. Gluckstein quelconque, ils me regardent d’un drôle d’air...

05/07/2006

Italie-Allemagne

Carte postale de Caorle, une petite ville tranquille de Vénétie. Population approximative : 8.000 résidents, 8.000 vacanciers. Les premiers sont italiens, les seconds sont allemands. Vu la soirée de mardi ? Vu l’ambiance, après 21 heures, à la terrasse des cafés et dans les pizzerias ? "Le football, rappellent les estivants, est un jeu qui se joue à onze contre onze, et c’est l’Allemagne qui gagne à la fin !" "Sauf en Coupe du monde, rétorquent les autochtones, où jamais l’Allemagne n’a battu l’Italie !"
La tension qui monte au fil des deux mi-temps, les bières et la grappa qui affluent sur les tables au début des prolongations. Et ce premier tir italien sur le poteau ! Et ce second tir italien sur la barre ! Et le but de la délivrance, enfin ! Et l’explosion de folie dans la ville !
Dure soirée. Pas seulement pour les Allemands.

04/07/2006

Un duel de Gascons

Vu de l’étranger, c’est une vraie info franco-française. Et une jolie bagarre en perspective. Le département des Landes a décidé de s’appeler désormais Landes-de-Gascogne. Furieux qu’on puisse lui disputer l’identité gasconne aux yeux du reste du monde, son voisin le Gers va demander à s’appeler Gascogne tout court. Que ne ferait-on pas pour attirer les touristes anglo-saxons fascinés par les Trois Mousquetaires !
Qu’on se rassure, rien de tout cela n’aboutira. Il y a cinq ans, en Bourgogne, le département de Saône-et-Loire – un nom difficile à vendre aux Japonais, on en conviendra – avait déclaré urbi et orbi qu’il s’appellerait dans l’avenir Bourgogne du sud : le tohu-bohu médiatique déclenché par cette annonce officielle a davantage fait parler de ce sympathique département en trois semaines que pendant tout le XXème siècle !

03/07/2006

Les feux de l'amour

Ceux qui pensent que le prochain mariage de Ségolène et de François Hollande, cet été, pourrait être dû à d’autres raisons que l’amour, se trompent lourdement. De même, ceux qui pensent que le tendre voyage de Nicolas et Cécilia Sarkozy sur le fleuve Maroni, avant-hier, avait d’autres justifications que l’amour, commettent une grave erreur.
Foin des médiocres calculs électoraux et des arrière-pensées médiatiques, nous assistons, mais oui, au triomphe de l’amour sur la politique. L’amour pur, sincère, désintéressé. Prenez la revendication du mariage homosexuel : ceux qui pensent qu’elle pourrait avoir le moindre lien avec la prochaine campagne présidentielle n’ont décidément rien compris à leur époque !