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12/03/2015

Qui a plombé notre système de santé ?

 Roselyne-Bachelot.jpgIl y a un critère de la bonne santé politique d’un pays, c’est… son système de santé, justement. Or celui-ci, en France, se déglingue dangereusement. La faute à qui ? A ceux qui auraient dû gérer intelligemment ce dossier, et qui l’ont laissé pourrir depuis vingt ans. Faudra-t-il faire le procès des présidents Chirac, Sarkozy et Hollande, des ministres Dufoix, Kouchner, Douste-Blazy, Bertrand, Bachelot et Touraine, ainsi que des 600.000 élus locaux qui, à des titres divers, en province, n’ont pas été fichus d’anticiper la grave crise dans laquelle nous sommes ? A quoi servent les politiques si ce n’est à cela, en priorité, justement ?

30/01/2015

Un "duel" dévastateur

 ina-giscard-chirac-_.jpgVive la télé ! Le "duel" Giscard-Chirac diffusé hier soir sur France 5 était un remarquable documentaire. Notamment sur les années 1975-76.. A plusieurs reprises, on y surprend le regard du jeune Chirac chargé d'une haine irrépressible pour ce président qu'il ne supportait pas – et qui, pour sa part, ne le comprenait pas. Ainsi va l'histoire des hommes et des ambitions. Si Chirac n'avait pas tout fait (mais vraiment tout, le film d'hier est, sur ce plan, ahurissant) pour faire battre Giscard en 1981, il est clair que François Mitterrand ne serait jamais devenu président de la République. Et que toute la face du monde...

00:06 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : giscard, chirac, duel, mitterrand |  Facebook | | Lien permanent

17/12/2011

Après Chirac, qui ?

cgt.jpgBon, maintenant que Chirac a été condamné, il faut être juste : et les autres ? Dans le fameux rapport Perruchot sur le financement des syndicats, officiellement "interdit" de publication (sic), il apparaît que l'activité syndicale, en France, n'est financée qu'à 3 % ou 4 % par les adhésions. Ce qui laisse imaginer d’innombrables modes de financements occultes ou illégaux, dont, bien sûr, des milliers d’emplois fictifs ! Allez ! Thibault, Chérèque, Bergeron, Krasucki, Mailly, Parisot, Blondel, Seguy et les autres, anciens et nouveaux, hop, en examen ! Pour tous, la prison avec sursis ! C’est vrai, ça : pourquoi Chirac et pas eux ? 

16/12/2011

Chirac a été jugé

chirac.jpgQue Jacques Chirac ait finalement été jugé est conforme à l’égalité républicaine. Un peu tard, certes, mais qu’on ne puisse pas juger un président en exercice relève de la sagesse. Et une justice lente est préférable à pas de justice du tout. Enfin, que Chirac ait été condamné à de la prison avec sursis est sévère, mais sans conséquences, et chacun comprendra qu’il ne fasse pas appel. Il reste une question, que les médias ont passé sous silence : pourquoi tant de journalistes, ces dernières années, nous ont expliqué, martelé, dénoncé, rabâché, hurlé, ressassé, répété, qu’il était scandaleux que Jacques Chirac échappe à la justice ?


11/06/2011

Chirac et les petits chevaux

cover-Chi.jpgDe plus en plus réducteurs, les médias ! Voyez les commentaires sur le nouvel opus de Jacques Chirac, exclusivement consacrés à ce qu’il dit de Nicolas Sarkozy et François Hollande ! Les mémoires récents d’un président français – sur la guerre du Golfe, sur la mondialisation, sur l’Europe, sur le terrorisme, etc – sont ainsi réduits, à leur tour, à la ridicule et dérisoire course de petits chevaux de 2012 dont les journalistes nous bassinent matin, midi et soir ! Rappelez-vous la phrase de Jules Romains : "Les grands esprits discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les petits esprits discutent des gens". 


11/10/2010

Chirac au Vatican

Chirac-pape.jpgSuite à mon blog d’avant-hier sur "De Gaulle au Vatican", on me dit : oui, mais c’était de Gaulle ! Je dois donc rappeler que le président Chirac, qui avait déjà rencontré Jean-Paul II à 5 reprises (il s’était même battu pour le faire venir à l’Hôtel de Ville en 1980), a effectué une grandiose visite d’Etat au Vatican en janvier 1996 pour "témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien" (sic). La "prière pour la France" qu’on reproche à Sarkozy était aussi à son programme, mais à la basilique du Latran, où le chef de l’Etat s’était rendu solennellement en tant que "chanoine d’honneur". C’était le Chirac première période, celui qui n'avait pas encore mortifié sa très catholique épouse en rejetant les "racines chrétiennes de l’Europe" !

