Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/10/2011

Le bilan des primaires

 primaires.jpgJe suis partagé. D’un côté, les primaires ont redonné à nombre de Français désabusés le goût de la politique, ce qui est très positif. De l’autre, elles ont élevé un rideau de fumée politico-archéo-démagogique (la retraite à 60 ans, la sortie du nucléaire, la création de postes de fonctionnaires) cachant les vrais enjeux de 2012 (la dette, la balance du commerce extérieur, la gouvernance européenne). Quant à savoir si la droite organisera des primaires en 2017, qui le sait ? Si un candidat X ou Y domine tous les autres, sera-ce bien utile ? A moins, bien sûr, qu’il ne saute bêtement une femme de ménage dans une chambre d’hôtel à New York…   

15/10/2011

Et la droite, elle est où ?

Baroin.jpgMarre, comme tout le monde, de n’entendre que le PS sur les télés et les radios. Mais la faute à qui ? Que font les dirigeants de l’UMP ? Tétanisés ? Planqués ? Déjà partis ? A part Coppé, il n’y a plus personne au téléphone ? Il n’y a donc rien à dire face aux promesses du couple Hollande-Aubry ? Vendredi matin, François Baroin chez Elkabbach : "Remettre en place la retraite à 60 ans, c’est un coût de 30 milliards d'euros, soit 1,5 point de PIB, c’est l’assurance que le triple AAA de la France saute aux yeux des marchés…" Eh bien voilà, ce n’est pas si compliqué de parler de choses sérieuses ! Et les autres, ils sont en vacances ?

14/10/2011

L'autre actualité

 Aut-2010-1.JPGL’actualité politique est si intense qu’elle nous en ferait oublier les vrais sujets, les faits saillants qui font que le monde est vivant. Tous ceux qui vivent à la campagne, et qui viennent de procéder au ramonage de leur cheminée, me comprendront. Voici les news : on a ramassé les dernières mûres, puis les dernières fraises ; on en finit, ces jours-ci, avec les framboises tardives ; restent les pommes et les noix. Restent les arbres qui éclatent de couleurs vives, les oiseaux et les écureuils qui s’affolent, les feuilles qui tombent, la terre qui respire et les taupes qui en profitent. Bientôt les grues, le vent froid, le nez qui coule. La vie, quoi.

13/10/2011

Amour, gloire et beauté (suite)

 Hollande+Aubry.jpgSégolène, après avoir séché ses larmes, a résolu son cas de conscience. Allait-elle soutenir Martine, qui lui avait volé son poste à la tête du Parti socialiste ? Ou engager ses partisans à voter pour François, qui l’a trahie naguère pour Valérie ? Ségolène a choisi : avec cran, quitte à aider sa rivale à remplacer un jour Carla à l’Elysée, elle a appelé à voter pour le père de ses enfants. Il ne manque plus à celui-ci, pour être assuré de la victoire, que les voix d’Arnaud. Que va faire celui-ci ? Va-t-il prendre du recul et filer le parfait amour avec Audrey, comme Jean-Louis a choisi de le faire avec Béatrice ? Ou va-t-il peser sur le scrutin pour contribuer au départ de Nicolas ?

12/10/2011

Enarque contre énarque

ENA.jpgTempus fugit… Je me rappelle, quand j’étais à Sciences Po, les débats passionnés qui opposaient socialistes et giscardiens. La gauche, qui se référait à Voltaire et Léon Blum,  fustigeait alors "l’énarchie", ce système de sélection hyper élitiste de super technocrates au service de la bourgeoisie et du grand capital. Aujourd’hui, à l’issue de sa "primaire", le PS a sélectionné ses deux meilleurs candidats possibles pour les présidentielles : bingo, deux énarques ! Ce soir, ce ne sera pas le choc de la "gauche molle" contre la "gauche archaïque", ce sera un duel entre deux promotions de l’ENA, Voltaire 1980 contre Léon Blum 1975 ! 

 

11/10/2011

Faiblesse du journalisme politique

Tintin.jpgLa faiblesse du journalisme politique, c’est sa totale dépendance des sondages. Il n’y a pas si longtemps, les journaux envoyaient leurs spécialistes politiques passer dix ou quinze jours dans telle région, tel département, telle ville : pour peu que ces envoyés spéciaux fussent pourvus de ce qu’on appelait le "sens politique", leurs reportages étaient beaucoup plus fiables que tous les sondages du monde ! Par exemple, ils auraient parfaitement senti que Royal dégringolait et que Montebourg correspondait à une attente croissante à gauche. Mais où sont les reporters d'antan ?

10/10/2011

Sarko reprend espoir

aubry.jpgLes primaires socialistes, que les commentateurs célèbrent comme une magnifique réussite, vont tourner à la cata d’ici dimanche. Et pas seulement parce que les deux candidats vont s'écharper. Hollande n’ayant pas vraiment convaincu au premier tour, c’est Aubry qui va récupérer la mise, en besogneuse de la vieille gauche planplan, héritant par défaut d’une grande partie des voix Montebourg. Le résultat sera flagrant : le PS aura été incapable de présenter aux suffrages un vrai leader, une personnalité au-dessus du lot, un(e) président(e) pour temps de tempête. J’en connais un, à l'Elysée, qui se frotte les mains…