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18/03/2007

Villepin châtelain ?

medium_2003-0.jpg Discrètement, Dominique de Villepin prépare sa reconversion. Il a recasé à peu près tous ses collaborateurs. Il a refusé la circonscription de l’Eure qu’on lui offrait sur un plateau. Professionnellement, il s’oriente vers un poste de haute responsabilité dans la "gestion de crise" du côté des Nations-Unies. Personnellement, il envisage de se retirer à la campagne et d’acheter le château de Prunoy (photo ci-jointe), à quelques kilomètres de la maison de campagne que sa famille possède déjà à Parly, dans l’Yonne. Un ancien château des seigneurs de Courtenay reconstruit en 1720, qui fut la propriété d’un certain duc de Montesquiou-Fezensac, ex-général de brigade de Napoléon ayant rallié les Bourbons en 1814, et devenu ambassadeur à Madrid – un destin à la Villepin…

17/03/2007

La gauche, la droite et la droite

Au jour le jour, les sondages traduisent de façon brouillonne les avancées et les reculs relatifs des différents candidats à l’Elysée. Mais sur une période longue, ils montrent aussi que la gauche, en France, pour la première fois depuis des temps immémoriaux, est en franche décrépitude.
Lors des présidentielles de 1974 et 1981, la droite et la gauche se partageaient l’électorat moitié-moitié, environ 50 % chacun. En 2002, on a constaté que la gauche (Jospin) représentait environ 1/3 des suffrages face à la droite (Chirac) et l’extrême droite (Le Pen), mais qu’elle disposait encore d'un appoint du côté de l’extrême gauche. Depuis quelques semaines, la gauche (env. 24 %) se retrouve approximativement à égalité avec la droite Bayrou (env. 24 %), la droite Sarko (env. 25 %) et l’extrême droite (env. 20 %), sans grandes réserves à l'extrême gauche - c’est-à-dire qu’elle ne représente plus qu’un quart de l’électorat. Bouleversifiant, non ?

16/03/2007

Comme disait le Général

"Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne". Il s’amuse, Eric Zemmour, dans le Figaro d’hier. C’est toujours jubilatoire de citer le général de Gaulle, auquel aujourd’hui tout le monde se réfère aveuglément.
Tiens, Eric, pour rigoler, voici une autre citation du général : "Le rôle de la France se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est s’il n’était d’abord un pays catholique !" (27 juin 1959). Pas très politiquement correct, le grand Charles !
On pourrait aussi citer le président de la République française se rendant à Rome "témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien". Mais là, ce n’est pas le grand Charles, c'est le grand Jacques (Chirac, 20 janvier 1996) !

15/03/2007

Chasse aux sorcières ?

Interviewé sur la chaîne France 24, ce jeudi, à propos de la loi de "lustration" qui oblige hauts fonctionnaires, universitaires et journalistes polonais à déclarer s’ils ont collaboré ou non avec la police politique communiste. Cette loi est contestable, évidemment, mais comment éviter que des centaines de scandales foireux continuent de pourrir l’atmosphère de ce pays pendant les vingt ou trente ans qui viennent ? Il est tellement difficile d’interpréter des montagnes d’archives policières aussi compromettantes que mensongères !
Voilà 17 ans que le sujet agite la Pologne et ses voisins, où le régime communiste a duré 45 ans. Ne hurlons pas trop vite à la "chasse aux sorcières" : en France, où le régime de Vichy n’a duré que 5 ans, on a mis plus de 40 ans pour juger les Bousquet, Touvier et autres Papon !

14/03/2007

A gauche doute !

Enterrée, Ségolène ! Passée par pertes et profits ! La vive polémique entre Fabius et Strauss-Kahn, qui captive davantage que les meetings de la candidate du PS, est terriblement révélatrice du doute qui envahit la gauche. Les deux dirigeants socialistes, catastrophés par la campagne de leur ex-rivale, se battent désormais pour prendre la tête du parti après le désastre annoncé. Objectif : ramasser les morceaux en mai, les recoller à l'occasion des législatives de juin, devenir le chef de l’opposition et se positionner pour la présidentielle de 2012.
Et si Bayrou bat Royal au premier tour ? Et s’il devient président ? Aucune importance : Fabius et Strauss-Kahn sont tellement persuadés que Bayrou est de droite que cela ne change rigoureusement rien à leurs calculs.
L’après Ségo a commencé !

13/03/2007

Ségo cite saint Paul

Quelle bonne âme a fait lire à Ségolène l’épître de saint Paul aux Galates ? Dans son apologie de la "nation" (qui en fera sourire plus d’un, mais c’est un autre débat), la candidate du PS explique : "La nation ne distingue ni blanc ni noir ni jaune, ni catholique ni athée, ni juif ni musulman…" Il est facile de retrouver son inspiration dans cette fameuse adresse de Paul de Tharse : "Il n'y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves…" La filiation est manifeste, d’autant que les "Galates" auxquels s’adresse l’apôtre, ce sont évidemment les "Gaulois", socle historique de cette "nation française" célébrée aujourd’hui par l’ancienne élève des chanoinesses de l’institution Notre-Dame à Epinal. Tout se tient.

12/03/2007

La quille, saint Jacques !

Un moment rare d’émotion, d’élégance, de reconnaissance et de consensus républicain : il faut que Chirac, à 74 ans, annonce qu’il ne se représentera pas aux présidentielles (tu parles d’un scoop) pour que le monde politico-médiatique lui rende un hommage quasi-unanime sur le thème "Honneur à celui qui a fait don de sa personne à la France". Hé ! Ho ! Il n’est pas mort ! Je repense à la sublime saillie d’André Santini en sortant des obsèques de Mitterrand à Notre-Dame : "On n’en a pas fait autant pour Giscard !"
Un moment rare dans un monde de brutes. L’immense majorité des personnalités qui rendaient ce vibrant hommage à Chirac ce matin savent que la politique est un univers impitoyable. Et pour cause : ce sont exactement les mêmes qui l’ont traité de tous les noms pendant quarante ans !