07/11/2009

Chirac à Brive

Brive-folie.JPGChirac à Brive : de la folie ! La bousculade des grands jours, dans un des plus grands "salons du livre" de France. Pour les usagers et les riverains : des embouteillages et une file d’attente rédhibitoire, on reviendra demain ! Pour les écrivains dédicaçant leurs livres dans un rayon de moins de trente mètres : blocage total, autant aller prendre un verre ailleurs ! A quoi tient donc la popularité de l’ancien président ? A ce qu’il n’est plus président. Qu’il se déclare tenté par un come back, et sa cote incroyable dans les sondages dégringolerait en vingt-quatre heures. Les Français sont vélléitaires et toujours régicides. Ils sont d’autant plus favorables à la démocratie que celle-ci leur épargne le désagrément de la guillotine.

 

01/11/2009

Pauvre Chirac !

Ils ont l’air tous bien embêtés de ce qui arrive au retraité préféré des Français. "Tout cela est bien vieux !", dit l'un. L’argument est balayé par les affaires Ben Barka, Polanski et autres. "Et l’image de la France à l’étranger ?" demande l'autre. Mais l’image de la France, depuis 1789, c’est l’égalité de tous les citoyens devant la loi, non ? Que d'hypocrisie ! Au lieu de verser des larmes de crocodile sur le sort de l’ancien président, j’aimerais voir tous les grands élus des années 70 et 80, de gauche et de droite, avouer que, tous, sans exception, chacun dans son fief, ont pourvu des emplois fictifs ou de complaisance, notamment aux permanents de leurs partis respectifs ! Je rêve de les voir témoigner, un par un, au procès de Chirac : cela, au moins, aurait de la gueule…

16/03/2007

Comme disait le Général

"Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne". Il s’amuse, Eric Zemmour, dans le Figaro d’hier. C’est toujours jubilatoire de citer le général de Gaulle, auquel aujourd’hui tout le monde se réfère aveuglément.
Tiens, Eric, pour rigoler, voici une autre citation du général : "Le rôle de la France se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est s’il n’était d’abord un pays catholique !" (27 juin 1959). Pas très politiquement correct, le grand Charles !
On pourrait aussi citer le président de la République française se rendant à Rome "témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien". Mais là, ce n’est pas le grand Charles, c'est le grand Jacques (Chirac, 20 janvier 1996) !

12/03/2007

La quille, saint Jacques !

Un moment rare d’émotion, d’élégance, de reconnaissance et de consensus républicain : il faut que Chirac, à 74 ans, annonce qu’il ne se représentera pas aux présidentielles (tu parles d’un scoop) pour que le monde politico-médiatique lui rende un hommage quasi-unanime sur le thème "Honneur à celui qui a fait don de sa personne à la France". Hé ! Ho ! Il n’est pas mort ! Je repense à la sublime saillie d’André Santini en sortant des obsèques de Mitterrand à Notre-Dame : "On n’en a pas fait autant pour Giscard !"
Un moment rare dans un monde de brutes. L’immense majorité des personnalités qui rendaient ce vibrant hommage à Chirac ce matin savent que la politique est un univers impitoyable. Et pour cause : ce sont exactement les mêmes qui l’ont traité de tous les noms pendant quarante ans !

20/02/2007

Fin d'une époque

Attention, changement de génération ! Communisme et nazisme au rancart ! Papon est mort, Castro de se sent pas très bien, et Chirac va quitter la scène politique où il évolue depuis 40 ans…
La seule certitude concernant le duel Sarko-Ségo, c’est qu’il signifie l’abandon de toutes les références obligées : le Front popu, la Résistance, Vichy, Budapest, la guerre d’Algérie, Allende et le goulag ! Ségo n’était pas née au moment de l’appel de Stokholm, Sarko avait 13 ans en mai 1968. Ouf !
Quand on entend Chirac expliquer dans L’Inconnu de l’Elysée que, tout bien pesé, "le libéralisme est voué au même échec et conduira aux mêmes excès que le communisme", ce qui tient à la fois du non sens historique et de la confusion mentale, on se dit qu’il est temps de changer l’eau de l’aquarium et de passer à autre chose.

12/01/2007

Debré président ?

