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11/03/2007

Je trotskiste et signe

L’affaire des signatures tourne à la mauvaise farce. Des maires, et non des moindres, procèdent à un tirage au sort symbolique devant les journalistes : "Et le gagnant est … Olivier Besancenot !" D’autres vendent leur précieux paraphe à l’encan pour financer la réfection de leur monument aux morts ou le banquet annuel de l’amicale des boulistes de leur commune !
Le comble, c’est que le premier candidat ayant recueilli ses 500 signatures, ce week-end, est… un obscur ouvrier du sud-ouest dont personne ne connaît ni le nom ni les propositions, si ce n’est la référence au fameux révolutionnaire barbichu ayant fondé l’armée rouge en 1918 et inventé le concept de "révolution permanente" - ce qui est, il faut le reconnaître, tout un programme !
Voilà au moins une certitude : va falloir changer de système.

08/03/2007

Femme des années 80

La "Journée de la femme", ancienne fête soviétique généralisée à tout l'Est en 1946, avalisée par l'ONU en 1977 et importée en France au début des années 80 (par l'Union de la Gauche évidemment), avait un objectif social : obliger les camarades machos du Kremlin et leurs affidés (pas une femme au politburo en 70 ans !) à offrir un bouquet de fleurs, le 8 mars, aux esclaves prolétariennes assurant leur secrétariat.
Si au moins cette fête servait à éradiquer les violences sexistes qui surmergent nos banlieues : quand j'apprends que dans le 9-3, environ 4 jeunes filles sur 10 sont victimes de graves violences sexistes (proportion insensée), je me dis que les bonnes vieilles célébrations léninistes à la gloire de "celles sans qui nous ne serions rien" n' ont décidément pas fait avancer le schmilblic !

07/03/2007

Elysée moi !

Première question du Monde à Ségolène Royal : "Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez-vous à l'Elysée ?" Question légitime. Et simple. Surtout pour commencer une interview intitulée "Mes cent premiers jours à l'Elysée". Il y avait trois réponses possibles : "oui", ou "non", ou "je ne sais pas".
Eh bien ! La réponse de Ségolène est : "Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille". Circulez, y a rien à savoir. De quoi je me mêle, le journaliste ? Est-ce que cela regarde le lecteur ?
Ben oui, Ségo. Le péquin moyen, même s'il est un peu simplet ou terre-à-terre, a bien le droit de savoir si l'Elysée sera occupé ou non : après tout, c'est lui qui paie le loyer !

06/03/2007

La République en danger

La CCI de la Haute-Vienne, à l'unanimité, a décidé de solliciter sur certains sujets publics les représentants des principales communautés religieuses du département. Hurlement de la Ligue des Droits de l'Homme, tollé de quelques associations laiques de Limoges : sur l'ouverture des magasins le dimanche, la gestion de l'Aid El Kebir, le parc immobilier de l'Eglise ou le tourisme spirituel, il serait vraiment insensé d'interroger les religieux !
Il y a quelques années, un amiral, haut responsable de la défense nationale, avait ainsi vertement prié les évêques de France, qui s'étaient scandaleusement exprimé sur l'armement nucléaire, de "s'occuper de leurs oignons". C'est vrai, ça, si les responsables religieux commencent à s'occuper de la vie et de la mort des gens, où va la République ?

05/03/2007

L'Etat avionneur

Aller et retour à Rome, cette semaine, pour 70 euros, y compris les assurances, taxes et frais divers. EasyJet et autres RyanAir font leur trou face aux monstres bureaucratiques que sont devenus Air France et Alitalia, lesquels offrent des billets dix fois plus chers - parfois davantage - sans pouvoir éviter une dégradation vertigineuse du service. La différence est suprenante : sur EasyJet, dans un Airbus flambant neuf qui part et qui arrive à l'heure, on fait payer les boissons !
Difficile de ne pas faire le lien avec la crise d'Airbus : les pouvoirs publics (l'Etat, les ministères, les conseils régionaux) ne sont décidément pas faits pour gérer des entreprises de transport, surtout en pleine concurrence mondiale. Si les politiques français, notamment socialistes, mais pas seulement, prennent l'entreprise Airbus en otage, mon prochain voyage à Rome sur EasyJet risque de se faire... dans un Boeing !