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11/11/2017

On en reparle dans cent ans ?

poubelles.jpgVoilà, c'est fait, le centenaire de la révolution d'Octobre a rejoint les vieux événements plus ou moins honteux dont les traces ont été effacées de la mémoire des hommes. A la grande satisfaction d'un Vladimir Poutine, qui n'avait aucune envie, allez savoir pourquoi, de célébrer un épisode aussi subversif de l'histoire russe. Et chez nous, au lâche soulagement des caciques du socialisme réel et des intellectuels de gauche qui ont tous, sur le sujet, des regrets inavoués ou des remords inavouables. Allez, Lénine, Cachin, Trotski, Mao, Béria, Ho Chi minh, Guevara, Thorez, Marchais, hop, voués pour toujours aux poubelles de l'Histoire !

09/05/2014

Mai : le mois du souvenir

8_mai.jpgEt si on comblait le désolant vide mémoriel entre le pont du 1er mai et celui du 8 mai ? Et si on chômait aussi le 4 mai (hommage aux femmes victimes de l’incendie du Bazar de la Charité en 1897), le 5 mai (rappel de l’ouverture des Etats généraux en 1789), le 6 mai (mémoire de la reconnaissance du culte protestant en 1576), le 7 mai (respect pour l’institution par Robespierre du culte de l’Etre suprême en 1794) ? Hop, on embraye sur la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945, et le tour est joué ! En cherchant bien, on doit pouvoir ainsi tirer jusqu’au week-end de l’Ascension…

19:29 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : hommage, 8 mai, ponts, mémoire |  Facebook | | Lien permanent

12/10/2006

En prison, les historiens !

Ils devraient avoir honte, les députés qui, ce matin, ont voté en faveur de la proposition de loi socialiste visant à criminaliser tous ceux qui pourraient ne pas voir un "génocide" dans le massacre des Arméniens par les Turcs en 1915. Bien sûr qu'il s'agit d'un génocide ! Mais qui ne voit que cette désolante initiative est bassement électoraliste (les Français d’origine arménienne sont environ 500.000) à un an des législatives ?
Tout historien a le droit, sur n’importe quel épisode de l’Histoire, y compris la colonisation ou la Shoah, de remettre en cause les idées reçues, l’interprétation de ses confrères, ou ce qui s’écrit dans les manuels. C’est le bon sens, mais c’est aussi la clef de tout progrès scientifique : en histoire comme en physique, on n’avance qu’en doutant de ce qui paraît acquis.
Pourquoi ne pas proscrire aussi, sous peine de prison, toute critique visant le général de Gaulle ? Ou Mitterrand ? Ou moi ?