17/02/2008
Liquider Mai 68 ?
Ceci pourrait être un communiqué de presse concernant le monde du livre : les Editions de Bourgogne sont, à ma connaissance, la seule maison d’édition française à ne pas publier, d’ici deux mois, un livre sur mai 68. Ni "Les pavés d’Auxerre", ni "J’étais CRS à Dijon", ni "Mai 68 vu par les vignerons". Rien ! Cela mérite d’être souligné, car, tenez-vous bien, pour le 40è anniversaire de l’événement, 91 titres vont déferler sur les rayons des libraires. Vous avez bien lu : 91. Bonne chance à tous les moins de 60 ans qui n’ont pas vécu la chose et qui voudront se documenter ! Et tant pis pour Sarkozy qui voulait "liquider l’héritage de mai 68" ! Et tant pis, surtout, pour les ex-manifestants de mai 68 qui voulaient en finir avec la mode, le marketing, la consommation, tout ça !
19:30 | Tags : politique, mai 68, Sarkozy, livres, médias | Lien permanent | Commentaires (1) |
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16/02/2008
Le club des perdants
La diatribe anti-Sarko publiée ce matin dans Marianne est un bon coup de presse, qui regroupe dans la même opprobre médiatique… tous les perdants de 2007 : Dominique de Villepin et Noël Mamère (privés de candidature), François Bayrou, Marielle de Sarnez et Nicolas Dupont-Aignan (privés de second tour), Ségolène Royal, Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg (privés de victoire), auquel s’est ajouté Maurice Leroy (privé de ministère). Il ne manque que Besancenot, Le Pen et Chivardi. Sur quoi tous ces gens-là sont-ils d’accord ? Sur le fait que la religion est "un facteur de division et d’affrontement", ce qui est aussi étrange qu’artificiel. Et sur la défense du "pluralisme de l’information" : leur propre démarche montre bien, en effet, que le pluralisme, en France, est en danger.
10:50 | Tags : politique, Sarkozy, Marianne, pluralisme | Lien permanent | Commentaires (0) |
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14/02/2008
Le président jokari
Sale temps pour Sarko. Tout ce qu’il fait est mauvais, même quand il va dans le sens de ses adversaires : cela lui revient dessus comme au jokari. Le président pense que la société moderne ne se limite pas aux rapports marchands et que les croyants de toutes obédiences apportent un supplément d’âme et d’espérance au pays où ils vivent : c’est le très catholique Bayrou qui s’insurge le plus fort ! Il demande un rapport à Attali, un économiste de gauche : c'est la gauche lui rentre dedans avec le plus de violence ! Il invite la télévision publique à revenir au principe "télé privée, fonds privés ; télé publique, fonds publics" : c’est la gauche tout entière qui hurle au scandale ! Il souhaite que les écoliers de France se fassent les porteurs de la mémoire du drame hors normes que fut la Shoah : ce sont les enseignants qui s’étouffent d’indignation ! Tout cela est-il bien rationnel ?
23:25 | Tags : politique, Sarkozy, gauche | Lien permanent | Commentaires (0) |
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13/02/2008
Sarko, le fils !
L’affaire de Neuilly n’a aucune importance. Dans une ville qui sera gagnée par la droite, c’est à droite que les différents postulants s’opposent, comme partout, à coup de peaux de banane. Avoir une étiquette ou non ? Etre soutenu par l’Elysée ou non ? C’est le lot de milliers de candidats dans toute la France. Alors, pourquoi cet emballement médiatique disproportionné ? D’abord, Neuilly, c’est facile à couvrir : la ville est à portée de taxi des principaux journaux nationaux, et nombre de rédacteurs en chefs du PAF y résident. Ensuite, on a vu passer, dans la bousculade électorale, la coiffure du fils de Sarko ! Rendez-vous compte ! Pas besoin d’attendre que Carla soit enceinte pour parler du fils de Sarko ! Sarko le fils : ce sera sans doute la prochaine grande interview de L’Express…
09:15 | Tags : politique, Sarkozy, Neuilly, municipales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/02/2008
Le pataquès neuilléen
Le pataquès neuilléen et la déconfiture du jeune Martinon montrent que le pouvoir, en République, c’est bien embêtant mais c’est comme ça, vient des électeurs. Le temps est révolu où le Roi offrait de bonnes places aux neveux du Cardinal. Cela dit, une question se pose, récurrente : comment se fait-il qu’un leader local, quand il quitte son mandat après un règne sans partage, n’arrive jamais à organiser sa succession ? Chez moi, en Bourgogne, chacun se rappelle le pataquès dijonnais quand Poujade est parti, le pataquès auxerrois quand Soisson a quitté sa mairie, etc, etc. J'y vois deux explications : d’abord, tout sortant se croit plus influent qu’il n’est en réalité ; ensuite, le choix de son poulain, souvent discutable, trahit souvent sa volonté inconsciente de montrer que lui-même était irremplaçable.
16:15 | Tags : politique, Neuilly, Martinon, élections, municipales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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