Jacques Chirac va-t-il nommer son fidèle complice Jean-Louis Debré à la tête du Conseil Constitutionnel en février ? A priori, il n’y a aucune raison : Debré est président de l’Assemblée nationale jusqu’en juin ; il n’est pas le plus compétent pour ce poste ; il ne s’entendra, dans l’avenir, ni avec Ségo ni avec Sarko ; sa nomination, visiblement, n’est soutenue par personne ; et, surtout, des mauvaises langues vont encore dire que Chirac veut ainsi se protéger de tout coup fourré judiciaire quand il aura quitté l’Elysée. Les gens sont méchants.
La seule raison qui pourrait s’imposer, c’est que le président du Conseil constitutionnel n’a pas le droit d’intervenir dans les médias, et qu’on n’entendra plus Debré, comme sur RTL l’autre jour, afficher sa formidable arrogance envers les journalistes et son abyssal mépris à l’égard de leurs auditeurs. Ce serait toujours ça de pris.

21/12/2006

Chirac votera Sarkozy

medium_chirac.jpg Le pronostic vient de quelqu’un qui connaît très bien Ségolène Royal - son caractère, sa culture, ses pulsions, ses convictions : "Royal à l’Elysée, c’est Chirac en prison". Affirmation renforcée par la présence au côté de Ségo du député Montebourg, qui réclame depuis longtemps des poursuites judiciaires contre l’actuel président, et dont on chuchote qu’il pourrait devenir garde des Sceaux en cas de victoire de sa candidate...
L’intérêt de Chirac, c’est donc la victoire de Sarkozy. Forcément. Tôt ou tard, une négociation aura lieu entre les deux hommes - dans laquelle ni Villepin ni Alliot-Marie ni personne n’aura son mot à dire. Si les termes du contrat seront gardés secrets, le résultat ne fait pas de doute. On parie ?

15/08/2006

Chirac s'en fiche

Lu avec intérêt le livre de Bernard Billaud, ancien dircab de Chirac, intitulé D’un Chirac l’autre (Editions de Fallois). Le chef de l’Etat n’y apparaît pas, sur le long terme, comme un modèle de solidité idéologique et de constance intellectuelle.
Ainsi, cette note de 1979 où Chirac, maire de Paris, défend farouchement le principe de la reconnaissance par la France du génocide arménien, et qui se termine royalement par : "Je me fiche des Turcs !". Pas mal. Sauf que c’est le même homme, président de la République, qui a plombé le référendum européen du 29 mai 2005 en prônant mordicus, contre l'avis de 70 % de ses compatriotes, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
On recherche une note signée JC et se terminant par "Je me fiche des électeurs !".

05/08/2006

Candidats... au Goncourt ?

Etonnant, cette manie de tous les candidats à l’Elysée de montrer qu’ils savent écrire avant de se présenter devant les électeurs, et de publier un opus, plus ou moins digeste, dans les mois qui précèdent l’élection ! Or, il y a un hic. C’est le désopilant article L-52 du code électoral, qui fait obligation à tout candidat aux présidentielles d’inscrire dans son compte de campagne toutes les dépenses engagées "à son profit" et "en vue de l’élection" pendant l’année qui précède le scrutin. Sauf à publier un livre de cuisine exotique, un annuaire de paléontologie ou une biographie de Sénèque, tous les candidats devront se plier à cette règle draconienne.
Règle fictive, oui ! Loi bidon, réservée aux petits élus ! Chirac et Jospin avaient-ils inscrit dans leur compte de campagne, en 2002, les livres de leurs épouses, pourtant publiés "à leur profit" et "en vue de l’élection" ? Non. Et alors ? Vous imaginez, six mois après sa victoire, le nouveau chef de l’Etat invalidé par un juge pour avoir vendu trop de livres ?

21/06/2006

La bourde de Villepin

Villepin accusant Hollande de "lâcheté" dans le feu d’un débat parlementaire, c’est peanuts. Surtout à propos d’une boîte qui fabrique des missiles. On en a échangé, des exocets, dans l’hémicycle ! On en a entendu, des noms d’oiseaux ! Le premier ministre en colère aura tout juste permis au premier secrétaire du PS de compenser, le temps d’une polémique, l’omniprésence de sa femme dans les médias. Pas de quoi hurler à la fin de la démocratie.
Cela dit, c’est quand même une belle bourde. Car cet éclat médiatique a occulté l’inauguration solennelle du grandiose musée des Arts premiers, quai Branly, lequel représente la seule chance, pour Jacques Chirac, de ne pas sombrer dans les poubelles de l’histoire après 2007. Cette inauguration, c’était un événement, un vrai, un que les journaux auraient dû mettre en "une". Par son emportement, Dominique de Villepin a provoqué sa relégation en page "culture". Sa dissolution, en quelque sorte.