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18/06/2006

Histoire de fou à l'UDF

Raymond Devos aurait adoré l’histoire du CSA auquel François Bayrou reproche d’avoir classé dans l’opposition à la majorité gouvernementale les élus de l’UDF qui s’opposent à la majorité gouvernementale. Ce ne sont pas vraiment des opposants, proteste Bayrou, puisqu’ils s’opposent, à l’intérieur de l’UDF, aux élus qui ne s’opposent pas à la majorité gouvernementale. Il faut donc les classer dans la même catégorie que cette majorité, à laquelle, en tant que minorité, ils s’opposent. Vous suivez ?
Devos aurait adoré l’histoire de ce petit parti issu de plusieurs scissions de la majorité, lui-même profondément divisé entre ceux qui sont pour ceux qui sont contre, et réciproquement. Ou plus exactement : entre ceux qui auront besoin des voix de l’UMP pour garder leur écharpe de député en 2007, et ceux qui n’en ont rien à battre !

17/06/2006

Pourquoi Devos était le plus grand

Depuis hier, tous les médias célèbrent Raymond Devos qui était, en effet, sans conteste, le plus grand des humoristes français. Mais on sent, dans toutes ces commémorations, comme une gêne. Un brin de mauvaise conscience. Parce que Devos, lui, n’avait jamais cédé aux deux désolantes facilités où se vautrent tous ses successeurs : le tous-pourris et le pipi-caca.
Pour faire rire aujourd’hui, il faut dauber sur les politiques (tous des crétins et des corrompus) et, surtout, montrer son derrière à la caméra. Les rigolos d’aujourd’hui n’ont que la bite et le cul à la bouche - si j’ose dire. Même ceux qui remplissent les plus grandes salles, comme Bigard ou Dubosc, passent leurs spectacles à se toucher le zizi.
Devos ignorait la dérision et la vulgarité. Il leur préférait l’imaginaire, le tragique, la générosité, l'universel. Il était vraiment au-dessus du lot.

16/06/2006

Libé : c'est un scandâââle !

Encore un mot sur la crise qui ébranle Libération. La réaction la plus réjouissante qui ait suivi l'annonce du départ de Serge July est, sans aucun doute, celle du porte-parole du PCF, un certain Dartigolles, qui trouve "insupportable" qu'un actionnaire "puisse décider qui commande un journal".
Ca, c'est bien vrai. Que le propriétaire d'une entreprise de presse ose s'inquiéter de voir son capital dilapidé en quelques mois, c'est insupportable. C'est même un scandâââle, aurait dit un ancien maître penseur du camarade Dartigolles. Au goulag, l'immonde investisseur qui a le toupet de demander ce qu'on fait de son argent !
Il y a des jours où le coco de service ferait mieux de la boucler.

14/06/2006

Libé sans July

Que Serge July soit débarqué de Libération, cela ne fait rire aucun journaliste digne de ce nom. Qu'on aime ou non Libé, il faut tirer son chapeau à July, dont le départ n'est pas une bonne nouvelle. On peut quand même s'amuser sur deux points :
- désormais, les éditorialistes du journal auront du mal à brocarder les patrons qui demandent de grosses indemnités quand ils sont virés pour mauvaise gestion, leur ex-PDG exigeant, selon Le Monde, un demi-million d'euros pour laisser la place ;
- en revanche, ils vont pouvoir enfin dénoncer les puissants qui s'accrochent trop longtemps à leurs postes, comme ils l'ont récemment fait pour Chirac, au pouvoir depuis 1974, sans faire hurler de rire tous ceux qui lisaient le journal dirigé par July depuis 1973 !

13/06/2006

Bayrou pipi caca

J'aime bien François Bayrou. Il a souvent une posture originale et des mots bien à lui, dans un microcosme qui manque singulièrement d'élégance. Et voila que lui aussi, il dérape. En posant avec Madame dans Paris Match, d'abord. Comme tous les autres ! Mais surtout en dénonçant devant le conseil national de l'UDF telle "connerie" politique ou en affirmant qu'il va "donner un coup de pied au cul" au système. Pourquoi cet ancien prof, agrégé de lettres classiques, dont la popularité tient en partie à la taloche qu'il décocha en pleine campagne à un gamin mal élevé, éprouve-t-il le besoin de virer vulgaire et démago ? Pour faire peuple ? Cool ? Chébran ? Proche des jeun's ? Pour mieux déstabiliser son collègue Robien, ministre en charge de l'apprentissage du français ?
Faut-il absolument dire des grossièretés devant ces saloperies de caméras pour piquer des putains de voix à ces connards d'électeurs ? Reprends-toi, François, merde !

12/06/2006

Fogiel au secours de Benoit XVI

Invité chez Fogiel, hier soir, un jeune prêtre défroqué qui a cru avoir la vocation dès l’âge de huit ans et qui a craqué, deux décennies plus tard, peu de temps après son ordination. Un cas à la fois navrant et émouvant comme il y en a des milliers (le sacerdoce, dans nos sociétés occidentales déchristianisées, n’est pas une démarche facile). Mais le jeune homme, neuf mois après avoir laissé tomber la prêtrise, a pondu un livre à sensation contre l’Eglise qu’il a renoncé à servir. Neuf mois ! C’est dire s’il a pris le temps de méditer sur son erreur d’orientation avant d'offrir aux médias une bonne occasion de déblatérer contre cette Eglise ringarde qui s’obstine à maintenir ses prêtres dans le célibat (air connu).
Temps fort de l’interview : le gars s’est fait sexuellement harceler, au séminaire, par quelques condisciples homos trop entreprenants, ce qui a sérieusement plombé sa vocation. Rien ne pouvait mieux justifier la décision prise récemment par Benoît XVI (et vivement critiquée, alors, sur les plateaux de télévision) d’interdire l’accès des séminaires aux jeunes homosexuels affectivement immatures et incapables de maîtriser leurs pulsions !