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18/10/2008

Un non anniversaire

jean_paul_ii_big.jpgCe fut l’anniversaire le moins célébré de l’année. Dieu sait pourtant que les médias français adorent commémorer le 20ème, le 30ème, le 40ème anniversaire du moindre pet de lapin. Eh bien ! L’élection de Karol Wojtyla par le conclave, le 16 octobre 1978, n’a pas donné lieu à la moindre ligne dans les médias nationaux, excepté dans La Croix… et au Parlement européen, à Bruxelles, où les eurodéputés polonais ont initié une "journée papale". Pour rappeler, au passage, comme ça, que sans l’élection de ce pape il y a 30 ans, l’Europe serait peut-être toujours coupée en deux. Une broutille.

17/10/2008

L'indépendance en politique

Cotta.jpg "Passer de l’autre côté du miroir, pour un journaliste, est une expérience de choix, à défaut d’être nécessaire. Il y découvre qu’entre les deux camps opposés de la vie politique, il n’y a guère de place pour qui voudrait exercer son indépendance sans danger. (…) Le pire aspect des hommes politiques, au-delà des sourires, des sous-entendus, des bonnes paroles, ce qui fait les fait courir, c’est le pouvoir. Le pouvoir uniquement. La rage de le conquérir quand on ne l’a pas, la peur de le perdre quand on l’a..." Ce n’est pas moi qui parle, c’est Michèle Cotta qui introduit ainsi le tome II de ses Cahiers secrets de la Vè République (qui sortent chez Fayard). Ce n’est pas moi, donc, mais je signe, évidemment, des deux mains...

16/10/2008

A dans sept siècles !

Guédelon-1.jpgMagnifique reportage, ce mercredi soir, sur France 3 : une équipe de l’agence CAPA est allée filmer, pour "Des racines et des ailes", l’état de la construction du château fort de Guédelon, dans l’Yonne. Les cinquante oeuvriers qui travaillent là-bas selon les techniques de l’époque sont en… 1238, et fêteront la fin du chantier dans quinze ans ! Il fallait le grain de folie, l’intuition visionnaire et l’obstination inspirée de mes amis Michel Guyot et Maryline Martin pour réaliser un tel projet, à la fois éducatif et rentable, auprès duquel les grandes banques mondiales, reines de notre monde, semblent aussi fragiles que dérisoires : à quoi ressembleront la Société Générale et la BNP dans sept siècles ?

15/10/2008

A gauche ou... ailleurs ?

Il ne fait pas bon être socialiste par les temps qui courent. Sur les trois sujets majeurs du moment - la présence militaire française en Afghanistan, le revenu de solidarité active (RSA) et la gestion de la crise financière - les parlementaires socialistes n’ont pas voté ou se sont abstenus. Absents, ailleurs, hors jeu, out ! Ni oui, ni non. On ne sait pas. On va voir. Ces gens-là vivent sur une autre planète, à une autre époque. La seule position précise de François Hollande, hier soir, sur Canal +, ce fut la dénonciation de "l’inertie de Sarkozy". Même le plus borné des socialos éclate de rire en entendant Hollande traiter Sarkozy d' "inerte" ! Autre phrase solennelle, pas triste non plus : "Quand on est socialiste, ce qui compte, c’est le contenu". Ben oui. Justement. C'est bien le problème.

14/10/2008

Rien ne change

Rien ne change. Le débat sur l’ouverture des magasins le dimanche resurgit avec la chute des feuilles, tous les ans, avec les mêmes arguments et les mêmes sondages : la majorité des consommateurs est pour, la majorité des personnels est pour (sur la base du volontarisme et des salaires doublés, évidemment), et rien ne se passe : la loi de 1906 reste en vigueur ! De même, ce matin, j’entendais Jean-Louis Borloo, sur France Inter, en appeler à une consommation moins effrénée, à une croissance plus respectueuse des ressources naturelles, etc : c’est exactement, mot pour mot, ce que préconisait le rapport du Club de Rome quand nous étions ensemble à Sciences Po en 1970, tu te souviens, Jean-Louis ? Nihil novi sub sole, que c’en est parfois désespérant.

13/10/2008

Une crise de droite ?

La crise financière a au moins un avantage : elle contribue à extirper la politique française de l’ornière où elle est toujours enlisée : le sacro-saint "clivage gauche-droite". Rappelez-vous ce que disait le philosophe Alain : "Lorsqu’on me demande si la coupure entre la droite et la gauche a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche". Eh bien, aujourd’hui, c’est l’inverse. L’homme de gauche s’affirme de gauche, surtout sur une tribune ou devant une caméra, alors que l’homme de droite s’en tamponne le coquillard. Les temps changent. L’ami Jean Boissonnat l’avait déjà noté : "Est de gauche, d’abord, celui qui ne veut pas qu’on le dise de droite".