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12/04/2009

L'image, pas le texte

A nouveau Benoît XVI à la télé. Comment cela ! Il n’est donc pas interdit de médias, ce "crétin" (Philippe Geluck) coupable de "crime contre l’humanité" (Isabelle Adjani), ce "meurtrier" (Daniel Cohn-Bendit), ce type "ignoble" (Christophe Dechavanne), ce "menteur" (Guy Birenbaum), cet "autiste" (Alain Juppé), etc, etc ? Cette fois, c’est Pâques : le pape parle du combat éternel de la vie et de la mort, et de la victoire de celle-là (la résurrection) sur celle-ci (le matérialisme). Audimat oblige, les médias diffusent l’image, pas le texte. Il faut dire que la question fondamentale qu’il pose - il ne faut pas être saint ou mystique pour choisir entre le néant et l’espérance, entre l’absurde et le mystère - est tellement moins intéressante que les histoires de capote !

11/04/2009

Université : un vrai scandale

Invité à prononcer une conférence sur "Les vingt ans de la chute du Mur de Berlin", cette semaine, à l’Université de Dijon, je suis tombé de haut en constatant que le pourrissement politique des universités avait atteint, dans l’indifférence générale, un point de non retour. A coup de "blocages" imposés par de jeunes enseignants venus de l’extérieur (et qui continuent, eux, à être payés), face à des montagnes de chaises que personne n’ose physiquement démanteler, des milliers d’étudiants sont abandonnés par les responsables désemparés. Personne (je dis bien : personne) ne sait ce qu’exigent les piquets de grèves et autres artisans du bordel ambiant. La République bafouée, la loi violée, les examens sabotés, la culture piétinée : l’autonomie des présidents d’université, quelle réussite !

10/04/2009

Le PS est facétieux

Les députés socialistes ont réussi leur gag. C’est bon de rire un peu. Hop ! ils ont surgi de derrière un rideau (ou de derrière un "pylône", cela dépend des journalistes) et ont voté, in extremis, contre le projet de loi sur la répression du piratage des films et des disques sur internet. Eclat de rire chez les internautes, à qui les députés PS ont offert quelques semaines de piratage gratuit. Mais, curieusement, pas chez les artistes, compositeurs et créateurs, choqués par l'humour ultralibéral du PS. Pas davantage chez les citoyens de base, qui apprennent que 541 députés sur 577 étaient absents pour ce vote, ayant pris, sans doute, de grandes vacances de Pâques. Pour nourrir l’antiparlementarisme en période de crise, il faut avouer que le PS est champion !

09/04/2009

Une bouffée de littérature

Rouaud-2.JPGIl y a les amoureux des livres, et il y a les fondus de littérature. Jean Rouaud, invité hier à Dijon du Club des Ecrivains de Bourgogne, fait partie de la seconde catégorie. L’ancien vendeur de journaux devenu prix Goncourt en 1990 poursuit une œuvre littéraire exigeante, dont La femme promise est le dernier avatar. Pour l’apprécier, il faut se laisser prendre la main par l’auteur et le suivre aveuglément au seul son de ses mots, au seul rythme de ses phrases. En voilà un qui ne fait aucune concession au système mercantilo-télévisuel qui transforme les écrivains en perroquets ou en pizzaïoli. Nous avons passé une très belle soirée. Merci Jean, et bon vent !

07/04/2009

Les cathos marquent un point

Les cathos marquent un point. En ce moment, ce n’est pas fréquent. Et ce point n’est pas banal, jugez-en : les parlementaires britanniques vont bientôt abolir la loi qui, depuis trois siècles, interdit aux membres de la famille royale d’épouser un ou une catholique. Dans l’immédiat, cela ne changera pas grand-chose – le prince Charles vieillit – mais imaginez que son fils aîné William convole avec une jeune catholique, et, par respect ou par amour, baptise son propre aîné dans la confession de son épouse : vous imaginez, dans quelques années, un roi d’Angleterre catholique ? Dans un pays dont le monarque est, constitutionnellement, chef de l’Eglise anglicane !

06/04/2009

Frêche n'ira pas en prison

Georges-Freche_Segolene-Royal_11aout2006.jpgOn vit une époque formidable. Vous vous rappelez Georges Frêche, le président socialiste du Languedoc-Roussillon qui se vantait d’avoir berné ses propres électeurs ? Et qui avait traité les harkis de "sous-hommes" ? Eh bien, justement, il vient d’être relaxé. Alors qu’il était inculpé pour "injure qualifiée", la Cour de cassation a estimé que les harkis ne constituaient ni une ethnie, ni une nation, ni une race, ni une religion, ni une orientation sexuelle, ni un handicap, et qu’on pouvait donc les insulter sans qu’il y ait "injure qualifiée" ! Frêche, l’ami de Ségo, ne sera donc condamné ni à la prison ni même à une amende. Comme disait une amie de ma grand’mère, "y a de la justice que pour la racaille !" "Racaille" n'étant pas, on l'aura compris, une infure qualifiée...